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Fio. 18. Courbet de la variation en poids du foie et du rein dam lee 5 génération! succetiivet. — Rapporti à 100 gr. de poids actif dans des couples efTectiyement descendus les uns des autres.
les générations un seul couple et tout naturellement nous choisirons les couples effectivement descendus les, uns des autres. Pour construire la courbe, je compte en abscisses le temps, à
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raison de 2 %, 5 pour la durée d'une génération et en ordonnée»
le poids relatif du rein à raison de 6 ^ pour 0 gr. 1 de rein par
100 grammes de poids actif. On a pour les diverses générations
les nombres suivîuits :
Po P. P. Ps P* Ps
Cette série de nombres aussi bien que la courbe réelle, tracée en traits pleins, BB (fig. 18) montrent ce que nous annoncions à rinstant : la croissance jusqu'à la troisième génération suivie de régression.
Par hypothèse, cherchons à nous représenter ce qui se serait passé dans le cas d'une évolution régulièrement poursuivie. Nous savons bien que le poids relatif du rein n'aurait pas continué à croître indéfiniment et que le tracé évolutif, commençant avec une légère courbure à concavité supérieure, n'aurait pas tardé à prendre une courbure à concavité inférieure pour atteindre l'horizontale, quand l'adaptation complète eût été pleinement réalisée. Entre les deux courbures, un point d'inflexion se fût trouvé. Admettons que le point d'inflexion eût été précisément à cette troisième génération, dont la situation critique indique suffisamment une singularité et continuons en traits interrompus (BB', flg. 18) la courbe comme elle aurait dû être. Elle nous conduit vers la 6® génération, non réalisée, au niveau de 1 gr. 45 de rein pour 100 grammes de poids actif, ce qui est exactement le nombre que j'ai directement trouvé en disséquant un oiseau naturellement Carnivore, une Hulotte femelle {Symium aluco).
Donc, au cours d'une évolution régulière qui, de génération en génération, détermine la croissance d'un organe, celui-ci augmente suivant la même loi, suivant la même courbe, que celle par laquelle est réglée la croissance individuelle d'un complexe organique, c'est-à-dire d'un animal entier. La croissance phylogénique suit la même loi que la croissance orUogénique,
De plus, si la croissance ne se poursuit pas, s'il doit y avoir régression et mort de l'espèce, le phénomène est provoqué i)ar une baisse brusque de la courbe, postérieure au point d'inflexion
VARIATIONS EXPERIMENTALES 189
et fort analogue à celles qu'ont produites sur nos courbes de
croissance les animaux qui sont morts avant Tétat adulte.
n est extrêmement remarquable de voir la croissance du foie
suivre une courbe tout à fait identique à la précédente. Je Tai
construite à la même échelle que celle-ci et sur les mêmes couples
effectivement descendus les uns des autres. Le trait plein (FF,
flg. 18) représente la variation réelle donnée aussi par les nombres
suivants :
Po Pi p. P, P* p.
Si Ton considère en gros le résultat, composé de croissances et de décroissances, il ne semble pas que le changement de régime ait amené sur le foie une variation de sens bien nette. C'est ainsi que ces données ne m'avaient pas d'abord paru confirmer celles de Maubel (1) établissant que chez les carnivores le poids relatif du foie est toujours supérieur à ce qu'il est chez les herbivores. Cette conclusion est i>ourtant tout à fait exacte.
En raisonnant x>our le foie comme nous l'avons fait pour le rein et en x>oursuivant par des traits interrompus (FF', flg. 18) la courbe évolutive conformément à son début,elle nous conduit à la 6^ génération à la cote 3 gr. 47 de foie pour 100 grammes de poids actif. J'ai directement trouvé sur la Hulotte 3 gr. 43 : la concordance est absolue.
La couleur et la consistance de la graisse chez les animaux en expérience me paraît aussi en rapport avec les modifications hépatiques plus qu'avec la nature des graisses directement absorbées dans les aliments. Tout le monde connaît la couleur jaune de la graisse des poules et sa faible consistance ; elle est composée de corps dont le point de fusion est peu élevé. La graisse des poules carnivores est au contraire dure, blanche, son point de fusion est bien plus élevé ; elle ressemble beaucoup au suif des mammifères et OBla est d'ailleurs ainsi chez la Hulotte que j'ai disséquée. Je ne sais si c'est vrai de tous les oiseaux de proie.
(1) MAimL «7. lU Ae, Se,, déoembre ItOS).
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r 27 poules carnivores dont j'ai fait l'anatomie, deux seuleb avaient repris la graisse jaune, à la 3^ génération (IHs et s), la première très franchement, elle n'a pas eu de postérité, iconde d'une façon moins accentuée, elle a donné quelques
féconds. Ce sont justement ces deux exceptions qui me rapporter la modification de la graisse à une réaction généde l'organisme susceptible de quelques changements, plutôt un simple emmagasinement d'une graisse donnée, la même
tous, qui serait constante, ne autre transformation paraît plus nettement encore en ort avec la suractivité du foie suivie de surmenage, c'est >arition, dans le péritoine de mes animaux, d'un pigment analogue à celui que l'on trouve dans le péritoine des Amiens et des Eeptiles, puis la disparition de ce pigment dans ernières générations. Je considère ce pigment comme de la >nine. Il est à noter qu'on ne le rencontre jamais chez aucun > et le fonctionnement du foie ainsi que la taille de cet organe Ht incomparablement plus faibles que chez les femelles {voir litre Vni).
^mment évaluer cette quantité de mélanine i)Our en avoh* mesure au moins approximative. Sur mes feuilles de dissecje trouve des notations telles que les suivantes :
Pas de mélanine 0
Traces de mélanine l
Un peu de mélanine 3
Mélanine 4
Plus chargé de mélanine 5
>us pouvons remplacer ces indications un peu longues par hiffres qui leur font face et qui correspondent à peu près à )ortance du produit observé, qui lui donnent une note. Les rvations se groupent alors dans le tableau suivant où les îtères gras représentent des mâles.
>s connaissances sur la production et la signification du
lent sont trop peu avancées pour qu'on puisse dès mainte-
apprécier tout le sens de ces modifications. H importe en
VARIATIONS EXPERIMENTALES
tous cftB de les noter pour le jour où elles pourront être plus complètement utilisées. Nous en redirons quelques mots au chapitre IV, au cours duquel ils seront mieux compris.
Avant de dore ce chapitre, retenons les deux grandes indications suivantes. Les modifications obtenues sur le rein et le foie et relatives à l'importance de ces organes dans l'organisme entier tendent vers l'état qui est celui des oiseaux carnivores. Si l'évo-
GÉNÉRATIONS
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Indications individuelles
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llla IV, V, via VII, VIII,
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