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CHAPITRE

Appareil de i,v Digestion.

(Voy.pl. XI, (ig. là 13).

Envisagé d'une manière générale, le tube digestif de YAiil'taxia mai'j-a représente, comuie celui de tous les insectes Coléoptères, un long tube membraneux, étendu de la cavité buccale à l'orifice anal, fixé à ces deux extrémités, où il est pourvu de pièces solides. Sur son trajet existeut des dilatations, des sortes de divcrticules, ou des tubes communiquant avec son intérieur ou versant dans sa cavité des liquides spéciaux.

Il a plus de deux fois la longueur totale du corps, deuv fois et demie environ. Enveloppé près de son origine par le collier nerveux œsophagien, il repose dans le thorax et l'abdomen sur la chaîne nerveuse ganglionnaire, mais ce rapport n'est que médiat dans l'abdomen , la partie moyenne des organes génitaux étant interposée, tandis que les parties latérales, testicules ou ovaires le débordent de chaque côté, et peuvent même le recouvrir en partie.

Les divers portions de l'appareil digestif que nous devons examiner sont : la .lo!(c/.e, I'cbjo^ 'agc. \cven:.iiu!echijlifi :e, Ybilestin fjrêle et le gros intestin. Ces parties, il est pi'csque superflu de le dire, sont communes aux deux sexes.

Loiuh--. Cette portion supérieure du tube digestif, si impor-

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tante daus beaucoup d'insectes, au point de vue de la classification et des usages, ne peut guère fournir chez les Buprestides que des caractères d'ordre secondaire. Elle est petite, relativement au volume du corps chez YAnthaxia iiianca, et par cela même assez dilhcile à mettre en évidence. Il est douteux que l'insecte parfait soit très avide de nourriture, et la conformation de son appareil masticateur donne à penser qu'il se nourrit de matières végétales. Le ventricule chylifique allongé vient encore appuyer cette présomption.

Nous trouvons pour les pièces buccales :

Un labre (fig. 2), ayant la forme d'un quadrilatère transversal, arrondi sur les angles antérieurs et un peu sinué en avant.' Il est presque droit en arrière où il s'articule avec l'épistome. On remarque une tache obscure, foncée sur chaque côté de la ligne médiane. La partie antérieure est garnie de poils nombreux ainsi que le devant de toute la tète.

Les mandibules (fig. 3) sont fortes, dures, presque cunéiformes, dentées à l'extrémité, mais elles manquent des dents aiguës ou cuspidées internes des carnassiers. Leur surface est pourvue de grosses molaires aplaties, faisant peu de relief. On voit en dehors une grosse tête demi-sphéroïdale correspondant à une cavité ou cotyle de la tète, et une autre articulation moins régulièrement énarthrodiale, située en arrière sur un plan postérieur ; on trouve eutr' elles une apophyse garnie de muscles puissants, qui font écarter la mandibule de l'axe médian. A la partie interne est une autre apophyse avec des muscles qui, au coîitraire, rapprochent la mandibule contre celle du côté opposé. Les deux mandibules réunies ont l'aspect d'une sorte de cône à base très large, à sommet émoussé, ou bien encore d'un triangle curviligne.

Les mâchoires (fig. 4) offrent une pièce basilaire, un lobe interne double, avec de gros poils au sommet et un palpe de

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quatre articles, situé en dehors comme à l'ordinaire. Le premier article est très court, le deuxième le plus long, le troisième et le quatrième presque égaux, le dernier plus petit toutefois et arrondi à Textrémité.

La lèvre inférieure (fig. 5) est simple. Elle paraît unie intimement au menton sans pièce intermédiaire^'^ marquée. Les palpes sont de trois ai'ticles, le premier très court, le deuxième un peu plus long. La languette est arrondie, munie de poils des deux côtés, ces poils sont convergents vers le milieu. Il n'existe pas de paraglosses.

