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SYSTÉMATIQUE

Avant de passer à l'étude anatomique de ces quatre groupes de distomiens, il est nécessaire de donner les caractères spécifiques des espèces de ces groupes qui sont nouvelles ou mal connues, c’està-dire de toutes celles du groupe du: 2. clavatum et du D. Megnini, qui forme un groupe à part.

Groupe du D. clavatum. — Le groupe principal que nous avons étudié, celui du 2. clavatum, renferme des distomes qui ont frappé tous les zoologistes qui les ont observés, par leur grande taille et par le développement extraordinaire de leurs téguments.

Tantôt séparés spécifiquement, au moins en partie, les uns des autres, tantôt et le plus souvent réunis sous un seul nom, celui de D. clavatum, ces distomes n'ont été, malgré leur grande taille, l’objet que de très incomplètes recherches anatomiques.

Le premier auteur qui en parle est Garsin !, qui, en 1730, décrivit une espèce de ce groupe sous le nom générique d’AHérudella. Gette espèce, trouvée dans l'estomac de la bonite, est celle que nous avons prise pour type du groupe, le D. clavatum.

Plus tard, en 1774, Pallas ? décrit et figure une autre espèce sous le nom de Fasciola ventricosa. « Ce mollusque singulier, dit-il, fut envoyé d’Amboine. Il ne peut être rapporté à d’autres genres qu’au genre Fasciola, dans lequel il serait comme le géant, » Malheureusement Pallas n’en indique pas l'hôte.

En 1790, Menzies * retrouve dans l'estomac de la bonite l'espèce décrite par Garsin sous le nom d’/Zérudella. I la nomme Fasciola clavata, la reconnaissant donc et avec raison comme différente de l'espèce de Pallas.

1 GARSIN, Histoire de l Académie des sciences, p. 44.

2 PazLas, Spicilegia zoologica, fasc. 10, p.17, pl. I, fig. 9, 10, 1774. $ MENZIES, Trans. of the Linn. Soc. of London, I, p. 187, pl. XVII, fig. 2, 1790.

En 1802, une nouvelle espèce est signalée. C'est la Fasciola fusca de Bosc!, qui en donne une courte description et une figure suffisamment exacte. Cette espèce proviendrait, d'après cet auteur, de l’intestin d’une dorade. |

En 1809, Rudolphi, dans ses Æ'ntozoorum historia, cite le D. clavatum et une espèce douteuse, le 2. coryphenæ de Tilésius, à laquelle il rapporte le L. fuscum de Bosc.

En 1827, Nardo ? décrit sous le nom de 2. gigas un distome qu'il aurait trouvé dans l'estomac d’un poisson, son Prostostequs prototypus, pêché dans le golfe de Venise.

Malheureusement sa description insuffisante n'est accompagnée d'aucune figure. Cette espèce reste donc pour moi douteuse, et je ne puis que la rapporter au D. clavatum.

En 1835 paraît la première étude anatomique d’une espèce de ce groupe; c'est à Owen* qu'elle est due. Elle est bien insuffisante, puisque l’auteur n’en décrit les divers organes que d'une façon le plus souvent inexacte, considérant les cæcums intestinaux comme des cavités latérales, et la vésicule terminale de l'appareil excréteur comme faisant partie du tube digestif.

En 14845, Dujardin‘ réunit toutes les espèces du groupe en une seule, le D. clavatum. I est frappé des caractères des téguments et émet l'opinion que ces vers ne sont pas de véritables Trématodes, mais que, malgré la présence des ventouses, ils se rapprochent davantage des Nématoïdes et en particulier des Gordius,

Diesing, en 1850, dans son Systema Helminthum, ne fait que citer les espèces créées avant lui.

En 1879, Cobbold , dans ses Parastes, s'étend assez longuement sur le 2. clavatum et cherche à démontrer que toutes les espèces qui

1 Bosc, Hist. nat. des vers, I, p. 271, pl. IX, fig. 4, 1802.

2 Narpo, Mem. soprà alc.nov. rar. spec. di Entozoi., in Heiïisinger, Zeitsch. f. d. organ. Physik., p. 68, 1827.

3 (JvEN, Zool. Soc. Trans., p. 382, pl. XLI, fig. 17-20, 1835,

* DuyarDiN, Histoire des helminthes, p. 459, 1845. > CoBBoLD, Parasiles, p. 458, 1879

ET

ont été signalées dans ce groupe doivent être réunies en une seule.

