‹ Archives du diocèse de Chartres (volume 4)Chapitre 48 sur 63 · I. PiLLON, C. Petit · texte numérisé non relu

I. PiLLON, C. Petit

D. JUMENTIER GaGIERS.

Les confrères de la Charité de Lèves avec leurs bonnets carrés et leurs robbes et chaperons, et leurs clercs, avaient assisté en 1681 à la célèbre procession de la ville de Chartres à Tabbaye de Josaphat (1) ; nous les voyons aussi à une sépulture le 1*' mai 1680, en 1689 et 8 octobre 1603; elle n'est plus citée qu'au moment de la Révolution. Le 21 juillet 1794, dans la reddition du compte du dernier exercice, le trésorier fait figurer « la démolition du parquet des ci>devant frères de la Charité »,

L'usage de se faire enterrer dans l'église était alors très répandu. Cet honneur était accordé non seulement aux prêtres de la paroisse, qui avaient leur place dans le chœur, mais à tous ceux qui en faisaient la demande, ou qui étaient autorisés par l'usage ; on choisissait de préférence sa sépulture « dans la place des parents, ou dans le banc de sa famille ».

Suzanne Gauguelin le 5 mai l<i47 est enterrée « près du benestrier », Charlotte Thorin, fille de noble homme Vin- Ci) £a SMttfM DêêUeMÊt par J. Augustin, 1681, page 41.

éCLISB ET PAROISSE

cent Thorin, «devant la chapelle de Nostre-Dame » ; même un simple passant, Louis OlHvîer, natif de Paris, flgé d'environ 37 ans, décédé à rhostellérie de la Magdeleiae, au bourg de - Lèves, fut aussi enterré en relise le 31 juin 1681.

Les petiies écoles furent de la part du pasteur Tobjet d*un soin particulier ; il note dans ses actes les noms des maîtres qui étaient sans doute sous sa haute surveillance et qu'il savait honorer. En 1675, François Cueo, maistre d'escolles dès 1673, était promu k la dignité de mtiregUer (membre du conseil de fabrique). Il nous fait aussi connaître Léonard Tuffier, 25 novembre 16B0; Jehan Chauveau, 3 septembre 1692 ; Georges Girard, 1694.

Ces écoles étaient de la fondation des moines de Josaphat4 qui avaient affecté à cet usage une maison dite poétiquement « le Champ des Oiseaux n. Ce fait a été reconnu lors de la vente de cette maison à la commune le 8 janvier 1791 : k La maison dite du Champ des Oiseaux, qui a servi jusqu'à ce jour À tenir nos séances, le corps de garde et les petite* écoleê^ appartenant à la cidevant maison conventuelle de Josaphat. » Cest encore aujourd'hui, bien que transformée, la maison d'école communale et la mairie, avec cette différence toutefois qu'elle est entièrement à la charge de tous les contribuables, tandis qu'autrefois elle était entretenue, comme sa propriété, par l'abbaye bénédictine.

C'est un fait aujourd'hui démontré, gr&ce aux enquêtes poursuivies dans toute la France, sur l'initiative du mi* nistère de l'Instruction publique, que jadis les écoles étaient gratuites au moins pour les familles pauvres, et qu'elles ne coûtaient rien ni pour leur acquisition ni pour leur entretien à la communauté des paroissiens.

D'ailleurs M. Antoine Mallet avait une réputation méritée de savant. L'historien Chevard dit de lui : « Antoine Mallet, curé de Lèves près Chartres, était savant théologien, naturaliste et mathématicien. Ce fut lui qui éleva

SAINT-LASSABE DE LÈVES

le célèbre Antoine Parent, son petit neveu, de l'Académie des sciences depuis 1699 jusqu'en 1710. Antoine Mallet était versificateur à ses heures et l'on trouve des vers de lui dans les rei^istres de Tétat-civil de la paroisse de Lèves. » Le quatraia suivant dans le registre de 1669 n'est pas sans doute son chef-d'œuvre :

m Tous les jours, je sers à l'église, L«isse-inoi donc en son pouvoir ; Autrement jusque en ta chemise On cherchera pour me ravoir. »

Il devait être originaire de Lèves ou des environs. Plusieurs membres de sa famille y habitaient et jouissaient de l'estime générale.

