‹ Archives de zoologie expérimentale et générale (volume 5)Chapitre 9 sur 146 · AU · texte numérisé non relu

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I^io. 7. Positions successives occupées par le membre postérieur droit au cours d'un pas complet iCkolotpuiU Mêmes observations que pour la figure inécédente.

MaUleureusement, je n'ai pu me servir pour Tétude que j'ai faite du Choloepus de la Ménagerie du Muséum de la méthode

as R. ANTHONY

chronophotographique : les locaux ne s'y prêtaient pas ; de plus le fait que l'animal se refusait à se mouvoir en plein jour rendait également Texécution de la chose extrêmement difficile. J'ai dû me contenter de l'observation pure et simple, qui, dans l'étude de la locomotion peut parfois être si féconde, surtout lorsqu'il s'agit d'un animal dont les mouvements sont aussi lents que ceux du Choloept^, Par ce seul procédé, j'ai pu constater effectivement que l'animal se mouvait à peu près toujours de la façon représentée par Muybeedge (1902) et pour ainsi dire jamais différemment. Je reconnais toutefois qu'il ne serait pas inutile de recommencer les expériences de Mutbbidoe (1902), et je compte tenter de le faire à la prochaine occasion.

Au cours de mes observations, j'ai pu me rendre compte aussi que la progression du corps en avant se faisait ainsi qu'il l'a été annoncé, non seulement par la contraction des extenseurs du membre x>ostérieur fixé, mais aussi par celle des fléchisseurs du membre antérieur. La simple palpation m'a permis de me rendre facilement compte de l'action de ces muscles fléchisseurs du membre antérieur laquelle est véritablement très puissante.

On sait combien a été discuté ces dernières années le rôle des membres antérieurs dans la propulsion du corps chez les animaux à attitude normale, le cheval notamment. La plupart des auteurs, en effet, admettent que chez le cheval la propulsion se fait par l'intermédiaire des membres postérieurs seuls, les membres antérieurs ne jouant simplement le rôle que de colonnes de soutien. L'opinion contraire a cei)endant été émise et certains pensent que les membres antérieurs jouent un rôle actif dans la propulsion prenant un point d'appui sur le sol et amenant en quelque sorte par la contraction de leurs muscles fléchisseurs le corps à eux. Le lieu n'est point ici de prendre parti dans cette question. Disons seulement qu'en ce qui concerne le GholoepiMf il nous a semblé que les membres antérieurs jouaient un rôle peu important dans la propulsion du corps lorsque la branche sur laquelle se déplaçait l'animal était horizontale. Lorsque la branche était inclinée et que l'animal la

gravissait, leur rôle était indiscutable et très important. L'animal grimx>e alors autant qu'il marche. Lorsque la branche était inclinée en sens inverse et que Tanimal descendait la pente, il ne contractait plus du tout les fléchisseurs de ses membres antérieurs et la contraction des extenseurs des membres postérieurs était elle-même très diminuée. Il profitait en quelque sorte de l'action de la pesanteur, et avait plutôt besoin de se retenir que de faire effort x>our avancer. Le rôle des memlH'es antérieurs était alors nul. Mais le paresseux n'aime guère descendre les pentes, d'autre part les branches sont rarement horizontales. Il s'ensuit qu'il est le plus souvent dans les conditions où les fléchisseurs de ses membres antérieurs se contractent, de telle sorte que l'on peut considérer leur contraction comme un acte normal de la locomotion de cet animal qui tient à la fois de la marche et du grimpement. Les membres antérieurs jouent donc en somme un rôle imx>ortant dans la propulsion du corps chez les Paresseux.

D'après la méthode de Mabet (1873) on peut écrire graphiquement de la façon suivante le pas du Choloepris chronophotographié par Muybbidge (1902). J'ai suivi dans cette figure aussi exactement que je l'ai pu les indications de l'auteur; mais le flou de certaines photographiées a souvent rendu ma tâche difficile.