Le savant anglais n’a pas tenu compte suffisamment des aspects

divers que présentent ces vers et a complètement négligé la forme

et la grandeur des œufs, qui offrent des caractères très constants et

très utiles dans la détermination des espèces de la classe des Trématodes,

Le dernier auteur ‘qui ait parlé d'une espèce de ce groupe est le docteur Jourdan’. Ayant reçu plusieurs individus du 2. clavalum recueillis par le capitaine de navire Gournac, soit hbres au milieu de la mer des Sargasses, soit à l'intérieur de bonites, ce zoologiste chercha à en faire une étude anatomique. Cette étude, plus complète que celle d'Owen, laissait cependant beaucoup de points dans le doute, et accréditait même de grosses erreurs soit sur la disposition du système nerveux, soit sur la forme des organes génitaux, erreurs que nous avons dù maintes fois rectifier.

L'étude comparée que nous avons pu faire sur les individus de la collection du Muséum nous à permis de les séparer en sept espèces

dont les caractères et la synonymie sont les suivants :

DISTOMUM CLAVATUM (ARCHIBALD MENZIES).

(PI. XXII, fig. 1.)

1730, ÆHirudella. GarsiN, Hist. de l’Académie des sciences, p. 44.

1790. Fasciola clavata. ArcaiBazD MEwziEs, Transactions af the Linnean Society of London, I, p. 187, pl. XVII, fig. 2.

1809. D. clavatum. Runozpur, Entoz. Hist., I, p. 391.

1835. Id. Owen, Zool. Soc. Trans., p. 382, pl. XLI, fig, 17.

1845. Id, DusarniN, Helminthes, p. 459.

1850. Id. DresixG, Systema Helin., 1, p. 366.

1879. Id, Co8BoLp, Parasites, p. 458.

1880. Id. Jourpan, Revue des sciences de Montpellier, ? série, t. IX, p. 438, pl. VII, VII.

Corps musculeux, long de 3 centimètres, à peu près cylindrique

1 Jourpan, Revue des sciences de Montpellier, p. 438, 1880.

jusque vers sa partie postérieure, où il se renfle brusquement et prend une forme sphérique d’un diamètre de 9 millimètres. À sa partie antérieure le corps présente une ventouse assez large, la ventouse ventrale, à ouverture oblique et derrière laquelle s'élève le cou légèrement arqué et rejeté en arrière. Le cou, d’une longueur de 9 millimètres, présente une face ventrale, plane ou légèrement concave et une face dorsale convexe. IL se termine en avant par la ventouse buccale petite et dont l'ouverture tournée un peu vers la face ventrale est à peu près circulaire et d’un diamètre de { millimètre.

L'orifice génital est situé sur le cou à une distance de 3 millimètres de la bouche.

La partie cylindrique du corps, ainsi que sa partie sphérique terminale, présentent une peau épaisse pourvue d’un grand nombre de sillons transversaux, devenant très rapprochés les uns des autres vers la partie postérieure, où ils forment une série de cercles concentriques autour de l’orifice très net de l’appareil excréteur.

La peau du cou, également très épaisse, n’a que de faibles traces de stries transverses, Les œufs sont elliptiques, bruns, et d’une longueur de 32 4 sur une largeur de 22 p.

Ce ver, type des distomes de ce groupe, si remarquable par l'épaisseur des téguments et la disposition de l’appareil musculaire, habîte surtout l'intestin de la bonite, à l’intérieur de laquelle il a été rencontré par grand nombre d’observateurs, et cela dans des mers souvent très éloignées : océan Pacifique (Menzies); île Bourbon (Nivois) ; Maldives (Dussumier); Seychelles (Monaster) ; îles Sandwich (M. Ballieu).

