CHARLEMAGNE
On lit, dans les mémoires du baron de Vitrolles, que 'ois maréchaux de France avaient été maîtres d'armes ans leur jeunesse.
Augereau donna des leçons d'escrime au Locle, petite ille de Suisse, puis à Naples qu'il quitta pour venir prendre du service en France.
Lefebvre avait été maître d'armes dans les gardes rançaises.
Quant à Bernadotte, le futur roi de Suède avait été, u début de sa carrière militaire, prévôt dans le régiment le Royal-Marine.
Vers la rin du règne de Louis XVI, il existait un :irque dans le jardin du Palais-Royal.
Des assauts d'armes s'y donnaient fréquemment et nettaient aux prises maîtres et amateurs.
Pendant ces assauts, qui commençaient à cinq heures, es morceaux de musique étaient exécutés.
Le prix d'entrée était fixé à vingt-quatre sols.
Charlemagne (François-Charlemagne Vattier, dit) aquit à Falaise, le 28 janvier 1779.
Il était capitaine du train des équipages de la garde n 18 14; l'année suivante, il quitta le service militaire et
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fonda une salle d'armes qui devint une des plus renommées de Paris,
Charlemagne se retira en 1841; mais il conlinua a donner des leçons d'armes aux princes d'Orléans.
Charlemagne esl mort en novembre 1857, à Mainville (Seine-el-Oise).
Vers 1830, un prévôt de Charlemagne faisait assaul avec un élève, le fleuret de ce dernier se cassa et le tronçon pénétrant dans le haut du bras, près de l'aisselle, blessa grièvement le prévôt.
Afin d'éviter le retour d'accidents de ce genre, Charlemagne tit ajouter à toutes les vestes la peau qui garnit actuellement la manche droite, depuis l'épaule jusqu'au milieu du bras.
DARESSY (Jean)
T EAN-Anselme Daressy, fils d*un employé à la subdé- ^ légation de l'évêché d'Agen, est né dans cette ville, rue Saint-Hilaire, le 14 avril 1770.
Près de la maison paternelle, un maître d'armes, nommé Blondin, tenait une c Académie i, comme on disait alors.
Une vitre imparfaitement dépolie permettait aux curieux de voir Tintérieur de cette salle ; aussi, le jeune Daressy, connaissant cette particularité, en profitait-il en revenant de Técole pour regarder les tireurs s'exercer.
Blondin surprit cette assiduité; il questionna Tenfant qui exprima son désir d apprendre Tescrime.
Blondin fit part à Daressy père du goût de son fils pour les armes, et proposa de lui enseigner les principes de son art.
La demande fut bien accueillie, et Jean Daressy devint en peu d'années un très fort et surtout un très élégant tireur.
lyS ARCHIVES DHS MAITRES D'ARMES.
Soldat à la (in de l'année i/pj, voici It relevé de si élals de services :
Daressy (Jean -Anselme).
au 12- r(?gimcnt de Hussards le 7 décembre 179];
Brigadier, 7 décembre 1793;
Maréchal des logis, 30 janvier 1794;
Maréchal des logis chef, 20 août 1794;
Adjudant, aj novembre 1795;
Sous-lieutenant, 9 novembre 1795;
Démissionnaire, 27 avril 1800.
1795-1796-1797-1798-1799 à l'armée de l'Ouest.
1799-1800 à l'armée d'Italie.
Après avoir donné sa démission d'officier, Jean Daressy revînt à Agen où il obtint un emploi du gouvernement.
Comme ce poste ne lui prenait qu'une partie de son temps, il prolitail de ses loisirs en se livrant à sa passion pour l'escrime.
Il avait miJme installe dans sa maison, rue du Marchéau-Blé, une salle d'armes qui devint un lieu de rendezvous pour les amateurs de la ville et pour les maîtres de passage à Agen.