VV£S L)£LAGE
4imen)sions de la figure. Une partie de la lame cbiiiaeuse et de la couche musculaire ont môme été laissées de côté.
Le rasoir a d*abord rencontré h couche chitineuse externe (c), puis vient une zone formée de petites figures polygonales à contour net, h contenu finement granuleux, qui représentent les pieds ou bases d'implantation des fibres épitbélio>conjonctives (/*). Un peu plus bas, vient la zone des noyaux (n) où Ton voit ces corpuscules, avec une
d'ensemble des Sacculines jeunes. Mon réactifcolorant est l'hémaloxyline alcoolique, mais préparée autrement que ne l'indique Kleinenberg. Voici ma formule :
(i) Hématozyline 2 grammes.
Atcooi absolu 30 —
[t) Alcool à 70 degrés 30 —
Chlorure de calcium à saturation.
Alun de potasse à saturation.
Solution (1).
Solution (2)
Cette liqueur bleuit en quelques jours et devient extrêmement colorée, mais il suffit d'en ajouter une quantité variable, selon l*effet à obtenir (1/4 à }/3) dftps l'alcool absolu où la pièce a séjourné en dernier lieu. // n'y a pas de précipitation. Elle se conserve indéfiniment, mais à la longue, elle vire au rouge. On ne doit pas, dans ce cas, l'exposer même à des vapeurs d'ammoniaque, suivant le conseil donné p^r Paul Mayer dans son exposé de la technique employée à Naples, car il se forme un précipité. Il faut se servir de la solution sans s'inquiéter du changement de couleur, et, lorsque les coupes sont faites, avant de mettre la lamelle, il suffit de passer la lame renversée au-dessus d'un fiacon d'ammopiaque. I^a coloriitioa vire au bleu et se renforce.
Je considère le montage dans la glycérine comme infiniment préférable au montage dans le baume. La première rend les éléments distincts, les contours vifs; le dernier jette sur l'ensemble comme un voile nuageux, estompe les contours, confond les fins détails. Comme le montage dans la glycérine ne passe pas pour être compatible avec la conservation des séries do coupes dans leur ordre, on me saura peut' être gré de donner quelques indications sur une méthode très simple et qui réussit parfaitement. L'objet étant monté dans la paraffine, on fait les coupes en mouillant le rasoir d'alcool absolu. C'est la clef de la méthode. II est très facile d'empêcher les coupes de se rouler en appuyant avec un pinceau mouillé d'alcool absolu sur le bord de la pièce, à l'endroit où le rasoir commence à l'attaquer. Cela supprime tous les appareils compliqués imaginés dans ces derniers temps pour empêcher les coupes de se rouler. On les transporte sur la lame avec le pinceau, ou, si elles sont très fragiles, avec une lamelle de mica. Lorsque'la série est terminée, on tom 4vaporûr
ÉVOLUTION DE Ik SACCULLNE. m
forme ovalaire, un petit nucléole foncé et deux ou trois petites granulations. Ils 3Pnt logés dans des figures polygonales un peu plus étroites que celles de la zone précédente, car les fibres ont déjà commencé à diminuer de diamètre* Puis vient une troisième zone {f')oii les fibres, devenues encore plus étroites^ cessent de se toucher et sont séparées par des intervalles appréciables. En outre, n^étant plus comprimées les unes contre les autres, elles prennent un contour arrondi ou elliptique. Ces trois zpnes n*ont point d'ailleurs de limites tranchées, car les noyaux ne sont pas situés dans les fibres à une hauteur invariable.
Jusqu'ici, les fibres se montrent placées les unes à côté des autres, sans onentation bien marquée. Dans les deux zones suivantes {f^Qif)^ on les voit groupées en îlots distincts qui représentent chacun la* coupe d'une gerbe à des distances de plus en plus grandes de la base, et,
VtUcoolf on chauffa avec précaution sur la lampe, jusqu'à amener la usion de la paraffine et on laisse refroidi^. Les coupes, par le fait qu'elles^ ont été faites mouillées, s'appliquent sur la lame par toute leur surface et contractent avec elle une solide adbéranoe. On peut laver avec le chloroforme pour dissoudre la paraffine, puis avec l'alcool absolu pour chasser le chloroforme, sans qu'elles se dérangent. L'adhérence est même si solide que Ton peut recolorcr après coup, si la coloration en masse a été insuffisante. C'est à ce moment, après le lavage à Palcool absolu, que Ton fait subir aux coupes le contact des vapeurs ammoniacales, si l'hématoxyline était rougie. On met alors la lamelle, puis une goutte de glycérine sur le bord. La glycérine se substitue lentement à l'alcool. Pour pouvoir fermer et luter la préparation, il faut et il suffit que Tezcès de glycérine soit exactement enlevé^ ce que l'on reconnaît h ce qu'une feuille de papier à cigarettes ne peut plus en enlever par capillarité. La lame se nettoie alors facilement.
