‹ Archives du diocèse de Chartres (volume 4)Chapitre 49 sur 63 · VI. — La Paroi&se au XVIII'^ siècle · texte numérisé non relu

VI. — La Paroi&se au XVIII'^ siècle

Jkan Blot» successeur de A. Mallet, apposait sa première signature comme curé le 28 janvier 1687, et la dernière le 3 décembre 1722. Noua n'avons pas retrouvé Tacte de sa sé-* pulture.

Nous avons recueilli quelques détails sur son administration.

« Au mois de novembre 1606, a esté planté par les gagers Vormeate qui est au coing de Téglise, proche la grande porte, et a esté donnée par Etienne Montéage, receveur de la Grappe. » Cet arbre figure en effet à cette place précise sur un plan de Lèves au XVIII* siècle.

Le 15 janvier 1699, il constate que Magdeleine, fille de Gilles Labbé, fut baptisée à Champhol « n'aiant pu être apportée dans cette paroisse, à cause des grandes eaux »».

Pendant le rigoureux hiver 1709, les angoisses de ses paroissiens ont un écho dans son cœur : « Le (> janvier iTiyj. écrit-il. la gelée a commencé et a continué avec tant de rigueur i[ue tous les arbres li ailiers, surtout les poiriers, pruniers, pêchers, amendiers, noyers, les lauriers roses et tous les arbrisseaux ont été perdus par ladite gelée, 4U1 a été si violente qu li n'y a point eu de bled dans la paroisse, et n'en a pas été recueilli un septier dans toute l'étendue. Cepcn l uit quoiqu'il n'y eut pas beaucoup de l)led ailleurs, il dniii i ia toujours depuis le mois d'août 170',). On amenoii de Normandie du bled qui remplissoit le marché [i faire les semences; et le bled qui au commencement iu mois d'août valloit 60 livres, diminua et se donnoit au jnois d'octobre à 25 livres. Plusieurs bons laboureurs conservèrent de leur bled vieux pour faire leur semence. »

SAINT LAZARE DE LtVtS

« J*ai fait, dit-il en 1711, transporter la clôture du cimetière qui commençoit au coing de l'église et alloit joindre la iviui aille du jardin appartenant à Jean Tronson, au-delà

de la porte du prcsbytaire, du consentement des habitans et avec la permission verballe des '^u[jërieu^s^ »

Mais son œuvre principale fut la réfection du Ghanl» Autel.

« Au commencement du mois de septemV)re 17!,"). a été posé le ^rand autel, ayant été contraint d abaltre un massif de vieille mai;onnerie qui rendoit le .salpèlre et qui par son humidité pourissoit les nappes et les ])aiemens. surtout dej)uis les grandes eaux de l'année 1710, qui montèrent à la hauteur de la première marche du marchepied dudit grand autel. »

Ce travail fut-il aussi heureux que semble le croire le vénérable curé ?

Celui qui disparaissait ainsi était évidemment du XVI*"sièele. de l'époque nième du grand chœur, parconsé- (pient en arehitecture o<^i\ ale. Il ne masquait pas les belles fenètres([ui vtmaient d'èl re eonslt iiilos, M. ]51ot ne respecta I)()i nt cet ensemble de si bon guût, et fil élever un autel en bois avec rétable à colonnes de style grec, s'élevant jusqu'à la voûte. Il fallut pour l'établir aveugler une ou peut-être trois fenêtres du fond du sanctuaire.

Nous connaissons en effet cet autel, par les deux dessins ci-joiîits qui sont l'un le j)lan par terre de l'église et l'autre une coupe de 1 enlise, levés par un architecte, laissant apercevoir au fond l'autel de stylo f^rec avec son rétable, accosté à gauche et à droite j)ar deux statues, et par le (ietail que nous en donne la vente du mobilier de l'église en l'O'i.

L'autel se composaient de 14 panneaux peints en gris (pour imiter le marbre, évidemment), de colonnes de bois peintes au bleu, et d'une corniche, dont la vente produisit plus de 50 livres.

