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CHAPITRE V

VARIATIONS DU TUBE DIGESTIF LINTESTIN ET LES CiBCUMS — LE JABOT ET LE GÉSIER

SomcAiRB. — PrécaatioDB à prendre pour lei mesurée. — Echelle des courbes de variation. — DécrolMance des organes digestifs suivant des arcs d'hyperbole équilatère. — Les écarts dans les dernières générations dus à l'insuffisance du poids total. — Nouvelle marque d'intoxication. — Réduction de l'intestin et du cœcum. — Jauge du jabot ; réduction du volume et de l'extensibilité. — Réduction dans l'action du gésier ; les cailloux ordinairement Ingérés deviennent progressivement plus petits ; ce sont des grains de sable aux dernières générations. — Représentation par le dessin de l'estomac en valeur relative, sur 12 animaux composant des couples descendus les uns des antres. — Dimorphisme sexuel. — Autres séries de dessins sur des poules devenues plus précocement stériles et sur des coqs tuberculeux. — Dans les cas anormaux, la réduction relative est moins accentuée ou transformée en accroissement. — La réduction accentuée est la rigU.

Les seules modifications, dues au changement de régime alimentaire chez les oiseaux, étudiées jusqu'ici ont été, comme nous l'avons dit, celles qui sont relatives au gésier. Nous avons des données qui s'étendent en outre à d'autres parties du tube digestif : intestin, c»cum et jabot.

Des mesures effectuées sur le tube digestif risquent de laisser place à un certain aléa en raison de l'élasticité des organes si l'on n'opère pas toujours exactement de la même façon et si, notamment, l'on tire plus ou moins sur le tube digestif en mesurant sa longueur avec une règle graduée. J'ai toujours eu soin d'appliquer l'organe sur la règle sans exercer aucune traction.

J'opérais de même sur les csBCums. On sait que, chez les oiseaux, ces organes sont au nombre de deux, symétriquement disposés ; chez la poule, en particulier, ils sont rarement de la même longueur : une différence qui peut aller jusqu'à 15 % existe toujours entre eux ; je prenais la moyenne entre les deux pour longueur du caecum. Le volume du jabot doit aussi être évalué avec quelques précautions que j'indiquerai plus loin.

Pour la variation de ces organes comme pour les autres, j'ai considéré le rapport de leur longueur, de leur volume ou de leur poids au poids total et au poids actif des animaux étudiés. J'ai

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construit les courbes de Tariation en ces différentes circonstances et en considérant soit les moyennes de tous les animaux d'une génération, soit, pour éviter les effets variables du dimorphisme sexuel, en comparant les rapports dans des couples effectivement descendus les uns des autres. Ces manières diverses d'envisager le phénomène me donnent les mêmes indications et les mêmes courbes, avec seulement un peu plus ou un peu moins d'accentuation ; les différences secondaires sont même très

rvs.

Ps

Fio.20. Courbet montrant la réduction de l'inteetin ( . ) et du csecum ( ) dans des couplet

effectiyement detcendut let unt det autret pendant cinq générations successivet. — Rapports de la longueur det organet à 100 gr. de poids total.

faibles. Aân d'avoir des graphiques qui se puissent comparer avec ceux que j'ai déjà fournis pour le rein et le foie, je les construis également avec les données relatives aux couples descendant les uns des autres. •

Dans toutes les courbes dont il va être question, j'ai pris pour abscisses le temps, en portant sur l'axe horizontal 26 % pour la durée d'une génération et pour ordonnées les valeurs du rapport de chaque organe au poids total des animaux et cela suivant les échelles suivantes :

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