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Fio. 17. Variatioiis de Tuote dee excréta sohibles au conn de l'année pour la seconde et la troifiéme générations carnivores (série a).
Belativement aux deux premières générations, len mesures ont été commencées plus tardivement que pour les autres ; l'aire a été néanmoins i>our8uivie à gauche telle que l'indiquait la continuité et aussi cette circonstance, connue et d'ailleurs vérifiée par mes recherches, que l'azote excrété dans la i)ériode de jeunesse est proxK>rtionnellement plus abondant que dans l'âge adulte. De plus, la première génération Carnivore ayant été
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granivore dans son jeune âge, il convenait de poursuivre la courbe en lui faisant gagner le niveau indiqué par la génération précédente à l'âge correspondant.
Cela étant, comparons les aires entre elles ; ce sera beaucoup plus facile à réaliser que sur les courbes initiales à multiples oscillations.
On est d'abord frappé de ceci que l'aire relative à l'excrétion des produits azotés solubles chez la génération granivore s'op- X>ose à l'ensemble de toutes les aires semblables des générations carnivores ; elle est en effet peu élevée, peu accidentée et presque horizontale chez les granivores, à tout le moins relativement aux autres.
Cependant, pour les présenter à un moindre degré, cette aire montre les mêmes accidents généraux que toutes les autres, à savoir : deux grandes vallées marquées A et B sur les figures, séparées l'une de l'autre par un maximum important M.
La première génération Carnivore offre ces accidents généraux à un degré extraordinairement accentué et plus fortement que toutes les générations suivantes. C'est encore une marque du bouleversement fonctionnel qui se traduit aussi par d'importants changements organiques.
Le point M correspond à l'établissement régulier de la ponte chez les femelles et se place à peu près au 1/4 de la durée de cette fonction. A titre de repères, nous avons figuré à chaque génération le premier et le dernier œuf par un point assez gros, placé à !a date qui lui correspond exactement s'il n'y a qu'une femelle, d'après la moyenne, s'il y en a deux qui ont commencé leur ponte à des jours différents. Le maximum que nous considérons existe donc à l'époque de la pleine maturité adulte.
Po
Ps
Jour de vie correspondant au maximum M
La date à laquelle tombe le maximum est intéressante à considérer. Soient Po, Pi, Ps, etc. les générations successives, on établit relativement à cette donnée le tableau qui précède.
Dans la génération granivore, le maximum considéré est très tardif relativement aux carnivores ; mais, comme les oscillations sont en ce cas de faible amplitude, il n'y a pas de comparaison bien nette à établir entre les deux séries. Comparons seulement les carnivores entre eux. H est en ce cas évident que la date pour le maximum relatif à l'azote des produits excrétés solubles recule à une époque de plus en plus tardive de la vie. Nous i>ouvons d'autant mieux penser que ce recul est un témoignage d'intoxication croissante que, dans les générations Pt et P3, les groupes a, plus intoxiqués et devenus stériles deux générations plus tôt que les autres sont, au point de vue qui nous occupe, en retard très marqué sur les générations (3 contemporaines.
n semble toutefois y avoir une contradiction entre l'époque tardive du maximum dans la génération normale et la fâcheuse indication de son retard croissant chez les générations intoxiquées. On peut néanmoins se rendre compte que, dans la génération granivore, l'organisme, à peu près régulièrement débarrassé des déchets qu'il fabrique, ne ressent que faiblement et tardivement l'excitation toxique qui x>ousse au maximum d'élimination. Chez les carnivores au contraire, la i)ous8ée éliminatoire doit se faire plus vive et plus prompte et, si elle tarde, c'est fatigue et paresse du rein et non pas retour à un équilibre primitif vers lequel l'organisme ne doit plus tendre puisque tout est changé.
L'intérêt de cette remarque ne pourra entièrement ressortir qu'avec l'étude d'autres fonctions, en particulier de la i)onte ; pour le moment contentons-nous de noter le phénomène avec sa précision.
Nous venons de parler des deux vallées A et B et du point M qui les sépare ; il est temps de dire qu'elles ne se présentent pas avec la même évidente netteté chez toutes les générations. En particulier la vallée B arrive à être retaillée en .deux vallées
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secondaireB h et h' et A en deux autres a et a\ Cette dernière indication n'est réalisée qu'à la fin de l'évolution quand la variation ne peut plus se poursuivre ; mais h se montre progressivement, d'abord très faible et bien moins accusée que la dépression h' puis finissant pat être à égalité avec celle-ci.
Au dernier moment, P», la surface symbole de l'excrétion des produits azotés solubles a pris une allure plus uniformément horizontale ; elle est aussi uniformément plus épaisse, ce qui indique dans l'excrétion des oscillations plus fréquentes et plus amples, ainsi qu'on le voit en suivant la courbe des traits pleins,
Si l'on regarde maintenant, au point de vue de cette demi^ manifestation graphique, la série des surfaces représentées fig. 15 et 16, on s'aperçoit que* les phénomènes traduits par cette suite d'images ne se sont pas poursuivis avec une parfaite continuité. A la génération Ps la surface semblait déjà se régulariser; puis à la suivante, P;, le maximum M a repris un grand pointement. La troisième génération offre donc une singularité ; il se passe pendant sa durée quelque chose de sx>écial.
En examinant maintenant la variation de l'organe rénal luimême, on voit en effet qu'il a d'abord crû régulièrement jusqu'à cette troisième génération et qu'à partir de là il a régressé. Dans les données réunies à l'appendice on trouvera pour le rein, comme pour tous les organes, le poids absolu qu'il a présenté chez tous les animaux, puis le rapport de ce poids à 100 grammes de poids actif et le même rapport à 100 grammes de poids total. Si l'on construisait les courbes relatives à ces diverses données, elle« seraient très comparables les unes avec les autres. Il n'est pas utile de multiplier indéfiniment ces représentations ; nous prendrons donc seulement le rapport du poids du rein à 100 grammes de poids actif. Afin d'apporter la plus grande précision possible dans l'unique graphique que nous allons donner, il faut observer que le rein est, parmi les organes, un de ceux sur lesquels le dimorphisme sexuel porte le plus fortement : le rein est notablement plus important chez les femelles que chez les mâles. On ne peut alors comparer rigoureusement entre eux que des nom-
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bres relatifs à des lots d'animaux contenant la même quantité de mâles et de femelles. Or, les générations P« et Ps n'ont eu qu'une seule femelle, il importe donc d'envisager dans toutes