Le 26 novembre 1691, M^' Gabriel de Rothelin, abbé de Josaphat, lui faisait l'honneur de présider à l'inhumation de « damoiselle Françoise Mallet, veufve de feu noble homme Simon Lemercier, secrétaire de feue Mademoiselle, à la sépulture de laquelle ont assisté honorable personne Antoine Mallet, curé de Saint-Lazare, son frère, messire J. Chenebaalt, vicaire, etc. »

Le 19 feburier 1692, il baptisait « en cas de nécessité et des grandes eaux, Catherine, fille 'de Claude Mallet, de Gorget ».

Le 6 février 16118, sépulture, dans Téglise, de Miche lie Thérèse, fille de Claude Marîon Mallet, marchand mercier à Lèves.

18 décembre 1686, baptême de Antoine, fils de Claude Mallet et de Catherine Hodau; parrain, Antoine Mallet, prêtre, curé de Saint- Lazare de Lèves-les-Chartres, marraine, Antoinette Catherine Lemercier.

Enfin, le 90 octobre 1680, était célébrée.la sépulture de Suzanne de Monsceaux, dans 1 église de Lèves, « en présence de messire Anthoine Mallet, curé de ce lieu, son neveu ».

Après avoir obtenu, en 1670, de révêque diocésain^ avec

É6LISK KT PAROISSE

le consentement des chanoines de Saint-Maurice, la stabilité* je dirais même Tindépendance de son bénéfice curial, il lut restait à faire établir et déterminer le temporel de son église. La chose fut difficile et le Parlement lui~ même dut intervenir et, par un arrêt daté de septembre 1671, fixait la pension congrue des deux curés de Saint- Maurice et de Saint-Lazare à 600 livres chacun (1).

Les collaborateurs de M. Mallet» à partir de 1671, furent toujours accueillis avec empressement par lui ; il inscrit souvent leur arrivée près de lui dans ses registres paroissiaux, comme un événement notable.

« Le 1" novembre 1670, Baduet Chrétien a commencé le vicariat en cette paroisse avec approbation. Signé : Mallet, curé, m

Il y resta jusqu'en 1675, et en 1684 il était chapelain de Notre-Dame.

Le Brethon, vicaire jusqu*au 1**^ septembre 1675.

De Maloisel, vicaire le 23 septembre, pour quelques jours.

Marguerin, Jean, 26 septembre 1676.

J. Pigeré, du 5 juillet 1681 au 14 septembre ;

Joachim Cernelle, 12 novembre 1681, 30 avril 1684 ;

« Jacques Durand I commencé de faire les fonctions de vicaire avec Tapprobation d^ M. Brézé » 1*^' mai 168L

Jacques Chenebault, vicaire, du 23 octobre 1684 au 4 avril 1688, nommé curé de Saint-Serge le 22 octobre 1685, il avait enterré Gilles Nepveu, trouvé noyé dans la rivière de Longsault.

J. Regnauld, vicaire, 9 avril 1688.

J. Gaubert, 9 mars 1689.

G. Du val, 1681.

François Didoue, 1^ mars 1692.

(1) Pour connftttre la valear de cette sQmme, il faut au moias la multiplier [).ir r> C\ idit donc un revenu fine de 3J(JJ Ir. A quoi il faut ajouter ce que l'oa appelait le casuel. Ea 1738 le revenu de la paroisse est eacore coté à 650 livres.

SAINT LAZAM OB LÈVES

« P. Bignon, a commencé le 12 octobre 1692 à faire les fonctions de vicaire dans cette paroisse, avec Tapprobation de M le curé. »

Jacques Chenebault était revenu le 23 septembre 1693, vicarier à Lèves. Il eut à inhumer, le 23 novembre suivaut, n une fille d'environ 10 ans, trouvée morte à ThAtellerie Saint-Jean ».

Anthoine Mallet, curé de Saint>Lazare et cbanotne de Saint-Maurice, mourut le 15 décembre 1696, et fut enterré ff au dedans du cœur de cette église », par Antoine de Parpe, chanoine de Saint-André et de Saint-Maurice de Chartres.

La population de Lèves était alors assez dense. En 1665, il célébrait 20 mariages, en 1671, 47 baptêmes et 42 sépultures, chiffres qui ne sont jamais atteints de nos jours.

Quelques noms des gagiers à qui l'administration temporelle des biens de l'église était confiée sont parvenus jusqu'à nous.

François Cuen, 1675.

J, FiUon, C. Petit et D. Jument ier en 1685. Gilles Girard en 1686.

Georges Girard, 1700.

£gusb et paroisse

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