partie inférieure de rarêtc
Cotlv. déviation, qui n'est pas spéciale au cltichcr vieux et que nous retrouvons dans le clocher rival de la Trinilé de Vendôme, proviendrait ici, non pas du désir irréalisable de donner h cette nèchc la même hauteur (ju à la flèche voisine 1 1, mais en réalité de 1 inégalité des pans de lu p^ raaude. M. Durand, en JnSL dans sa Monographie, l'avait constaté : « Remarque importante : les côtés de la base ne sont pas égaux, et par suite les faces de l'octogone sont de dimensions différentes, ainsi que l'inclinaison de ces faces. Il en résulte une singulière déformation dans toute la flèche. . toute la partie moyenne de la pyramide est irrégulîère. Du bas du clocher on s'aperçoit que les arêtes du clocher ne sont pas rectilignes, mais présentent un certain angle dans la partie supérieure, les appareilleurs ayant rectifié et redressé le sommet afin de le rendre plus régulier. »
Des coupes horizontales de la flèche, prises à diflV-rentts hauteurs avec la plus jrrande exactitude par M. Venaneie, c<»nducteur des travaux, font paraître uvec évidence ces inégalités et démontrent de plus que les dimensions de chaque face ne conservent pas les mêmes proportions à ces diverses hauteurs, si bien que si l'on superpose les trois plans, Pl. IV, les uns sur les autres et si Ton tire une ligne passant par les trois aogles pour atteindre le point central commun, la ligne ne sera pas droite. Ce qui accusa une sorte de torsion de la flèche
La construction de l'échafaudage fut Confiée & un habile ouvrier churtrain, M. Soumeilhan. Ce fut un spectacle émouvant quant on le vit sortir de la petite lucarne extrême de la flèche, et se laisser glisser le long du cône, attaché à une corde, jusque sur l'un des 12 chevrons qui depuis deux jours formaient comme une couronne d'épines, à 8<> mètres de hauteur, autour de la pyramide. On avait en effet de l inténeur fait saillir au dehors par des trous de boulins les madriers qui devaient supporter
(1) Le devis des travaux de 1753 impose une hauteur égale à l'étal aacien. On en démolit 42 pieds ou 14 mètrea, on en reconstmiait 42 pieda.
LE CLOCRBR VIEUX DB CBARTltBS
toute cette charpente. Il s'agissait de les fixer h Vcxt^ùoAir et de les consolider en enjambant do l'un sur I autre Ce qui fut fait avec autant de sang-froid que d'habileté. On lui descendit alors un, puis deux madriers qu'il établit en forme de palier sur deux de ces poutres, et bientôt le plancher circulaire fut achevé. Notre intrépide compagnon pouvait à bon droit se reposor un instant, allumer sa cigarette, faire les cent pas sur le collier aérien dont il ▼enait de ceindre la cime de notre, vieux clocher, et regarder avec complaisance les spectateurs effrayés du danger auquel il s'exposait, stupéfaits de son audace et de son assurance ; et, quelques jours plus tard, se hisser aux pieds de la croix pour de là poser, avec son principal ouvrier, devant l'objectif d'un photographe amateur placé dans la lanterne ajourée de la flèche voisine. Pl. V.
La revue /.e* .Vot/i't'//^* Iflu.Hn'es a publié ce cliché et deux autres non moins intéressants dans son n^^H. le jeudi <î août I^KIIV Nous remercions vivement son directeur de nous avoir gracieusement prêté deux de ces clichés pour le présent travail.
Les chevrons de cette première assise qui traversent les pans de la pyramide, sont renés à l'intérieur par d autres traverses, boulonnées, s'em boitant les unes dans les autres par des joints en sifflet, pour offrir use invincible résistance à la charge de tout l'échafaudage et des matériaux qui y seront déposés.
En effet à rextrémité de chaque poutre furent dressés des fermes ou poteaux reliés par des pannes transversales, comme on le voit planche formant ainsi des rectangles réguliers, consolidés encore par d'autres moises posées de biais.
