‹ Archives du diocèse de Chartres (volume 2)Chapitre 61 sur 69 · PLAN DE L*ÉGLISE DE LEVES · texte numérisé non relu

PLAN DE L*ÉGLISE DE LEVES

Nota. — Là tAcristie Accolée àu nord da clocher, à gauche, a été tr&nsporléc

h droite, k Vextrémiié de la basse nef.

Longueur : 41 mètres ; largeur : 14 mètres. Tour : 4 mètres sur 5 mètres 30.

Epaisseur du mur : 0 mètre 90.

table formaient 12 panneaux et pentures peints en gris, vendues en 6 lots pour plus de 160 livres ; et une balustrade en bois de chêne, toujours peinte en gris, de 26 pieds de long, vendue 50 livres. D'ailleurs les acquéreurs de tout ce mobilier, îe conservèrent avec soin et le rendirent à l'église lors de la restauration du culte. lien reste encore dans les réduits de l'église quelques fragments ; une vue

COUPE DE l'Église .4a milieu l'iiitsl, i ganeh» te elothtr, à droite l'auM d« la Saintt Vierge.

de l'intérieur de l'église reproduite ici, nous le laisse deviner. Aussi nous ne pouvons nous résoudre à louer ce zèle intempestif.

M, Blot eut à combattre les désordres qui se commettaient dans les veilloirs qui furent tels que la justice fut obligée d'en ordonner information (B. 1772); et les jeux sacrilèges de quelques jeunes gens qui se déguisaient en prêtres et en femmes, et tournaient en dérision les choses saintes, réclamant toutefois pour eux l'indulgence des juges (B. 1772}.

Ses collaborateurs furent, outre Jacques Chénebaut qui était vicaire depuis le 23 septAibre 1693(1), messire Louis Haouy, prestre de Chartres, qui est venu le 19 juillet 1698, dans cette paroisse, avec l'approbation de M. Patin, vicaire général de Monseigneur Tévèque de Chartres pour y faire les fonctions de vicaire. »

Le 30 janvier 1703, « il inhumait Louis Garnier, âgé de 33 ans, natif de Chevreux, engagé à la milice pour la paroisse de la Trappe, décédé chez François Gerbos, hôtelier à Lèves, où il est resté malade en passant, et a reçeu pendant sa maladie les sacrements de TEglise. »

En août 1703, il était nommé curé de Serazereux, et avaitpour successeur Claude Delouis,jusqu'au 28 juin 1707.

Le 25 août suivant : « Messire Guillaume Durand, prêtre de ce diocèze, a commencé à faire les fonctions de vicaire dans cette paroisse, avec l'approbation par écrit de M. Maréchaux, vicaire général de Monseigneur Tévêque de Chartres et du consentement du curé. »

Le 22 mars 1710, il inhumait « Denis Charles, âgé de 32 ans, soldat aux gardes françoises dites de la compagnie de M. Tarlai, décédé chez Mathieu Chasles, son père ».

Sa dernière signature est du 7 avril 1710.

Le 17 novembre suivant paraît François Blondeau qui mourut le 15 octobre 1711, âgé de 27 ans, et fut inhumé dans le chœur de l'église en présence de Jacques Blondeau son frère et de Jean Crouin, son successeur, qui avait pris possession dès le 26 octobre et y demeura jusqu'au 3 août 1716.

Le 16 janvier 1717, Jacque à.Blondeau, frère de François ci-dessus, signe son premier acte, et continue jusqu'au 11 juillet 1720.

(1) Le 18 août 1697, il inhumait dans Téglise noble homme messire Hubert Desvauz, avocat en Parlement» doyen des avocats de Chartres, &gë de 79 ans, a lequel à cause de la mort subite dont il est décédé n'a pu recevoir les sacrements de l'Église, mais qui pendant toute sa vie avoit vescu en bon chrétien. »

7b SAINT'LAZARE DE LEVES

Pierre Lambert, vicaire le 10 octobre suivant, devait rester jusqu'à la mort desdft curé. Celui-ci était sans doute impotent, et le vicaire se faisait aider par F. Roussin en qualité de « prêtre habitué », puis de vicaire jusqu'au 7 février 1724 ; il procédait le 10 février à la sépulture de Pierre Braconnier, âgé de 30 ans « assassigné au Clos- Bénin, maison située dans cette paroisse ».

Pierre Lambert, curé 1523-1760.

De vicaire devenu curé, Pierre Lambert signe en cette qualité son premier acte le 30 mai 1723, après avoir simplement signé : prêtre desservant le 5 avril précédent.

Sa longue administration n'a laissé que peu de souvenirs.