Au bas du plancher buccal commence le pharj'nx ou arrièrebouche de l'insecte, ici fort court. 11 offre à sa partie inférieure

(l) Le nom d'Iiypoglotle donné récemment par M. Jacqiielin-Duval (Gcncra des Coléoptères d'Europe, Introduction lxvi) à la pièce intermédiaire entre le menton proprement dit et la languette ne me paraît pas heureux. L'existence de cette pièce étant loin d'être constante et de fournir des caractères faciles à sais r M. Léon Fairmaire et moi-même avons dû la passer sous silence (Faune eiitnmologique Française I, xxiii). Je reconnais néanmoins que lorsqu'on traite d'une manière complète et comparative l'appareil buccal des insectes, il est utile d'en parler et de la décrire là où elle existe. On sait d'ailleurs que M. lîrullé la regarde comme formée de deux parties analogues à deux mâchoires réunies et soudées, opinion déjà avancée par Savigiiy, Leach et Oken,

J'ai dit que le nom d'hijpoglotlc ne me paraissait pas heureux, parce (|u'en effet le terme glutlc, y^r^tiriis en anatomie humaine et comparée signifie une ouverture et surtout l'ouverture comprise entre les cordes vocales du larynx. C'est le mot yxwj^s-a dont la signiliralion répond au mot langue. Il n'est pas question, en outre, d'une vraie langue dans le cas présent, le terme languette est pris ici dans un sens métaphorique comme lorsqu'on dit une languette de terre s'avnnçaiit dans l'eau, etc. M. Duval, et il a eu niison, a reculé devant le mot liijpoglosse qui rappelle l'idée des muscles linguaux humaine.

Je résume cette remarque en disant : il s'agit ici d'une partie de la trvrc et de son avancement antérieur, et non d'une tangue, et il me parait simple et convenable, quand une pièce intermédiaire kibiale existe, de la désigner sous le nom de pùVe inlcnw'diaire ; j'aime autant ce nom que celui de sous-languctle ou à''lnjpoclieitc.

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des poils dirigés en arrière et couvrant un espace triangulaire (lig. 6).

L'œsophage (fig. 1 « et 7) fait suite à la cavité buccale. Il est allongé. Deux fois il m'a offert un léger renflement, mais sans poils, sans pièces de trituration à l'intérieur. Le gésier manque évidemment dans cette espèce d'Antliaxia. L'œsophage est plissé en long dans toute son étendue quand il n'est pas distendu ou rempli. En outre, il offre de fines rides transversales qui sont l'indice d'un appareil musculeux, ainsi que je le dirai plus bas.

Comme annexes de Cœsophage, on trouve de chaque côté de ce couduit une poche (fig. 7) irrégulièrement ovoïde, symétrique avec celle du côté opposé, et offrant un prolongement dirigé en dessous. L'existence de cet organe n'a jamais à ma connaissance été constatée; je l'ai constamment trouvé et toujours avec la môme forme dans tous les Anthaxia que j'ai disséqués. Chez plusieurs je l'ai vu rempli d'une pulpe d'un brun clair qui se trouvait également dans l'œsophage. Le conduit de chaque poche annexe est court et vient s'ouvrir au dessous de l'œsophage. Je ne l'ai pas vu se rendre dans le pharynx ou la bouche.

Le venliinde chylifique (fig. 1 b) est très allongé, replié sur lui-même et sa configuration est fort remarquable. On sait que dans la majeure partie des Coléoptères, l'œsophage s'abouche simplement sur la base arrondie du ventricule. Cette partie supérieure n'offre presque jamais de dilatation, d'expansion marquée, et c'est par exception qu'on trouve comme chez VAnobiuin tessclatuin, des diverticules lobules sur le ventricule près du point de jonction avec l'œsophage (Comptes-Rendus et Mémoires de la Société de Biologie 1' Série, T. 1, p. 98, et Annales de la Société Entomologique de France 18/i9, p. 312). Chez quelques Elateiid'S, Ehter (Lacon) mnrinus d'après Ramdohr (Abhandlung ilbcr die Verdauungswerkzcugc der Insccten, Halle ISll, p. 109, Tab. XI, fig. 1), Llater(Agriotn)

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ijHiuUiis d'après M. Léon Dufour (Annales des Sciences ÎNatiirelles i" Série, T. 111, p. 223, PI. XI, fig. 3). on trouve une sorte d'écliaucrure de la partie supérieure du ventricule et un prolongement latéral de chaque côté. J'ai vérifié cette loruie chez le Lacon muiiiius.