Treize assises ou étages parfaitement réguliers, formant autant de paliers, 8*élevèrent bientôt jusqu'au sommet de la croix, sur une liauteur de 25 mètres, renfermant comme dans une cage tout le sonomet de la flèche. Cet échafaudage se dresse ainsi presque aussi large au sommet qu'h In base.
Pour éviter tout accident, emp^ cber même la ciiutede-^ i^ravats et des petits frag^ments de pierre, une sorte de grillage toimé de lattes verticales, ferma chacun des carrés, sauf sur un cùu':, celui qui regarde le clocher neuf, afin de laisser passage sur toute la hauteur, aux matériaux de reconstruction. En dernier lieu on plaça sous les chevrons Uc la première assise les chevalets de lorce qui les empêcheront de fléchir.
LE CLOCIIEH VIEUX PR CHARTRES
Enfin pour supprimer la moindre oscillation et tout balancement de ce g igan tesque manchon, des cordes en fer s*élancent du somnaet du polygône, comme dimmenses tentacules de pieuvre, pour aller s'accrocher d'une part aux points les plus élevés de la cathédrale» ei de l'autre aux faites des plus solides maisons voisines.
Par les plus fortes tempêtes et les plus terribles orages, le vent se brise impuissant dans cet enchevrétement de madriers, de chevrons, de moises, de poteaux et de traverses, et, furieux, comme dans un immense tu^au d'orgue, pousse sa plainte sifflante et aiguë, d'une gravité et à la fois d'une sonorité qui dépassent toute composition musicale.
La gravure de In planche IJl fait mieux comprendre que toute description la disposition de ce chef-d'œuvre de charpenterie aérienne.
L'été i^O'A fut consacré à la démolition des assises supérieures ; quelques autres, sur une hauteur d'environ deux mètres doivent subir Je même sort, c'est donc un minimum de 12 mètres sur 45 qui vont être refaits à neuf, dans un avenir prochain, h. n'en pas douter. Pour éviter l'insuccès de la r^ection de'1753, l'architecte des monuments diocésains aurait choisi la pierre dite le Vergeté de Saint-Maximin, qui par sa dureté et son grain se rapprocherait le plus de la qualité de la pierre employée au KIl* siècle.
L'approche des matériaux se fait au moyen de grues, treuils et poulies. Du sol ils sont ainsi élevés, du côté méridional de la tour, jusque dans la grande salle dite jadis des cloches, par une des larges baies de cet étage. De là, on les transporte sur le côté opposé sur un plancher établi entre le clocher et la toiture de la grande nef. Ln système semblable d élévation les dépose sur un palier intermédiaire établi à 10 mètres environ f^u-dessuà de I échafaudage et de ce palier à la hauteur précise où ils devront recevoir leur place définitive.
Toutefois, de la salle des cloches, un assez c^rand nombre d'objets de moindre volume seront élevés par 1 intérieur de la pyramide.
Grâce è toutes ces mesures de prudence, les travaux si heureusement commencés, il y a dix-huit mois, pourront se poursuivre avec autant de rapidité que de sécurité aussitôt que le ministère aura voté les fonds nécessaires.
LE CLOCHER TIBUX DB CHARTRES 35
Il nous sera permis de signaler ici, comme sujet de comparaison, les travaux similaires exécutés de 1870 h à la flèche de Vendôme, et de citer le rapport autorisé d'un architecte M. Louis Martellière (\).
Les analogies sont nombreuses. Ce clocher de la Trinité, endommagé par un coup de foudre le 2 mai 181H, qui avait brisé la croix et renversé 7 à 8 mètres de la flèche, avait été hâtivement réparé. Les derniers travaux de restauratioii furent commencés en 1K79 par l'établissement de l'échafaudage que représente la belle gravure publiée par M. Chanteaud dans son Hittoht de Vtndùmê^ d'après une photographie prise le 25 août 1879 par M . Y von . photographe.
