BROCÉ
« et la commune de Broué peut s'enorgueillir k juste titre a de le compter parmi ses enfants. »
En 18824 M. Alphonse Marais, frère du colonel, fut décoré d'crne médaille de sauvetage pour avoir retiré une personne tombée dans une pièce d'eau qu'il possédait à Marolles.
Dans son numéro du 20 janvier 189^, le Rh>eil national de Dreux publie un article dû à la plume de M. Dagron et intitulé : Les Quatre Légionnaires de Broué,
La commune de Broué compte en effet aujourd'hui quatre de ses enfants qui ont figuré ou qui figurent encore dans les cadres de la Légion d'honneur.
Ce- sont
I* Afifiédée Ilureau de Senarmont.dont nous avons rappelé plus haut les états de services ;
2* Henri Bureau de Senarmont, fils du précédent ;
S*" Octave Alexandre Marais, lieutenant-colonel en retraite ;
4' Alfred Kugène Beillard, né à Marolles le 8 mai 1850 nommé chevalier de la Légion d'honneur le 11 janvier 1894 par décret du Président de la République sur la proposition du Ministre du Commerce.
Le Journal Officiel s'exprimait ainsi: M. Beillard (Alfred- Eugène), constructeur d'horlogerie à Anet, administrateur de la Caisse d'épargne depuis 1877, conseiller municipal d' Anet depuis 1881, adjoint au maire de 1882 à 1888. membre du conseil d'arrondissement depuis 1884, président de ce conseil en 1892, a fondé avec ses Mules ressources une école pratique d'horlogerie. Nombreuses récompenses dans les expositions notamment à Paris 1878 et 1889.
Déjà en 1878 M. Beillard avait été nommé officier d'académie et le 4 mai 1889, officier de l'instruction publique.
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Ajoutons que M. Beillard a été envoyé par ses concitoyens siéger au conseil général d'Eure-et-JLoir aux élections de juillet 1901.
Broué fut encore le berceau d'un certain nombre de bravet^ iglipré^qui,|>artii simple soWaJts, ont feit ttli certain «ombre d^ ça«[ipagi>^,e^4QntqM©lq*KK-uas mêmes ont ver$é leur s^ngpaur la Pptrie.
Pfiraii ce» braves, on peut citer :
PLRuav Jacquas-^Michei , né en 1775, volontaire de Sambre-et-Meuse, qui prit part à tputes les campagnes de cette armée. Il se retira à Broué où il jouit jusqu'à sa mort d'une pension de 300 francs.
Egasse Jean<*Bapti«te, né le *iO septembre 178.*), parti comme conscrit dp Tan XIII et qui u'est jamais reyenu.
LsilPRiLLiER, Honoré, né le 3 mars 1784 ; entré au 2* régiment de dragons le 18 avril 1804, il assiste le 2 décembre au couronnement de Napoléon l*"^ ; fait la campagne de 1805 sous les ordres de Murât et Klin;aide à la prise des deux premières pièces de canon enlevées aux Autrichiens près de Vertingen ; assiste à la.bataille d'Ansterlitz. Blessé en Bphème, il est, évacué sur Maëstrich où on le réforme, Il refuse son congé, reprend du service, a^si^te à la bataille de Spandau (5 juin 1807) et revient d^ns^as foy^ers en 1813. Plus tard il reçut la médaUle de Saii^te^Hélène et une petite pension.
Alleaume Nicolas, né le 15 février 1789, parti comme conscrit en i'809, a été tué dans les guerres du Pre miel- Empire.
Il en fut de même de Jjouis-Victor Chantard, né le 9 juin 1790.
Dagron Guillaume né le 24 septembre 1787. Il a pris part aux campagnes d'Espagne et de Portugal et mourut à Bordeaux.
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ViGouiiEux Charles-Désiré-AIexaiidre, conscrit de 1813, obtint la médaille de Sainte-Hélène.
Maillieh Kugène, né le 1 1 décembre 17î)^i, aussi médaillé de Sainte-Hélène, a fait la campagne de Russie, celle de France et a assisté à la bataille de Waterloo.
PoHCHERON Daniel né le 27 août 1794, assista à la bataille de Leipsîg, fit partie du corps expéditionnaire de Russie, entra à Moscou, passa la Bérésina et le 16 juin 1815, veille de Waterloo, il fut blessé d'un coup de sabre à la tête à l'engagement de Fleurus. Plus tard il reçut aussi la médaille de Sainte-Hélène.
PorcHET Claude, ancien enfant de troupe, conscrit de la classe 1815, recul aussi la décoration de Sainte-Hélène.
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Thiehhêe François, né le 27 avril 1795, partit au service en 1815 (I). A peine quinze jours après son départ d'Orvillicrs où il résidait, il eut une jambe emportée par un boulet de canon entre Laon et Soissons. Il revint avec une jambe de bois et gratifié d'une pension de 300 francs.
Tiiiehkée François-Isidore, né le 12 juillet 1849; parti le 22 août 1870, blessé d'un éclat d'obus à Poisly le 7 décembre, il mourut à Vendôme le 3 février 1871.
