PLAN DE L IMMEUBLE BIZET
BROUF. 247
2300 francs, de l'immeuble des sieur et dame Bizct pour y établir une école.
Le 29 mars 1824, cette acquisition fut faite et pour la solder, la commune fut autorisée à se servir d'une somme de 886 francs 95 centimes « provenant du remboursement du solde de la créance pour les fournitures de l'occupation militaire de 1815 », et à aliéner un titre de 100 francs de rente 5 p. 7©
Cet immeuble était situéàBroué, rue de Prouais, n"99.
Il se composait de :
1"* Dans la cour à droite, un corps de bâtiment servant d'habitation, couvert en tuiles et paille, contenant une chambre à feu, une chambre froide, un cabinet et un grenier.
2® A la suite une grange couverte en paille
3** A la suite, une écurie couverte en tuiles, avec grenier.
4" A gauche, un corps de bâtiment couvert en tuiles, contenant une grande salle et un grenier.
5® Dans le jardin, un fournil, couvert en tuiles, avec grenier.
Des aménagements furent faits pour approprier cette maison à sa destination nouvelle.
Une partie du logement du maître, peut-être même la grange, servit de classe en attendant que le local qui sert encore actuellement d'école de filles fût restauré.
Nous n'avons rien trouvé dans les archives communales ayant traita cette restauration ; mais nous avons pu consulter les registres de comptes des ouvriers qui y avaient travaillé, M. Frédéric Dagron et M™^ V^ Chardonneau, née Reine Contet les ayant mis gracieusement à notre disposition.
Nous avons même retrouvé les plans dont la reproduction est ci-dessous et qui nous donnent une image fidèle de la vue intérieure de la classe à cette époque.
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La nouvelle école fut inaugurée en 1828.
Au-dessus de la porte d entrée, on lisait :
La propreté du corps annonre la pureté deVânie^ Voici le plan de ladite école, en élévation.
Kn I84.'i, les bâtiments furent restaurés.
Dans sa séance du 10 mai, le conseil vota une imposition extraordinaire pour payer la dépense et par une délibération du 17 août de la même année, le comité d'arrondissement donnait un avis favorable à une demande de secours.
Le 22 août 1844, le même comité sollicitait encore du Préfet un secours de 240 francs, en faveur de la commune de Hroué « en raison des sacrifices qu'elle s'imposait pour rinstruction ».
Le 7 décembre 1845, les matériaux provenant de la démolition des vieux bâtiments de la maison d'école furent vendus et produisirent la somme de 101 francs 75 centimes.
Les travaux de réparation commencés en 1844 furent plus considérables que ne Tavait prévu le conseil, et le 3 juillet 1846 une nouvelle imposition extraordinaire, destinée à couvrir une somme de 1625 francs 47 centimes, fut votée.
C'est à cette époque que la grange de l'instituteur fut convertie en mairie.
BRorf (77o-f-15 r.) VI
Jusqu'en 1855, il n'y eut pas de latrines à Técole de Broué.
Par sa délibération en date du S mai de ladite année, le conseil municipal vota la (•onslru<rtion de cal)inets d'aisance séparés pour les deux sexes et s'imposa extraordinairement à ce sujet d'une somme de 5.'i8 francs 85 centimes.
C'est vers 1830 que fut fait le mobilier scolaire qui existe encore à l'école de filles ; le bureau date de 1857.
Le 6 novembre 1859, le conseil décida d'apporter les améliorations suivantes dans les dépendances de la maison d'école :
l"Construction des barrièresdu jardin M), coût. 120 fr.
2® Construction du préau en bois 70
3** Construction de poulaillers IM)
'i" Plantation d'arbres fruitiers dans le jardin. 80
5" Désaffectation de l'ancienne mairie qui devint une chambre pour l'instituteur.
Sur la demande de l'inspecteur primaire en date du 14 juin 18G6, le conseil vota dans sa session d'août une somme de 170 francs destinée à l'acquisition d une |)endule pour l'école et à la réfection des peintures murales.
