SAINT-LAZARE DR L&VES » ÉGLISB BT PAROISSE
Cette version est d^autant plus certaine que la sortie des Chartrains s'est faite par la porte neuve, correspondant à la porte dite de THorloge, dans la direction soit de la rue de Beauvoir (dite aujourd'hui de Beau vais, aboutissant à la porte Saint- Jean), soit de la porte du Chatelet (ainsi appelée à cause de la proximité du primitif cMteau fortifié des comtes), non loin par conséquent de la place actuelle des Epars. Cette circonstance topo* graphique, en cas de défaite, rendait la fuite vers les Vaux* rou pour ainsi dire fatale.
Hollon ne put rester longtemps inactif dans cette re* traite, mais, désespérant dé vaincre, il fut obligé de contourner la ville par Mainvilliers, Seresville, etc., pour re« joindre TEure, route toujours tracée et'libre,'vers la Forte Maison et Saint-Prest, où le rejoindront plus tard les Danois. Par suite de cet éloignement forcé le groupe de RoUon devait rester étranger au combat acharné de Lèves; et ce ne fut yuère que le 2" jour après cette dernière bataille, qu'il fut rencontré par ses alliés les Danois, sur les bords de l'Eure (1).
L'autre portion de l'armée payenne, ainsi séparée de son chef, se retira du côté des grands prés pour se rapprocher de son premier campement et des rives du fleuve.
La lutte s'y prolongea jusqu'au soir, et y fut des plus meurtrières, car tous les chroniqueurs nous racontent qu'un si grand nombre se noyi rent dans les gouflfres de l'Eure que la masse de leurs cadavres tU refluer les eaux du fleuve (2). Pour échapper à ce désastre, les survivants
cette tradition quand il la proclame a d'accord av«c toutes les vraisemblances militaires » en tant qu'elle place « la rencontre entre les Français et les Normands dans les Vauxrou, c'est-à-dire entre la place des Epars et la vatlée occupée aujourd'hui par la gare. • (Le Siéjr* ^* ChMtrirvk per 1er
(t) « Viam, quam Hollo tenuit, gressibus liberati pergunt auper Othuram venientes ». (Dudoa, p. 165).
(2) « Tanta cedea fuit ut mortuorun cadaveribua aqua fluminie eictuderetur 'Moine PauT Exceptia hia quoa vorago fluminia Audure abaor-
buit (Gcrran d'Auxcrre^ »,
SAINT-LAZARS DB LfevSS, ÉGLISE ET PAAOISSE il
éeflâàiidèrMt leur salut à une fuite précipitée ^ pîrijËsîdio fugœ nj et ajoute un naïf historien/ « eeux^qbi 'eurent 1^ meitleures jambes s'enfuirent vers le Moncëau de Lèves où. ils se cantonnèrent pour résister aux poursuivants (1) »<
Le texte latin est plus explicite encore, u Lé soir venu, les Normands se rassemblent sur la montagne de Lèves (2). y dressent leur camp et s'y retranchent derrière une palissade recouverte de peaux de bètes (3) »,
L*armée française les poursuivit, les investit dé toutes parts p6ur les attaquer le lendemain matin et les anéantir. , ' Mais voici que survient Eble, cooate de Poitiers, qui apprenant la victoire des Français se désole et se croit déshonoré pour n'avoir pas combattu les Normands. On lui apprend' alors la retraite toujours menaçànte de ceuxci. « Va donc, lui dit le chef des Francs, venger le sang des nôtres. »
Eble veut escalader la montagne; mais tous lés efforts de ses soldats, pour atteindre le faites «ont vains; les Danois les précipitaient au fond de la valWe ; les pierreé et pieux et antres matériaux qui avvnent seirvi'jffour'le âtège de Chartres et dont les Poitevins voulaient Mrt u^age, leur étaient enlevés des mains,et les payens s'empressaient
(11 f Ils fuirent en si belle erre que les préz de la porte Drounise. osqucis ils avoient posé leur camp, en ont tousiours du depuis reteuu le nom de Prez de Reenlets (Rouillard) ; — Ils reculèrent comne dea foreeitef juaquea dans CCS prfy l'ii sont proches de la ville, et qui. pour ce sujet s'appellent jusqu'à présent les prez des reculez (Souchet). » « Le lieu du combat fut ■ttfVAnt toute vraisemblance la prairie eonnoe aujourd'hui «oua le nom de Grands-Prés (R. Merlet).
