APPAREILS DE LA DIGESTION ET DE LA REPRODUCTION
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BUPRESTIS (ANTHAXIA) JVJANCA
Par M. le D>^ ALEXANDRE LABOLLBÈNE,
Membre des Sociétés Enlomologiiiiic de France, de Biologie. Analoraique. etc., elc.
Les difficultés qu'où éprouve pour arriver à connaître l'anatomie interne ou viscérale des insectes peuvent être augmentées par l'exiguïté de leur taille ou par la rareté de certaines espèces. La première de ces causes disparaît en partie avec l'aide des verres grossissants, mais il n'en est pas de même pour la deuxième. En effet, il faut répéter plusieurs fois une observation anatomique, vérifier à diverses reprises un résultat avant de le donner comme positif, et presque toujours l'entomologiste qui trouve un insecte rare aime mieux le garder pour les collections que le laisser mutiler sans retour par le scalpel.
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Les liiiprestiiks ont été. relativement aux autres familles d'insectes, peu soumis aux investigations anatomiques. MM, Meckel, Gaede, Léon Uufour, Lœw, Stein, qui ont étudié leurs organes internes, préviennent qu'en doit ajouter beaucoup à leurs travaux. M. Léon Dufour, à l'époque de ses recherches anatomiques sur les Coléoptères publiées dans les Annales des sciences naturelles, avait disséqué le Ptosima novem-macidata et un Agrilus ; MM. Gjfide et Lœw ont étudié les viscères du Chalcophora mariana.
M. Stein, dans son bel ouvrage sur les organes générateurs des femelles des Coléoptères, a représenté ceux de YAnthaxia lipunctata et du Cnpnodis caviosa, ce dernier d'après des individus conservés dans l'alcool.
A la suite de ses admirables observations sur les mœurs du Cerceris hupresticida, M. Léon Dufour a dit quelques mots sur les vaisseaux biliaires de quatre espèces de Buprestidcs, dans son mémoire sur le foie des insectes.
On voit, par conséquent, que l'anatomie des Btiprestides n'est pas très avancée. Ces beaux insectes sont généralement rares, et ils le sont extrêmement aux environs de Paris. Je n'aurai probablement jamais la joie de disséquer une des grandes espèces exotiques récemment morte. J'ai pu cette année (juillet 1857), prendre une quinzaine dCAnthaxia manca LnMÎ, à Villegenis, dans le domaine de S. A. L Monseigneur le prince Jérôme Napoléon, et j'ai saisi l'occasion de faire l'anatomie de cet insecte qui, on le sait, est d'une taille moyenne (7 à 9 millimètres) .
Les métamorphoses et les mœurs de YAnthaxia manca ont été parfaitement exposées par M. Perris, dans les Annales de la Société Linnéenne de Bordeaux (année 1818). J'ajouterai que l'insecte parfait vole avec assez de rapidité au milieu de la journée, et se promène quelque temps en l'air avant de
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s'abattre sur les las de bois de clièiie coupé, ou les fagots qui! reclierclic pour déposer ses œufs. 11 s'y jette brusquement. Aussitôt posé il agite rapidement ses antennes, puis s'avance sur ses pattes en rasanl l'écorce. 11 s'arrête tout à coup, recommence sa marche et pénètre dans une crevasse, ou gagne la partie du bois située dans l'ombre au milieu du tas. Le moindre bruit le fait envoler; on dirait alors un insecte d'un bleu violet, à cause du dessous des élytres et de la partie supérieure de l'abdomen, qui sont de cette couleur et frappent la vue, à l'exclusion du dessous du corps qui est d'un rouge cuivreux.
Il m'a fallu de la persévérance pour m'en procurer un certain nombre. J'ai dû, sous un soleil ardent, m'armer de patience, car sans filet, sans autre moyen de capture qu'un mouchoir jeté sur l'insede abattu, j'ai souvent eu le regret de le voir s'envoler.
11 est facile à distinguer au vol des autres insectes qui viennent s'abattre sur les tas de bois pour y pondre, et dont les larves sont xylophages ou parasites; entr'autres des Clytiis arietis, me :atiis, qui sont jaunes, rayés de noir, et du Clcrus forliiicarlus, dont l'abdomen est rouge et attire le regard quand les ailes sont étendues.
VAuthaxia marna meurt bientôt en captivité. Je ne l'ai point vu s'accoupler et je n'ai pu connaître, de visu, de quoi il se nourrit. On sait que plusieurs Anthaxia vivent sur les fleurs dans le midi de la France.
Ce travail se divise naturellement d'après son titre en deux chapitres, le premier destiné à l'anatomie des organes digestifs, le deuxième à celle des organes reproducteurs mâles et femelles. Je désire que mes observations soient vérifiées et complétées par de nouvelles recherches sur des insectes du même genre et de la même famille. On n'a point à craindre dans cette sorte de travaux les doubles emplois de noms, si regrettables dans les descriptions, et qui rendent la synonymie confuse. Ce n'est que
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par le gAiiul nombre el la réunion des obse'>atio s ?rit)uiiiiuco q.i'on arrhcra à des données générales sur l'orgaiiisation intérieure des insectes de tous les ordres.