Enfin ce ver a été rencontré plusieurs fois, vivant en liberté, surtout dans la mer des Sargasses (M. Jourdan, expédition du 7ra-

vailleur).

DISTOMUM HEURTELI (J. POIRIER).

(PI. XXII, fig. 2.)

Corps musculeux, d'une longueur de 29 millimètres, depuis la base du cou jusqu'à l'extrémité postérieure. À partir de la ventouse médiane le diamètre de l'animal, qui est d'abord de 3 millimètres, augmente graduellement jusque vers la partie-postérieure où elle atteint à millimètres, pour diminuer ensuite rapidement jusqu'à l'extrémité terminale légèrement arrondie.

La ventouse ventrale très développée : 5 millimètres de diamètre, présente une surface externe plissée et un orifice elliptique dont le plan est oblique par rapport à l'axe du corps. Derrière cette ventouse s'élève le cou, fortement arqué et dont le diamètre de 2 millimètres et demi à la base diminue graduellement jusqu'à l'orifice de la ventouse buccale, où il n’est plus que de { millimètre et demi, l'orifice de la ventouse n'étant que de 500 p.

Toute la surface du corps d'un blanc gris est lisse et ne présente que de très faibles traces de rides transversales.

Les œufs elliptiques sont plus longs que ceux de l’espèce précédente et atteignent 35 4 de longueur sur 14 y de largeur.

Cette espèce, trouvée par M. le lieutenant de vaisseau Heurtel dans l'intestin d'un thon pêché dans l'Atlantique nord, à dû certainement être déjà rencontrée. Mais les zoologistes l'ont confondue avec le D. clavatum, avec lequel du reste Cobbold réunit des espèces encore plus distinctes, puisque, pour le savant anglais, ce groupe ne renfermerait qu'une seule espèce.

Notre D. Heurteli diffère cependant nettement de l'espèce précédente, par son aspect extérieur et sa forme générale, par son cou plus long et moins gros, par la forme de sa ventouse ventrale entourée d'une zone large, plissée et mamelonnée, et enfin par les dimensions de ses œufs, beaucoup plus longs et plus étroits que ceux du 2. clavatum. |

DISTOMUM DACTYLIPHERUM (J. POIRIER).

(PI. XXIIL, fig. 3.)

Corps .musculeux, d'une longueur de 21 millimètres, augmentant graduellement de diamètre depuis la ventouse ventrale jusque vers la moitié de sa longueur. L'augmentation devient ensuite très rapide sur toute la première partie de la moitié postérieure. Puis le corps diminue graduellement d’épaisseur jusqu’à l'extrémité postérieure, de façon à donner à cette région du corps de l'animal une forme ellipsoïdale, la plus grande largeur étant de 6 millimètres. La première moitié est ornée de côtes transverses très fortes et fortement espacées; la partie renflée est au contraire presque entièrement lisse.

La ventouse ventrale, très développée et à rebords verruqueux, présente un diamètre transversal de 4 millimètres.

Le cou, dirigé en arrière et faiblement arqué, est relativement gros et présente une face ventrale concave et une face dorsale convexe.

La ventouse orale, très petite, est pourvue d'une ouverture oblique de 0®®,5 de diamètre.

Les œufs à forme d’ellipsoïde très allongé ont une longueur de 45 4 et une largeur de 24 p.

Cette espèce, indiquée dans la collection du Muséum comme provenant de l’estomac d'un Argonaute d'espèce indéterminée et pêché par M. Mariot dans la mer des Indes, rappelle un peu, par l'aspect de sa peau et la présence de ses côtes transverses, le 2, clavatum, et

par sa forme générale le D. Heurteli.

DISTOMUM VERRUCOSUM (J. POIRIER).

(PI. XXII, fig. 4.)