PoLLET Léon, soldat de la classe 1848, eut la jambe brisée en Afrique, et son frère PoUet Armand fut tué au combat de Bomarsund dans les îles d'Aland en I85^i (Mer Baltique).
DucLos Michel-Augustin, né le 16 décembre 1826, prit part aux batailles de Solférino et de Magenta.
Maillier Honoré-Alcine, né le 23 décembre 1833, fit la campagne de Crimée et assista au siège de Sébastopol. Il est décoré de la médaille dite de Crimée avec une agrafe portant pour inscription Sébastopol,
(1) Malgré le remplaçant que ses parenls lui avaient acheté moyennant la forte somme de dix mille francs •
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PoucHET Eugène-Clément, dit Pépère, né le 28 décembre 1838, fut rappelé le IG août 1870 au 14* de marche. Lé 13 octobre, il assista à l'affaire de Chàtillon, et fut blessé à Bagneux d'une balle dans le fémur droit. H est décoré de la médaille militaire.
JoLLY Eugène, fit la campagne de 1870. Il prit part le 2 août au combat de Sarrebruck, le 10 août à celui de Gravelotte et le 17 à la bataille de Hezonville. Il partit ensuite en Afrique au moment de la répression de l'insurrection de 1871 et y lit une campagne qui lui donna droit à la médaille coloniale.
A cette liste nous pouvons ajouter les noms des soldats ci-dessous qui, bien que n'étant pas nés à Broué, y sont fixés depuis longtemps.
LETARTais Isidore, né à Serville, le 29 décembre 1825. Parti en 1846, il passa 6 semaines à Brest, 13 mois à Cherbourg et près de 6 ans aux colonies à Saint-Pierre et à Fort-de-France.
Demëde Jules, né à Boutigny, le 14 décembre 1838, parti le 22juin 1859, a fait campagne en Afrique du 23 mai 18()4 au 10 mars 1865 et a contribué à réprimer Tinsurrection dans la province d'Oran.
En 1897, le gouvernement lui décerna la médaille coloniale ainsi qu'à Cardonnet né àBû, mais domicilié dans la commune de Broué.
Gardonnet Francois-Désiré, né à Bu le 12 août 1846. Engagé volontaire au 3' zouaves le 15 février 1867, il fit campagne en Afrique du 22 février 1867 au 18 juillet 1870 et prit part à l'expédition de TOued-Guir.
Rentré en France, il fit partie de l'armée du Rhin du 19 juillet 1870 au 9 juillet 1871, fut fait prisonnier de guerre à Freschwiller le 6 août 1870 et emmené à Ingolstadt en Allemagne d'où il ne revint que le 25 juin 187 !•
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Le 10 juillet, il retournait en Afrique réprimer i insurrection dite de 1871, assistait au combat de Mîlah et rentrait dans ses foyers en 1873.
Sabot ix>ui8-Charles, né au BouUay-les-deux-églises, le 2 septembre 183^i, fit la campagne de Rome du 6 sep* tembre 1862 au 13 novembre 1865.
Bgillabd ï^tanislas-Eugène, né à Arçonnay le 7 août 1827, a pris part à la campagne de Grimée. Il fut décoré de la médaille de Crimée avec Tagrafe suivante : Sébastopol.
A la prise de Sébastopol, il sauva un officier anglais qui était sur le point d'être feit prisonnier et eut la poitrine effleurée par un obus.
BoNNouvRiER Emile-Arthur, né à Lillers le 26 octobre l>t60. Soldat de la classe 1880, il fit la campagne du Tonkin du 20 décembre (883 au 5 juin 1886. Il prit part aux prises de Hong-Hoa et Bac-Ning et aux batailles de Tuyen-Quan et Lang-son.
Nous terminerons ce chapitre en rappelant le crime épouvantable dont fut victime M. Gilles Frédéric Aulet né à Broué le 20 novembre 1835.
Fermier à Biennouvienne en 1870, il fut arraché de sa maison avec quelques-uns de ses domestiques, emmené sur le territoire de Gressey et fusillé sans jugement par les barbares Prussiens.
Cultiva^teur émérite, ardent patriote et généreux bienfaiteur, il avait commis la faute impardonnable aux yeux de ces féroces Germains, de donner à manger à qu/elque« gardes-mobiles français qui avaient passé dans la contrée.
L'hisitoire appréciera et la postérité jugera, mais de tels actes de barbarie réclament vengeance.
A cette série de modestes décorés de la commune de Beoué il convient d'ajouter les noms de deux non moins
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modestes travailleurs du sol. En 1896, M. Pelletier Gus- , tave, cultivateur éleveur à Orvilliers, lauréat d'un grand nombre de concours, vice-président du comice agricole de Dreux, recevait la croix de chevalier du Mérite agricole. En 18j97, la même distinction était accordée à M. Egasse Eugène, maire de Broué, qui reçut des mains de M. le Ministre du commerce la récompense bien méritée de trente années d'intelligente pratique agricole.