Ce nom de Reculé» était déjà en usage en iU7U, et la signification certaine du mot Intin, reraiare, reenléfum. éloigné, écarté, s'applique trèe bien aux Nomwnd» niiui âolgnte et dcartés de Chartres pnr les vainqueun. Nous ne voyons donc pas pourquoi M. Lair déclare que cette tradiUon « n*est pas acceptable •.
• Jam seroikcto ita monte Leugarum décentrent — ad Leugas pervenit
et montis rTcelsa subiit. "
(3) M. Lair dit qu'ils « trouvèrent un abri dans les ruines d'un petit monastère Mais aucune narration du «ombat ne fait mention 'de ces ruines. Cet!e ampliation d nnait àllittUur le mojen défaire une rectification sur la ruine de ce monastère.
SAINT-LAZARB OB LÈVHS
de s'en faire de nouveaux rom})arts pour se protéger. Eble futobliEfé de cesser 1 attaque, et de se réunir au duc Richard pour reprendre l in\ estissemont de cette troupe désespérée, et la cerner de toutes parts, afin que nul ne put échapper.
Dans une position si critique, les Danois redoutaient un carnage pour le lendemain, quand i un d'eux, PVison de naissance, leur soumet un stratagème de sa façon. « Il faut, dit-il, que pendant le silence de la nuit sombre quelques-uns des nôtres sortent du camp, descendent dans la vallée, et se mettent à sonner fortement de la trompette; les Français, toujours timides et craintifs (i), croiront à un retour offensif de notre chef Kollon et se disperseront. Nous pourrons alors avec chance de succès traverser les lignes ennemies et échapper à une mortcruelle. »
Le conseil fut accepté. Trois des plus vaillants guerriers sortent du camp, sonnent fortement de la trompette, et jettent le trouble parmi les Chartrains. Ceux-ci, croyant à l'arrivée d'une nouvelle troupe de ces payens^brisent leurs lignes d'investissement et se réunissent en un corps compact pour mieux résister à l'attaque. A cette vue les Danois, ainsi dégagés, profitent de ce moment d'épouvante, sortent furtivement et en silence de leurs retranchements, aban- , donnant tous leurs bagages, et par une marche rapide gagnent par le ravin les bords de la rivière, montent dans leurs b$irques, rejoignent leur chef^qui les accueille avec une joie délirante (2), et tous se réfugient dans leur pays ; mais, honteux de cette humiliante défaite, ils n'osèrent plus jamais revenir dans le pays chartrain (3).
(1) FormiJulo^i. xlapitluiue alque pivUti-
(2) " O robustissimî. quomodo praelia evasistis ? i'unc ilU cuocta quse acciderant retulerunt RoUoni ». (Ôudon). Rollon avait donc bien été séparé dea Danois, puisqu'il ne savait rien d«laur combat à Lèves, et de leur stratagème pour sVchnppor.
(3) Oudoa dramatise celte sortie de »es héros. Profitant de 1 émotion des Chartrains, les Danois se précipitent avec grand bruit de leurs armes,
£cttS£ BT PAROISSE
Toutes les circonstances de ce récit concordent parfaitement avec les dispositions topographiques du Mous« seau.
frappant icora boaeliers, «ur l'armée de Richard et de aes Bourgui-
gnonç. endormis sou"? leurs tentes, et pnr un combat furioux traversent les lignes assiégeantes, parviennent à la rivière de l'Lure, recherchant leur cbef Rollon. Eble. comte de Poltier», pris de frayeur «e aérait réfugié dans In maison d un foulon. Au lever du jour, l'armée française, voyant la montagne déserte se mit à la poursuite des fuyards. Les Normands de nouveau surpris égorgent de nombreux troupeaux de chevaux, bœufs, ânes et mou* tona qu'ils avaient emmenés avec eux, les découpent et, avec les tronçons de leurs cadavres, élèvent un rempart sanglant. A cette vue les Francs stupéfiés, revinrent sur leurs pas sans poursuivre leur marche victorieuse I Les Normands, libres enfin, rencontrent Rollon et regagnent Rouen.