Or, dans VAnlhaxia manca, il existe une disposition tout exceptionnelle. Ce sont deux très grands prolongements latéraux, avançant dans le thorax, bosselés sur les bords, évidemment très glanduleux. Ces deux sortes de cornes, de cœcums au milieu desquels s'abouche l'œsophage, et dont la base est continue avec le corps du ventricule, forment avec celui-ci une sorte d'Y (fig. 1 <). Le ventricule se termine en l)as comme de coutume après l'insertion des vaisseaux de 'Malpighi ou biliaii-es. Il est plus gros à sa base qu'à sa partie inférieure et par conséquent infundibuliforme.

Je dois dire que la surface externe n'offre de bosselures latérales analogues à celles des cornes de la base que jusqu'au milieu de sa longueur ; à partir de ce point il devient lisse ou presque lisse.

J'avais cru remarquer, dans les premiers insectes ouverts, un resserrement des deux appendices latéraux à leur point de réunion avec le ventricule, mais cette disposition est exceptionnelle.

Les vaisseaux biliah-es (fig. 1 d) , sont au nombre de six. Ce nombre m'a paru d'abord anormal et je l'ai compté avec méfiance. Y avait-il seulement quatre insertions réelles et un fragment de vaisseau passant en travers, fixé au bas du ventricule, et dont les deux bouts paraissaient de chaque côté? Cependant ce nombre six ayant été revu plusieurs fois j'ai dû l'admettre. Nous verrous plus bas ce que les auteurs ont dit des vaisseaux biliaires de quelques espèces de Bvprestides.

A leur point d'allache vcntriculairc les vaisseaux offrent un

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contour arrondi ; dans le reste de leur étendue ils deviennent à peine bosselés, variqueux, et leur contenu interne est jaunâtre, autant qu'il m'en souvienne, car j'ai omis de le noter.

Il me reste à dire comment se terminent les vaisseaux biliaires. Sont-ils à bouts flottants ou bien ont-ils une insertion inférieure? Je ne parle pas de la forme de vaisseaux en anse qui n'a été encore vue que dans le cas de deux vaisseaux partant du ventricule et y retournant, en présentant ainsi quatre insertions.

On remarque une disposition des vaisseaux biliaires (fig. 12), le long du gros intestin qui les fait ressembler à des S à branches rapprochées ou à certaines passementeries. Ces vaisseaux se rapprochent ensuite du haut du gros intestin et précisément en cet endroit, vers le point où s'est termine l'intestin grêle, est un renflement peu ordinaire dans les figures déjà publiées sur l'intestin des insectes. Je crois qu'il y a là une fausse insertion des vaisseaux biliaires un peu dilTérente, c'est vrai, de celle de YAnobium ''' ou de celles déjà connues, mais qui finalement revient au même. En résumé r.4?i(/iaxîo manca m'a paru avoir six vaisseaux biliaires, ayant leur insertion vraie à l'extrémité du ventricule chylifique, et une fausse insei'tion intestinale sur les limites du gros et du petit intestin.

L'intestin grêle commence par un renflement léger dans un point où existe certainement une valvule. 11 a la forme d'un cordon. On remarque des plis latéraux et un double contour à ses parois. Il est pourvu de muscles à son pourtour et il a dans l'intérieur une solidité assez grande, ce qu'indique le trait brun délimitant la paroi interne.