Corps épais, musculeux, pyriforme, légèrement aplati, d’une longueur de 45 millimètres à partir du sommet de la ventouse ventrale,

le plus grand diamètre étant de 9 millimètres et l'épaisseur de 6 millimètres. La ventouse ventrale, oblique, très développée, de 5 millimètres de long, à larges rebords plissés et verruqueux, présente une ouverture elliptique, dont le grand axe de 2 millimètres de long est dirigé dans le sens de la longueur de l'animal. Le cou dirigé en arrière, fortement arqué et mesurant 3 millimètres de sa base à son extrémité libre, se termine par l’orifice très petit : { millimètre, de la ventouse orale. Il présente une face ventrale plane ou légèrement concave et une face dorsale fortement convexe. A la base, sa largeur est de 3,5, elle diminue graduellement et n’est plus que de 4 millimètre et demi à l'extrémité. Tandis que cette partie de l'animal est lisse, le reste du corps présente un grand nombre de plis transverses irréguliers, ainsi qu’un grand nombre de petites tubérosités ou verrues disséminées sans ordre à la surface du corps.

L'orifice de l'appareil excréteur est, comme chez toutes les espèces de ce groupe, très nettement visible. Les œufs à forme ellipsoïdale, très larges, ont pour longueur 33 et pour largeur 24 u.

Cette espèce, très remarquable par sa forme renflée et par les verrues qui là recouvrent, a été trouvée dans l'estomac d'un thon pêché dans l’océan Atlantique nord par M. le lieutenant de vaisseau

Heurtel. Il n'y a rencontré qu'un animal adulte et deux jeunes.

DISTOMUM PERSONATUM (J. POIRIER).

(PI. XXIIL, fig. 5.)

Corps musculeux très -épais, globuleux, presque sphérique, d'une longueur de 48 millimètres depuis la base du cou, sur une largeur de 20 millimètres et une épaisseur de 16 millimètres. La peau, très épaisse, présente de nombreux plis transverses irréguliers. La ventouse ventrale est pourvue d’une ouverture très large, circulaire, de 4 millimètres de diamètre, entourée d'un rebord très peu développé.

Le cou petit, d'une longueur de 8 millimètres, est très large; il présente à sa base une largeur de 9 millimètres ; il diminue graduelle-

ment de façon à ne plus avoir à son extrémité orale que 3 millimètres de diamètre. La surface dorsale du cou est lisse et fortement convexe ; la surface ventrale, faiblement ridée, est légèrement concave.

L'orifice de la ventouse orale circulaire a ! millimètre de diamètre,

L'orifice génital, très petit, est situé à peu près à égale distance des deux ventouses.

Les œufs, en forme d'ellipsoïde très allongé, ont une longueur

de 42 p. et une largeur de 24 pu.

Cette espèce, remarquable par sa grosseur et sa forme presque sphérique, est représentée dans la collection du Muséum par deux individus rapportés en 1859 du Mexique par M. Geoffroy; malheu-

reusement leur hôte n’est pas indiqué.

DISTOMUM FUSCUM (BOSC).

(PI. XXIIL, fig. 7.)

1802. Fasciola fusca. Bosc, Histoire naturelle des vers, T, p. 271; pl. IX, fig. 4. 1809. Drstomum Coryphenæ. Tizesius, In Rudol. Entoz., p. 436.

Corps musculeux, ovale, légèrement aplati, réuni à la région antérieure par une partie cylindrique, présentant une longueur de 16 millimètres depuis le bord supérieur de la ventouse ventrale, une largeur maxima de 10 millimètres et une épaisseur de 8 millimètres.

Tout le corps est recouvert de sillons transversaux entourant à la partie postérieure l’orifice très visible de l'appareil excréteur.

La ventouse ventrale très large, d’une longueur de 5 millimètres, est pourvue d’un orifice petit, elliptique, de 2 millimètres de diamètre et entouré d’un large rebord plissé.

Le cou, dirigé en arrière et faiblement arqué, à une longueur de 6 millimètres et une largeur de 3 millimètres à la base. Sa surface est finement plissée aussi bien sur la face dorsale convexe que sur la

face ventrale presque plane.

La ventouse orale très pelite a une ouverture de 4 millimètre à peu près de diamètre.

L'orifice génital est situé à égale distance des deux ventouses.

Les œufs ellipsoïdaux sont remarquables par leur grande longueur : 48 p sur 25 y. de large.