Pour ce qui est du durcissement, j'ai presque toujours employé les alcools de plus en plus forlSi à 00 degrés, puis à 90 degrés, puis absolu. Je colore à ce moment et j'ai reconnu qu'il y avait avantage à faire repasser, après la coloration^ la pièce par l'alcool pendant quelques heures. Avant d'inclure la pièce dans la paraffine, il faut la tenir dans du chloroforme saturé de paraffine jusqu'à ce qu'elle tombe au fond. La paraffine doit être aussi peu chaude que possible et maintenue en fusion d'autant plus longtemps que la pièce est plus caverneuse.
Dans la paraffine, les pièces se conservent indéfiniment, mais si Ton attend trop Ipn^temps (un an, par exemple) avant de flaire les coupes, celle-ci prend un état moléculaire particulier qui fait qu'elle s'égrène sous le rasoir. On évite cet inconvénient en la faisant refondre et en faisant les coupes peu de temps après le refroi- 4iMement.
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par suite, avec des diamètres de plus en plus petits. Dans chacun de ces faisceaux {g y g, g] y on voit les fibres représentées par de petits points obscurs de forme irrégulière (p), A l'état vivant, elles doivent se toucher, et ne sont sans doute ici à distance que par suite de l'action des réactifs. Les faisceaux, au contraire, sont normalement séparés par des intervalles notables (/) et d'autant plus grands qu'ils sont coupés plus loin de leur origine. Dans ces faisceaux, on voit, en outre, généralement, mais non dans tous, une ou deux flbresplus épaisses que les autres et contenant un noyau nucléole, ce qui provient de ce que chaque fibre peut* être formée de plusieurs cellules. Les noyaux sont plus petits que ceux du pied des fibres. Mais ce qu'il y a de plus intéressant à noter, c'est que ces faisceaux sont tous limités par une ligne parfaitement nette, et qu'il est aisé de reconnaître pour une membrane distincte (q). La nature de cette membrane trouve son explication dans ce fait que, çà et là, on la voit s'épaissir fortement et former, de la manière la plus nette, une cellule pâle (e, e, e), munie d'un noyau nucléole. Ce n'est autre chose que la membrane endothéliale formée par des cellules qui, assez épaisses au point qui avoisine le noyau, s'étalent par leurs bords pour se réunir aux cellules voisines et former avec elles une membrane continue d'une extrême minceur.
On se rappelle que j'ai décrit cette membrane endothéliale comme se portant d'une gerbe à Tautrc, de manière à former entre leurs bases une sorte de voûte concave vers le dedans, et se continuant sur chacune d'elles avec la gaine qui l'enserre. Dans la coupe presque tangentielle que représente la figure, la ligne qui limite supérieurement la zone f représente la coupe de cette voûte endothéliale, et, un peu plus bas, on voit cette voûte elle-même (v) se projetant à plat entre les différents faisceaux très rapprochés à ce niveau. Çà et là, on voit entre les faisceaux des sortes de magmas (a) formés par la matière alibile qui circule dans les lacunes (/) limitées par l'endothélium et qui a été coagulée par les réactifs. Enfin, ,dans la septième et dernière zone [m], on voit le commencement de la couche
musculaire formée de faisceaux de 10 à 15 [jl de fibres striées de 3 (& environ. Ces fibres se montrent, çà et là, parsemées de noyaux ovalaires nucléoles, un peu plus volumineux qu'elles-mêmes. Les faisceaux se divisent et s'anastomosent sans cesse par échange répété de leurs fibres, et forment un réseau à mailles ovalaires étroites. Chacune de ces mailles est occupée par un étroit faisceau conjonctif entouré, là comme plus haut, de sa membrane endothéliale. A ce niveau, les faisceaux conjonctifs sont réduits à leur minimum de diamètre. Plus loin, on les verrait grossir de nouveau et répéter les dispositions de la partie inférieure de la figure.
Enfin, sur le bord des faisceaux musculaires existe une ligne limi^ tante que Ion confondrait facilement avec le bord même des fibres, si elle ne se révélait nettement, çà et là, par la présence d'un noyau. C'est dans les angles des mailles qu'on en trouve le plus aisément {e). Par places, là où le hasard a voulu que la coupe respectât la surface d'un faisceau, on voit des fragments pins ou moins étendus de la membrane endothéliale.