Inutile de relever f lutes les invraisemblances de ce récit; il suffit de faire remarquer les contradictions qu il contient. La veille, sur la montagne de Lères, les Danois assiégés sont dénués de tout, et se cachent seulement der» .rîère un rempart couvert de peaux d'animaux : «de coriis animalium se undique muniunt >• obligés d'arracher des mains des Chartrains les pieux dont ils forment leur palissade. Le lendemain, bien que fugitifs, ils sont tellement ricbcaen troupeaux de toutes natures qu'avec leurs cadavre* ils élèvent des remparts inexpugnables. Comment ont41spu se les procurer une nuit?
S'élevant au-dessus du boarg actuel de Lèves, ce mamelon est isolé de toutes parts par des ravins profonds» qui l'entourent comme dans un triangle : au nord-ouest, par le ravin du Vau de Lèves et le torrent du Couasnon, au midi parle Val de TEure.et à l'Orient par le ravin du bois de la Chambre, de la Ravaudière, de Painchat ou de la Grappe. Par ce dernier, situé à l'opposé de la ville de Chartres, les Normands pouvaient facilement, sans être vus, atteindre rapidement et à 4X)uvert les rives de TEure, à Longsault, là. où ils avaient sans doute laissé leurs barques protégées .^Mir un co^de de la rivière, et s'enfuir sans crainte de poursuite.
Cette disposition faisait du Mousseau un lieu fortifié par sa nature même. La déclivité est tellement rapide surtout des deux côtés de la pointe qui regarde Chartres, que Ton s'explique le triomphe facile des Danois, réfugiés sur le sommet, repoussant les Poitevins qui s'efforçaient de Tescalâder et les faisant rouler à gauche et à droite au fond du ravin. La route actuelle de Chartres à Dreux a dû faire une profonde trandiée pour arriver au sommet du plateau, sans éviter une |»ente encore des plus rapides. Le point d'attache de ce mamelon avec l'immense plateau fléchit lui-même pour donner naissanœ au val^dtts ^o^x de la. Ravaudière, qui vient mourir dans la vallée de i'fiure entre la Grappe et Goriget, en face le -moulto actuel de Longsault.
jjjè cours de TEure était libre alors et ks Normands étaient de trop bons navigateurs pour négliger d'utiliser im.vfil^ la^ie qui les ramenait sans fatigue jusque, dans leur capitale.
rd^te .^fa^te .des Notpxmds avait profpndément frappé l'ittaginatîon populaire. Nos ooatrées avaient 4ellea«Mt soiiifert <|es ^dj^^atfp^s.A^ ces barbares, que Ton s'ex* plique Jbcilement et r«charjiement A les combattre et la joie de leur défaite définitive. reconnaissance se ma* nifesta par la construction d'un petit sanctuaire dans la
ÂGUSB ET PAHOISSB
vallée même des VauxTOtt» avec une $t^tuç 4o l^,,yieiqgi» Chartraine (page 17} ;'au XV* stècïe» ncis vieux chropjiq^ejirfl illustrèrent leurs récits par Timage qui montre les Normands aveuglés par le voile sacré, et Jean Mielot » vers 1440» composa pour son maître Philippe le Bon, duc de Bourgogne, une de ses plus belles miniatures, que reproduit au trait la gravure ci-jointe (page 9), publiée par M. Tabbé Clerval, et dont on conserve deux exemplairps^.originaux, runàlaBibliothèqueNationaleàPari8(mss.9199),etl>ufrct à la Bibliothèque Bodiéienne àLondres. 1^ mé^e f ujei a été reproduit dans les fresques modernes^ de Iq^ cr^pte de la cathédrale. Le fait de l'aveuglement des Normands^st reconnu par Wace dans son Homa^ deBou^ au ^11* siècle : « £, cume plusurs distrent, la vue perdit,, m^^,^
Tous les recueils des miracles de Notre-Dame relatent ce prodige : u hostilis exercitus cuin suo duç^e diy^n\tus cecitate percussus » — « Hostes sunt excœcalj, » ëtc** (abbé Clerval, Mémoinade U Soéiéfé ArèhêoL, ix/p^^^ 449 ^t 450).
