III
J'arrive à exposer maintenant la structure, l'histologie de l'appareil digestif, et ce genre de recherches est encore peu avancé.
D'une manière générale, on peut dire que le tube digestif dans son ensemble est un conduit membrano-musculeux ayant deux à trois tuniques dans son épaisseur.
Les parties solides de la bouche, les mandibules surtout, sont formées de cette substance spéciale aux insectes, ayant la consistance de la corne, brune, insoluble dans la potasse et appelée chithieou entomodevme. Le labre, les mâchoires, la lèvre sont moins
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riches on cliitino ot plus menibraiioiix. J.exlérioiir dii liibc (ligostif, sa paroi la plus c\Um'iio osl ibrniéo d'une mince couche (le substance amorphe comparée par von Siebold a une membrane péritonéale, et que j'appellerais volontiers couche commune externe. J'ai vu celte couche, et chez Yyinthaxia manca et sur i)eaucoup d'autres insectes, sa présence est incontestable. Klle se trouve sur toute l'étendue du tube digestif, sur ses annexes et de plus sur tout l'extérieur de l'appareil de la sénération, qu'elle revêt comme une sorte de vernis. Mais je ne la regarde pas seulement comme une séreuse péritonéale, je crois qu'elle a aussi d'autres usages. Je dirai plus bas à quoi je la comparerais.
Sous la couche commune externe vienneiil s'ajouter dans diverses parties des fibres musculaires, parfois réunies en faisceaux, et enfin une couche muqueuse interne qui supporte un appareil glanduleux dans le ventricule chylifique.
Arrivons maintenant aux détails.
J'ai dit que l'arrière-bouche a des poils courts dans un esjjace inférieur qu'on peut regarder comme le pharynx ((ig. (i). L'œsophage est musculeux, ou n'y voit pas de gros faisceaux de muscles mais des fibres. Les grandes poches latérales ont une structure curieuse. Elles sont membraneuses, tapissées par de grandes cellules épithéliales (fig. S et 9) aplaties, du centre desquelles part un poil court élargi et bidenté à sa base. Je ne vois pas là un organe glanduleux.
Les cornes latérales du ventricule chylifique et la moitié de son étendue ont des bosselures latérales dans lesquelles on trouve un épithélium épais, grand, à cellules pourvues de noyau, ou même des noyaux libres (fig. 10). 11 y a aussi de cet épithélium dans la partie inférieure, mais il est moins serré, moins stratifié.
C'est là une couche muqueuse, glandnleiisc du \<'ntriculc
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chylifique, les bosselures sont rcvcUies en partie, à leur base au moins, par des fibres musculaires circulaires, d'autres en nombre égal sont verticales. La couche commune revêt le tout extérieurement.
Les vaisseaux biliaires arrondis, à parois amorphes près de leur origine, offrent plus bas de faibles varicosités (fig. 11). Il y a quelques cellules à noyau, dans l'intérieur, et une pulpe jaunâtre sui'tout dans la partie qui rampe sur le gros intestin.
L'intestin grêle, qui parait noueux sur les bords, est muni d'assez forts faisceaux musculaires dont les fibres sont striées en travers. La paroi interne est serrée, dense.
Le bourrelet terminal (fig. 13) est composé de substance amorphe. Je n'ai pas vu de texture glanduleuse. Aurait-il des rapports avec les boutons charnus du gros intestin des Diptères ou les organes des Lépidoptères dans cette région ? Le gros intestin possède aussi des fibres musculaires et de petits faisceaux transversaux, mais les faisceaux musculaires qui l'emportent en volume sont longitudinaux. L'intérieur offre, en outre, des lignes plus foncées, quelques-unes ont des poils courts, des lamelles de chitine.