T0CY8TBS DES MOLLUSQUES
sans que Torgane en lui-même, mophologiquement parlant, fftt modifié. Que par la pensée on supprime encore et le limaçon et les canaux semi-circulaires osseux ^ et Ton n'aura plus que Tampoule membraneuse avec son endolymphe et son otoconie , suspendue & un nerf, le nerf acoustique.
Ne nous Yoilà*t-il pas revenus à cette capsule que nous pouvons définir un peu plus complètement qu'en commençant, à cette vésicule tapissée iniérieuremetU par une couche de cellules nerveuses encath tinuiié évidente avec le système nerveux central et remplie d'un liquide au milieu duquel flottent et tremblotent des particules calcaires agitées par des cils vibratiles.
Ici, pour des animaux vivant dans des conditions particulières, ayant des rapports spéciaux avec le monde extérieur, les organes accessoires adjuvants n'avaient plus une utilité aussi grande, et l'on peut dire que Torgane de l'audition s'est réduit à la partie la plus importante de la partie fondamentale, à l'ampoule vestibulaire remplie de liquide et d'otoconie.
En 1856, M. Adolf Schmidt a publié un travail sur les vésicules auditives qui doit tenir une place particulière dans ce résumé historique. Il est intitulé : Sur VOrgane auditif des Mollusques (1).
Ija description des formes, le nombre des petites pierres des vésicules auditives y sont donnés avec soin et longuement. Les dessins qui l'accompagnent fournissent des renseignements variés et fort intéressants.
Mais un point de ce travail mérite surtout TattentioD,. — M. Âdof Schmidt dit : < La découverte la plus importante dont je puisse « enrichir mon thème concerne le conduit auditif allant de la capsule « auditive au dehors (2;. »
Le savant malacologiste n'a-t-il point été entraîné à trouver par analogie une ressemblance entre les organes de l'audition des ani-
' (1) Yoy. GiEBEL und W. Hbint*s, Zeiiclwip fur die gâtammtm natunoissenschaflen^ 1856 noyember, pag. 889, pi. Il à IV.
(%) Voy. td., pag. 403.
maux supérieurs et des êtres qu*il étudiait? Cest possible; mais U u*e8t point pour le moment la question.
L'existence d'un canal est prouvée par le passage des otolithes dans son intérieur. — Les pressions sur les préparations reproduisent ce fait positif qui se renouvelle avec la plus grande facilité. Reste l'interprétation.
Sans être aussi exagéré que Tout été peut-être des critiques trèssévères, nous sommes en droit de demander à l'auteur quels sont les rapports du canal auditif dans son trajet et où se trouve son orifice , car du moment qu'il admet un conduit (Grehorgang) auditif , il faut bien qu'il indique où il s'ouvre, où il commence et où il finit.
 ces questions, le mémoire reste à peu près muet. Les renseignements précis d'anatomie manquent et ceux qu'on y trouve sont loin d'être tels que l'on puisse les désirer en face d'une assertion aussi nette et aussi importante.
Dans le mémoire, on trouve ceci : a Le canal s'ouvre dans la vésicule « auditive. In deren Gehôrkapsel mûndet ein feiner Eanal, in wel- « chen sich etowa 5 Otolithen ergossen hatten. » (Loc. cit., pag. 403.) Gela est vrai.
Mais je cherche en vain l'indication du point où d'un autre côté il va déboucher.
Sans entrer dans déplus longs détails historiques, voilà sans doute une opinion importante, bien faite, si on l'admettait, pour modifier les idées qu'on avait sur les vésicules auditives.
On verra plus loin ce qu'il faut penser de l'existence de ce canal. Il existe dans quelques cas; dans beaucoup d'autres, il est, à n'en pas douter, un produit de la préparation.
Il faut encore mentionner quelques mémoires où sont affirmées le mieux et le plus nettement des opinions qui cependant aujourd'hui doivent être abandonnées. Ce sont ceux de MM. Leydig sur la Paludine, Claparède sur le Gyclostome et la Néritine, enfin un travail général de M. Huxley touchant la morphologie générale des Gastéropodes.
OTocmw un mco^lusqueb 107
M. Leydig (i) donne un dessin qui ne pent gnère laisser de donte, çt ses descriplionB sont aussi nettes que ses dessins*
L'organe de l'audition de la Palndine, d^^rès le savant anatomiste allemand, est placé antrement que dans le plus grand nombre des Gastéropodes. Il a un nerf acoustique. « Ce dernier naît latéralement « du ganglion pharyngien inférieur et se dirige vers la capsule audi- < tive (2). » D'après M. Leydig, le nerf se diviserait en plusieurs branches fort difficiles à suivre sur les capsules.
Qu'on le remarque, ce n'est point dans un esprit de critique que je désire préciser les opinions.
Arrivant à des faits que je crois différents et nouveaux, je suis bien obligé d'établir d'abord les opinions des auteurs les plus recommandables, opinions tellement naturelles que je les ai partagées pendant bien longtemps moi-même.