Cependant nous avons trouvé dans'les minutes de François Jumentier, notaire à Lèves, actuellement conservées chez M* Yvon, notaire à Chartres, un acte daté de 1734 par lequel « Jean-Baptiste des Ligneris (1), écuyer, seigneur habitant cette paroisse, au Bois-de-Lèves, comparaissant devant les paroissiens assemblés à la Tablette, expose qu'il désire faire construire et placer un banc clos pour sa famille dans la nef de l'église dudit Saint- Lazare.

(1) Le 4 avril 1707 Jean -Baptiste des Ligneris, chevallier, seigneur de Beauvais, fils de feu messire Louis des Ligneris et de dame Louise de Gravelle, à l'âge de 34 ans, avait épousé dans Téglise de Lèves damoiselle Anne- Marie Beurier, âgée de 24 ans, fille de feu Michel Ceurier, écuier, seigneur de Hauville, maréchal des logis de son Altesse Royale M"* d'Orléans et de Barbe Cottereau de Chevillon. Elle mourut le 21 aoust 1736 âgée de 52 ans. Ses enfants baptisés à Lèves furent :

Louis-Michel, né le 24 aoust 1708.

Marie-Barbe, née le 15 aoust 1710, mariée le 1" aoust 1737 avec Pierre- Hené deXhieslin de Lorière, chevalier, seigneur de Boisguinant.

Marie-Anne-Thérèse, née le 7 mai 1711 dite de Beauvais, en 1737.

Jean-Baptiste, baptisé le 25 juin 1714.

Philippe-Claude, baptisé le 20 octobre 1716.

Michel-Jacques, né le 3 septembre 1723.

Louis-François, qui en 1739 est qualifié, écuyer, chevallier, seigneur de Beauvais, et demeurant au Bois de Lèves.

Catherine-Thérèse, dite d'Esne, en 1737 : ces deux derniers nés sans doute à Paris.

Et ne voulant rien faire sans Ta vis et consentement desdits habitants... il indique une place du costé droit étant dans la nef, soubs le jubé en entrant dans le cœur de Téglise, lequel banc prendra sur ladite entrée du cœur jusque à l'hostel (autel) saint Fiacre, offrant 10 livres à Tœuvre et fabrique dudit Lèves, et 20 sols par an » ; ce qui fut accepté.

Cet acte nous est précieux pour connaître ces détails de disposition et emplacement des autels.

Le jubé dont on parle ici était une barrière en bois séparant la nef du chœur; au milieu une porte était ménagée, surmontée d'un cintre appuyé sur deux colonnes en bois. Nous verrons ce jubé démoli pendant la Révolution. Cette imitation malencontreuse desjubés des églises monacales, ne servait qu'à masquer Tautel.

L'autel de saint Biaise était donc appuyé au mur, à droite, entre la retombée de la première arcade de la basse nef, et la première fenêtre du grand chœur.

M. Lambert fit placer deux cloches dans son massif beffroi, Tune le 28 novembre 1740, et Tautre le 15 mai 1753. Voici les actes de baptême de ces deux cloches.

« L'an 1740, le 28 de novembre, a été bénie par moi presbtre curé de cette paroisse soussigné, une cloche nouvellement fondue, et a été nommée Mathurin-Marie par maître Mathurin Corîgoust, chevalier, huissier à cheval au Châtelet de Paris, receveur général de messire Jean Fogasse de la Bastie d'Entrechault, évesque de Saint- Malo, et abbé de Josaphat, et par Marie Curot, épouse de sieur Etienne Montéage, marchand au bourg de Lèves. Signé : Marie Curot ; Corigoust ; P. Lambert. »

« Le 15 may 1753, a été bénie par messire Louis-Josué de Fouchais de la Faucherie, prieur de l'abbaye de Saint- Père en vallée de Chartres, en présence de M. Lambert, curé de cette paroisse, une cloche nouvellement fondue en cette paroisse qui a été nommée Louise-Josué, par mondit messire de Fouchais de la Faucherie, et noble

dame Mad. Louîse-Denîse-Françoisede Cugnac, épouse de messire Nicolas-Louis de Bruet, chevalier, seigneur de la Chesnaye. Signé : P. Lambert, Cugnac de la Chesnais, fr. Josué de Fouchais de la Faucherie, prieur. »

En reconnaissance de Thonneur qui lui avait été fait^ Mathurin Corigoust offrit à son église : « une aube garnie de dentelles, 2 corporaux, 6 amicts, 6 purificatoires, 6 lavabos et 4 essuie-mains. »

Pendant sa gestion M. Lambert eut à gémir avec ses paroissiens sur les pertes causées aux vignes par la grêle en 1756. Il plaida leur cause auprès de Tabbé de Josaphat, (B. 2005).