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Fio. 8. Notation (d'après la méthode de Marey) d*uii pas de Choloepuê d*après la ohronophotographle de Moybtldge. ad^ membre antérieur droit ; «9, membre antédeur gaaebe ; fd, membre postérieur droit ; pg, membre poitériear ganohe.

De ces observations sur le Choloepus il ressort que FaUure qu'affecte cet animal est une allure diagonale, c'est-à-dire que les mouvements des membres sont associés en diagonale. Tantérieur droit et le x>ostérieur gauche d'une part, le x>ostérieur droit et l'antérieur gauche d'autre part. On conçoit d'ailleurs qu'il serait difficile qu'il en fût autrement. Si ces animaux à attitude renversée avaient une allure latérale analogue à l'amble du cheval, ils risqueraient de rester susi>endus par leurs deux membres du même côté. Pour éviter cette occurrence ils devraient contracter énergiquement les muscles adducteurs de leurs membres de l'autre côté afin de lutter contre l'influence de la pesanteur qui tendrait dans le cas de leur attitude spéciale à s'opposer à l'appui qu'elle favorise au contraire dans le cas de la locomotion d'un animal tel que le cheval.

Dans cette allure du Ohoîoepus il n'y a pas une synergie strictement absolue entre les deux bipèdes diagonaux. Cela se voit bien dans la figure 3 : ainsi qu'il l'a été dit le membre antérieur se met en contact avec la branche avant que le membre postérieur ne l'ait atteinte (Position Y).

n résulte de ceci que l'allure renversée du Choloepus est une sorte de trot décousu dans lequel l'animal ne perdrait jamais le contact avec la branche sur laquelle il progresse. Non seulement le Choloepus ne perd pas contact avec la branche le long de laquelle il progresse mais encore entre chaque demi pas il y a un moment où ses quatre membres sont en contact avec elle.

L'aUure de cet animal peut en adoptant la notation proposée par Màbjst (1878) s'inscrire de la façon schématisée suivante (voy. flg. 9).

Fio. 0. NoUtioii timpliflée et tchématiiée (d*aprèi la méthode do Mirey) de Tallare du CMotpui, MAme légende qae U agure précédente.

LES ÈDENTÉS TARDIGRADES ET GRAVïGftADÉS 71

- m Résnmé et OondiiiioiuL

lo Lee Bradypodidae (Paresseux) sont des animaux essentiellement et exclusivement arboricoles.

29 Leur attitude dans les arbres est toujours renversée, c'est-à-dire que leur dos est tourné vers le sol.

3P Leur locomotion est lente et ils paraissent affecter d'une manière constante une allure diagonale comparable à un trot légèrement décousu dans lequel Tanimal ne x>^rdrait jamais contact avec la branche sur laquelle il progresse et dans lequel entre chaque demi pas ses quatre membres seraient en même temps en contact avec elle.

INDEX BIBLIOaBAPHiqUE

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1i R. ANTHONY

LÉ&EffDE DE LA RLASGEE II

Fio. 1. CKoloepu» dtdaetyhu Linn. donnant ftccroché aux parties sapérieuret de u cage.

(Cette photographie et les suivantes ont été prises à la Ménagerie du Muséum

d'Histoire naturelle sur un seul et même animal.) Pio. 2. Le même dormant accroché aux parties inférieures du grillage de sa cage, Fio. 8. Le même s'étirant après avoir été réveillé. Fio. 4-5. Le même progressant le long d'une branche inclinée. Fio. <^. Le même suspendu à une branche dans une attitude de repos.

ARCHIVES 0£ ZÛÛLOGIfi EXPÉRIMENTALE ET GÉNÉRALE

IV« Série, Tome VI, p. 73 à 102, pL III

25 Février 1907

L'ORIGINE DES NÉMATOCYSTES

DES

ÉOLIDIENS

PAR

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