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Les oviductes

a). Conformation de roviducte.-^*). Chez l'adulte.^Lts œufs sortent de l'ovaire, de chaque côté, par une large issue et sont conduits dans la cavité incubatrice par un canal alternativement dilaté et rétréci qui fait fonction d'oviducte (fig. 68, pi. XXIX, et flg. 87, pi. XXX). Mais ce canal est, dans la plus grande partie de son étendue, une dépendance de la glande cémentaire. Il se développe comme elle et à son intérieur, et ne se met qu'après coup en communication avec Tovaire et avec le dehors.

a). Vulve. — Ce conduit a une forme complexe. Il commence en dehors par un petit orifice arrondi, la vulve (V)^ que l'on toit à la surface de la masse viscérale sous la forme d'un tout petit point foncé, au bas de la saillie cordiforme déterminée par la glande cémentaire (fig. 67, pi. XXIX)*

p). tanal wtitoatVe.— Cet orifice punctiforme est la base d'tm court

canal conique dont le sommet, tourn(^ en dedans, est percé, juste

en face de la vulve d'un orifice plus étroit que celle-ci (fig. 87, p).

7). Alrium, — A partir de là, le canal se renfle brusquement et forme une petite chambre sphérique à laquelle je donne le nom d*atriùm (A), Cette cavité est, en effet, une sorte de carrefour, dans lequel débouchent les conduits de la glande cémentaire et où passent les œufs pour ôtre évacués dans la cavité incubatrice.

0). Entonnoir. — La paroi interne de l'atrium, juste en face du point où s'ouvre le canal vulvaire, est percée d'un petit oriflcc arrondi au-delà duquel le conduit se dilate brusquement en un entonnoir {[£), dont la base tournée en dedans se continue sans ligne de démarcatioi^ sensible avec la masse latérale correspondante de l'ovaire.

Toutes ces parties sont symétriques et situées sur une même ligne transversale. Une aiguille que l'on introduirait dans la vulve du côté gauche, perpendiculairement au plan sagittal, traversenait successivement la vulve, le canal vulvaire, Tatrium et l'entonnoir gauches, puis le canal médian, et enfin l'entonnoir, l'atrium, le canal vulvaire et la vulve droits, sans rien léser, si elle était suffisamment ïiïïQ,

Voici les dimensions respectives de toutes ces parties :

Tx- X. j I , (dilaté, 2/10—

Diamètre de la vulve { ,.

(resserré^ 1/10

( dilaté, 2/10

— de l'opifice intérieur du canal vulvaire { r . .^..^

J resserré, 1/2/10

— de l'atrium S/10

— de roriOce interne de l'atrium 1/10

Longueur du canal vulvaire 1/10

— do l'alrium 3/10

Quant au segment en entonnoir, on ne peut donner ses dimensions moyennes. Il n'a que 1 dixième de millimètre au sommet et se perd à sa base, sans limites précises, sur la paroi de l'ovaire. En tout cas, il est très court et relativement très évasé.

**). Chez /eyeMne.— Telle est la disposition des parties chez l'adulte.

Chez le jeune, elles sont toutes différentes (fîg. /*8, 49 et 50, pi. XXVI). La vulve (la lettre V sur la figure 50 marque sa place future) n'existe pas encore. Elle ne s'ouvre, par résorption de la paroi externe de ratrium, qu'assez tard, mais cependant bien avant la première ponte. Chez des Sacculines de plus de 4 millimètres de long, je Tai trouvée encore fermée. U atrium {A) ressemble à peu près à ce qu'il est chez l'adulte, mais avec des dimensions moindres. Il a moins de 1 dixième de millimètre dans le plus grand sens. Sa paroi externe imperforée est aplatie. L'orifice par lequel il communique avec l'entonnoir est relativement plus large. Enfin la portion en entonnoir (F) est mieux délimitée et a une forme plutôt cylindrique^ ou du moins à peine conique.

b). Structure de Coviducte.— La structure des divers segments de Foviducte est fort simple. C'est partout une membrane fondamentale hyaline, revêtue d*un épithélium,

a). Membrane fondamentale (fig. 87, pi. XXX, et fig. 50, pi. XXVI). — Dans le segment en entonnoir qui n'est, au fond, qu'an prolongement de l'ovaire, c'est la membrane propre de la glande ellemême qui forme la membrane fondamentale ; elle s'épaissit de plus en plus en se rapprochant de l'atrium.