J'ai déjà dit qu'au point où il va se continuer avec le gros

(1) Voyez le beau mémoire de M. Léon Dnfour sur les vaisseaux biliaires ou le l'oie des insecles, dans les Annales des Sciences Naturelles 18^3, Tome m\, page 175. Le savant auteur y résuaie ses recherches précédentes et y démontre la fausse insertion inférieure des vaisseaux hépatiques.

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inloslin, ou trouve un ronncmepl nu peu lobule et ayant quatre à ciu(i divisions. C'est là, je crois, ou auprès delà que vont s'attacher les vaisseaux biliaires après avoir rampé en zigzag sur le gros intestin.

On ne trouve pas sur le gros intestin (fig. if), d'une manière très marquée les trois divisions de cœcum, de colon et de rectum. On voit simplement un tube médian confondant cœcum et colon et terminé par un rectum court. Le gros intestin offre des plis longitudinaux ayant assez peu de régularité. Je répète pour la diernière fois qu'en dehors se trouvent des vaisseaux biliaires.

La portion inférieure ou rectale est courte, musculeuse, l'anus dans YAiHliaxia <î , est distinct de l'orifice pénien et situé audessus de lui. Dans la ? , il est placé à la partie supérieure du cloaque, et séparé de l'orifice vaginal par une sorte d'éperon ou de cloison membraneuse.

Avant d'étudier la structure des diverses parties de l'appareil digestif, je dois en rappeler les travaux antérieurs sur le sujet que je viens d'exposer.

J.-F. Mecrel a fait connaître d'une manière remarquable pour l'époque où ont été faites ses recherches (Beitra-ge zur vergleichenden Anatomie. Erster Band, Zweyte Hcft 1809, p. 129, Tab. 8, fig. 5), l'anatomic d'un B. luriihi ? . Le tube digestif représenté montre les deux prolongements du ventricule très dentelés, glanduleux sur les bords et lisses à leur sommet propre ou libre. Les vaisseaux biliaires sont au nombre de quatre, ils s'insèrent au bas du ventricule qui est lisse dans sa partie inférieure comme chez 1'^. marna. L'auteur paraît avoir cru à une autre insertion au point do réunion des lobes antérieurs du veiitrinile.

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RiVMDonR qui s'est beaucoup occup'; de l'anatomic du tube digestif des iusectes, ne mentionne nulle part celui d'un Bupreslide.

M. G;t:DE a étudié le tube digestif du B. mariana. iBcitrapge zur Anatomie der Insecten in Nov. Act. Acad. Ciir. Nat. 1823, XI, p. 330, Tab. XLIV, fig. 1). Il décrit les longs cœcuiîis du ventricule chylifique comme très granuleux et le reste de l'organe est lisse. Il a représente quatre vaisseaux biliaires.

M. LÉON DuFouR (Annales des Sciences Naturelles 1'° Série, 1826, m, 222,) regrette de ne pouvoir donner que l'anatomie de deux espèces de Bupirstides à cause de la rareté de ces insectes aux environs de Saint-Sever sur Adour. Ce sont le Buprestix (Ptnsima) novem-maculata qui vit sur les fleurs et le B. (Àgrilus) vividis qu'on trouve sur la vigne. La configuration du tube digestif est très différente dans ces deux espèces. Chez le B. virhlis il existe un œsophage grêle, renflé en un petit jabot conoïde ; le ventricule chylifique est brusquement distinct, arrondi en haut, allongé, tubuleux, flexueux, parfaitement lisse ou glabre (Voy. Ann. Se. Nat. loc. cit. PI. XI, fig. 2).

Dans le B. novem-maculata l'œsophage est presque capillaire, sans jabot, '« mais le ventricule chylifique (dit le savant auteur) présente une conformation singulière dont je n'ai point encore vu d'exemples dans les insectes, fourchu dès son origine ou en forme d'Y comme s'il résultait de la confluence de deux boyaux borgnes, allongés et divergents. Ceux-ci sont un peu boursoufflés sur leurs bords, c'est dans l'angle de la fourche qu'est reçu l'œsophage. » Les cornes seules présentent quelques bosselures légères (Voy. loc. cit. pi. XI, fig. 1).