Le 28 février 1879, le conseil fut appelé à délibérer sur la création d'une école de filles conformément à l'art. I*"*" de la loi du 10 avril 1867. 11 demanda au conseil départemental à être dispensé de cette création.
La décision de cette dernière assemblée ayant été négative, la création d'une école spéciale aux filles a été votée en principe dans la séance extraordinaire du 1**^ juillet 1879.
(1) Cette clôture en bois fut remplacée eu h)()0 par une clôture en grillage de fer qui a coûté 150 francs.
Dans ia session d'août 1879, M. Ouilard, maire, revint sur le vote du 1*'' juillet et proposa la construction dune école mixte au hameau de Marolles, mais le conseil maintint sa première décision et invita le maire à traiter amiablement pour Tacquisition d un immeuble.
Le 14 décembre, le conseil confirma cette délibération et le 8 février 1880, il vota un ordre du jour de blâme envers le maire, qui, étant hostile au projet, n'avait pas fait les démarches nécessaires.
Le23mai 188(), fut autorisée l'acquisition de l'immeuble Geffroy, moyennant ."iOOO francs.
Le 16 juillet de la même année les plans et devis dressés par M. Vaillant, architecte à Chartres^ étaient adoptés; les travaux furent mis en adjudication le 22 mai 1881 et commencés immédiatement. La première pierre fut posée par M"* Kugénie Egasse, fille du maire, le 30 juin 1881.
Kn 1882, il fut décidé de construire une mairie et des annexes à Técole. De ce fait, la construction neuve devint école de garçons à partir du l*'' octobre de la dite année, et l'ancienne école mixte fut destinée aux filles.
Le mobilier scolaire de la nouvelle classe est composé de tables à deux places, système Garcet. Cet édifice scolaire, revint 40l41*,Vi.
Enfin en 1893, le conseil vota la confection d'un placard vitré, à trois corps, pour le musée scolaire, et en 11)01, le carrelage fut remplacé par un dallage en ciment armé.
2" — Orffanisaiion l^èdatro^it/ue.
Nous ne savons rien de l'organisation pédagogique de l'école de Broué avant 1789.
D'après les écrits du curé Tournois de Honnevallet, on reconnaît que la principale occupation du luaitre
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était d'enseigner les prières elle catéchisme, la lecture et un peu d'écriture.
Le 26 ventôse an II, le citoyen Jacques Blondeau (ils, ci-devant maître d'école à Broué, déclara devant le conseil général de la commune assemblé que « conformé- « ment au décret du 29 frimaire sur l 'organisation de Tins- « truction publique, article trois de la première section, il c( avait l'intention de tenir les écoles primaires dans notre « commune, se proposant d'enseigner aux enfants qui lui « seront confiés, à lire, à écrire, les règles de l'arith- « métique, enseigner les livres adoptés et publiés par '< la représentation nationnalle et prometans de leur .< donner toujours des maximes conformes au gouver- « nement républiquain et jamais de contraires. » (1)
Cette déclaration renferme tout le programme des matières étudiées à cette époque.
Nous avons retrouvé un livre de classe employé pat M. Blondeau pour ses élèves les plus avancés.
C'était V Abrégé de l* histoire et de la morale de l'ancien testament, édité en 1778, prix, 3 livres chez V'' Desaint libraire, rue du foin Saint-Jacques, à Paris.
M. Laîné, successeur de M. Prunier, élargit son programme.
Il ajouta peu ù peu aux matières déjà citées l'étude de l'histoire sainte, de l'histoire de France, de la grammaire, de l'analyse grammaticale et du plain-chant.
Au sujet de ce dernier exercice, les anciens élèves de M. Laine se plaisent à rappeler qu'il avait peint lui-même sur le mur une gamme gigantesque qui se voyait facilement de tous les points de la classe
(1) Registre des- délibérations du conseil
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Avec cet instituteur, on a vu changer aussi les méthodes et procédés d'enseignement.