Dudon de Saint-Quentin ^lui-même cpi|^l€^^n héros, Rollon, de sa défaite^ en Tattribuant à la tunique de. la Vierge :
« Non te Franco îugat, te nec burgundio cœdit,... Sed tanica aima Def genitricis Virginia... •»
«' Ce n'est pas le Français qui te met en fuite, ni le
« Bourguignon qui te massacre, c'est la sainte Tunique « de la Vierge Mère de Dieu qui triomphe. »
Cette impressiun a pu iniluer également sur la dénoini>. nation des lieux où se passèrent les événemei;its.,Le& Faux-f liou, à cause de la retraite de Rou, Rollon : les p^és de^ Beculets, aujourd hui les Grands prés, à cause de la fuite des Danois, et même la place des Epars, l|i ()ù Jes Normands et Rollon furent mis en désordre, dispersés, ep^i s, et leur armée coupée en deux tront,ons. Ce dernier vocable peut cependant provenir d'un commerce d'Ksparres,
i% SAINT-LAZARE DE L^TB»
bois pour les tonneaux, qui s y serait fait jadis et que corroborent les raes de la Tonnellerie et du Bois Merrein, qui y aboutissent.
Le Château dk LèvBS. *
L^attaque des Normands, plus^encore que leur défaite, eût une singulière iniluence sur Tavenir de Lèves.
Quand l'art militaire eut progressé, surtout du temps de Thibaud le Tricheur, le grand constructeur de forteresses, la ville de Chartres reçut des remparts dont on re^ trouve encore quelques vestiges. Sur le point culminant de la ville fut construit un donjon des i$lus redoutables, appelée la Tour-le-Comte.
Nos comtes chartrains n'oublièrent pas les leçons du passé. La vitlé avait toujours subi les attaques de l'envahisseur du côté de la rivière, alors navigable. 11 fallait donc défendre le cours de TEure et y établir des obstacles, sinon insurmontables, du moins suffisants pour arrêter rennemi ; élever par conséquent des forteresses là où la rivière, plus rapprochée du coteau , offrait une défense plus facile et plus efficace. Le comte Thibault ne manqua pas à cette tâche.
Précisément, la rivière côtoie de très près le coteau, d'abord à Lèves, puis au-delà Gorget, au lieu dit la Forte Maison.
Le vocable de ce dernier indique suffisamment sa nature et sa destination, mais il n'en reste plus d'autre trace que le nom. La forteresse élevée à Lèves est moins connue et même presque ignorée des Chartrains. Elle existe cepen> dant encore haute de près de trois mètres.
Sa forme primitive, de même que la nature de ses murailles en maçonnerie de silex , noyés dans le mortier, épaisses de deux et de trois mètres, révèlent une haute antiquité.
VIEROE CHAHIKAINIi
conservée dans l'étilise de Mainvilliers. ( Voir jMge /■>)
Nota. — Une autre petite statue en bois du X V'« siècle était jadis honorée dans le petit édicuie des V'auxrou : pour éviter des profanations, elle a été transférée dans l'église de Mainvilliers Voir ; Muire-Dime des Vatirouz, discours de M. l'ahbé Tissier, 22 mai WJ2).
SAINT'LAZABB SB I^VBS, ÉGLISE BT PAROISSE
La forme inusitée de la maison de M*** Rabourdin nous avait fort intrigué, quand il nous fut gracieusement permis de pénétrer dans les caves, de toucher ses murs et de les mensurer de toutes parts. Nous avons pu suivre tous ses contours, malgré les obstacles multiples offerts par les constructions qui l'entourent et la surmontent. '
Ce donjon n'avait à la base aucune ouverture, celle qui existe aujourd'hui ayant été tout récemment percée pour le calorifère. La base d'ailleurs éti«it pleine, sauf deux . réduits destinés à recueillir les vivres à labri de toute atteinte. On y descendait par une trappe encore à la fin du XVIII* siècle, comme dans les forteresses de cette époque (1). On arrivait à la partie habitée par une échelle mobile que l'on retirait après soi. Une double enceinte de fossés pleins d'eau le rendait encore plus inabordable.
Le comte de Chartres confia la garde de cette forteresse à l'un de ses fidèles, déjà réputé par ses richesses. Le Nécrologe de Tabbaye Saint-Jean lui donne te nom de , GosLBiN I Lb RiCHB ; dii%#, dont l'épouse s'appelait Umberga, et la fille Adhelise, morte le 23 mai.
Ce surnom de Riche disparut bientôt pour faire place à celui de Lèves, de Lcugis (2). En effet le fils de ce premier GosLBiN porte indifféremment le nom de Riche ou de hkvEs; son fils Guy, qui fut abbé de Saint^Ienn, est inscrit dans le Nécrologe de l'abbaye au 6 janvier avec la mention de fils de Goslein le Riche, tandis qu'Isabelle ou Elisabeth, sa mère, est inscrite au 23 février avec la mention d'épouse de Goslein de Lèves. Il en est de même dans le primitif Obi tua ire de Notre-Dame de Chartres.