L'échafaudage, appuyé par des jambes de force sur la corniche de ia pyramide, avait pour base un premier palier circulaire de 2'"15 de largeur. De )à, s'élevait par 6 autres paliers successifs une pyramide en charpente à douze pans, haute de 22 mètres, non pas verticale, comme celle de CharfrfS, mais en forme de cône aigu, avec la même mclinaison que la flèche ; toutefois au dessus du dernier palier, le dodécagone se translorinait en hexagone à 3 paliers, surmonté par un dernier cône terminé par un drapeau. Cette charpente fut achevée dans les premiers mois de 1879. La démolition commença par l'enlèvement de la croix, de la boule en cuivre, de la pierre de couronnement de 9,4À de hauteur, et de 19 assises d'une épaisseur de soit au toUI o^a
« La réfection de la pointe ne fut pas une opération aussi simple qu'on l'avait pensé <i abord. Une fois le dérasement terminé, les architectes se trouvèrent en présence d'une difficulté inattendue : ils s'aperçurent qu'à ce niveau le plan de la flèche ne formait plus un octf>«^one régulier, mais un polygone sensiblement déprimé dans la direction du N E au S.-VV. L'écart entre les diagonales dépassait (>"'20. L'axc avait aussi subi une déviation notable ; mais les arêtes, conservant à peu près l'inclinaison voulue, ce défaut n'était pas sensible à l'extérieur. Les faces semblaient avoir éprouvé une torsion analogue k celle que présentent souvent les beffrois et flèches en charpente. Ce n'est
(1) Publié dans le SoUelin <fe U S^eiHi AreMoio^iqw du VtndàmoU, 1685. p. 186 «t «aivaiitcs.
LE CtOCHBR VlBUX DK CRARfReS
qu'un rapprochement tout fortuit ; l'influence des vents domi* nants ne saurait être mise en cause, pas plus que rébranlement produit par la sonnerie des doches ; la &ate doit être attribuée uniquement à la maladresse du constructeur. Les architectes ont sa, d*ailteurs, se tirer habilement de ce mauvais pas et ramener insensiblement le polygone déformé à un octogone parfaite* ment régulier.
« La pose de la première des assises nouvelles, qull fallait raccorder avec les irr^^laritës de celles de dessous, fut la plus délicate. Une fois celle-ci mise en place et la projection de l'axe des assises supérieures bien déterminée» le travail devenait relativement facile, quoiqu'il demandât encore beaucoup de soin, le plan de chaque assise devant se modifier non seulement comme dimension, mais aussi comme forme. »
« Seize assises seulement de (>.:U) de hauteur furent reconstruites. Un seul bloc de pierre de Poitiers, fut placé au-dessus, et l'amortissement formé de trois autres pierres dont la silhouette élégante se profile heureusement et qui porte bien la haute croix qui termine le clocher. »»
Les nouvelles assises et le couronnement atteignaient 7 m. 8() de hauteur au lieu de 6 m. 18. Le clocher était ainsi surélevé de 1 m. 70. La croix avait été posé le 22 juillet, les travaux de re> construction avaient duré moins de 18 mois, et les dépenses s'élevaient à 50.992 fr. 80.
Il nous reste à faire des vœux pour que notre flèche incompa rable soit aussi rapidement remise en état et que bientôt, non moins élancée et plus belle encore que jadis, elle élève vers les cieux, solidement établi sur sa boule dorée, commâ jadis, le signe rédempteur et victorieux de la Croix.
t4 juin 1904. Ch. MiTAis,
CAan. Aon. de Ckàtlre».
Uim m FONTAINË-SIMON
Fontaino-Sim )n Foni-Si/mnni$). indiqué au Licre Blnnc vers la moitié du XI' siècle, nous p;irHÎt. comme centre paroissial, postérieur à l'invasion Normande, contrairement à la Perrière au Val-Germond, son annexe, d'origine assurémeut romaine et centre religieux contemporain de Saint-Laumcr.