Les boiseries du chœur, complément nécessaire du ré-

ÉGLISE ET PAROISSE

PLAN DB l'Église de lèves

Nota. — 1« Mtuuriêti» aeeolét «• nord da clocher, à gauche, « été tnn*porU« i drûiU, k VextrimiU de U bëMêt n»f.

Longueur : 41 mètres ; largeur : 14 mètres. Tour : 4 mètres sur S mètres 80.

Epaisseur du mur : 0 mètre 90.

LivKS 8

ÉGLISB BT PAROlftSB

table formaient 12 panneaux et pentures peints en gris, vendues en 6 lots pour plus de 1(50 livres ; et une balustrade en bois de chêne, toujours peinte en gris, de 26 pieds de long, vendue 50 livres. D'ailleurs les acquéreurs de tout ce mobilier, fe conservèrent avec soin et le rendirent à Téglise lors de la restauration du culte. Il en reste encore dans les réduits de Téglise quelques fragments ; une vue

COUPE DB L*£oUSB Au mîlî«n r«»(«l, A gtavhê tê ef«efc«r, à droit* r*K(«f d* t» Stùnté Yitrge,

de Tintérieur de l'église reproduite ici, nous le laisse de^ viner. Aussi nous ne pouvons nous résoudre à louer ce zèle intempestif.

M. Blot eut à combattre les désordres qui se commettaient dans les veilloira qui furent tels que la justice fut obligée d'en ordonner information (B. 1772) ; et les jeux sacrilèges de quelques jeunes gens qui se déguisaient en prêtres et en femmes, et tournaient en dérision les choses saintes, réclamant toutefois pour eux l'indulgence des juges (B. 1772).

SAINT-LAZARK DE LÈVES

Ses collaborateurs furent, nuire Jacques ('hènebaut qui était vicaire depuis le 23 soplembre 1 1, messire Louis

Haouy. prestre de Chartres, qui est venu le 19 juillet 1698, dans cette paroisse, avec l'approbation de M. Patin, vicaire f^énéral de Monseifçneur Tevèque de Chartres pour y faire les fonctions de vicaire. »

Le 30 janvier 1703, « il inhumait Louis Garnier, âgé de SSans^ natif de Chevreux. engagé à la milice pour la paroisse de la Trappe, décédé chez François Gerbos, hôtelier à Lèves* oi^ il est resté malade en passant, et a reçeu pendant sa maladie les sacrements de l'Église. » '

£n août 1703, il était nommé curé de Serazereux, et avait pour successe u r Cla ude Del ou i s , j usqu'au 28 j ain 170T.

Le ÎS août suivant : « Messire Guillaume Durand, prêtre de ce diocèze, a commencé à faire les fonctions de vicaire dans cette paroisse, avec l'approbation par écrit de M. Maréchaux, vicaire général de Monseigneur Tévéque de Chartres et du consentement du curé. »>

Le 22 mars 1710, il inhumait « Denis Charles, Agé de 32 ans, soldat aux gardes françoises dites de la compagnie de M. Tarlai, décédé chez Mathieu Chasles, son père ».

Sa dernière signature est du 7 avril 1710.

Le 17 novembre suivant parait François Blondeau qui mourut le 15 octobre 1711, &gé de 27 ans, et fut inhumé dans le chœur de l'église en présence de Jacques Blondeau son frère et de Jean Crouin, son successeur, qui avait pris possession dès le 26 octobre et y demeura jusqu*au 3 août 1716.

Le 16 janvier 1717, Jacque à Blondeau, frère de François ci-dessus, signe son premier acte, et continue jusqu'au 11 juillet 1720.