Les vicaires de M. Lambert furent Biaise Transon, né à Lèves, le 5 octobre 1725, de Robert Transon, procureur au bailliage et siège présidial de Chartres, gendre de honorable homme Michel Lavenier, marchand, décédé à Lèves le 5 janvier 1701, à Tâge de 80 ans.

Biaise Transon, fut nommé curé de Bouglainval le 16 avril 1731, mais il n'y demeura pas longtemps et revint à son cher vicariat de Lèves le 13 janvier* 1732, pour devenir enfin curé de Berchères-la-Maingot eh 1736(1).

Cette même année mourait à Lèves, le 11 juillet, messire François-Antoine Dubois, prêtre, sieur du Metz, âgé de 49 ans, décédé de mort subite.

Le successeur de Trançon fut un nommé Francfort; 1737, 1738.

La paroisse semble avoir été privée de vicaire jusqu'au 5 juillet 1747. Pierre Peti-bon ou Petibon ,vint à Lèves en cette qualité, pour être bientôt nommé au vicariat de Saint- Laurent de Nogent-le-Rotrou.

Le l®''jour de juillet 1748, Pierre Boguet « prêtre approuvé de ce diocèse, a commencé de faire les fonctions de vicaire dans la paroisse », mais il ne fit que passer.

(1) Daps Tacte de sépulture de Nicolas Tulhoue, ancien curé de Berc hères, il sigDe : Biaise Transon, curé de Berchères la Maingot et de plusieurs autres.

et le 24 juillet suivant, « Messire Nicolas Denis Vacherot, prêtre approuvé de ce diocèse, a commencé au consentement de nous prêtre et curé de Saint-Lazare de Lèves, à faire les fonctions de vicaire dans notre paroisse ». Le séjour de ce dernier se prolongea jusqu'au 15 juin 1758. « Il eut à faire la sépulture de Marie-Louise Dumontier, âgée de 7 ans , noyée le jour précédent dans la rivière d'Eure, entre le moulin de Lèves et de Longsault,. après avoir obtenu le consentement de M. Ameline, procureur de la Chambre épiscopale. »

Le 24 décembre 1757, on voit la signature de M'* Imbault, prêtre de cette paroisse.

Enfin, le 15 juin 1758, maître Noël Jacques Cormier, fut commis en qualité de vicaire de cette paroisse. Signé : Lambert. C'est la dernière signature de ce dernier.

Il eut un dernier vicaire à partir du 20 juillet 1759, jusqu'au 11 février 1760, dans la personne de Jacques Liard, nommé alors à la cure d'Ermenonville-la-Grande.

M. Lambert s'était retiré à Chartres en 1760, il y mourut et fut inhumé dans l'église Sainte-Foy, âgé de 67 ans, le 9 mai 1762.

Les archives départementales nous ont conservé quelques papiers de comptabilité qui nous laissent entrevoir la vie paroissiale à cette époque.

Un compte de la fabrique, daté de 1740, nous donne le détail des ressources de l'église, qui se répartissaient ainsi :

Rentes foncières 60 '«^'"^ 10 «^^s q deniers

Rentes amortissables ... : 6T — 18 — 8 — Ferme des terres 91 — » — » —

Total. 219 lî^*"®* 9s«>is 2^«"><î«

Vers cette époque Denis Gaisné passait à la fabrique de Lèves un titre nouvel de 120 livres de rente (1).

■laViiiWi i.L

Les bancs de Téglise étaient non moins lucratifs

Côté droit de l'église. .

— gauche

Nef de la Vierge, droite.

— gauche

Bancelles et chaises . .

Total. . . .

gQ places \Ç^ livres g sols

234 places 271 ^^vres |^^ sols

Quêtes des vins qui se donnent pour Téglise, 40 livres, en moyenne.

Quêtes faites dans Tenceinte de l'église, 10 livres.

Les bâtons des confréries fournissaient aussi un appoint nullement négligeable. En voici la liste avec le prix de leur adjudication :

Bâton du Saint- Sacrement, adjugé à Claude Dourdenne

pour j) livres 17 sols

— de Saint-Jean-Baptiste, à Jacques

Aiglehoux 1 — 4 —

— de Sainte-Anne, à Jacques Denaux. 1 — » —

— de l'Assomption, à la V^^Jumentier. » — 15 —

— de N.-D. de Liesse, à Jérôme Peltier. » — 10 —

— de Sainte-Catherine à Marguerite

Boulogne 3 — 9 —

— de Sainte-Barbe à M. Montéage. . » — 12 —

— de St-Nicolas à Michel Roussin. . 3 — 10 —

— de St-Lazare à Charles Boulogne. . 1 — 15 —

— de la Chandélçur à Jacques Denaux. » — 15 — En 1770, nous trouvons encore les bâtons

De Saint-Pierre à Foucault. . , . . . 1 — » — De Saint-Gilles . 1 — » —

Total 16 — 1^^''

En moyenne 15 livres.

