ÉGLISE P£ FONTAINE-SIMON
Bigarne, curé doyen de Senonches, qui adressa è la foule une charmante impro^sation oratoire, reproduite par la voix de N * D. Le prix dii travail s*éleva à 1 400 fr. ; la statue dont le donateur seul connaît le prix est de Rafl* La fabrique est propriétaire de l'avenue et de la chapelle ; la fontaine actuelle communique avec l'ancienne au moyen d'un tuyau de fonte. Pour renouveler Teau lia été pratique- près de la grille un canal qui passe k droite de l'ancienne fontaine. C'est là que chaque année nous aimons h aller affirmer notre confiance en sainte Anne au jour de la féte de cette bonne iiatate. H. G.
iMAISOX SAIM MICHEL A CIIARTIIES
E bureau des pauvres de la ville de Chartres reçut en 18.Vi une transformation essentielle qui lui donnait un caractère sacré. d"uno haute portéo chré-
tienne et de bienfaisance. Cotte amélioration, acceptée avec gratitude par la ville, était la condition formellement imposée par un généreux donateur. M. Michel Vintant
Le 17 février 1852, cet homme de bien léguait à la ville de Chartres la somme de 100.000 francs. Le 21 février suivant il voulut dissiper à jamais tous les doutes sur l'objet direct de sa donation : « Dans le testament que je vous ai dicté« Monsieur, le 17 de ce mois, écrivait-il à son notaire, j'ai donné 100.000 firancs aux pauvres de Chartres. Je veux compléter l'expression de ma pensée, qui n'a pas seulement pour objet le soulagement matériel de la classe pauvre, mais qui se préoccupe surtout de l'améliorati(»n morale, des consolations et du secours spirituel... En conséquence l'impose au le^i^s la condition essentielle de l'établisscnient de vibites et de distribution de secours à domicile par le concours de sceurs de la Charité... L'emploi de la rente aura heu de cette manière :
1* Loyer d'habitation et ameublement de sœurs de la Charité qui desserviront le bureau de bienfaisance.
« 2* Traitement des sœurs, au moins six, y compris la supérieure, salaire et nourriture des domestiques.
« 3* Le surplus sera distribué par le soin des sœurs.
MAISON âAINT-MlCH£L A CUARTRis^S
« L'Institution des sœurs de la Charité, ajoutait-il, procurera de précieux auxiliaires au bureau de bienfaisance et servira de trait d'union entre l'autorité civile et l'autorité religieuse. »
Le 47 février 1S63, le bureau de bienfaisance prit une délibération acceptant ce legs avec toutes ses conditions.
Le 23 septembre 1854, après toutes les formalités légales, la Révérende Supérieure générale des Filles de la Charité, soeur Elisabeth Moncelet, fît présenter au bureau le projet de traité à conclure pour l'exécution immédiate des volontés du testateur. En effet les légataires de M. Vintant, « désireuses de s'associer à la pt'îïsée de leur bienfaiteur ». avaient renoncé au bénéfice du délai de dix années pendant lesquelles elles pouvaient jouir en toute liberté du revenu du capital légué aux pauvres. 11 est juste de citer ici leurs noms : Marie-Anne Adélaïde Duchon, femme Piiris, Marie-Kulaiie-Julienne Duchon, et iiortense-Eugénie Duchon.
Ce traité, dont il est inutile de reproduire ici les clauses, fut accepté et signé par les autorités civiles de Chartres et les supéjrieurs dés filles de la Charité* sœur Moncelet et le R. P. Etienne. SaM retard, Touverture du nouvel établissement de charité fut fixé au samedi 29 septembre suivant» il fut décidé « qu'une céré> monie religieuse consacrerait cette installation. Monseigneur TEvéque invité à célébrer la messe dans sa chapelle, » accepta.
Le journal de Chartres du 4 octobre 1854 a publié un compte^ rendu fidèle de cette cérémonie. Nous laissons la parole à ce té*moin oculaire et bien renseigné :
«' On sait que M. Vintant a légué à la ville de Chartres une somme de KK) CKM» fr. dont I usufruit devait appartenir pendant 10 années à ses légataires universelles. Après l'expiration de ce terme, le revenu de ce capital était consacré à rétablissement d'une maison de secours desservie par six sœurs au moins. Après prélèvement du traitement des sceurs et du loyer de la maison, la somme restée disponible devait être employée en secours en nature autres que ceux distribués ordinairement par le bureau de bienfaisance.
« Les légataires de M. Vintant n'ont pas voulu que lespauvres attendissent aussi longtemps. Grâce à leur désintéressement, les intentions charitables du testateur vont se trouver immédiatement réalisées, et la maison de secours vient d'être établie
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MAISON SAINT-MlCHlfL A CHARTRES
dans une maison du cloître Saint- Aignan. Ces dames ont témoigné le rlésir que l'inauguration eut lieu à l'occasion de la fùte saint Michel, pntron du testateur et que la maison fut desservie par les sœurs de Saint-Yincent de Paul.
' Samedi dernier '2î) septembre , ;i H heures 1/2 du matin, une messe a été célébrée par Monsei^meur à la chapelle de l'Evèché. Un de MM. les conseillers de préfecture remplaçant M. le Préfet, M. le Maire et ses adjoints, té conseil municipal, l'exécuteur testamentaire, le R. P. Etienne, supérieur général des Laxaristes et des filles de la Charité de Saint-Vincent de Paul, les membres du bureau de bienfaisance, les administrateurs adjoints, la supérieure de rH6tel-Oteo, lès dames de Charité attachées aux cinq divisions, les curés des trois paroisses et plusieurs ecclésiastiques assistwent à la cérémonie.
« Après la messe, dans une touchante exhi)rtation. Monseiq'ncur a fait ressortir les avantages que la ville allait recueillir du service des sœurs auxiliaires du bureau de bienfaisance chargées spécialement de visiter les pauvres à domicile et de venu- d une façon encore plus eflicace au secours de leurs besoins moraux et physiques. Mgr a exprimé combien il était heureux de voir cette mission dévolue aux dignes soeurs de Saint-Yincent-de-Paul.
« L'administration municipale, accompagnée du bureau de bienfaisance s'est rendue à la maison du Cloître Saint- Aignan, Là, M. le maire a adressé quelques paroles de remerciement à M. le Supérieur général et aux sceurs.
— M. le maire « félicite la maison de secours de posséder à sa téte une supérieure qui depuis 14 ans exerce avec autant de talent que de zèle, à l'Hôtel-Dieu, des fonctions qui vont la rendre très utile dans le poste où madame la Supérieure gén'-rale l'a appelée. Il adresse aussi des remerciements à M. le Supérieur général d'avoir bien voulu, au moment où le gouvernement lui-même a recours aux tilles de la Charité pour donner des secours aux soldats malades et blessés de l'armée d'Orient, consentir à déférer aux désirs du bureau de bienfaisance (1).
« M. le Supérieur général a pris ensuite la pan^e pour faire comprendre combien il lui était doux de concourir au dévelop»
(1) Ce paragraphe, ici intercalé par nous dans Je compte-rendu du Journm\ de Chartres, est entrait du rapport offlctel conacnré aux Archives de lllâte1<de>V11te. — > La guerre de Crimée étant alors dans tout son fèu* •