:i) Le 18 août 1607, tl inhumait dans l'église noble homme meeeire Hubert

De-ivous, avocat en Parlement, doyen des avocats de Cliartree, âg4 de 79 ans,

<• lequel à cause de l,i mort subite dont il est df^cëd** n"a pu recevoir les sacrements de 1 Kglise, mais qui pendant toute sa ne avoit rescu en bon chrétien. >

76 SAINT«LAZARE DE LÈVftS

Pierre Lambert, vicaire le 10 octobre suivant, devait rester jusqu'à la mort descft curé. Celui-ci était sans doute impotent, et le vicaire se faisait aider par F. Roussin en qualité de « prêtre habitué », puis de vicaire jusqu'au 7 février 1724 ; il procédait le 10 février à ta sépulture de Pierre Braconnier, âgé de 30 ans « assassigné au Clos- BenUif mai^n située dans cette paroisse ».

PiBRRB Lambert, curé 1523-1760.

De vicaire devenu curé, Pierre Lambert signe en cette qualité son premier acte le 30 mai 1723, après avoir simplement signé : prêtre desservant le 5 avril précédent.

Sa longue administration n'a laissé que peu de souvenirs.

Cependant nousavons trouvé dans'les minutes de Fraoçois Jumentier, notaire à Lèves, actuellement conservées chez M" Yvon, notaire à Chartres, un acte daté de 1734 par lequel « Jean-Baptiste des Ligneris (1). écuyer, seigneur habitant cette paroisse, au Bois-de-Lèves, comparaissant devant les paroissiens assemblés à la Tablette, expose qu i! désire faire construire et placer un banc clos pour sa famille dans la nef de l église dudit Saint-Lazare.

'1 Le 4 avril JTOT Jean-Baptiste des Ligneri-^, chfva'liT --pigneur de Beauvais, fils de feu mrssiitc Louis des Ligneris et de datnc Louise de Gravelle, à l'àgc de S4 ans, avait épousé dans l'éf;! se de Lèves damoisclle Anne- Mari»- B.urier, àg<?e de 2i uns. TilIc de ffu Mich< l Leurier. écuier, seigneur de Hauville, maréchal des logis de son Altesse Recale M"* d'Orléans et de Barbe Cottereau de Gh«villon. Bile mourut )e 21 aouet 179S Agée <teS2 ans. Ses enfants baptist's à Lèves furent :

LouiS'Michel, né le 24 aoust 1708,

Marie-Barbe, née ie 15 aouet 1710, mariée le t" aoutt 1737 avec Pierre- René deThieslin de I.urière, chevalier, seigneur de Boisguinant. Marie-Anne-Thérèse, née le 7 mai 1711 dite de Beauvais, en 1737. Jean-Baptiste, baptise le 25 juin 1714.

Philippe-Claude, baptisé le 20 octobre 1716. JVlicliel-Jacqutb. tu- \<- 'À seplemViie IT'J-'Î

Louis-Frani;ois, qui ru 173^ est quaiiHé. écuyer, chevallier, seigneur de Beauvais, «t damaaraat au Bois de iAves.

Catherine-Thérèse, dite d^Esne, en 1737 : ces deux derniers nésMiis doute à Paris.

ÉGLISB ET PAROISSE

Et ne voulant rien faire sans lavis et consentement desdits habitants... il indique une place du costé droit étant dans la nef, soubs le jubé en entrant dans le cœur de l'égli.sc. lequel banc prendra sur ladite entrée du cœur jusque à Thostel (autel) saint Fiacre, offrant 10 livres h l'œuvre et fabrique dudit Lèves, et 20 sols par an > ; ce qui fut accepté.

Cet acte nous est précieux pour connaître ces détails de disposition et emplacement des autels.

Le jubé dont on parle ici était une barrière en bois sé* parant là nef du chœur ; au milieu une porte était ménagée, surmontée d'un cintre appuyé sur deux colonnes en bois. Nous verrons ce jubé démoli pendant la Révolu» tion. Cette imitation malencontreuse des jubés des égU«;es monacales, ne servait qu*à masquer Tautel.