Dans un travail beaucoup plus moderne de M. Leydig (3) sur l'a^ natomie et la physiologie des Pulmonés, je tetronve la même ma* nière de voir.
Après s'être posé cette question : à quelle parlie du cerveau appartient réellement l'oreille? question qui peut sembler, dit-il, superflue, puisque Moquin-Tandon a dessiné et décrit cet organe comme étant en rapport a avec la partie ao^rieure de la portion inférieure des c ganglions pharyngiens (ganglionssous-œsophagiens antérieurs) (4),» M. Leydig reprend cette étude parce que Walter a indiqué cet organe chez YHelix nemaralis comme étant placé sur la région postérieure ou partie motrice ; et d'après ce qu'il revoit sur les Hélix pthmatia, H. kortensiSy H. ericetorum^ Limax agrestisei Arion hortensis ^il reste convaincu, malgré l'opinion de Walter, que la vésicule auditive est toujours attachée (ansitzt) à la partie antérieure de la portion inférieure des ganglions cssophagiens. Et il ajoute que cette partie du système nerveux correspond au ganglion pédale (pédieux) des coquilles d^eau douce (5).
(1) Voy. Lbtdig. Zeitchrift, fur Viêsmtchaft ZocHogiê, t. II, année 1850, pag. 19 pi. XII, fîg. 13, et pi. XIII, fig. 49.
0t) Yoy. loc. cit., pag. 155 : « Letzterer entspringt aeitlich von den unteren « Schlund Ganglion und geht gegen die Gehorblase. » (PI. XIII, fig. 49. H.)
(3) y 07. Arehiv» fur Mihroakapûche Anatomie, von Max. Sohultzb. to). I, p. 43.
(4) Voj. id., pag. 58. — Welcher Gegend des Gehirns aitzt dasselbe zunachat an? Dieae Frage konnte ûberfliisaig erscheinen, da scbon Moquin-Tandon dasselbe als denvordem Partiender untern Portion de8.Schlundringes (Ganglions spas* œsophagiens antérieurs) angehôrig erkannt und gezeichnet hat.
(b^ Yoy. id.yloc. eti., pag» 58.— Ichhabe bezugUcb dieser Frage Hélix pomatia,
Nous aurons à revenir pour les citer avec tout éloge sur les observations de M. Leydig. Je ne veux en ce moment préciser que ce fait, à savoir, que dans son opinion la vésicule auditive a des rapports immédiats et une union certaine avec le ganglion pédieux.
Walter,onle sait, croyant reconnaître des cellules motrices et des cellules sensitives, avait admis dans les ganglions nerveux des divi» sions correspondantes aux divisions que Ton trouve dans les animaux supérieurs.
< Je dois, abstraction faite des autres raisons, me déclarer contre « cette opinion qui ferait prendre la portion antérieure pour une <f partie sympathique , dit M. Leydig, parce que dans cette partie se a trouve Torgane de Taudition. D'après l'auteur (M. Walter), Torgane c est situé dans la portion postérieure ou motrice, ce qui est réfuté c par toutes mes observations faites sur les espèces déjà citées. La « vésicule auditive appartient (angehort) à la portion aniérieure ou ganff glUm pédieux {pédalé) (1). »
Tels sont les faits qu^. me paraissent établir de la façon la plus po* sitive l'opinion de M. Leydig.
M. Glaparede n'est pas moins catégorique dans son premier travail sur la Néritine. < Les vésicules auditives sont, dit-il, unies (vex^ « bunden) par un pédoncule (Stiel) médiocrement long avec le côté a postérieur des gros ganglions nerveux pyriformes et en massue du « collier nerveux inférieur, près des lieux où il s'unit à Xk commis- < sure latérale (2). »
H. hortentis, H. erlcatorum, Limax agrestis und Arion hortensis nâher în's Auge gefasst und mich Uberzeugt, dass, entgcgen dem genannten Autor, die Ohrblasen immer der Tordern Partie der untem Schlundportioiiy entsprechend dem Ganglios pédale anarer SûBswasBcrmuscheln, ansitzt.
(1) Voj.id,, loc. cit,, pag. 45. — Gegen dièse Aaffasaungder vorden Portion als € sympathische Abtheilung » musa ich mich, absegeben von andern Grûnden, achon desahalb erklaren, weil an diaser Abtheilung das Geharorgan sich befindet. Nach genanntem Autor zwar lage daaselbe an der hintern oder motonschen Abtheilung, allein aile meine an obigen Arten angestellten Beobachtungen sprechen dagegen. nie Ohrblase gehort der Tordem Portion oder dem Ganglion pédale an.
(3) Yoy. Ed. Clarapbdb, Anatomie und Enhoicldungsgesckiehtê der NeriHna flwna^ tiUt,
« Bei Neritina sind die GehdrblaBchen (fig. 7, h) durch einen mittelm&sBig lanc gne Stiel mit der hinteren Seiie der grosten bira-oder kolbenfnnigeon Nerrea-