‹ Archives des Maitres d'Armes de ParisChapitre 29 sur 53 · ERE · texte numérisé non relu

ERE

rpExiER DE La Boèssiere naquit le 23 juillet 1723 à ^ Marans, petite ville située près de la Rochelle.

Les parents de La Boëssière l'avaient destiné dès sa jeunesse à l'état ecclésiastique; il préféra être maître d'armes.

Lors de sa réception à la maîtrise, qui eut lieu en 1759, il fut expérimenté par les trois derniers maîtres reçus dans la Communauté : Donnadieu, Delasalle et Devocour.

En 1766, lorsque Danet publia son premier volume d'escrime, la Compagnie chargea La Boëssière d'en rédiger la critique : elle parut sous ce titre : t Observations sur le traité de l'Art des armes, pour servir de défense à la vérité des principes enseignés par les maîtres d'armes de Paris, — Par M**, maître d'armes des Académies du Roi, au nom de la Compagnie, 1766. »

Cette critique fut une erreur que dut regretter plus d'une fois le maître qui forma tant de brillants élèves.

ARCIiTVFS DKS MMTRF.S D'ARMES.

La BotssiÙTC avait du goût pour les belles-lellres ; i

ccrivil plusieurs pièces de théâtre : entre autres, une co

médie, Crispin valet d'auteur, un opéra, la Coquett-^^ à la campagne; il tit aussi quelques poésies.

Si la renommée ne s'est pas attachée à son nom comm^^ae poêle et auteur dramatique, il eut du moins comm^^ac

maître d'armes la gloire d'avoir formé le célèbre cheva

lier de Saint-George.

A ce nom illustre, ajoiilons ceux de Gomard pLTe —,

de Cavin de Saint-Laurent, de la Madeleine, de Pomar 1

et de La Boëssière lits, railleur du traité d'escrimt-.

Texier de la Bocssiére est mort à Paris, le i" ma — '

1807, à l'âge de quatre-vingt-quatre ans. Trois mois au

faravant, il donnait encore des k'çons d'armes.

Il nous a paru curieux de donner la préface de sor^^^ pnème sur la mort du prince de Briins\iicl(-Lun(.'br>urg.

Ce prince périt en 1785, victime de son dévouements^» en se portant au secours de deux malheureux qui i^^^ noyaient.

Nous faisons suivre celte préface de la lettre qu'écri

vit La Boessiére, en l'an XII, au commissaire du gou — vernement attaché au Théàtre-Frantjais et la réponse di» commissaire à cette lettre.

Il s'agissait de sirophes composées par La Boessiére. alors âgé de quatre-vingts ans.

LA

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