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MALES LARVAIRES

Partis de la Sacculine externe, nous voilà revenus an point de départ après avoir parcouru toutes les phases embryonnaires. L'histoire anatomique et embryogénique de ce singulier parasite serait terminée, s'il ne restait à parler des petits mâki^ ou mâles larvatVes; mâles ccmplémentairesj mâles pygméesj comme on les a appelés tour à tour.

Les faits que Je vais exposer appartiennent à l'histoire de la Sacculine jeune. Us auraient pu être décrits au quatrième chapitre de ce travail, mais j'ai préféré en renvoyer ici l'exposition, parce que, pour les bien comprendre, il était nécessaire de connaître Tor* ganisation de la Cypris.

6^6 WKS DEUCË.

Au moment où la jeune Sacculine devient externe, son cloaqœ est fermé. Non seulement les lèvres en sont rapprochées, mais la couche de chitine qui forme le revêtement extérieur du manteau passe au-devant de lui sans l'interrompre. Elle est même» en face de l'orifice, particulièrement épaisse et résistante et forme là une sorte de disque obturateur.

Au bout de quelque temps, les choses ont changé d'aspect (fig. 48, 49 et 51). Le revêtement chitineuz du manteau n'est plus lisse et continu. On trouve une fine membrane qui s'insère au pourtour du disque cloacal et s'étend autour de lui sous la forme d'una collerette flottante, plissée, déchiquetée sur les bords (m, fig. 49). Cette membrane est aussi de nature chitineuse. Le disque obturateur (^ fig. 51) se continue par ses bords, profondément avec la couche chitineuse du manteau et superficiellement avec la collerette nouvellement apparue. Ces deux membranes se réunissent donc circulairement à angle aigu autour de l'orifice cloacal et ferment là toute communication de la cavité incubatrice avec Textérieur. Mais la barrière est, en ce point, bien moins épaisse qu'en face même de l'orifice.

Dans l'angle formé par les deux membranes, on trouve une ou plusieurs Cypris dont le corps est libre sous la collerette, tandis que les antennes sont profondément engagées dans les téguments au sommet même de l'angle.

Leur nombre est variable. Rarement on en trouve une seule. Plus souvent, il y en a trois ou quatre, fréquemment cinq; une fois, j*en ai trouvé jusqu'à douze.

Elles sont là, rangées circulairement autour du cloaque, sans sy* métrie, couchées les unes sur le flanc gauche, les autres sur le droit D'ailleurs, elles sont toujours mortes. Leur Carapace est seule présente, mais très reconnaissable par tous ses détails de conformation. Les pattes, le squelette du thorax, les antennes (/, fig. 51, pi. XXYII) et leurs tendons en H (;?), les orifices des glandes frontales (y)i tout est là ; mais il n'y a aucune trace de dard ni d'une fori&atioa

comparable quelconque. En avant du thorax, on voit souvent une masse granuleuse formée de petits points arrondis. Cette masse occupe la môme place que Tovaire chez les Cypris ordinaires. Çà et là, dans le corps, se rencontrent des gouttelettes de graisse et des granulations pigmentaires.

Un peu plus tard, ces squelettes sont tombés. On ne voit plus que la portion des antennes engagée dans les téguments, trop solidement fixée pour être enlevée par les frottements extérieurs. Plus tard enfin, la fente qui a donné naissance à la collerette péri-cloacale se prolonge et achève de détacher le disque obturateur qui tombe et ouvre le cloaque. Toute trace de Cypris fixée disparaît alors, et rien de cela ne se reproduira désormais.

Tous ces phénomènes sont constants. Aucune Sacculine externe n'échappe à ce rapprochement.

Tels sont les faits. Voyons maintenant quelles peuvent être leur cause et leur signification.

Déjà en 1864, L^ueborg (XVIII) avait vu, fixé au cloaque d*un jeune Peltogaster, le squelette d'une Cypris et l'avait pris pour la dépouille de la larve qui, en se fixant, avait produit le jeune parasite.

En 1863, Fritz Mueller (XXIII), sans avoir eu connaissance des travaux de LiLUEBORG, revit le même fait, et, aidé dans l'interprétation parla découverte de deux ou trois squelettes fixés au même cloaque, comprit que ce n'était pas là une dépouille de la larve mère du parasite, mais bien des mâles complémentaires venus à la rencontre du jeune parasite pour le féconder. Pas plus que Ltlueborg, il ne réussit à voir ces Cypris vivantes. C'est sur le genre Lemœodi'scus qu'il fit ses observations. Les Cypris mâles du genre Sacculina n'ont jamais encore été vues.

Parmi les auteurs récents qui ont écrit sur les Rhizocéphales, M. KossMANN n'a pas vu les petits mâles et n'en parle point. Gurd (XXXII) ne les pas vus non plus ethnie leur existence ou les interprète

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