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mètre; et dans ie genre Cebus elle atteint son entier développement.
En même temps qne l'étage antéro-sapériear se dédouble, l'étage postéro-inférieur se décompose en denx lobes par ia formation de ce grand pli que Gratiolet a désigné sous le nom de seismre pmpendieulaire (1). Une échancrure, entamant le bord supérieur de l'hémisphère, donne naissance à ce sillon qui descend plus ou moins perpendiculairement sur la face externe du cérvean. Il fait en haut la limite du lobe pariétal de l'étage antéro-supérieur et du lobe occipital de Tétage postéro-inférieur; en creusant son trajet ^\\is bas sur la face externe, il sépare plus ou moins complètement ce même lobe occipital du lobe temporo-sphénoîdal. Ches les platyrrhiniens inférieurs, la scissure perpendiculaire étant représentée par une encoche minime, ce point de repère interne complète seulement la distinction entre les deux étages cérébraux, que permettait d'établir plus vaguement une scissure de Sylvius de moyenne étendue : sur un sajou quelconque, la scissure perpendiculaire, atteignant son maximum, séparera nettement le lobe temporo-sphénoîdal du lobe occil^ital.
Si, av6c Gratiolet, noue étudions un animal occupant un ram^ moyen dans Tordre entier, la callitriche, par exemple, nous distin* guerone donc, à Taide de ses plis cérébraux, deux étages et quatre lobes distribués, à sa surface des hémisphères. Un lobe antérieur ou frontal, composé de trois circonvolutions antéro-postérieures aboutissant à un pli montant obliquement, sera limité en arrière par un profond sillon de Rolande. Le bord postérieur de ce sillon sera formé d'un second pli ascendant, qui se terminera à la Surface perpendiculaire, il constituera avec un autre pli situé en arrière, en bas et en dehors, le lobe pariétal.
Derrière la scissure perpendiculaire commenceront le second étage cérébral, et le lobe occipital avec ses trois circonvolutions antéro* postérieures. Enfin on verra, en avant et en bas de cette même scissure, au-dessous de la seconde circonvolution pariétale, les trois plis du lobe temporo-sphénoïdal.
De la callitriche aux pithéciens supérieurs, aux anthropoïdes et à l'homme même, il n'y pas de différences fondamenlates. Nous retrouvons chez ce dernier, infiniment plus grands et plus compliqués s&ns doute, mais construits sur le même plan, et groupés dans de sem-
(1) Gratiolet, op. cit,, p. 34.
A8Î B.-T. HAMT
blabies rapports, les quatre lobes dont il virat d'être parlé. Ils offriront des surfaces bien plus accidentées, divisées par des dépressions plus nombreuses et plus contournées, leurs proportions ne seront plus exactement les mêmes ; mais au milieu de ces anfractuosités et de ces contoumements que les anatomistes anciens avaient renoncé à étudier, on reconnaîtra, avec Gratiolet, les mêmes divisions, les mêmes lobes, les mêmes plis. Toutes les parties ne seront pas semblables, mais elles seront toutes homologues (1).
IL Cette ressemblance entre les lobes cérébraux de l'homme et ceux des autres primates, ne se manifeste pas seulement chez les individus adultes. Aussi loin, en effet, que l'on peut remonter dans la série des Ages, on constate chez tous ceux de ces animaux étudiés jusqu'ici des phénomènes évolutionnels comparables à ceux que présente Thomme lui-même. Les rapports des différents lobes se modifient de la même façon, et dans chaque lobe les circonvolutions principales obéissent, dans leur développement, à des lois semblables.
L'évolution cérébrale intra-utérine des singes nous est complè* tement inconnue, et les notions précises, acquises à la science sur les organes intrarcrftniens de ces animaux, ne remontent guère audelà de la naissance. Afin de ne comparer que des choses exactement comparables, prenons l'homme à cette époque, constatons l'état de ses plis cérébraux et suivons dans leur accroissement les lobes de ses hémisphères.
Le lobe frontal, dont la prédominance chez l'enfant Européen est déjà si frappante, n'a pourtant pas encore atteint alors tout son développement relatif. Gratiolet avait fort bien vu que la vertèbre frontale de Tenfant est relativement plus petite que celle de l'adulte ; or sous cette vertèbre frontale de moindre longueur se développe un lobe qui occupe une étendue encore un peu plus petite par rapport à l'os ches l'enfant que chez l'homme fait. Bon extrémité postérieure marquée par le sillon de Rolando déborde en effet le frontal, en arrière et au milieu, d'une quantité proportionnelle un peu moindre chez le nouveau-né que chez l'adulte. L'os étant relativement plus oourt, il est évident que la partie moyenne du lobe frontal, au moment de la naissance, sera relativement bien moins développée que les circonvolutions situées en arrière du sillon de Rolando et près du bord interne de rhémisphère.
(1) Gratiolet, op. oit,, p. 58.
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Celte éyoiotion incomplète est bien plus sensible encore sur les parties latirates de oe mâme lobe frontal. Nous ayons vu, en effet, à diverses reprises le sillon de Rolande, limite postésieore du lobé frontal, beaucoup plus Qibli()Qe chez l'enfant à tenne que ches rbpmme complètement développé. Sur Tadulte, le sillon forme avec la grande scissure médiane, un angle aigu qui nous a pirut en moyerae, pouvoir être évalué à 70* environ. Le même angle mesuré sur un certain nombre de jeunes sujets desoendail jusqu'à 529.
Cette obliquité du sillon de Rolande qui n'avait pas complètement échappé à Leuret, est en rapport avec un développement propor* tionnel beaucoup moindre de la seconde et [surtout de la troisième circonvolution frontale. Cette dernière, en effet, déborde ches Taduite la suture coronale d'une quantité que M* Broca évalue de 15 à 22 millimètres (1). Ches de jeunes enfants dont la ligne suturale qui vient d'être nommée, difiSérait assez peu dans son indinaison de celle de Tadulte, nous avons constaté que le sillon le Rolande pOMdi m avmt de rarticulation, de telle aorte que l'os frontal,, dans ses parties latérales et inférieures, se trouvait recouvrir une petite étendue du lobe pariétal.
Il serait intéressant de rapprocher de ce fait anatonûque k» faits pathologiques sur lesquels s'appuie la doctrine de la localisation du langage articulé. L'évolution tardive de l'organe expliquerait l'absence de la fonction pendant le premier âge. .
Passons aui circonvolutions situées en arrière du sillon rolandien. Celles qui constituent le lobe pariétal, beaucoup plils grandes d'ail*leurs chez l'homme que chez tout autre primate, forment un ensemble dont les proportions diminuent peu, par rapport i celles des autres lobes cérébraux. En effet , si elles occupent plus de place' en avant dans la première enfance, par le moindre développement du lobe frontal, elles ont alors en moias^ en arrière, une certaine éten-» due ; le lobe occipital» limité exactement chez l'adulte au sommet de l'articulation lambdoîde (2) s'étendant de quelques millimètres en avant de cet angle chez bien des nouveaux-nés. Cette constatation vient i l'appui des idées que Gratiolet a exprimées à plusieurs reprises sur le refoulement évolutionnel des parties postérieures de l'encéphale. Mais il en résulte aussi que cet anatomiste a été induit
(l}<BttI/. Soc. Anat., 2« s., t. VI, p. 340. — BuU. Soe, Anthrop, de Paris, 2« s., t. VI, p. 106.
(S) BnoGA. BuU. Soc. Anai,, loc. cit.
AllCR. DB ZOOL. RXP. ST OéN^R. VOL. I, 1872. 38