ÉGLISE DE LA VILLE-L'ÉYÉQUE
L'antique église de la Vitle-i'Evêque, ou Bourg-Robert, dédiée à Notre-Dame, aurait été fondée par Robert, évéque de Chartres. On lit dans son obit, daté du 24 septembre 1164, qu'il acheta de ses deniers, à des laïcs, une terre près Berchères sur-Vègres, pour augmenter le domaine de TEvêché, et dans le but d'y créer une villa <c ad villam ibi œdificandam » ; de là son nom de Bourg- Robert et de la Ville-l'Evôque.
Il ne reste rien de la primitive construction du XIP siècle. L'édifice qui est encore debout date du XVP siècle. Il a 28 mètres de long sur 6 m 90 de large ; il a la forme d'un parallélogramme parfait, accosté au sud d'un clocher mesurant 4 m. 40 sur 4 m. 20, et d'une ceinture de 14 contreforts en pierres de taille.
La voûte du sanctuaire est en maçonnerie de caillou avec nervures en pierres de taille : celle de la nef n*est qu'un plancher plat supporté par 5 poutres ou entraits.
Cinq fenêtres éclairent l'église; les deux que montrent la gravure^ sont en grande partie murées ; elles s'épanouissaient jadis en trois baies plein cintre, séparées par des meneaux en pierre surmontés par des rosaces, style renaissance. L'église en eflfet serait toute entière de cette époque et aurait été consacrée en 1519, comme l'indiquent et les croix de consécration, coloriées, et l'inscription suivante gravée sur une pierre : « Dedicatio ecclesiœ S. Mariœ virginis de Villa Episcopi, anno Domini millesimoquinquagesimo decimo nono, die sexta mensis julii. »
La porte d'entrée est surmontée d'un oculus.
Le clocher contient une seule cloche, nommée en 1610 Marie Sara par Loys de Vialart, chevalier, seigneur de Ville-l'Evéque, parrain, et par Marie Sara de Barthomier, son épouse, marraine, çt bénite par messire Charles Pieudonné Célien^ curé dudit lieu.
Le maître-autel est orné d'un tableau de saint Louis et d'une statue de la sainte Vierge.
Sur les murailles on voit gravés deux écussons portant l'un une croix de saint André et l'autre un chevron, ce sont sans doute les armoiries de Loys de Vialart et de sa femme. Quelques pierres tombales dans le sanctuaire sont illisibles. Cette église, dont le revenu s*élevait en 1738, à 650 livres, n'a pas été rétablie comme paroisse lors du Concordat. Délaissée depuis, elle tombe misérablement en ruines.
Nous trouvons dans les registres plusieurs seigneurs de Ville TEvéque qu'il nous suffira de citer ici dans l'ordre chronologique. En 1406, Simon de Richebourg, sieur de Herces, jouissait d'un fief assis à Ville-l'Evéque. Il portait quatre chevrons sur son écu. Les Vialard, cités plus haut, en 1610, eurent pour successeurs Louis de Vialard, leur fils, 1630, Jean de Vialard, 1653, Anne de Vialard, 1688. Enfin nous trouvons en 1736 Charles François Pellerin de Moyencourt, également qualifié de seigneur de la Ville-l'Evêque.
Depuis le Concordat, la Ville-l'Evéque ne forme plus qu'une paroisse avec Berchères-sur Vesgres. On montre encore sur le territoire de celle-ci la Mairie du Chapitre, dont les titulaires jadis étaient comme des intendants chargés de Texploitation et de la surveillance des biens dû Chapitre. Le plan ci-joint a été reproduit d'après l'original dressé au XVIIP siècle conservés aux archives départementales. Voici quelques noms de ces officiers : 1616, Jean de la Greyve, sieur de la mairie de Berchères et de Laindreville ; 1625, Gédéqn du Bue-Richard, seigneur de la mairie de Berchères; 1770, Charles Hecquart de Bessigny, seigneur de Herces et de la mairie de Berchères.
MAIRIE DU CHAPITRE; A BERCHERES-SUR-VESGRES.
ÉGLISE SAINT-HILAIRE, A NORENT-LE-ROTROC
(Façade et bas-ciMiî droit)