L'autel de saint Biaise était donc appuyé au mur, à droite, entre la retombée de la première arcade de la basse nef, et la première fenêtre du grand chœur.

M. Lambert fit placer deux cloches dans son massif beffroi, Tune le 28 novembre 1740, et lautrc le 15 mai 1753. Voici les actes de baptême de ces deux cloches.

« L'an 1740, le 28 de novembre, a été bénie par moi presbtre curé de cette paroisse soussigné, une cloche noU' vellement fondue, et a été nommée Mathurin-Marie par maître Mathurin Corigoust, chevalier, huissier à cheval au ChAtelet de Paris, receveur général de messire Jean Fogasse de la Bastie d'Entrechault, évesque de Saint- Malo, et abbéde'Jos'aphat, et par Marie Curot, épouse de sieur Etienne Montéage, marchand au bourg de Lèves. Signé : Marie Curot ; Corigoust ; P. Lambert. »

« Le 15 may 1753, a été bénie par messire Louis4osué de Fouchais de la Faucherie, prieur de l'abbaye de Saint- Père eh vallée de Chartres, en présence de M. Lambert, curé de cette paroisse, une cloche nouvellement fondue en cette paroisse qui a été nommée Louise«Jo9ué, par mondit messire de Fouchais de la Faucherie, et noble

SAiNT-LAZARa DE LÈVES

dame Mad. Louîse-Deniae-Francoisede Cugnac,époase de messire Nicolas-Louis de Bruet, chevalier, seigneur de la Chesnaye. Signé : P. Lambertf Cugnac de la Chesnais, fr. Josué de Pouchais de la Faucherte, prieur. »

En reconnaissance de l'honneur qui lui avait été fait, Mathurin Corigoust offrit à son église : « une aube garnie de dentelles, 2 corporaux, 6 amictSt 6 purificatoires, 6 la> vabos et 4 essuie-mains. »

Pendant sa gestion M. Lambert eut à gémir avec ses paroissiens sur les pertes causées aux vignes par la grêle en 1756. Il plaida leur cause auprès de Tabbé de Josaphat, (B. 2005).

Les vicaires de M. Lambert furent Biaise Transon, né à Lèves, le 5 octobre 1725, de Robert Transon, procureur au bailliage et siège présidial de Chartres, gendre de ho»' norable homme Michel Lavenier, marchand, décédé à Lèves le 5 janvier 1701^ à l'Age de 80 ans.

Biaise Transon, fut nommé curé de Bouglainval le 10 avril 1731, mais il n y demeura pas longtemps et revint à son cher vicariat de Lèves le 13 janv ier 1732, pour devenirentin curé de Herchères-la-Maini;ot en 17^-J6;ri.

Cette mAfne nnnée mourait à Lèves, le 1 1 juillet, messire François-Anioitie Dubois, prêtre, sieur du Met/, âgé de 49 ans, décédé de mort subite.

Le successeur de Trançon fut un nommé Francfort; 1737, 1738.

La paroisse semble avoir été privée de vicaire jusqu'au 5 juillet 1747. Pierre Peti bon ou Petibon .vint à Lèves en cette qualité, pour être bientôt nommé au vicariat de Saint- Laurent de Not^ent-le Rotrou.

Le l 'jour de juillet 1748, Pierre l^ouuet " prêtre aj>prouvc de ce dioci'se, a commencé de faire les fonctions de vicaire dans la paroisse », mais il ne ât que passer,

(1) Dan» l'acte de st^ptrlturf dv Nicr.î.is Tntlioue, ancien curé de Bore hères, il tigne : Biaise Transon, curé de Berchères la Maiogot et d« plnsiturt àutru.