Au mode individuel succéda le mode mutuel, voire même le mode simultané-mutuel.
A l'origine, M. Laine trouva un auxiliaire dans son vieil oncle Blondeau qui lui servait de maître-adjoint; plus tard il utilisa des moniteurs.
Voici quel était Femploi du temps en 1828.
Les classes avaient lieu tous les jours de 9 heures à midi et de I heure i/2 à 5 heures.
Le seul congé hebdomadaire consistait en une demijournée dans l'après-midi du samedi.
Le matin, on lisait dans l'histoire sainte et la civilité, puis on écrivait sur des feuilles de papier écolier achetées chez l'épicier, au moyen de plumes d'oie vendues 2 liards pièce. Les élèves copiaient des exemples écrits par le maître et qui étaient suspendus à des tringles de fer fixées sur le devant des tables.
Le soir, avait lieu la lecture du psautier, les exercices de calcul et le plain-chant.
Le me^me emploi du temps se répétait chaque jour.
11 n'y avait point de cartes murales et le premier tableau noir ne fit son apparition qu'en 1834.
Le maître se servait d'un claquoir ; un coup de cet instrument indiquait la lecture épelée et deux coups, la lecture syllabée. Il fut abandonné en 1832.
Il se servait aussi de trois grandes baguettes de dimensions différentes dont l'usage était particulièrement
frappant*
Les classes du matin et du soir n'étaient coupées par aucune récréation et les enfants sortaient individuellement. Une palette portant d un côté la lettre R et dé l'autre la lettre S, indiquait au maître si tous les élèves
*2irÀ\ HROUÉ
étaient présents et s'il pouvait autoriser l'un d'entre eux à sortir.
Les livres en usage à cette époque étaient :
L(/ Vie, la Passion, la Mort et la Résurrection de Notre Sauveur Jésus-C/irist, volume de 144 pages édité en 1825 chez Angelle, imprimeur-libraire à Evreux.
Psautier à Tusage des Kcoles du diocèse de Chartres, chez Durand à Chartres, 1828.
Les fièi^les de la bienséance et de la cii^ilité chrétienne par Jean-Baptiste de la Salle, chez Angelle à Evreux, 1804.
(irannnaire des commençants, chezj. H. Gros, rue du foin Saint-Jacques, maison de la reine Blanche.
La Vie et les Fables d^ Hsope, ouvrage illustré de gravures sur bois, chez Seyer et Beliouet, à Rouen.
En 1850, le programme s était quelque peu enrichi.
\'oici quel était I emploi du temps.
La classe du matin avait lieu de i) heures à midi.
Après la prière se faisait Texercice de lecture soit dans FAncien Testament, soit dans l'Histoire de France.
•ensuite venait Técriture d'après modèles.
Enfin il était fait une dictée dont la correction était tantôt individuelle, tantôt collective au moyen de Tépellation.
La classe du soir durait de I heure 1/2 à 4 heures 1/2. Après cette heure, les élèves habitant le bourg restaient à un cours supplémentaire que Ton appelait la petite école.
Après la prière, comme le matin, les enfants étudiaient la grammaire, la géographie ou l'histoire et récitaient la leçon étudiée.
Il v avait ensuite exercice de lecture en latin dans le psautier.
La classe se terminait par l'enseignement du calcul.
Indépendamment de l'étude des quatre règles, des pro-
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blêmes il'appliralionétaîentdictés et la correction en était
faite au tableau noir.
Il y avait une demi-classe le jeudi pendant laquelle les petites filles étaient spécialement exercées au travail à raijfuille.
A cette époque il n'était récité ni catéchisme, ni évangile à Técole.
En 18(>0, au contraire, Thistoire de France fut un peu délaissée et remplacée par les matières religieuses que nous venons de citer.
(Vêtait en 1854 que Ton fit usage, pour la première fois de cahiers réglés avec couverture illustrée à Técole de Broué.
Depuis 1860, les instituteurs qui se succédèrent furent, à peu près tous, élèves de TEcole Normale.
