‹ Archives entomologiquesChapitre 34 sur 231 · R ARCHIVES · texte numérisé non relu

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11 me parait certain qii'Aristote elles aiUcursqiii l'ont suiviont voulu désigner sous le nom de Mclolontha les hannetons ])ro])rement dits, et ont appliqué celui de Scarabœns aux Coprophages. Pline et d'autres savants ont ensuite appelé Scarabœus tous les Scarabéides et même les Coléoptères en général (Ilist. des Anim. , liv. XI, § XXXI v).

Le nom d'Aristote doit donc être placé en regard du genre Mclolontha avant celui de Fabricius. Je dirai maintenant quelques mots sur la nécessité de restituer les noms de Scarabœus, Scarabéites et Scarabéides, aux insectes qui sont désignés dans le Gênera de Lacordaire sous ceux de Dijnastes, Dynastites et Lamellirornes. Aujourd'hui qu'on est convaincu de la nécessité de changer tous les noms de famille issus du latin, cette mesure est autant une affaire d'équité et de justice pour Aristote, qu'une question de grammaire.

M. Kirby (Trans. Linnéennes, t. xiv, p. 567) créa le nom de Dynasles pour mieux désigner, selon lui, le Scarabœus Hercules. Burmeister, en 1847 (Handbuchder Entomologie, t. v, p. 240), et Lacordaire, en 1856 (Gen. des Col., vol. m, p. 387), adoptèrent ce nom de genre et admirent de plus la tribu des Dijnas tites.

Je partage l'opinion émise en 1842 par M. E. Blanchard, qui, dans son Histoire des Insectes (vol. i, p. 205), substitue le nom de Scarabéiens'^' k celui de Lamellicornes, et partant, je suis d'avis de désigner le genre Dipmstes Kirby, sous le nom de Scarabœus Aristote, dont le Scarabœus Hercules, l'un des plus remarquables insectes qui existent, pourra être le type. La tribu des Dijnastites sera donc celle des Scarabéites.

(i) Je propose de dire plutôt : SCARABEIDES.

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{Kc/.p!t?oi}. CAUAUUS Aristolo. I.oc. cit.

— Fabr. Syst. Eleut. 1. p. 168.

On pense qu'Aristote a voulu désigner sous ce nom une espèce de Coléoptère. Tout ce qu'il en dit, c'est qu'elle a des petites cornes sur la tète; autrement dit, des antennes. 11 a aussi employé ce nom pour désigner un crustacé.

(KAÎipoO, CLKPilS Aristote. Loc. cit.

Clerits Falir. Syst. Eleut. I, p. 279.

« C'est le nom, dit Aristote (Ll\, p. 615), d'uu petit ver qui se forme dans le plancher des ruches. Quand il a pris croissance, il remplit toute la ruche comme de fds d'araignées, et la pourriture se met dans les gâteaux.... 11 produit dans ceux-ci un autre animal qui lui ressemble et qui a la figure d'une araignée. »

(Ne^uJaAoi), NECYDALIS Aristote. I.oc. cit.

— Linné. Syst. nat. p. 641.

Selon Aristote, il existe un grand ver qui a des cornes et dont la première métamorphose produit une chenille qui devient Bombyle, et se change ensuite en Neciidalis; ce nom a été employé par Linnée pour désigner un genre de Cérambycides.

(o'paat?àx;'«), ORSODACNA Aristote. Loc. cit.

— Latr. Hist. des Crust. et des Ins.

t. XI, p. 3i9.

Ce nom vient de deux mots grecs : o>« , j'excite, j'élève, et (^«.'xyti , je mords. « L'insecte qui le porte, dit Aristote, vient

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(le vers qui se inétamorphosent après s'être formés dans la tige du chou » (liv. V, eh. \i\). Gaza a traduit ce nom par celui de Mordella, qui a été employé par Fabricius pour caractériser un genre d'' Hétéroirûres Trachélides. Latreille a désigné sous celui d' Orsodacna un genre de ChrijsoméUdes. Swammerdam a donné le nom de Mordella à un genre de Libellules.

(nu7 oAa^TTiç), PYGOLAMIMS Aristole. Loc. cit.