ÉGLISe ET PAROISSE

et le 24 juillet suivant,» Messire Nicolas Denis Vacherot, prêtre approuvé de ce diocèse, a commencé au consen> tement de nous prêtre et curé de Saint-Lazare de Lèves, à faire les fonctions de vicaire dans notre paroisse ». Le séjour de ce dernier se prolongea jusqu'au 15 juin 1758. <c Tl eut à faire la sépulture de Marie-Louise Dumontier, âgée de 7 ans, noyée le jour précédent dans la rivière d'Eure, entre le moulin de Lèves et de Longsault, après avoir obtenu le consentement de M. Ameline, procureur de la Chambre épiscopale. »

Le 24 décembre 1757, on voit la signature dé M" Imbault, prêtre de cette paroisse.

Enfin, le 15 juin 1756, maître Noël Jacques Cormier, fut commis en qualité de vicaire de cette paroisse. Signé : Lambert. Cest la dernière signature de ce dernier.

II eut un dernier vicaire à partir du 20 juillet 1759, jusqu'au 11 février 1760, dans la personne de Jacques Liard. nommé alors à la cure d'Ermenonville-la-Grande.

M. Lanil)ori s'daii retiré à Chartres en 1760, il y mourut et fut inluinié dans l'église Saiate-Foy, âgé de 67 ans, le *J m.ii 1702.

Les archives départementales nous ont conservé quelques papiers de comptabilité qui nous laissent entrevoir la vie paroissiale à celte épo([ue.

Un compte de la fabrique, daté de 1740, nous donne le détail des ressources de l'église, qui se répartissaient ainsi :

Rentes foncières. . . Rentes amortissables .

Ferme des terres . .

(^livret IQcol* 0dejii<i-a

Total.

2iy livres Q sols 2<l*"*^

Vers cette épot|ue Denis (j.iisné pn^sait à la fabrique de Lèvcb un titre nouvel de l-U livres de rente (1).

(1) a im

80 SAINT'LAZARS OB LÈVBS

Les bancs de Téglise étaient non moins lucratifs :

Côté droit de l'église. .

— gauche

Nef de la Vierge, droite.

— gauche Bancelles et chaises . .

Total. . . .

gg places j 05 livres 5 sol»

places 271 14

(Quêtes des vins qui se donnent pour l'église, 40 livres, en moyenne.

Quêtes faîtes dans renceinte de l'église, 10 livres.

Les bâtons des confréries fournissaient aussi un appoint nullement néglin;eable. En voici la liste avec le prix de leur adjudication :

BAton du Saint-Sacrement, adjugé à Claude Dourdenne

]^ livres

de Saînt-Jean^Bapliste, à Jacques

de Sainte-Anne, & Jacques Denaux.

de l'Assomption, à la V^^Jumentier.

deN.-D. de Liesse, à Jérôme Peltier.

de Sainte-Catherine à Marguerite

de Sainte-Barbe à M. Montéage. .

de St-Nicolas à Michel Roussin. .

de St-Lazare à Charles Boulotrne. .

de la Chaiid^Lir à Jacques Denaux.

Kn 1770, nous trouvons encore les bàluas De Saint-Pierre à Foucault. . , . . De Saint-Gilles

ToiAL

En moyenne 15 livres.

Remarquons les sommes relativement considérables produites par le bftton de sainte Catherine, recherché par

ÉGLISE ET PAROISSE

les jeunes filles, et par le b&ton de saint Nicolas attribué aux petits garçons.

Les ressources annuelles de Téglise pouvaient donc s^élever en chiffres ronds k 560 livres.

Les dépenses ordinaires se départissaient ainsi :

A M. le curé pour les messes fondées. 95 "v"» » «o'*

A M, le vicaire 110 — » —

Au bedenu (Jean Corbin en 1780). . , 30 — » —

Pour le blanchis'saLje 25 — » —

Pour le repas de 1 //.rr Dirs 47 — » —

Pour le pain et le vin des Trépassés. » — 16 —

Divers 33 — » —

Tôt AI 'ïnÔ^^I Ï6^'«

Soit en moyenne un maximum de ^KX) livres.