Remarquons les sommes relativement considérables produites par le bâton de sainte Catherine, recherché par

les jeunes filles, et par le bâton de saint Nicolas attribué aux petits garçons.

Les ressources annuelles de Téglise pouvaient donc s'élever en chiffres ronds à 560 livres.

Les dépenses ordinaires se départissaient ainsi :

A M. le curé pour les messes fondées. 95"^** » ^^*

A M. le vicaire 60 — » —

Au bedeau (Jean Corbin en 1780). . . 30 — » —

Pour le blanchissage 25 — » —

Pour le repas de VHœc Dies 47 — » —

Pour le pain et le vin des Trépassés. » — 16 —

Divers 33 — » —

Total 290 — Ï6"^«

Soit en moyenne un maximum de 300 livres.

Nous avons ainsi les comptes de 1770, 1782, 1783, 1785 et 1787, qui s'élèvent parfois sensiblement au-dessus de cette moyenne.

De 1767 à 1770, les recettes s'élèvent à 1562 1. 19 s. et les dépenses à 15091. 14 s.

Le compte de 1782 s'élève : recettes 1903 1. 15 s. dont 5101. de reliquat de 1781 et 5191. de remboursement, et

les dépenses à 1847 1. 11 s. 6 deniers.

Le compte de 1784 produisit. . 1142 ^^^«"«^ de recettes.

et 1213 — de dépenses.

Celui de 1785 997 — de recettes.

et 816 — de dépenses.

Celui de 1787 747 — de recettes.

et 642 — de dépenses.

Parmi ces dépenses quelques-unes méritent d'être mentionnées. La première est le repas de VHsec Dies, c'est-àdire du jour de Pâques. C'était un usage assez fréquent alors d'offrir aux hommes après la messe de la communion pascale, le vin de Pâques. Nous en avons trouvé souvent mention dans les registres et archives des anciennes fabriques, particulièrement à Saint- André de Chartres. Là,

on achetait une pièce de vin, ce qui n'était pas consommé par les pascalisants était distribué aux pauvres. A Lèves, nous le voyons, Tusage avait prévalu de leur offrir un repas, mettons une collation, dont la moitié d'ailleurs était à la charge du curé.

La fabrique ayant à payer 47 livres pour sa moitié en 1740, le total atteignait presque 100 fr. Cela devait faire pour l'époque de jolies agapes.

N'oublions pas en effet que pour connaître la valeur relative de ces sommes, comparativement avec la valeur actuelle, il faut pour le moins les multiplier par cinq = soit près de 500 fr.

En 1767, réparation du clocher. . . . 26i>^«* 19«^ïs

— ardoises au clocher 31 — 10» —

— émondé les ormes du cimetière. 15 — —

— arraché les ormes 6 — 11 —

— planté de nouveaux ormes. . . 4 — —

— achat des ormes à planter. . . 16 — 7 —

— 2 chapes noires 90 —

— 2 burettes d'argent 18 —

— Au vitrier 23 -^

En 1782, payé au menuisier . . . . . 572 — 5 — 1783, au libraire 63 ~ 10 —

— à 2 experts pour la visite du clo-

cher 6 —

En 1785, raccommodage des bancs. . . 7 — 17 —

— Pour le reposoir, le déjeuner des

ouvriers et marguilliers. . . 6 —

— Pour le déjeuner des chantres à la

procession des biens(Rogations) 7 — 10 —

— A M. le curé pour le service des

vendanges 9 —

— 2 paires de souliers aux chantres 10 —

— Façon des bancs 100 —

En 1787, 10 bottes de buis 5 —

Léonard- Michel Crouin, curé,

Nous avons quelque peu anticipé sur la gestion du dernier curé avant la Révolution. M. Crouin était né à Chartres, de Léonard Crouin, ancien marchand mercier, doyen de sa communauté, décédé âgé d'environ 88 ans le 3 août 1784, et de Michelle Letourneau.

Il prit possession avant le 7 février 1760 ; son ministère semble avoir été paisible jusqu'à la Révolution ; il eût cependant à procéder à la sépulture dans Téglise de Denise Martellier, épouse de Jean Angiboust, décédée la veille frappée à mort d'un coup de tonnerre, âgée d'environ 30 ans ; elle était grosse de cinq mois. » 13 août 1762.

