‹ Archives de zoologie expérimentale et générale (volume 2)Chapitre 67 sur 153 · I^GABB DUTHIBaB · texte numérisé non relu

I^GABB DUTHIBaB

cal fournit quatre nerfs dont deux fort grêles et deux plus imporlants.

A gauche naît le Palléal antérieur ou PraB-volvaire dont la marche et la distribution sont entièrement semblables à ce qui a déjà été indiqué pour le même nerf dans les autres espèces. — Il passe en avant des conduits et de l'ori&ce de la génération femelle. Il innerve par de nombreuses ramifications la partie antérieure du lobe postéerieur du pavillon tout le lobe antérieur, et jusqu'à la ligne médiane, toute la partie du manteau en avant de l'orifice respiratoire.

Une anse anastomotique constante, très-voisine des ganglions^ unit ce nerf au palléal gauehey et de la convexité de la courbe qu'elle fait partent des filets qui vont se distribuer à la paroi du corps jusqu'au voisinage de Toriflce génital. N'est-ce pas l'homologue de cette anastomose qu'on a vu entre les mêmes nerfs dans les Limnées et dont les branches, descendues jusqu'au voisinage de l'orifice génital femelle, donnaient des nerfs aux conduits de la reproduction?

A droite, un petit nerf passe dans les fibres du muscle columellaire et représente le rameau palléal antérieur moyen des Linmées.

Restent le nerf aortiqne et le nerf génital.

On a vu que le premier, flexueux, accolé à l'aorte, descendait jusqu'à l'infundibulum dans les parois duquel il donnait des branches. Ici l'infundibulum est extrêmement allongé et de plus ses parois ne sont pas simples et lisses comme dans les Limnées. Il y a donc une surface plus grande à innerver. Le nerf aortiqne (1) se ramifie dans la partie voisine du rectum immédiatement au-dessous de l'anus.

Le nerf génital fournit, on l'a vu, un rameau terminal qui accompagne le caual génital jusqu'aux glandes productrices des éléments. Ici, la dissection de ce nerf est relativement très-facile, et il a été souvent possible de l'observer et de le suivre (2) jusqu'au milieu du paquet de caecums dont est hérissé le canal à l'extrémité du foie tout près de la glande génitale.

L'on a vu qu'à droite ou à gauche suivant que l'animal était dextre ou senestre un rameau important se séparait du génital ; nous l'avons nommé péricardique, il passe sous le plancher de la cavité respiratoire et gagne le péricarde.

(1) Voy. Arch. de Zool. exp. et gén,, vol. 1, pi. XX, Gg. 2 (4';.

(2) Voy. id., id., id.y fig. 2 et fig. 5 (4').

SYSTÈME NERVEUX DES GA8TÉROPOi3ES 481

Qa'on intervertisse les côtés, puisque ranimai ici est senestre et le rameau péricardique sera à droite au lieu d'être à gauche ; c'est en effet ce qui a lieu, mais comme les organes sont beaucoup plus éloignés ainsi qu'il a été dit, le péricarde se trouve relativement à une grande distance du ganglion moyen, et le rameau péricardique ne se détache du nerf que très-bas. Si Ton met à nu le cœur en ouvrant son enveloppe par l'extérieur (1], une disposition identique se montre seulement avec quelques modifications Itères et purement de détails. On voit le nerf génital se dégager de dessous la poche copulatrice très-allongée et des glandes annexes de la reproduction, arriver dans le voisinage de l'endroit où l'aorte sort du péricarde et donner là le rameau qui croise le ventricule et passe au-dessus de Torifice du sac péricardique dans le corps de Bojanus (2), entre cet orifice et l'attache de Toreillette.

Chose remarquable mais constante, quand ce nerf est très-long et a beaucoup d'organes à innerver, il est de loin en loin renforcé par de petits nodules ganglionnaires, or dans le cas cette disposition s'observe surtout dans la partie placée au-dessous de la branche de la poche respiratoire.

Cette branche est à gauche puisqae la poche pulmonaire est de ce côté ; mais comme l'étendue de la surface à innerver est considérable ce n'est plus un rameau mais bien quatre que l'on rencontre, dont un inférieur très-gros.

Il est dif&cile de ne pas faire remarquer combien, si prenant le Planorbe pour type on généralisait les faits observés sur lui sans établir des comparaisons , on serait exposé à arriver à des descriptions erronées. II en serait de même des ganglions dont le nombre peut se multiplier beaucoup et produire en apparence des différences considérables. Ces apparences dans quelques cas ont conduit des Malacotomistes à individualiser trop vite un trop grand nombre de ganglions surajoutés, au lieu de les rapprocher et de les rapporter à des centres fixes et définis, de les relier les uns aux autres. En les dissociant ils ont fini par leur donner un sens morphologique que certainement ils n'ont pas.

Si l'on tient compte de quelques principes généraux, on arrive à prouver que dans les détails ce groupe ganglionnaire inférieur ou

(1) Voy. Arch. de ZooU exp. etgén,, vol. I, pi. XX, fig. 5.

(2) Voy. id,, ii., id., {op) orifice péricardique du corps de Bojanus. Arch, dk Zoou Exp. et Oé.n. toI. I. 1872. 31

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moyen présente des différences superâcielles excessives dans les différents groupes, mais qu'au fond en laissant de côté ces particularités plus légères que fondamentales on arrive à reconnaître des dispositions générales semblables dans tous les cas. Mais n'anticipons pa£. Ces considérations trouveront mieux leur place dans une ^histoire générale du système nerveux des Gasténq[K>des.

Quant à l'inversion des organes que montre un mollusque senestre elle est absolument semblable à celle que représente l'image d'un mollusque dextre vue dans une glace plane placé sur le côté. — Cette comparaison d'une grande vérité peut aisém^it faire comprendre la différence et les analogies qui séparent ou rapprochent les animaux senestres de ceux qui sont dextres.

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