Son nom doit se rattacher ou à la fontaine aujourd'hui connue sous le vocable de sainte Anne ou peut-être à sa situation hydrographique (t). Construit sur la rive droite de ]*£ure et dans un contrebas assez humide, sur l'ancienne voie Romaine de Chartres à Bayeuz par Séez, le Itourg primitif devait se trouver plus près du cours d'eau, et n'aura été que lentement reporté sur la situation un peu plus élevée qu'il occupe aujourd'hui, sur la route de Paris au Mans par Dreux» Chàteauneuf et Relle^me '2). Bien aligné sur celte ancienne grande route, desservi par la ligne de la Loupe h Évreux, ce bour^ est actuellement riant et cf)quet et n"a qu'un défaut, celui de se trouver situé à l'extrémité du territoire communal, c'est-àdire à près de î kilomètres de la limite opposée.
Protégée au nord par la forêt de Senonches, la paroisse a pour limitrophes à l'est et au sud Belhomertet Meancé , au nord et à l'ouest Manou, les Mesnus et Le Pas Saint L'homer (Orne) ;
(I) Jean VII de Mcnou, mnrié le :t janvier 1 1:11 à Catherine de Cliambarant, priU< nJait contre Jean d'Aucf>ici). fils de l^oh-rt ot de Marif di- Menou.qu à couse de son aïeul Jean V. Ie& terres et châteaux de Menun, Miily, la Moltcflotrou, la Poataine-Noire et U FanteiiM-Sîmoii devaient lui retourner.
{Prenift ilf In m.iiinn de Menou.)
{2) L'iagéaieur Perron«l, au service de la généralité d'Ak-nçin. fut un dus constructeur» de celte route nus Murgsrs, oCi il habita longtemps depui» 17:{7. époque OÙ de cctte localité il signe comme sous-ingénieur an divis de plana et travaux.
4 ÉGLtSB DE PONTAINB-SIMON
SOUS l'ancien rc-gimc elle (it toujour;» partie de la province du Perche, de 1 élection de Mi^t ta^ne, de la sergenterie Boullay ou de Belléme. de l archidiaconné du Grand-Perche et du doyenne de Nogent le-Rotrou. £n 1558, h la tenue des États du Perche à Nogent le-Rotrou. le curé se fit représenter par Jcicques Sagot, son vicaire, et les habitants par Pierre Bruslard, receveur en l'élection de Longny,et Nicolas Goulet, procureur fiscal à Nogentle-Rotrou.
Au Xlll* siècle, Fontaine Simon comptriit d08 paroissiens ou
communiants, HKIen l^fM) ; 4(XJ avec IHO fi ux vers la moitié du XVIll*, aujourd hui 062 habitants (l i. Kn 14(i(;, il payait X> livres d'impôt, il ressortissait jusqu'à la Révolution de la justice et du bnilla^fe de la Cruchonnière (2), situé dans la paroisse, h 4 kilomètres ouest du bourg, aujourd'hui à l'état de ferme; son revenu curial était au XV!!!" siècle de 710 livres.
L'église est de lépoque liomane dans son plan primitif. Construite sur le type de toutes les églises voisines, elle se composait, jusqu'en 18d0, d'un vaisseau unique, appuyé de con^ treforts extérieurs et terminée par un chevet cintré, le tout construit en matières du pays, c*est*à^ire en silex et grisons ou poudingues ; le clocher à base octogonale surmonté d'une petite flèche, la voûte en bardeau ancien, dont les sablière et les arbalétriers sont reliés et soutenus par six tirans, toute cette forêt de bois est de la Renaissance, comme les autels. Au milieu de ces tirans ou poutres transversal» s. s'élèvent les poinçons qui supportent la poutre friitiére : à l'un d'eux, celui de l'entrée du ch«eur. esl suspendu un aucu n ("hrist tnomplia!.
L'éi^lise est ajourée par une liizainr de fenêtres qui, nous n'avons pas à le faire remarquer, ont perdu leur cachet primitif (3).