Ils appliquèrent les principes pédagogiques qu'ils y avaient reçus.
Us étendirent leur programme conformément aux décisions légales nouvelles ; et, comme cela existe encore aujourd'hui, leur emploi du temps satisfit, autant que possible, aux règles dictées par la plus saine pédagogie.
Le matériel d'enseignement est actuellement beaucoup plus complet et plus perfectionné.
Les deux écoles, garrons et filles, sont pourvues de tableaux noirs en nombre suffisant. Des cartes degéographie, des tableaux d'histoire, des tableaux Deyrolle, ornent les murs ; chaque classe a son musée scolaire et l'école de garçons est dotée d'appareils pour l'enseignement de la gymnastique.
Enfin les livres en usage sont tirés de la liste dressée par la commission départementale d'instruction primaire.
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BROUK
»\'\ L(*.S Eli'V^'H,
Le recrutement de» élèves à l'école de Hroué h toujours été assuré par les enfants de la commune.
Cependant, à partir du 14 mai 18:{7, la commune de Marcliezais fut réunie à celle de Broué pour le service de l'instruction. Klle fut distraite par délibération du i3 mai I88U.
La population enfantine a varié avec la population communale.
M. Tournois <le Bonnevallet nous apprend qu'en 1770, ily avait ^«plus décent escholiers >». M. Laîné, vers 1825 eu avait environ 80, et aujourd'hui le total des deux écoles s'élève à peine à (>0 élèves.
llsembleque, de tout temps, les enfants aient été admi> à ré<'ole dès Tàge de cinq ans.
Avant I8,{(), la fré(|uentation était très irré^ulière. Complète du l**"^ novenibre au 1"" mars, la classe était presque déserte pendant les travaux de la belle saison.
Le tableau ci-dessous, dressé d'après les registres trouvés dans les archives de l'école, résume la statistique de la fréquentation scolaire à différentes époques.
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Les chiffres ci-dessus comprennent les élèves des deux sexes, même après la création de l'école des filles en J882.
L instruction |)ai'ait avoir été gratuite dans ia commune lie Broué jusqu'en Tan XI.
Par une délibération en date du li) vendémiaire de ladite année, le conseil municipal décida que la rétribution suivante serait payée à Tinstituteur par les parents des élèves : 60 centimes pour les enfants cjui apprendront à lire ', IM) centimes pour ceux qui apprendront à écrire ; l^ 20 centimes pour ceux qui apprendront le calcul.
I^s indigents étaient exemptés de cette rétribution. La liste en était dressée chaque année par conseil municipal.
En exécution de Tordonnance royale du 14 février I8;M), la rétribution fut de nouveau fixée ainsi qu'il suit:
r* classe, 1*^25 par mois.
2« — 1 fr. id.
y 75. id.
Plus tard la loi du 15 mars 1850 et le décret du 7 octobre suivant ont apporté les modifications suivantes :
Klèves de la P* catégorie : 12 fr.
— 2« - 15 fr.
— :V — 18 fr.
A partir de 1860, le taux mensuel fut encore surélevé à P, 25, P, 50 et ^^ 75 pour les trois catégories d'élèves.
La liste des élèves gratuits était dressée chaque année par le maire, de concert avec le curé de la paroisse.
Dans sa séance du 1 1 février 1877, le conseil munici|)ai a pris les décisions suivantes :
Il a proposé de fixer
I* Le taux de Tabonnement facultatif
Pour les enfants au-dessous de 8 ans, à.
— de 8 ans et au-dessus, à. .
. 2"" Le taux de la rétribution mensuelle.
Pour les enfants au-dessous de 8 ans, à. .
Pt)ur les enfants de 8 ans et au-dessus, à. .
2(>() BKOt'É
3** Le taux de la rétribution devant servir de hase à la fixation du traitement éventuel des instituteurs et des institutrices.
