SUR LA SIGNIFICATION DE LA GLANDE PINÉALE
Par le docteur Fr. AHLBORN, à Goettingen.
(Zeitschr. f. Wiss. Zool., XL, 2, 1884.)
L'auteur résume lui-même son travail de la manière suivante :
A l’origine l'épiphyse, aussi bien que les vésicules optiques, se montre comme une évagination creuse de la paroi du cerveau.
L'épiphyse est, dès le début de sa formation, en rapport avec la région optique. du cerveau, spécialement avec le Thalamus opticus.
La ressemblance de l'organe avec une des vésicules primitives (la vésicule et son pédoncule) est complète. Sa position est presque superficielle chez les Sélaciens, les Ganoïdes, les Lamproies, et tout à fait superficielle chez les Amphibiens, où il se trouve en dehors du crâne, à la hauteur des yeux.
Les relations primitives de l'épiphyse avec le bourrelet nerveux autorisent à penser que la glande pinéale des Vertébrés représente le rudiment d’un œil impair, analogue à celui des Tuniciers et de l'Amphioxus. L, J.
INFLUENCE DU MILIEU AMBIANT SUR LA COMPOSITION DU SANG DES ANIMAUX AQUATIQUES,
Par le docteur Léon FREDERICQ,
Professeur à l’Université de Liége.
« Chez tous les êtres vivants, le milieu intérieur, qui est un produit de l'organisme, conserve des rapports nécessaires d'échange et d'équilibre avec le milieu cosmique extérieur, mais à mesure que l'organisme devient plus parfait, le milieu organique se spécilie et s'isole en quelque sorte de plus en plus du milieu ambiant. » (CI, BERNARD, Introduction à l'étude de la médecine expérimentale, p. 410, 1885.)
Ce milieu intérieur dont parle Cl. Bernard, constitué en grande partie par le sang et la lymphe, présente chez les animaux supérieurs, chez les Vertébrés, une remarquable constance dans ses propriétés. En effet, les conditions physiques et chimiques du milieu intérieur sont réglées par des mécanismes nerveux et compliqués, fonctionnant par voie automatique ou par voie réflexe.
Les centres respiratoires, par exemple, conservent au sang sa proportion normale d'oxygène et d'anhydride carbonique; ils atteignent ce but en précipitant où en ralentissant les mouvements respiratoires de l'animal, Le rein
se charge de maintenir la proportion d’eau et de sels dans de justes limites