(1) (Voir Livre tiianc, tartuiatre dt Sotm-Dame. PuuUlé dfi fTSS.Kxpilly.)
(2) Réanie à la commanderie de la Ville-Dieu en Druge«in, & Manou. la Crucho^ni^rc .tvnif rt.' donnée mu cht'valiprs de Saint-. lean-dc-JiTusftlera par Jean, comte de Chartres, avec ceus et rcates » élevant à 1 livre» que lui devaient les 60 habitants du heu. La terre de la Cruchonnière était affermée i livres en 11", 0'( en l"ilt', ic'i» en l*s:i, et L'oniprenait alors Jl arpents de terre labourable, 12 arpents de bruyère et 1 arpent et 12 de pré. {Voir Templiirt an Earé-H'Lùir, — Ahbé MéUia.)
(3| Nott» nous connaissons que l'église de Moutiers au Perche (Orne), dans notre voistoaga qui ait conservé les fenêtres primitives de l'époque Romane.
&3USE OB FONTAINB-SfMON
Celles du sanctuaire ne datent que de vingt ans (1880). Construites avec meneaux à style flamboyant, elles rappellent à droite, la générosité de M. l'abbé Bigot, curé nctuel de la Ferté- Vidame, et celle de ses paroissiens, avec la Présentation comme
familles d*AIigre et de Préaulz» leurs initiales A et P, et la devise des d'Aligre « Non ono gens splendid» sole » sont peintes au bas de ce vitrail ; chacun revient à 600 fr. et la fenêtre à 400 fr. Au bas du chœur et à gauche, faisant face au vitrail de la chapelle Sainte-Anne, dont nous allons parler, le curé actuel, M l'abbé Pertbuy,a ouvert ou plutôt agrandi dans ces dernières années une troisième fenêtre en ogive simple sans meneau, dont le sujet est l'apparition de N.-S. à la bienheureuse Marguerite Marie.
Les autres fenêtres, dont l'ouverture a été également r ifrnîchie et remise h plus largos embrasures, sont fermées par des verritTcs à losanges en verre simple, sauf deux en grisailles ; ces dernières et les vitraux d'art sortent des ateliers Huchet au Mans. La statuaire ancienne est représenti'e assez largement sur les murs par les statues tn bois ou pierre de saint Maur, sainte Marguerite et saint Fiacre, à gauche ; saint Mathurin, sainte Barbe et saint Benoit, à droite ; sous le porche ou vestibule, saint Julien et sainte Madeleine accostent un autel en bois, souvenir d'une mission donnée en 1899.
Le rétable du grand autel, style Renaissance, comporte entr*autres sculptures quatre colonnes torses à feuillages, deux à droite, deux à gauche du tabernacle, encadrant un tableau qui rqproduit une copie de l'Assomption de Murillo ; de chaque côté et entre les deux colonnes deux médaillons en bois du Christ et de la Vieige offirent un certain mérite L* s chapiteaux, l'architrave ornés de fines guirlandes en bois doré, la frise accompa-
sujet principal et un médaillon de l'Assomption ; à gauche, celle de M. Ktienne de Pommereu, marquis d'Aligre, chAtelain des Vau.v et de la Ferrière. et de M " la niar quise d'Aligre. née comtesse de Préaulx, avec l'Annonciation comme sujet et le couronnement de Marie en médaillon. Les armoiries des
0 KGI.ISK OH KUNTAINK SIMOS
gnëe d'une ligne de (lenticules, le fronton principal et les dâux collatéraux sont de l'ordre composite. Le fronton central porte une statue ancienne^ de la Vierge, patronne de IV'^lise. accostée de deux an;;e«;, le fronton secondaire de droite est surmonté de celle de saint Paul, celui de gauche do celle de saint Sébastien, le tabernacle est placé entre quatre petites peintures sous verre ou simili-émail des quatre évungélistes, le tombeau de l'autel est en courbe de cul-de-lampe, de chaque côté deux larges crédences Louis XV, qui oe manqueraient pas de tenter plus d'un amateur, et deux magnifiques torchères en bois ciselé et tourné, travail italien, cadeau d*adieu de M. de Reverseaux. Dans le chœur est un second autel qui, sur le panneau central du tombeau, porte les initiales de saint Symphorien, du même style que le grand autel, mais plus étroit et ne comportant que deux colonnes entre lesquelles un tableau de l'Adoration des Mages.