Nous avons ainsi les comptes de 1770, 1782, 1783, 1785 et 1787, qui s'élèvent parfois sensiblement au-dessus de cette moyenne.

De 1767 à 1770, les recettes s'élèvent à 1562 1. 19 s. et les dépenses à 15091. 14 s.

Le compte de 1782 s'élève : recettes 1903 1. 15 s. dont 5101. de reliquat de 1781 et 5191. de remboursement, et

les dépenses à 1847 1. 11 s. 6 deniers.

Le compte de 1784 produisit. . 1142 ■'''^* de recettes.

et 1213 — de dépenses.

Celui de 1785 997 — de recettes.

et 816 — de dépenses.

Celui de 1787 747 — de recettes.

et 642 — de dépenses.

Parmi ces dépenses quelques-unes méritent d'être mentionnées. La première est le repas de \ Ilirr />/>.s, e cst-àdire du jour de Pâques. C'était un usni^e nsse/ fréquent alors d'offrir aux hommes après la messe de la communion pascale, le vin de Pâques. Nous en avons trouvé souvent mention dans les registres et archives des anciennes fabriques, particulièrement à Saint-André de Chartres. Là,

SAIin^LAZARB DB LàVES

on achetait une pièce de vin, ce qui n'était pas consommé par les pascalisants était distribué aux pauvres. A Lèves, nous le voyons, Tusage avait prévalu de leur offrir un repas, mettons une collation, dont la moitié d'ailleurs était à la charge du curé.

La fabrique ayant à payer 47 livres pour sa moitié en 1740, le total atteignait presque 100 fr. Cela devait faire pour l'époque de jolies agapes.

N'oublions pas en effet que pour connaître la valeur relative de ces *5ommes. (.omparativement avec la valeur actuelle, il laul pour le moins les multiplier par cinq = soit près de 500 fr.

En 1767, réparation du clocher. . . .

— ardoises au clocher

— émondé les ormes du cimetière.

— plante de nouveaux ormes. ,

— achat des ormes à planter.

— 2 burettes d'argent

— à 2 experts pour la visite du cio-

En 1785, raccommoda i;e des bancs. . .

— Pour le reposoir. le déjeuner des

ouvriers et mari^uilliers.

— Pour le déjeuner des chantres à la

procession des biens{Rogations)

— A M. le curé pour le service des

vendanges. .......

— 2 paires de souliers aux chantres

En 1787, 10 bottes de buis

ÉGLISE ET PAROISSE

LtoNARO-MicuBL Crouin, curé,

Nous avons quelque peu anticipé sur la gestion du dernier (Miré avant la Révolution. M. Crouin était né à Chartres, de Léonard Crouin, ancien marchand mercier, doyen de sa t ommunauté. décédé âgé d'environ 86 ans le 3 août ITS'i. et le Michelle Letourneau.

Il prit possession avant le 7 février 17fî0; son ministère semble avoir été paisible jusqu'à la Révolution ; il eût cependant à procéder à la sépulture dans l'église de Denise Martellier, épouse de Jean Angiboust, décédée la veille frappée à mort d un coup de tonnerre, âgée d environ 30 ans ; elle était grosse de cinq mois» » 13 août 17G2.

Le 4 mai 1763^ il fit procéder au bornage des terres de la cure pour les distinguer de celles du Chapitre au Boisde-Lèves.

Son vicaire Jacques Liard ayant été nommé curé d'Ermenonvilie-la-Grande, fut remplacé en 1701 par Anne Le- (èvre qui, en 1762, passait au vicariat de Clévilliers, pour revenir à Lèves en 17G6, et parvenir en 1773 à la cure de Briconville et en 1777 à celle de Nogent-le-Phaje.

Chapelain l'avait suppléé de 1764 à 1766.

n Jean-René Festu, de Bretomelles au Perche, a commencé à exercer dans cette paroisse les pouvoirs de vicaire accordés par Monseigneur Téyèque le 7* jour de janvier 1778 »; et les continua jusqu*à la Révolution.

