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lution s'était continuée conformément à son début, il eût sufa de six générations pour réaliser la transformation. C'est très peu et, par rapx>ort au temps total, c'est même une durée si courte qu'en se plaça/rU à ce point de vue l'évolution semble procéder par saccades, être discontinue.
Mais, si l'on envisage comme mesure du temps la durée d'une génération, on compte jusqu'à six moments distincts et à cet autre point de vue, le phénomène apparaît avec une continuité qui se figure par une courbe.
Nous pouvons dès maintenant dire que notre expérience a été arrêtée par l'intoxication contre laquelle Torganisme ne s'est pas défendu jusqu'au bout. Gomment se fait-il qu'une telle impossibilité ne se soit pas présentée dans la nature t On en aperçoit plusieurs raisons. D'abord tout porte à croire que les transformations de cette sorte sont plus progressives que celle par nous tentée et ce qui subsiste du régime végétal non seulement n'augmente pas l'intoxication, mais aide à l'éUmination. C'est ainsi par exemple que l'on voit encore les chats mâcher des tiges de valériane.
D'autre part les femelles résistent mieux que les mâles. Mais nous avons toujours eu des couples de même génération. Dans la nature, les mâles de deuxième année sont en pleine vigueur et ce sont eux surtout les reproducteurs ; ils apportent ainsi un retard d'une année dans la plus forte intoxication et il n'en faut peut-être pas plus pour franchir le point critique, le point d'inflexion des courbes et gagner ainsi l'adaptation organique.