Le nom de M. de Keverseaux que nous venouï» de prononcer nous fait entrer dans la chapelle Sainte-Anne. Cette chapelle qui sort du plan de léf^lise communique avec elle par une ouverture ogivale de ô mètres de large, qui est d'ailleurs la largeur de rédifice béti, sur 6 de profondeur et environ 8 d'élévation.
La voûte à arceaux entrecroisés est en brique pleine revêtue de ptàtre, une large fenêtre à meneau, construite par Prévôteau, ouvrier de Jouvet, entrepreneur à la Loupe, constitue avec sa verrière un des principaux ornements de la chapelle; il représente la naissance de la Vierge, on y a peint au bas les armes de M. Frédéric de Reverseaux et le portrait de son fils. L'ancien autel de samte Anne n'a de remarquable que la statue en pierre de cette sainte qui porte le cachet du XV" siècle. L-\ statuaire moderne, qui est représentée de chaque côté du grand autel par Saint-Joseph et le Sacré C*eur, attire l'attention dans la chapelle Sainte-Anne par une N -D.de Lourdesde Bouasse J" 1 m 5(M,un Saint-Antoine de Padoue de Rafl. dû à la générosité de M. l'abbé Poulain, curé actuel de Saint-Symphorien de Versailles {1 m. 60), et un Saint^Roch. Cest à la pieuse dévotionet au cieur généreux de M"** la marquise Albert de Reverseaux, née de Vergennes, qu'est dûe cette chapelle ; elle y consacra 4000 francs et M. Frédéric de Reverseaux 1003 francs, utilisés à la fenêtre et au vitrail. •
ÉGLISK DK FUNTAINK-SIMUN
Sous ce vitrail une pierre en marbre blanc incrustée dans le mûr nous rappelle que les restes mortels de son aïeul furent transportés sous le dallage, le 7 octobre 1879.
Ci-git André Jacques Frédéric Gueau de Gravelle de Rouvray Marquis de Reverseauz
Né le 9 Juin 1773 Décédé le 7 Octobre Dans sa 87' année Pries pour lui
La chapelle funéraire de cette famille est dans le cimetière (1) sur le bord de l'avenue d'entrée de l'église, nous y avons relevé les noms de :
1* Jacques Charles Albert Guéau, marquis de Reverseaux de Rouvray, décédé le 90 août 1877, à l'âge de 73 ans. 2" Hélène Gravier de Vecgenne, M'^ de Reverseaux de
Rouvray, décédée le 8 mai 1884 . à l'âge de 68 ans.
3" Jacques Marie Guéau de Reverseaux de Rouvray, décédé le 22 janvier 188(», à l'âge de 40 ans.
Nous donnons tous nos regrets à la disparition de cette famille qui a laissé dans le pays des souvenirs si honorables et si sympathiques et dont le nom est actuellement si bien représenté dans la personne de M. de Reverseaux, ambassadeur h Vienne. Cette famille habitait le petit dumamc de Manouyeau, passé depuis quelques années entre les mains de H. BCorise et résidence en 1827 de M. Caquet, dont nous avons lu le nom sur une des cloches de l'église.
Ces cloches pèsent Tune et l'autre environ 150 et 200 kilogs. Sur la première on a inscrit.
//.m 1827, j'ai été nommée par M. Chwka Antoine Bimond^ mdjoini au maire de Chariree^ et M'^* Marie Anne Rëntond^ ta mère.
(1) Depuis plu-^ifurs années le cimotîère trop étroit <|Ui «Otoure l'église au &ud a été abandonaé et remplacé à l'angle de la route du Biaas et de celle de Usnoa par un nouveau qui dans sa superficie semble avoir le défaut contraire. Le terrain a été donné par N. de Reverseaux.