Dans Yatrium et le canal vulvaire, c'est une membrane toute semblable, mais un peu plus épaisse, et qui a une origine indépendante.

P). Epithélium, — Il difi'ère quelque peu selon l'âge.

*). Chez les jeunes (fig. 50, pi. XXVl),il est constitué par des cellules prismatiques très élevées , très serrées les u nés contre les autres , claires, à protoplasma finement granuleux, munies près de leur base d'un noyau ovalaire nucléole. Les cellules ont 1 2 à 20 [x de hauteur, 4 à5 ixde largeur. Leur noyau a 3 [a environ sur 5 ; le nucléole est punctiforme. Elles sont munies d'un plateau très mince, qui forme sur l'ensemble de leurs sommets comme une membrane continue. Cette cuticule est de nature chitineuse. C'est un produit de sécrétion des cellules sous-jacentes. A la base de l'entonnoir, cet épithélium se continue

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par UM gradation tout à fait insensible avec celui de l'ovaire. Les celluleg mères des futurs œufs, qui remplissent le canal médian (7), font, dans la cavité vide de Tentonnoir, une saillie convexe régulière. Sur la paroi externe de Tatrium qui, je Tai déj& fait remarquer, est imperforée, la membrane de soutien manque et les cellules épitbéliâtes sont plus courtes. Leur plateau chitineux est très réduit ou absent, et leur pied se confond avec les prolongements des cellules épitbélio-conjonctives de l'enveloppe de la masse viscérale.

Sur les parties latérales, Toviducte est entouré extérieurement par un tissu conjonctif lâche à cellules éioilées (J)^ réunies par leurs prolongementa ramifiés. Il est, ainsi que les tubes de la glande cementaire, comme noyé dans ce tissu conjonctif.

L'enveloppe de la masse viscérale passe, intacte, en face de Tatrlura, et c'est elle qui forme la paroi où, plus tard, se percera la vulve. Déjà cette paroi {V) montre certaines modifications, qui sont un acheminement vers la résorption qu'elle doit subir. Dans toute la région de la glande oémentaire, les fibres épithélio-conjoncUves ne sont plus groupées en faisceaux. Elles s'avancent individuellement vers le dedans, se ramifient, s'anastomosent et finissent par s'unir aux prolongements du tissu conjonctif spécial du voisinage. En face de l'atrium, le niveau s'abaisse brusquement, et, là où plus tard se percera la vulve, on observe une dépression circulaire. A ce niveau les fibres épithélio-conjonclives sont plus courtes, leur noyau est refoulé plus loin de la surface et leur pied par lequel elles sïnsèrent sur la membrane chitineuse devient indistinct. Les limites respectives de chaque fibre ne se dessinent plus, et l'ensemble forme une zone épaisse, confuse, finement striée parallèlement à la surface, et qui rappelle l'aspect des membranes chitineuses. Tout indique une déchéance qui sera suivie d'une destruction prochaine, et qui parait s'opérer par le moyen d'une dégénérescence chitineuse des éléments. Après la destruction de la paroi, l'enveloppe de la masse viscérale se déprimera autour de la solution de continuité pour se continuer avec l'atrium. La réunion se fera au niveau de l'orifice

externe de celui-ci, et le petit canal vulvaire sera formé entièrement aux dépens de l'enveloppe de la masse viscérale. D'autre part, le revêtement chitineux des cellules épithéliales de l'atrium se soudera à la membrane chitineuse de la masse viscérale, et toute trace de Tancien état de choses aura bientôt disparu.

**). Chez l'adultey la structure de Toviducte est notablement différente (âg.93, pi. XXX). Les cellules épithéliales (a) de l'atrium ont 35 (jl de haut sur 5 |ji de large. Le noyau ovalaire, très clair, a 4 1/2 à 5 (x sur 7 (X. Le nucléole diffère à peine d'une grosse granulation. Les cellules sont terminées, du côté de la cavité, par une extrémité conique. Elles sont revêtues, comme chez les jeunes, d'une lame chitineuse ifi) sécrétée par elles ; mais cette lame, au lieu de former une mince couche à peine appréciable, n'a pas moins de 20 ^ d'épaisseur. Elle est divisée par des lignes qui correspondent aux intervalles des cellules sous-jacentes, et qui la décomposent en petits prismes dépendant chacun d'une cellule. Néanmoins, l'ensemble forme un tout continu qui peut être enlevé par lambeaux.

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