Pour les enfants au-dessous de 8 ans, à. . . I »
Pour les enfants de 8 ans et au-dessus, à. . . 1 25
Dans la même séance, le conseil vota le principe de l'instruction gratuite pour 1878 et provocjua une réunion (|ui serait composée des conseillers municipaux et des plus imposés dans le but de voter les centimes additionnels pour couvrir la dépense accasionnée par le nouvel état de choses.
liCs intéressés furent convoqués pour le 1 1 mars suivant ; mais le quorum n'ayant pas été atteint, M. Forfait, maire, démissionna et la gratuité ne fut établie telle qu'elle existe aujourd'hui que par l'application de la loi du 28 mars 1882.
Enfin, à partir du 1*" janvier 1898, le conseil municipal étendit la gratuité des fournitures à tous les élèves des deux écoles.
Indépendamment des sommes fixées plus haut, les entants étaient encores tenus autrefois de pourvoir au chauffaife de l'école.
Kn hiver on voyait les petits garçons, vêtus d'un |>antalon et d une blouse, coiffés d'un bonnet et chaussés de sabots ; les petites filles, portant une robe de siamoise à rayures bleues sur fond blanc, un caraco d'indienne, un fichu en contonnade retenu avec des épingles, la tête couverte d'un bonnet à bajoues et les pieds enfermés dans lies chaussons de molleton et des sabots rouges avec ou sans brides. On les voyait apporter sous leur bras la bûche traditionnelle, qui provenait, quelque fois du bûcher paternel, mais plus souvent des bois ou des haies situés sur le chemin.
Le régime disciplinaire de Técole de ce temps-là était des plus simples. Les punitions seules étaient en usage. Point de récompenses et partant point de distributions de prix.
Les élèves de M. Laine ne se rappellent avoir reçu d'images que quand ils lui faisaient de petits cadeaux ou qu'ils lui payaient « leurs mois d'école ».
Les punitions étaient toutes corporelles. Nous avons déjà parlé plus haut des trois baguettes de longueurs différentes qui permettaient au maître d'atteindre j)lus ou moins loin.
Les élèves les plus indisciplinés faisaient connaissance avec le martinet de cuir ; les paresseux étaient coiffés d'un bonnet muni d'une paire de gigantesques oreilles et, ainsi accoutrés, ils étaient exposés aux regards des passants.
Il a existé une distribution de |)rix |)endant que M. Robbe exerçait à Broué.
Abolie à son départ, cette institution fut remise en vigueur en 189^1.
Aujourd'hui, le régime disciplinaire en usage dans les écoles de Broué laisse une plus large place aux récompenses et le système des punitions est celui qui est autorisé par le règlement départemental.
Nous avons déjà vu que le congé hebdomadaire était de une demi-journée tantôt le samedi, tantôt le jeudi. A partir du 22 janvier 1866, la journée du jeudi fut accordée toute entière.
Il n'y avait point de vacances, à moins que pendant la moisson les élèves ne soient quelques jours sans venir à l'école.
Souvent même, s'il s'en présentait quelques-uns, ils restaient seuls sous la direction du plus âgé pendant que
le maître et la maitre»M? allaient « »cier » legraift qu'ils récoltaient.
Plu8 tard, vers 1860^ les seuls congé étaient : deux jours au commencement de Tannée, un jour, à mardi* gras, huit jours, à Pâques, deux jours, à la Pentecôte» et huit jours, à la moisson.
Les plus anciens élèves de Técolede Broué qui existent encore aujourd'hui nous ont affirmé qu'ils n'avaient jamais assisté à aucun concours ou examen.
L'article 19 du statut du 25 avril 1834 sur les écoles primaires resta lettre morte dans notre localité.
La circulaire ministérielle du 20 août 1866 qui ordonnait un examen passé en présence du maire^ du curé et de l'instituteur ne fut pas plus appliquée que la précédente et ce n'est qu en 187^» que les élèves de l'école de Broué affrontèrent pour la première fois un examen en se présentant au certificat d'études primaires.
Le tableau ci-dessous nous donne le résultat de ces examens depuis l'époque précitée jusqu'à ce jour (1902.)
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