En résumé, un endothélium, continu au moins chez les jeunes, entoure tous les faisceaux musculaires et conjonctifs, et limite toutes les lacunes qu'ils ménagent entre eux. Les cellules endothé* liales sont irrégulièrement polygonales , pâles, finement granuleuses, très plates, excepté au niveau du noyau. Elles ont de i5 à 18 {A de large, et leur noyau ovalaire a 3 (a sur 5 [l environ.
f). Cloaque (G. dans toutes les figures des planches XXIV à XXX). — Situé sur le côté gauche, au bas de la face qui cegardele sternum du crabe, à égale distance des bords antérieur et postérieur, le cloaque a une configuration différente chez les jeunes et chez les adultes. La Sacculine, tout à fait jeune, a son cloaque très peu saillant, fermé par une membrane et terminé à son orifice par un bord simplement arrondi et épais. Les figures 48, pi. XXVI, et 51, pi. XXVII, en donnent une idée exacte. Plus tard, le cloaque s'ouvre et prend peu à peu cette configuration en court cône tronqué que j'ai signalée chez
l'adulte (flg. 65 à 68, pi. XXIX). Tandis qu'extérieurement il est fortement élargi à la base, son calibre intérieur est presque cylin- ■ drique, en sorte qu'il est moins épais au sommet qu'à la base, ce qui tient à la présence d'un puissant sphincter à ce niveau. Vu de l'intérieur de la cavité incubatrice, il a la forme d'une rosette fortement saillante, découpée de plis profonds (flg. 67, s).
Sa structure est assez complexe (fig. 51).
La chitineme externe [c) le revêt extérieurement et se continue au niveau de son bord libre avec la chitineuse interne, dont elle fwend peu à peu la minceur et les caractères particuliers. La chitineuse interne {c') tapisse son canal intérieur dans lequel elle forme des plis longitudinaux, plus ou moins accentués, selon Tétat de dilatation. La couche épithélio-conjonctive perd peu à peu, en approchant du cloaque, les caractères qu'elle avait dans le manteau. Ses fibres cessent de se grouper en faisceaux distincts; elles deviennent plus longues, montrent jusqu'à quatre et cinq noyaux et se divisent beaucoup plus fréquemment en ramifications anastomosées de Tune à l'autre. Çà et là on retrouve sur elles des cellules ou des lambeaux de la membrane endothéliale ; mais la structure devicftit si îrrégulière que je ne saurais affirmer que l'endothélium soit encote continu. Peu à peu, elles perdent leur épaisseur et leur' structure granuleuse et se réduisent à des filaments minces, hyalins, dont les uns servent de tendons d'insertion à des fibres musculaires^, tandis que les autres forment un réseau clair et très fin dans les mailles duquel passerit les faisceaux musculaires du sphincter cloacal {s).
La couche musculaire du cloaque est formée de deiix ordres de fibres parfaitement distincts, dont les unes, rayonnantes, représentent le muscle dilatateur, tandis que les autres, circulaires, constituent le sphincter (fig. 63, pi. XXVIII).
Pour former le dilatateur [m), lesfaisceaOî descendants du maùteau 86 groupent peu à peu de manière à cotistituer une quinzaine de gros faisceaux rayonnants très distincts, qui se portent en majeure partie vers les points les plus déclives du cloaque, extérieurement
au sphincter, et vont s'insérer sur la membrane chitineuse par l'intermédiaire des fibres conjonctives qui leur servent de tendons.
Le sphincter (s), au contraire, est formé en partie de fibres qui se détournent de leur direction radiaire poursuivre un trajet circulaire, en partie de fibres qui, nées des faisceaux épithélio-conjonctifs du cloaque, se terminent à d'autres faisceaux plus ou moins éloignés, après un trajet circulaire plus ou moins long. Leur ensemble constitue un gros muscle strié, qui entoure cîrculairement le cloaque. Il se toit facilement, soit sur les coupes, soit sur les pièces traitées par Tacide azotique à un dixième pendant quelques jours. Il suffit pour le mettre à nu d'enlever la membrane chitineuse qui le recouvre (fig. 69, a et b). Sur leurs limites, le sphincter et le muscle dilatateur entrecfoisent leurs faisceaux ; mais, dans l'ensemble, la situation du premier est plus profonde que celle du second. Le sphincter est situé entre le dilatateut* et la membrane chitineuse interne, et c'est lui principalement qui détermine la saillie du cloaque dans la cavité incubatrice.
A l'état normal, le cloaque est maintenu fermé par la tonicité du sphiticter. Les fibres du sphinctef se font remarquer par une grande finesse. Elles ont 3 [x environ de large, et il y a deux stries dans chaque pi.. Celles du manteau, âù contraire, ont 5 à 6 ix de large chez l'adulte, et il faut H/2 [x pour contenir une strie sombre et la bande pâlô correspondante, datls l'état de Relâchement.