Cette espèce, que je crois pouvoir rapporter d’après la description et la figure à l'espèce qu'a décrite Bosc sous le nom de Fasciola fusca, n'est représentée dans la collection du Muséum que par un seul individu rapporté de Sainte-Lucie par M. Bonnacour, mais sans indication d'hôte. Les individus décrits par Bose provenaient des bran-

chies et de l'estomac d’une Dorade.

DISTOMUM PALLASII (J. POIRIER).

(PI. XXIIL, fig. 6.)

1774, Fasciola ventricosa. PALLAS, Spicilegia zoolica, fascicule 10, p. 17; pl. L, fig. 9, 10.

Coprs musculeux, ovoïde, très renflé, en forme d'olive, d’une longueur de 25 millimètres à partir de la base du cou, et d’une épais- * seur maxima de 15 millimètres. Tout le corps est pourvu de fines stries transverses irrégulières. La ventouse ventrale, relativement petite, comparée à la grosseur du corps de l'animal, à une ouverture elliptique de 3 millimètres de longueur. Elle est entourée d’un faible rebord lisse.

Le cou petit, gros, rejeté en arrière et faiblement arqué, a une longueur de 7 millimètres et une largeur à la base de 5 millimètres. Sa face dorsale est très convexe et sa face ventrale presque plane.

La ventouse orale, très petite, présente une ouverture circulaire de 1 millimètre de diamètre. L'orifice génital, très petit, est situé à la moitié de la longueur du cou.

Les œufs, ellipsoïdaux, ont une longueur de 39 & et une largeur de 24 nu.

Cette espèce d’une coloration d’un blanc gris est représentée dans la collection du Muséum par deux individus indiqués comme provenant de l'estomac du Delphinus phocænæ et rapportés des Indes par M. Armanges.

Cette espèce se rapportant très exactement par sa forme et sa coloration à l'espèce figurée par Pallas, je me crois autorisé à les identifier l’une à l’autre. Mais comme le nom de ventricosum donné par cet auteur a été employé par Rudolphi pour une autre espèce mieux connue, afin de ne pas embrouiller la synonymie, qui l'est déjà assez, je propose de donner le nom de Pallas à cette espèce que je

désignerai donc sous le nom de 2. Pallasii.

DISTOMUM MEGNINI (J. POIRIER).

(PL. XXII, fig. 8.)

Ce distome, qui par sa forme extérieure se rapproche assez du groupe du D. clavatum, dont il s'éloigne par ses caractères internes, présente un corps presque cylindrique d’un diamètre à peu près uniforme de 3 millimètres jusqu'à lextrémité postérieure, où il diminue un peu. Ce corps, d’une longueur de 4 centimètre, est entouré d'une peau lisse peu épaisse, ne présentant pas traces d'ornements. La ventouse ventrale, très grosse, de 2 millimètres de longueur, présente un faible rebord autour de son ouverture lé« sèrement elliptique. Le coù mince, d'une longueur de ,4 millimètres, s'élève en arrière de la ventouse et est légèrement arqué. L'orifice de la ventouse orale, très petite, n'a qu'un demi-millimètre de diamètre. La face dorsale est fortement convexe, la face ventrale, au contraire, est à peu près plane; elle porte sur sa ligne médiane, presque en arrière de la ventouse orale, l'ouverture du cloaque génital.

Dans cette espèce, le tube digestif est remarquable par la grande longueur de l'æsophage, qui descend jusqu’au niveau de la ventouse

ventrale, et par les ramifications de ses branches latérales.

Les testicules, très gros, sont en avant de l'ovaire. Le vitellogène, formé de glandes tubulaires, est remarquable par sa situation, Il est, en effet, presque entièrement situé dans le cou.

Les œufs, à coque épaisse, en forme d'’ellipsoïde très renflé, ont une longueur de 28 & et demi et une largeur de 21 y.

Cette espèce, si caractéristique par la forme de son appareil digestif et la situation de son vitellogène dans le cou, m'a été donnée par M. Mégnin, le savant bien connu par ses nombreuses études sur les parasites. Malheureusement, il n’a pu m indiquer que la classe de

l'hôte, qui est un poisson.

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