SÉRIE
SKIIIK (
DATKS du début de rincubatioii
Ji
ûû 1
lî
si
si
Pf
21 juin 1901
Ps
2 juin 1902.
4 mai 1903
2 juin
1*' Juillet
an
Ps
18 mai 1904 7 juin 12 Juillet
2 août
22 mars 1906 24 avril 16 mai 3 Juin 26 Juillet
16 août
(1) Voir p. 178
(2) Abandonnés par la poule.
VARIATIONS EXPERIMENTALES 253
La race UIq, III, (série p) mieux pourvue du côté excréteur, poursuit aussi plus loin sa descendance. La proportion des œufs qui se développent, pour 100 œufs mis en incubation, décroît néanmoins de la façon suivante :
La régularité du phénomène semble subir une atteinte entre la 3« et la 4« génération. Mais il faut observer que la première incubation réalisée pour obtenir P^ a subi un accident unique dans l'expérience. La poule couveuse a quitté les œufs pour ne plus les reprendre. Dans ces conditions, on peut et on doit apporter ime rectification. Les trois dévelopx)ements commencés, appartenant à la première incubation de l'année, auraient certainement, vu les résultats des incubations suivantes de la même génération et de la même série, été conduits à terme sans l'accident précité. Si l'on compte à cette génération trois éclosions de plus, le pourcentage correspondant devient 27,2 et la série régressive se change en la suivante :
Il est tout à fait important de remarquer que, dans une même année, la proportion des succès au nombre total des œufs va en faiblissant de semaine en semaine jusqu'à devenir tout à fait nulle quoi qu'on fasse. Or, à mesure que s'avance sa vie, l'organisme de la femelle pondeuse est davantage intoxiqué ; les œufs qu'il produit le sont aussi et sont de moins en moins susceptibles de suivre une évolution régulière.
Phisalix (1) de son côté a obtenu des résultats qui lui ont paru concorder avec les miens. Les œufs du Crapaud et de la Vipère, aussi bien que ceux des Abeilles, contiennent les mêmes substances toxiques que le venin lui-même. D'autre part Char- BiN et Gley (2) avaient antérieurement établi l'hérédité des intoxications morbides. Mes recherches ne laissent pas de doute sur le fait que les intoxications d'origine alimentaire ne puissent
(1) CM. Ae. Se., décembre 1M8 et Juin 1906.
(2) C. M. Ae. Se., M(. — Archive* de Phyeioloçie 189M8M-
F, HOUSSAY
aussi entraver révolution des œufe et, par suite, passer dans la substance de ceux-ci.
HoLMGBÉN (1) dans son expérience sur des pigeons nourris pendant plusieurs années à la viande avait relevé une observation susceptible d'être interprétée de la même manière ; an reste, il n'en avait tiré aucun parti. Ses pigeons pondirent, couvèrent, mais les petits ne sortirent pas des œufs au bout de 21 jours.
GÉNÉRATIONS
Nombre d'EclosioDS
Nombre d'Adalles
Poarcentaire des Adalles
Date des morts précoces
Sexe des Morts
8» Jour.
mftle.
Pj
mAie.
mAle.
Enlosion.
inoonnu.
EdonioD.
inconnu.
Bcloiioii.
70» Jour.
inconnu (2).
mile, femelle, mâle.
18» Jour.
mâle
mâle mâle.
mâto.
Bclotlon.
femeUe (S).
Bdoilon.
mâle.
Eoloaion.
2* Jour.
18ft« — 167« —
mâle, mâle, mâle, mâle.
Edofion.
mâle.
Eoloaion.
Kdoaion.
mâle, mâle.
IT Jour.
m^le.
Totaux.
(1) F. HoLMORâN.— Cm KOttfttande dufvor {Aftryek ur Upgala Lakare-f&rmmgg JPdrten^ Kfi^ar. Upaala. 1878).
(2) Cea 8 pouieta sont morta acddentellement d'hémorrhagie cauaée par l'ouverture de la coquille deatinée â fadUter leur édosion, ouverture qui fut prématurée.
(8) Cette femelle eat morte accidentellement écrasée par 1* poule couveuse.
Non seulement dans notre expérience prolongée les œufs se développent de moins en moins, mais en outre les poulets éclos ont moins de vitalité. Le nombre des animaux qui n'atteignent pas Tétat adulte va en croissant et la date des morts prématurées est de plus en plus précoce.
Le tableau précédent montre la progression du phénomène.
De ce tableau jésuite que non seulement le nombre des éclosions va en diminuant mais encore, sur les éclosions réalisées, le nombre d'adultes décroît constamment suivant la série.
On a reconnu le sexe de 20 individus sur les 23 qui sont
morts prématurément. Sur ces 20 cas, 18 sont des mâles et deux
seulement des femelles. Encore, sur les deux femelles, une de
celles-ci est morte à Téclosion d'un accident, écrasée par la
2 1 poule couveuse. Conservons néanmoins ce rapport de — ou -
lo <7
pour nous tenir plutôt au-dessous qu'au-dessus de la vérité. Le rapport en question exprime qu'il meurt prématurément 9 mâles pour une seule femelle.
Si les morts prématurées étaient uniquement dues au hasard la mort de deux coqs seulement devrait survenir contre celle d'une femelle ; car de mes 38 animaux éclos j'ai connu au total le sexe de 35, sur lesquels 24 étaient mâles et 11 femelles.
Donc, l'ensemble des conditions qui règlent la sexualité mâle comporte une majoration au moins du quadruple sur les déterminations moyennes de mort prématurée. Chez nos oiseaux carnivores, les mâles sont quatre fois plus fragiles que les femelles. Et, comme en ce cas fragilité ou moindre résistance veut dire intoxication plus grande, les mâles sont des êtres plus intoxiqués que les femelles. C'est d'ailleurs une notion qui tend à se répandre et que nos expériences ont mise en lumière
n est au surplus important de noter que si l'intoxication rend les mâles plus fragiles elle détermine en même temps leur production car, à mesure que l'expérience marche, les nais-
F. HOUSSAY
sances de mâles augmentent manifestement. Cela ressort du tableau suivant.
GÉNÉRATIONS