SUR LES AFFINITÉS DES ONCHIDIES
Par R. BerGu. de Copenhague.
Le groupes des Onchidies à été depuis longtemps un sujet de controverses scientifiques; controverses qui, dans ces dernières années, ont eu surtout pour origine les affinités et la position systématique de ces animaux. R.Bergh pense que, malgré leur apparence de Nudibranches, ce sont, grâce à leur organisation interne, de véritables Pulmonés.
Ihéring les considère comme représentant les formes ancestrales de ses Néphropneustes et pense qu'ils dérivernt probablement des Phanérobranches.
Semper s'élève contre l'opinion de Ihéring, ne pouvant admettre avec lui que le poumon des Pulmonés correspond à la partie terminale du rein des Phanérebranches, et il fait dériver le poumon des Pulmonés de la cavité branchiale des Phanérobranches adaptée à la respiration aérienne. Il voit, eñ autre, dans la disposition des organes génitaux des Onchidies des affinités avec les Pulmonés.
Récemment, Joyeux-Laffuie à fait connaître le développement et l'anatomie de l'Onchidium celticum. D'après cet auteur, cet animal possède à l’état larvaire une coquille ; à l’état adulte, il n’existe pas d’organe représentant une cavité, soit pulmonaire, soit branchiale. Le soit disant poumon n'est outre chose que la cavité rénale pouvant servir à la respiration aérienne. Des papilles cutanées renferment un riche réseau vasculaire servant à la respiration aquatique. Ce mème auteur fait remarquer entre les Onchidies et les Pulmonés les points de rapprochement tirés du système nerveux, du système digestif, et il considère, au total, les Onchidies comme des Mollusques marins à respiration branchiale tendant à la respiration pulmonaire et à la vie terrestre.
Brock, qui a donné une analyse du travail de M. Joyeux-Laffuie, arrive à des conclusions différentes de celles de l'auteur français. D'après lui, les partcularités anatomiques communes aux Onchidies et aux Pulmonés ont peu de valeur et ce qui attire surtout son attention, c’est le développement tel qu'il a été décrit par M. Joyeux-Laffuie. I arrive finalement à conclure que l'Onchidium est un Nudibranche aberrant par quelques points de son organisation el possédant une tendance vers la respiration aérienne.