‹ Archives de zoologie expérimentale et générale (volume 2)Chapitre 63 sur 153 · HAMY · texte numérisé non relu

HAMY

en erreur par quelque fait ezceptiounely lorsqu'il a avancé que la réduction du lobe occipital est plus apparente dans le fœtus humain que chez l'adulte (1). Nos observations nous démontrent, au contraire, que ce lobe occipital occupe, pendant la croissance, une étendue proportionnelle de moins en moins considérable.

m. La plupart des faits relatifs à l'évolution cérébrale de l'homme sont tout récemment acquis à la science. Il n'y aurait donc pas lieu de s*étonner que nos voisins zoologistes fussent encore presque complètement inconnus à ce point de vue, lors même que les facilités d'observation auraient été aussi grandes pour ces animaux que pour l'homme.

Mais on n'a pas tous les jours l'occasion d'étudier des cerveaux de primates, à plus forte raison de primates de diSérents âges. Et cela est surtout vrai des anthropoïdes, il en est plusieurs dont l'encéphale n'a jamais été vu, et d'autres dont les plis cérébraux n'ont été décrits qu'à l'état jeune. Les documents relatifs à cette famille sont donc bien insuffisants, cependant leur comparaison affirmera une première fois l'analogie évolutionnelle que nous nous efforçons de démontrer.

Nous avons pu examiner trois cerveaux de jeunes anthropomorphes. Le premier, un jeune orang de Sumatra, rapporté par M. Bocourt, de sa mission dans Tlnde Transgangétique, figure, à tat de moule, dans la galerie d*anatomie comparée du Muséum. Un autre cerveau de jeune orang, celui-ci de Bornéo, appartient au laboratoire d'Anthropologie de l'Ëcole des Hautes Études. Enfin, nous avons étudié, dans cette dernière collection, le cerveau d'un jeune chimpanzé noir mort au jardin d'Acclimatation. Ces pièces, comparées à celles dont Gratiolet s'est servi pour son livre et à une autre pièce préparée par M. Sénéchal pour la galerie anatomique du Jardin des Plantes, provenant toutes de sujets plus adultes, nous ont paru présenter, avec ces dernières, des rapports semblables à ceux qui se déduisent du rapprochement des hémisphères cérébraux de Tenfant et de l'adulte.

Chez l'orang, en effet, dont on a pris soin de placer l'encéphale non déformé dans une attitude horizontale, c'est-à-dire suivant un plan horizontal passant par le bec frontal et les extrémités saillantes en arrière des hémisphères cérébraux, on reconnaît que la projection horizontale du lobe frontal gagne pendant la croissance 6 centièmes

il) p. Gratiolet, o/». ci/., p. 58.

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