III. DES CONNAISSANCES ENTOMOLOGIQUES D' ARISTOTE
Voici plusieurs extraits de Yllisloire des Animaux de ce naturaliste qui permettront au lecteur de juger des connaissances qu'il possédait sur les Coléoptères :
« Ce qui compose la masse du corps des insectes n'est ni de la nature des coquilles, ni une chair telle {{ue celle de l'intérieur
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lies tcstacés; il est d'une nature mitoyenne : c'est parce (|u'ils n'ont ni arête, ni os, ni partie solide, telle que l'os de la sèche, ni coquille qui les couvre, que leur corps se soutient lui-niènic par sa solidité naturelle, sans avoir besoin d'appui. Voilà pour les parties extérieures des insectes. J^eurs parties intérieures sont d'abord, après la bouche, un intestin qui, dans la plupart, est simple et va directement à l'anus. Dans quelques-uns, en petit nombre, l'intestin forme des circonvolutions. Aucun insecte, non plus que tout autre animal n'ayant point de sang, n'a ni viscères ni graisse. Quelques-uns ont un estomac, et alors c'est de là que part l'intestin, soit qu'il soit droit ou qu'il forme des replis. On en a un exemple dans le criquet. » (Liv. IV, VII.)
« Chez les insectes, le d* est plus petit que la ? ; lors de l'accouplement, il monte sur elle. » (Liv. V, XIX. )
« Le Scarabœits pillnlarius ( Kay^apo? , sic) passe l'hiver dans les boules de fiente qu'il a faites et roulées, et y dépose des vers qui le reproduisent. » (Liv. V, XIX.)
« Dans le nombre des insectes ( E'vrô.tta^ ) qui dépouillent leur vieille peau sont : les Coléoptères ( KoAêo>7s(:a), la Silphe (s/aîiii), VEmpis (emwÏç) et le Scarabœus pillnlarius (Kx'^^'apof) ; mais ils ne sortent de leur enveloppe qu'après leur formation. » (Liv. VIII, XVII.)