‹ Archives du diocèse de Chartres (volume 2)Chapitre 19 sur 69 · JUIN · texte numérisé non relu

JUIN

ToUf) ÉDIFIÉE AUX FRAIS DE LA FABRIQUE

DE Châteauneuf

TuRHis Davidica, ora pro nobis

M. Coince, cubé

M. Lemoult. maire

M. Perdreau, président, 93 ans

M. Chauvin, trésorier et conducteur

DES travaux

6 ÉGLISK DE NOTRE-DAME-DL-PaSME

Encouragé par ce premier succès, il commença en 1866, à l'extrémité opposée, et acheva en 4867 une abside à trois pans que le défaut d'emplacement le força de tronquer, puis compléta dans les années suivantes, par la restauration du pavage et de tous les lambris des voûtes.

Intérieur du monument.

Aujourd'hui, l'église mesure, de la porte de la tour au fond du chevet. 42 mètres de longueur et 21 de largeur pour les trois nefs dont 11 mètres pour la nef principale.

La hauteur de la grande voûte est de 13 mètres, celle dçs voûtes latérales de 9 mètres 40.

Deux rangées de piliers massifs et ronds supportent la construction. Ils présentent une apparence de force qui n'exclut pas la jftajesté. On en compte 12. Leur circonférence, au milieu de la hauteur est de 3"70. Les fûts portent pour tout ornement des croix de consécration.

De celles-ci, trois sont en relief dont aucune ne se ressemble. Les autres peintes or et bleu recouvrent les anciennes qui, à une époque inconnue, ont été irréparablement mutilées puis recouvertes de plâtre.

A l'entrée du chœur, existait jadis une grille en fer, ayant 3"50 de haut (1). On a retrouvé, en 1902, les supports d'attache en fer forgé munis de volutes et noyés dans les piliers latéraux.

Les soubassements sont constitués par de larges assises carrées toutes brutes, quelques-unes aux angles avivés Quatre restent invisibles, emprisonnées dans les boiseries des bancs.

Les chapiteaux appartiennent au style grec le plus simple, ayant quelques moulures pour tout décor. Ils soutiennent, des arcs plats en plein cintre sur lesquels repose la partie supérieure du monument. D'autres se détachent à angle droit des premiers

(1) Cette grille que M. l'abbé Roger avait vue debout quand il arriva à Chàteauneuf, en 1188, disparut pendant la tourmente révolutionnaire. U ne la retrouva pas dans l'église à son retour de Teiil. en 1802.

pour se relier aux murs des nefs latérales qui sont, de ce fait, partagées en cinq voûtes, correspondant, de chaque côté, aux pignons extérieurs.

Détail assez curieux, les piliers de droite ne sont pas placés d'équerre avec ceux de gauche (1). Il existe une différence assez notable qui s'accentue au fur et à mesure qu'on approche du sanctuaire.

Le style intérieur appartient à celui de la Renaissance, mais avec caractère mixte ; grec par Tentablement des colonnes, ogival par l'ouverture des fenêtres géminées. Ces fenêtres sont au nombre de 13, trois pour le sanctuaire, dix pour les nefs.

Les décors de peinture ne comprennent que le sanctuaire, la chapelle delà Vierge et les voûtes.

Le sanctuaire a été orné, en 1897, par M. Brault qui dut adopter un genre en rapport avec l'architecture de l'ensemble. Les motifs employés produisent bon effet surtout dans les parties supérieures. Quelques-uns dans le bas demandent à être vus de près. Il eût mieux valu les dessiner plus largement.

A la chapelle de la Vierge, ce sont des entrelacs au milieu desquels alternent la lettre M et la croix.

Les parties voûtées qui surplombent ces travaux ont été raccordées et s'harmonisent par le ton des sujets décoratifs avec les murailles.

Le reste des lambris, d*un brun uniforme, est agrémenté d'arabesques en noir qui courent le long des joints.

Le bardeau principal est soutenu par des aiguilles et des entraits aux extrémités desquels s'ouvrent des gueules de guivres Au centre, à la retombée des aiguilles, se voient des écussons fantaisistes.

Les bardeaux des petites nefs ont, au centre, en pendentif, un lanternon d'assez heureux effet. SurTaréte de celui qui touche à la chapelle de la Vierge, on lit la date de 1673, relatant peutêtre le moment où fut couvert ce bas côté.

(1) Cette disposition n*est pas spéciale à l'église de Châteauneuf. Elle commença, vers 1570 k être en vogue dans les travaux des architectes : on en trouve beaucoup d'autres exemples.

Page 1