— Dejean, Cat. 3" cil., p. 115.

Aristote et Dejean ont tous deux appliqué ce mol à un genre de Malacodermes appelles vulgairement vers luisants. Le premier cite d'abord, comme uu exemple, des insectes qui, dans le même groupe, comprennentdes individus ailés et des individus aptères (Hist. liv. IV, ch. i, p. 171).

Je propose de mettre le nom d' Aristote en regard du genre Pyçjohmpis avant celui de Dejean.

Les noms de Bostrichus et de Cicindela paraissent être identiques avec ce dernier.

(s/açm), SILPHA Aristote. Loc. cit.

— Linné. Syst. Nat. p. 571.

Aristote compte la Silpha parmi les animaux qui se dépouillent de leur peau. On s'accorde à reconnaître en elle, d'après Camus (Notes, p. 772), une mite, en latin, Blatta. D'après l'autorité du scholiaste Aristophane (sur la comédie de la Paix) , ce doit être une mite puante qui répand une mauvaise odeur partout où elle passe.

i;.\tomoi.()(j1oi les. 101

(STa^uAr^of), SÏAPHYLIINUS Arislolc. Loc. cit.

— Linné, ruun. Suoc. p. 839.

En parlant des maladies auxquelles le cheval est sujet, Aristote dit qu'il est mortel pour un cheval d'avaler un Staphylinus. « Cela est gros, dit-il, comme un Spondyle » (Hist. liv. VIU, ch. xxiv).

(TKfoySûx»), SPONDYLIS Aristote. Loc. cit.

— Fab. Syst. Eleut. 11, p. 376.

Aristote dit seulement que les Spondyles s'accouplent. Ils ne paraissent pas être très différents des Staplujlinus.

Voici maintenant la liste des principaux noms employés par Aristote pour désigner différents animaux, et que les entomologistes modernes ont appliqués à des genres de Coléoptères :

(Oiseau). A'/yiSoç. ^gytlms Fabr. (ÉrulyUdes).

(Oiseau). Bp/^-^of. Brenthus Fabr. Schcinh. (tribu des Brculhiics, Cur-

cul'ionïdes).

/Oiseau \ \fi7ta.vU, Drepanus Illiger. Pseudomorpliu Kirby (tribu des Vdragon/ Pseudomoiphitcs, Carabides). (Poisson). e"aao-4), Uclops Fabr. (Hélopides). (Héron). E'paxTiôf, Erodius Fabr. Pimelides. (Mélanosomcs). (Poisson). Ktx>^«, Cj/c/o«s Eschschollz. (Gijrinides). (Oiseau). Kv//.tySii Cymindis Latreille {Carabides). (PoissoUj Requin). àA/xta. Fabr. (Cérambycides). (Quadrupède, Tigre). MApnzopA Manlkora (tribu des Manlkoriles, C'uindélides).

Aristote, Pausanias, Pline, Elien. Pliile, etc., ont indiqué Ctésias comme étant l'auteur de ce nom , qui signifie : Mangeur dlwmmes. D'après Ctésias, la Mantkora est un animal de l'Inde qui a la face de l'homme, la taille du lion, le poil de la couleur du cinabre ; elle a trois rangées de dents, les oreilles, et les yeux bleus de l'homme ; la queue est celle du scorpion, l'aiguillon qu'elle porte est de plus d'une coudée de longueur, et en outre de celui qui est à l'extrémité, il y en a encore d'autres de chaque côté de la queue. Ces animaux sont en grand nombre dans l'Inde; ceux qui les chassent sont armés de flèches et montés sur des éléphants.

Gesner a pensé que la Mantkora était la Leucronota de Pline, animal aussi fabuleux que le premier. « Tous ces noms, dit-il, ont été donnés à la hyène. »

Je crois, au contraire, avec Pausanias et Camus, que la Mantkora n'était autre que le tigre, dont la peur, aidée de l'imagination, a changé les traits de cet animal dans l'esprit de ceux aux- <iuels il inspirait une grande frayeur.

(Poisson). SfltTTtpiîiî, Saperrfa Fabr. {Cérumbycides}.

(Oiseau de roche). xaAa/|i)(o{, Calandra Fabr. [Curculionides).

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