ÉGLISE OB POMTAINE-SIklON
OxiiKHid, fondeur du lim, m a faite à Parti. Sujet : Une vierge avec fleurs de ïys. Sur la seconde :
L'»n 1827ffaiété nommée par M. Pierre Antoine Bémond^ ancien maire de Charlre*^ et JV"* Marie Anne Bémondt eon époate^ aetietée de M, J. Caquet, officier de la Légion d'konnear.
'Sujet : Lapidation de Saint-Etienne avec semis de fleurs de Ijs.
Nous signalons aussi un vieux rétable en bois, remisé dans les servitudes de Téglise, et qui n*est pas sans mérite. De style grec, il se compose de trois compartiments à personnages, en* cadrés par quatre colonnes cannelées. Le premier à droite nous montre Jésus devant Pilate coiiFé d'une mitre, couvert d un manteau coloré or et rouge, un serviteur à ses pieds, devant lui Jésus les mains liées gardé par les soldats armés de lances et de piques, l'un deux, le plus près, tire son t-pée du fourreau. Au-dessus se voient les rirmoiries qui nous ont été présentées comme celles de l ancicnne confrérie de la ChRrité de Fnntaine- Simon. chargées en chef de <leu\ tètes de cerf vt en pointe d'un olifant ou cor de chasse, ce cjui pourrait nous induire à croire que cette confrérie, sur laquelle nous n avons aucun document, aurait pu avcjir saint Hubert pour patrcn.
La scène du milieu, plus élevée, représente la crucifixion; aux pieds de la croix les saintes femmes et Longin.
La 3* scène, à gauche, figure l'Ascension. Jésus s'élève dans les cieux, les nuages renvc l ^ppcnt et laissent paraître seulement les pieds ; à terre les apAtres et les disciples sont à genoux dans Tadmiration.
Ce tryptique, naturellement recouvert de peintures multicolores, mérite d'être conservé.
On ne quitte pas Fontaine-Simon sans visiter la fontaine Sainte-Ann'k. h quelques mètres du bourg. I.n dévotion à cette fontaine est immémoriale, comme la confrérie qui fut enrichie d mduigences par Urbain VIII. Nous ne conn.iissons que fort peu d'éçlisi s environnantes qui dans les siècles passés n'eurent p^s leur confrérie de Sainte Anne: mais contrairement à celle de i tmtame Simon elles ont disparu et celle-ci sest fortifiée, grâce au /clc des pasteurs, à la dévotion des fidèles, et crojonsjious plus particulièrement au voisinage de la fontaine Ipienfai-
éSLICB OB FONTAlNJi-SIIION
santé. Réorganisée par Aubert, curé de Fontaine-Simon, en \C)\k, et approuvée par monseigneur .Jacques Lescot. elle a reçu une récente approbation de monseigneur He^'nault en IST'i, et nous pouvons dire que les deux derniers curés l ont rétablie dans un état qui ne laisse rien à désirer. C est vers cette épociiu' de 1872 que la piété des amis de sainte Anne sentit le besoin de lui construire une chapelle plus digne de sa merveilleuse protection. Happelaot les louvenirs du mojen-Age, presque tous
les habitants du lieu tiareot à travailler gratuitement et par corvée à Térection du monument, ceux qui turent empêchés apportèrent leurs offrandes en argent. La statue fut donnée par la famille Liudtère-fiauer de La Loupe. Le monument en granit d'Alençon repose sur des pierres plates d un mètre carré jointes par un béton solide ; dessus s'élèvent les murs de la fontaine construits en ciment romain et grison provenant de la démolition de l'ancienne grotte, et c'est sur le tout que se dresse i'édiculc en granit, travail de M. Dciamarre d'Alençon. Au milieu d'un grand concours de la paroisse et de ses voisines la bénédiction eut lieu le U juin lë75 par M. l'abbé