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RAPPORTS DE DIMORPHISME SEXUEL ORGANIQUE

(Série p>

GÉNÉRATIONS

Intestin .

Gésier . .

Cœcum .

Pancréas

Foie

Rein . . . .

Rate

(^œur . . .

Poumon

Fio. 41. Courbet de U varUtion du diinorphitme sexuel organique aux dlyenet génération»

(•érle p) Ra, rate ; P, pancréa»; /, intettin ; F, foie ; R, rein; C, c»cum ; 0, gésier ; C^/cœur . Po, poumons.

F*. ÏÎOUSSAY

Un second tableau groupe les mêmes données relatives à la série a, mais s'étend seulement sur quatre générations par suite de l'extinction plus précoce de la race.

RAPPORTS DR DIMORPHI8MB 8RXUEL ORGANIQUE

{Série a)

GÉNÉRATIONS

Po

Pi

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Pa

Intestin

Gésier

Cflooum

Pancréas

Foie

Rein

Rate

Cœur

Poumon

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Fia. 42. Courbes de la variation du diroorphiame sexuel organique aux divenei généraJona

(série a).

Mêmes lettres que flg. 41.

Avec ces nombres j'ai tracé deux séries de courbes en prenant pour abscisses les temps à raison de 25 % pour la durée d'une

génération et pour ordonnées les valeurs du rapport de dimorphisme à raison de 1 % pour un changement de 0,01 dans la valeur du rapport. Aussi les valeurs 1,50 et 1,60 sont séparées par 10 % en hauteur ; 1,48 et 1,60, par 2 %, etc.

L'axe horizontal, tracé à la valeur du rapport égal à Tunité, représente un dimorphisme nul ; les organes comparés étant égaux puisque leur rapport est 1.

Les courbes, ayant subi la même réduction photographique, montrent de curieuses variations, différentes dans la race qui s'éteint vite et dans celle qui x>^rsiste davantage. Pour bien comprendre dans son détail la signification des deux courbes, il faudrait une étude particulière et approfondie de ce sujet spécial et sans doute mériterait-elle d'être faite. Nous allons pour le moment nous contenter de quelques indications générales.

Au début, la race a, meilleure pondeuse, a un dimorphisme sexuel organi(][ue plus accentué que la race p. Dans cette race a, le rein seul et le pancréas manifestent un accroissement du dimorphisme dès que le régime change ; mais l'accroissement ne persiste pas et est suivi d'une régression rapide qui amène, à la 3« génération, l'inversion du rapport, à laquelle arrive aussi un autre organe essentiel : le foie. Le dimorphisme de la rate augmente de plus en plus, ce qui est sans doute un symptôme d'intoxication chez les femelles, à foie et à rein insuffisants pour leur sexe.

Pour la race p, le changement de régime accroît brusquement le dimorphisme de tous les organes à supériorité femelle ; mais bientôt le dimorphisme baisse pour atteindre un fort minimum à la 3® génération, où toutes les courbes se resserrent autour de l'axe 1.

Dans l'évolution de nos animaux, là est le point critique que nous avons signalé partout. Une seule femelle laisse des descendants et le petit relèvement des dimorphismes à la génération P^ est un jeu de sélection. Son effet, d'ailleurs, ne dure pas et dès la génération suivante toutes les courbes se réinclinent plus ou moins vers l'axe d'unité à dimorphisme nul.

264 F. HOUSSAY

Il est encore à observer que, dans cette race, la courbe qui figure le dimorphisme de la rate a des xK)intements inverses de ceux des autres organes, notamment de ceux des reins et du foie ; les courbes oscillent eu sens contraire, montrant en quelque sorte la suppléance tentée par la rate pour réagir à l'intoxication quand le foie et le ï'ein faiblissent chez les femelles ou l'engorgement qu'elle subit de ce chef.

Au résumé, la réduction du dimorphisme sexuel que faisait soupçonner la perte de l'instinct de combativité chez les mâles est une réalité profonde et organique et la réduction e^t consécutive à un changement de régime alimentaire. /

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