La plupart des comptes analysés plus haut appartiennent à la gestion de M. Crouin, ils nous permettent de constater qu'il ne fut pas inactif, puisqu'il fait réparer son clocher, achette des ornements et vases sacrés (1767), fait exécuter des trav|iux de menuiserie (1782), renouveler les baupsde Téglise (1785).

84 aA»rr-i.AZARB db lèves

Le5; fahriciens accomplissaient leurs foactioas avec grande régularité.

Outre ceux que nous avons nommés pajje 62, nous trouvons encore Toussaint Béville , marchand épicier, au bourg ; Jacques Eglehoust et Michel Guyart, vigneroos au Mousseau en ir>(H>.

En 1728, Jean Pitou, Noël Baron et Nicolas Cornillard, gagers de la paroisse de Lèves comparaissent dons un acte passé devant maître François Jumentier, tabellion à Lèves, avec la plus grande et la plus saine partie des habitants dudit Lèves, assemblés au son de la cloche, devant la grande et principale porte de l'église, pour procéder au remplacement de maître Michel Soulas, comme sindic de la paroisse... Interpellés par plusieurs fois, lesdits gagers et habitants ont fait refus de nommer aucun sindic (1 V

Par contre, le 14 mars suivant, ils nomment Jacques- Marie, Jacques Lemaitre et Michel Josse pour gaçcers en remplacement des précédents ci-dessus nommés^ et tous ensemble délibèrent sur la vente des arbres du cimetière (< attendu qu'ils dépérissent, et décident d'en planter d'autres modernes ».

Le 7 mai 1734, les gagers sont Jean Jumentier, Claude Marie et Jacques Leloue, le sindic est Félix Gaigné.

Le 11 avril 1734, sont élus gagers au banc de la marelle, Gilles Beaufre, meunier, Robert CaignoUe vigneron et Gilles Lemoinc.

Le 27 avril de la même année, les habitants désignent de la môme façon Nicolas Morin le jeune marchand à Chartres u pour recosnaitre et poursuivre les débiteurs de l'église et faire inventaire des titres et papiers, étants sans aucun renseignements et ordre ». Ce dernier acte est signé de 27 pères de famille.

(1) De même le 22 août 1728 et le 2S août 1729, la populatioa refusait de nommer un'coUectettr. Déeidémeot cetie poputaticu» était dlkUiiMar bien indépendante.

ÉGLISE ET PAROISSE

De 1767 à 1770 Sébastien Jumentier était gager et trésorier. En 1776, Nicolas Cornillard, Michel Roussin et Denis Cailleau, gagers.

1781, Jacques Lemaîstre, épicier, François Jumentier Vigneron à Chavannes et Jean Bourgeois, jardinier à la Ravaudière.

1782-178't, Louis-Charlcs-hYançois Montéage, épicier, Jacques J umentier, laboureur à Chavannes, et Michel Fourré, vigneron au Mousseau.

1785, Louis Foucault, trésorier.

1787, Jean Ga<;ner, trésorier.

Pour compléter ie tableau de la vie paroissiale, il faudraitdonner une liste des principales familles qui pendant ces derniers siècles ont habité le territoire de la paroisse. Mais cela nous entraînerait trop loin, et presque exclusivement, dans les minuties de Thistoire purement civile. Il faut nous restreindre.

Nous aurions eu pourtant grand intérêt à suivre tout ce qui concerne le régime de la rivière, la navigation de l'Eure. L*un des officiers chargé du contrôle du droit de rivièreau bourg de Lèves, M. Eustache Boutroue, sieur de Bertheville, décéda de mort subite le 18 mars 1729 ; il était successeur dans cette charge de Florent Texier^ époux de Marguerite de Pougeoire, qui le 8 janvier 1718 « furent trouvés à demi-brulez après Tincendie arrivé dans la maison qu'ils occupoient audit Lèves ».

SAIMT^LACABB DB L&TB8

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