‹ Archives du diocèse de Chartres (volume 4)Chapitre 24 sur 63 · AU XIV^ SIÈCLE · texte numérisé non relu

AU XIV^ SIÈCLE

Dans un excellent mémoire, dont il donnait lecture, l'an dernier, à la Société nationale des Antiquaires de France (1)^ M. £. Lefèvre-Pontaiis, après avoir corrigé et complété les notes autrefois publiées par Adolphe Lecocq (2), dressait une liste des architectes de ia cathédrale de Chartres, depuis la fin du X* siècle jusqu*au commencement du XVI*. Entre tes années 1300 et 1417, cinq architectes ou maîtres maçons sont cités dans cette liste ; ce sont : Jean des Carrières, en 1300 ; Simon Daguon, en 1316 ; Jean Cabours. en 1370; Laurent Vuatier, de 1400 à 1416, et Geoffroi Sevestre. en 1417. Si Ton met à part Laurent Vuatier, dont M. t.efèvre-Pontalis a le premier signalé l'existence, les noms des quatre autres architectes avaient été découverts par . Lecocq, en 1876, dans les anciens registres des délibérations du chapitre de Notre-Dame de Chartres.

On sait que ces précieux registres, conservés à la bibliothèque municipale de Chartres, sont à peu près complets pour la période

(1) Les Architteles et U coiulruelion de» cathidraU* de Chartres, dans le t. LXIV des Mém. d* U Soc. ludoiule de» AitItfMjiv* <!« Fnnee et dans la JiMNM dw Arethm SiitMii^utê du Dtœiee de Chtrint, anoëe 19U6.

(2) La Caihédnle de Chartres et ses màîtrrn (fe Ctemrt, daM le t. VI de« Mém. de U Soc. àrehiologiqne d'Eare-et-Lmr.

LBS ARCHITECTES

qui s'étend de 1298 à 141U (1). Us sont assez difficiles à lire, et c'est une œuvre de longue haleine de les dépouiller en entier ; d'ailleurs, telle est la mine de renseignements qui s'jr trouvent assemblés que les historiens chartrains la mettront à contribution longtemps encore avant de l'avoir épuisée. M. Lecocq n*a pas extrait de ces registres tout ce qui intéresse les architectes de la cathédrale au XIV* siècle; plusieurs faits importants lui ont échappé qu*une étude plus attentive m'a fait découvrir, et d'autres chercheurs sans doute viendront après mol qui trouveront en ces volumes de nouvelles indications sur l'histoire du monument à la même époque.

En premi«* lieu, voici, au sujet de Simon Daguon, une délibération capitulaire du 28 juin 1311, qui prouve que cet architecte était dès lors préposé à la direction de l'oeuvre de la cathédrale :

[Anno M" CCO' XI"] die lune post fe»tum nutîvitatis heali Johannis Baptiste, cum niagisler Symon, dtclus Dagon, magister fabrice ecclesie Carnolensis, detinervlur m prisionem Loenii pro iajuri»

Juciu et ilLidi uh eodvin vencnihili el discreto viro magistro liaginaldo de Buxeio, canonico Carnolensi, peteretque recredi .^eu a dicta prisione relaxari, Jiobcrlujs diclus de Suhulmo, ./oh.inncs dirtas Sarradin, cives Carnolentes, el Johannes diclus Polcin de Poule de Tranchefeiu , ijuilihet in soluhnn, ud pciuun nulle librarum fidejusserunt pru dlclu magislro Syrnone quod idein magister Sginon slaijii juri coram Capitula (2).

Jusqu'à présent, on ne connaissait Simon Uai:^uon que comme ayant participé à la fameuse expertise du 9 septembre 1316 (3).

(1) (>s registre* du XIV* siècle sont au nombre de quatre, lea trois premiers aont catalogués sous le 1007, le quatrième, sous le n" 1006.

(2) Reg. capit.. ma, 1007, t. I, Chapitrti féniréû*^ séance du 2» juin 1811.

f- CXCII. V*.

(3) J'ai trouvé une autre mention de Simon Daguon dans les registres capitulaires; on l'envoya en 1313 à Rouen pour y actieter du plomb: Die

jovis pont Rranfinnrs v^ncr;i})ile.\ viri Jahmnfx «le Jessia et ii^ufriius de Joigiii»eo, e»n'>niri v.irno(ense$, irudidenmt el astignaveranl inagistro Symoni Dagoftt ntMffUlro fabrh*. «fe peeeani» fabriet mseUsi* Carnotenâi», freeenlnm viijinli (juintiiifl lilir.is et iin'ircim solid'^ / i eundu Hd'uiiiuiii uni aJ emeiidiim plamJbum pro fubrici (Reg. capit , ms. lv>jd, Chêfitres qaoUdiens, séance du tô février 1315, f* xii, v»V

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