A la fin du XI" siècle le surnom de Lèves était le seul
(i) Ces réduits gut été pi us tard tranaformcs en oubliettes par l'imagination populaire qui n'en coniMisMit plus la deatioation primltitre.
^ 11 en fut de même pour les gouverneurs des donjons d*- Galtardon, Fréteval, Mondoublaau, etc., qui tout prirent le nom de la forteresse qui leur était confite.
'Ji îlAINT-à.A/Am- J»K l.i VI S
usité, de même que le prénom dc Goslein était toujoars dévolu au fils aine de la famille.
Les successeurs de ces premiers seigneurs sont connus ; en voici Ja \isie abrégée, très sèche, le chûteau de Lèves et ses seigneurs devant être l'objet d une élude spéciale.
GosLWN II avait eu pour fils : Goslbin III qui décéda en 1092, Dodon et Guy abbé de Saint«Jean en Vallée, décédé le 6 janvier 1099 :
IIL <i(>si.i:i.\ Tîî, épousa O'IoUnc, dont il eut : (iosleiii IV qui suit, Geolîroy. évéque do Chartrcî. Milon et lierllie ■qui fut f/»mme de Rahier de Dreux ou de Mus\\ et mère de Milon, archidiacre, de Goslein, évéque de Chartres, successeur de. Geoffroy.
IV. GosLBiN IV, fondateur de Tabbaye de Josaphatavec son frère, 1 evéque Geoffroy, fut pèlerin de Jérusalem en 1107. II avait épousé Lucia et eut pour fils :
1) Goslein, mort en 1145, qui avait épousé Philtppa d'IlHers dont Tobit est inscrit au 23 septembre.
2) Geoffroy, qui fut prévôt de Notre-Dame.
3) Milon, qui lui succéda.
et 4) Odeline, Lucie et Cécile.
Il mourut en 1151.
V. Mii.oN L avait épousé Mabile, fille de Gausbert du Tremblay, dont il eut Geoffroy, qui suit, et Guillaume ; il mourut en l IGT.
VI. GiîOM ROv. eut pour épouse Marguerite, sans doute de la famille de Bruières, fille d'un Thomas de Bruières qui, en 1201, fit une dorintion à la chapelle de Saint-Thomas-du-Plessis . Cart. dr Xolre^Dame de Puris^ I, p. 120), 11 mourut peu après 1212.
11 en eut : Goslein V, qui suit ; Philippe, mort avant 1208; Jean ;
Mathilde, f le lU mai, Pétronille, Marguerite et Agnès.
Milon du Bois-de- Lèves était son cuasin, et en l'JO!, Geoffroy approuve la donation que celui-ci, sur le point de mourir, l'ait à Josaphat.
Vil, GosLBiN V, 12l5-r2.*51>, eut pour première épouse Jeanne, et pour deuxième Philippa, fille de Guillaume de Poissy et de Lucie Philippa avait en premières noces épousé (iuillaurae Morier).
Ses enfants furent Thomas et Mathilde.
Il partit en Angleterre en 1216.
VIII. Thomas 1'% 1219-1248, fils de Goslein, seigneur de Lèves, prit le nom de Bruières, sans doute k cause de laseigneurie de Bruières le Chàtel que sa grand'mèrc paternelle, Marguerite du Chàtel, avait apporté dans sa famille; etc'^st aussi pourquoi Goslein V appelait cette Marguerite sa dame vers 1226 : « De assensu Thome filti mei et Margarite de BrueriiSt domine mee. » [Cariulaire des Vaux de Cernai/, p. 250.)
Thomas I, épousa Agnès dont il eut Jean, son fils aîné, et Thomas, chevalier.
IX. Jean dk Brlikrhs, l2Vi, fils de Thomas, épousa Eustachie, et vivait encore en 127U. il portait aussi le nom de Lèves <' Johannes d" î,cuî;is. miles w. Rn \'2'i\, il vendit au Chapitre sa terre d Amoinville do concert avec son fils (ioslein. qui avait alors i8ans. Il avait pour neveux Thornn>: de Lèves, « Tiionias do Leu^i> et Simon, fils do Surujn de Gaseran, « neposdicli Johannisde Leugis »i.