Les deux insectes ont quatre vaisseaux biliaires à anses. Le cœcum est distinct par une contracture allongée, cylindroïde, le rectum est court et droit.

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Ainsi le B. viridis est dépourvu des longues cornes latérales du ventricule chylifuiue si nianilestes dans les B. novpiii-maculaia et wanra. M. Léon Dufour n'a pas aperçu de poches annexées à l'œsophage. 11 lait remarquer plus bas (loc. cit. III, 223) que les Eliiter murinus cl giMlus ont le ventricule chylifique légèrement lobé en haut, tandis que YEtater smiguinrus l'a simplement arrondi.

Plus tard M. LiîoN Duiolr, dans les Annales des Sciences Nat. 1840, T. XIV, p. 11/|, s'exprime ainsi au sujet de la larve du B. chrysosligma (qui est réellement celle du Chnjsoboihris a f finis F. , ainsi que je m'en suis assuré à Saint-Sever, car elle a produit ce dernier insecte), et de deux autres larves de Buprestides, dont il n'a pas pu avoir l'insecte parlait. « Le trait le plus saillant qui leur soit commun est l'existence à l'origine du ventricule chylifique de deux bourses ventriculaires allongées, plus ou moins boursoufllées, dont la longueur varie suivant les espèces. L'organe hépatique offre dans les deux âges du même insecte, une différence notable et peu ordinaire. Dans la larve les vaisseaux biliaires sont au nombre de six ayant six insertions isolées au ventricule et autant au rectum, tandis que dans l'insecte ailé, il n'y a que quatre insertions hépatiques au ventricule chylifique, et il n'en existe point au rectum. »

Je dois noter que M. Léon Dufour n'a pas décrit plus tard l'anatomie du B. chrysDitiijma à l'état parfait; à cette époque, d'ailleurs, il ne connaissait pas les Buprestides qui ont six vaisseaux biliaires à l'extrémité du ventricule chylifique.

J'ai dit en parlant des vaisseaux biliaires que j'avais été étonné moi-même d'en trouver six au lieu de quatre que je cherchais. Déjà M. LÉON Dufour (Annales Sciences Naturelles 1843, T. XIX, page 149), dans son mémoire sur le foie des insectes icmanjuait. à juste droit, que a la famille des Steriwxes ou Serricoriies présente suivant les genres de singulières ano-

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malics dans son organe hépaliquc. Ces anomalies sont loin d'être justifiées par les caractères extérieurs. Il nous reste, dans l'intérêt des explications, beaucoup à apprendre sur le régime de ces Coléoptères, et les ouvrages d'Entomologie sont à peu près muets sur ce point.

» Parmi les Buprestides dont j'ai fait la dissection, YAgrilus viridis, le Dircerca œnea, le Ptosima novem-maailata ont deux vaisseaux biliaires à anses, tandis que Y Aiicylocheim favo-macidata et YAgrihis bifasciatus ont six de ces vaisseaux insérés d'une part au ventiicule, de l'autre au rectum par six implantations isolées.

>> Dans les Elatérides, le nombre et la disposition des vaisseaux hépatiques sont les mêmes que chez les carnassiers. »

VArithaxia manca a donc le même nombre de vaisseaux biliaires que YAncylocheira flavo-maculata et YAgritus bifasciatus.

M. LoEW (Entomologischc Zeitung Stettin, 1841, 37, Tab. I, fig. 3 , décrit et figure le tube digestif de la larve du B. mcn-iana. 11 n'a point aperçu les vaisseaux biliaires, et je crois qu'il a pris pour tels les cœcums antérieurs et latéraux du ventricule chylifique. Ils sont longs, flcxueux et bosselés.

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