Le 4 mai 1763^ il fit procéder au bornage des terres de la cure pour les distinguer de celles du Chapitre au Doisde-Lèves.

Son vicaire Jacques Liard ayant été nommé curé d'Ermenonville-la-Grande, fut remplacé en 1761 par Anne Lefèvre qui, en 1762, passait au vicariat de Clévilliers, pour revenir à Lèves en 1766, et parvenir en 1773 à la cure de Briconville et en 1777 à celle de Nogent-le-Phaye.

Chapelain lavait suppléé de 1764 à 1766.

« Jean-René Festu, de Bretomelles au Perche, a commencé à exercer dans cette paroisse les pouvoirs de vicaire accordés par Monseigneur l'évêque le 7« jour de janvier 1778 »; et les continua jusqu'à la Révolution.

La plupart des comptes analysés plus haut appartiennent à la gestion de M. Crouin, ils nous permettent de constater qu'il ne fut pas inactif, puisqu'il fait réparer son clocher, achette des ornements et vases sacrés (1767), fait exécuter des trav|Lux de menuiserie (1782), renouveler les banfsde l'église (1785).

Les fabriciens accomplissaient leurs fonctions avec grande régularité.

Outre ceux que nous avons nommés page 62, nous Irouvons encore Toussaint Béville, marchand épicier, au bourg ; Jacques Eglehoust et Michel Guyart, vignerons au Mousseau en 1600.

En 1728, Jean Pitou, Noël Baron et Nicolas Cornillard, gagers de la paroisse de Lèves comparaissent dans uti acte passé devant maître François Jumentier, tabellion à Lèves, avec la plus grande et la plus saine partie des habitants dudit Lèves, assemblés au son de la cloche, devant la grande et principale porte de Téglise, pour procéder au remplacement de maître Michel Soûlas, comme sindic de la paroisse... Interpellés par plusieurs fois, lesdits gagers et habitants ont fait refus de nommer aucun sindic (1).

Par contre, le 14 mars suivant, ils nomment Jacques- Marie, Jacques Lemaître et Michel Josse pour gagers en remplacement des précédents ci-dessus nommés^ et tous ensemble délibèrent sur la vente des arbres du cimetière « attendu qu'ils dépérissent, et décident d'en planter d'autres modernes ».

Le 7 mai 1734, les gagers sont Jean Jumentier, Claude Marie et Jacques Leloue, le sindic est Félix Gaigné.

Le 11 avril 1734, sont élus gagers au banc de la marelle, Gilles Beaufre, meunier, Robert Caignolle vigneron et Gilles Lemoine.

Le 27 avril de la même année, les habitants désignent de la même façon Nicolas Morin le jeune marchand à Chartres « pour recosnaitre et poursuivre les débiteurs de Téglise et faire inventaire des titres et papiers, étants sans aucun renseignements et ordre ». Ce dernier acte est signé de 27 pères de famille.

(1) De même le 22 août 1728 et le 28 août 1729, la population refusait de nommer un collecteur. Décidément cette poputation était d'humeur bien indépendante. «

Dei767 à 1770 Sébastiea Jumentier était gager et trésorier. En 1776, Nicolas Cornillard, Michel Roussin et Denis Cailleau, gagers.

1781, Jacques Lemaistre, épicier, François Jumentier Vigneron à Chavannes et Jean Bourgeois, jardinier à la Ravaudière.

1782-1784, Louis-Charles-François Montéage, épicier, Jacques Jumentier, laboureur à Chavannes, et Michel Fourré, vigneron au Mousseau.

1785, Louis Foucault, trésorier.

1787, Jean Gagner, trésorier.

Pour compléter le tableau de la vie paroissiale, il faudrait donner une liste des principales familles qui pendant ces derniers siècles ont habité le territoire de la paroisse. Mais cela nous entraînerait trop loin, et presque exclusivement, dans les minuties de Thistoire purement civile. Il faut nous restreindre.

Nous aurions eu pourtant grand intérêt à suivre tout ce qui concerne le régime de la rivière, la navigation de l'Eure. L'un des officiers chargé du contrôle du droit de rivièreau bourg de Lèves, M. Eustache Boutroue, sieur de Bertheville, décéda de mort subite le 18 mars 1729 ; il était successeur dans cette charge de Florent Texier, époux de Marguerite de Pougeoire, qui le 8 janvier 1718 « furent trouvés à demi-brulez après Tincendie arrivé dans la maison qu'ils occupoient audit Lèves ».

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