ARCH. DE ZOO! . EXP. ET GÉN. — 2» SÉRIE. — T. II
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teint pas 1/3 |a. Pour les observer, il faut s*adresser à une Sacculine
qui ait pondu depuis une huitaine de jours seulement.
Très souvent, en place de ces globules arrondis, on trouve dans la cavité de la glande des corps d'un volume analogue, mais d'une forme irrégulière et munis de prolongements filiformes asses nom« breux et très fins. Je considérai d'abord ces éléments comme repré* sentant un stade normal du processus de la spermatogenèse, et^ comme je les retrouvais très souvent, je crus pouvoir conclure qu'ils représentaient des spermatozoïdes ayant d'abord formé leur cil. mais encore réunis par la tète en une masse commune. L'habitude de contrôler autant que possible mes observations en variant les conditions d'expérience m'a sauvé ici d'une erreur* J'ai eu l'idée d'observer le suc de la glande, non plus dans l'eau de mer^ mais dans de l'eau distillée additionnée d'une minime quantité d'acide osmique ou d'iode, et j'ai vu qu'alors les bouquets de spermato** zoïdes manquaient toujours. C'est qu'il n'y a là, en effet, qu*une apparence trompeuse. Les prétendues queues de coospermes n'étaient autre chose que des prolongements amiboïdes que les globules arrondis émettent au contact de l'eau de mer lorsqu'ils sont suffi* samment mûrs. Si l'on opère avec une graîide célérité^ on peut arriver à voir, dans l'eau de mer même, ces globules, d'abord ronds, émettre leurs prolongements et prendre l'aspect quâ j'ai décrit Mais il faut se presser, car ils prennent rapideilieat leur forme irrégulière et ne la modifient ensuite que si lentement qu'il est presque impossible de suivre les changements qui pourraient éclairer sur la nature de ce que l'on a sous les yeuz«
Il faut donc s'entourer de précautions spéciales pour observer la vraie marche de la spermatogenèse< Pour en trouver les divers stades, il faut s'adresser à des Sacculines dont la ponte soit de plus en plus ancienne et, finalement, à celles où elle est violettai ce qui est l'indice de la maturité*
Les globules arrondis donnent chacun naissance à un seul tp«^ matozolde^ peut«étre quelquefois à deui« Us commencent à s'effiler es
ÉVOLUTION DE LA 8ACCULINE. 5f5
ftiseau (A, flg. 64) et, dès lors, on cesse de voirie point brîllantdu stade précédent. Parfois, la portion renflée, au lieu d'être au centre, est voisine d'une extrémité ou môme terminale. Ailleurs, au lieu d'être simple, elle se montre double (c'), et c'est alors que peut-être il y a séparation et formation de deux spermatozoïdes distincts ; mais je ne puis affirmer le fait, car il est possible que les deux renflements se confondent Tun et Tautre, plus tard, dans l'allongement général.
Le spermatozoïde (c") s'allonge de plus en plus aux dépens du volume de son renflement médian, et bientôt ne forme plus qu'une ligne plus épaisse au milieu qu'aux extrémités {d, é). Enfin le renflement s'efface tout à fait, et c'est à peine si le milieu du filament est plus épais que les extrémités effilées (/).
Les dimensions sont alors de 50 [l ou un peu plus de longueur. L'épaisseur ne peut se mesurer et n'atteint pas certainement 2 dixièmes de [a. C'est l'état définitif du spermatozoïde. Giard (XXXII), qui les décrit a un peu renflés vers l'une de leurs extrémités )x, ne les a pas vus tout à fait mûrs. La quantité de substance qu'ils contiennent à l'état de maturité est certainement inférieure à celle du -globule du début, et il est à remarquer que le volume du globule a été en diminuant à chaque stade de son évolution depuis le moment où il a été libre hors du noyau. Les spermatozoïdes s'usent ou se condensent en se développant.
Avant d'être complètement développés, ils ont déjà quelques mouvements* A l'état de maturité parfaite, ils sont très vifs. Us ne progressent pas beaucoup, mais oscillent surplace avec une grande agilité en se contournant comme des serpents. Ce sont les deux extrémités qui se ploient à droite et à gauche autour du milieu. Il est impossible de leur distinguer une extrémité antérieure et une postérieure. Ils ne semblent pas se mouvoir dans un sens déterminé. Lorsqu'on les tue, ils se plient en deux en rapprochant au contact leurs extrémités et forment une boucle avec leur partie moyenne.