‹ Archives historiques et ecclésiastiques de la Picardie et de l'ArtoisChapitre 41 sur 43 · NOTIONS HISTORIQUES SUR SENLIS · texte numérisé non relu

NOTIONS HISTORIQUES SUR SENLIS

Vers 549. Khildebert I", chef des Franks , fait élever les premières constniclioDS de Senlis sar les débris de la cité romaine aotrefois capitale des SUvanêctêê,

— Fin da W siècle. Khildebert , roi d'Ânstrasie, agrandit Tenceinte de Senlis et y renferme l'église construite sur le tombeau de St-Rieul. — 796. Karle-le-Grand vient à Senlis. Les chefs des Franks y avaient un palais où les rois de la troisième race aimèrent comme eux i résider. On rappelait le Louvre ou Château Royal, Les détails qui s'y rapportent sont consignés à la page 14 de ce volume. — 795. Karle-le-Grand fonde le monastère de Saint-Remy. — S30. Peppin , roi d'Aquitaine, s'empare de Senlis. »- S61. Karle-le-Chauve signe à Senlis plusieurs diplômes. — 862. Karle - le - Chauve reçoit à Senlis sa fille Judith , reine d'Angleterre. — 864. Peppin , roi d'Aquitaine , est enfermé par l'ordre de Karle dans le château de Senlis. — 865. Diplômes signés i Senlis par Karle-le-Chaove en faveur des abbayes de donne et de Saint-Germain d'Ânxerre. — 870. Hincmar, évêqne de Laon , est emprisonné dans le château de Senlis par l'ordre de Karle.

— 873. Un concile national assemblé i Senlis dégrade du diaconat Karloman , fils deKarte, et le condamne à une prison perpétuelle dans l'abbaye de Corbie. Karle , son père , lui fait crever les yeux. — 946. Tentatives infructueuses de Louis d*Ootre- Mer pour s'emparer de Senlis. — 990. Un concile assemblé i Senlis prononce l'excommunication de Charles de Lorraine , dernier rejeton du sang karlovingien. — 991. Charles est emprisonné dans le château de Senlis par l'ordre de Hugues Capet.

— Commencement du XP siècle. Fondation de la collégiale de Saint-Framhourg. (I'' volume page 117.) — 1024. Dédicace de l'église paroissiale de Saint-Aignan ou Saint' Ananie. — 1028. Recon&tmction de l'église de la collégiale de Saint- Rieul. — 1048. Henri I^ assemble un concile à Senlis j on y règle que Yic-sur- Aisne sera restitué â l'abbaye de Saint-Médard. — 1060. Fondation de l'abbaye de Saint' Vincent. ( 1*^ volume, page 231.) — 1132. Loois-le-Gros assemble un par-

du Roi à perte de leur gang et conservé la pureté des lys. Ils portaient Thabit écarlate, les parements et collet de velours noir , boutonnières , brandebourgs et ëpaulettes d'or ; veste et culotte chamois, boutons de vermeil ; bas de soie blancs ; chapeau bordé d*or et plumet blanc.

Les premières arquebuses furent en usage dans le quatorzième siècle; et beaucoup de villes 9 depuis lors 9 eurent une compagnie d'arquebusiers. Celle de Senlis se faisait précéder , lorsqu'elle était en marche 9 ce par un

lemeoti Senlis. — 1144. Lettres de Loais-le- Jeune en fafeor de la chapelle de Saint-Denis fondée par Loiiis-le-Gros. — 1143. Reconstruction du monastère de Saint'Bêmjf, — 1173. Louis- le- Jeune concède une charte communale aux habitants. — 1177. Construction de l'église de Saint-Frambaurg, — 1184. Isabelle de Hainaut , répudiée par Philippe- Auguste , vient habiter le château de Senlis. — 1213-1227. Episcopat de Guérin , chancelier de Philippe- Auguste. — 1219. Guillaume-le-Brelon , auteur de la Philippide , est pourvu d*un canonicat de la cathédrale. — 1220. Fondation de la commanderie de Saint-Jean , ordre de Malte. — 1227. Episcopat d'Adam deChambly, Tnn des exécuteurs testamentaires de la reine Blanche. Gautier de Chamblj, Tun de ses successeurs, fut grand-aumônier de France en 1287. Les Chamblj doivent être comptés au nombre des plus illustres mauons de Picardie. Nous les avons vus figurer dans le premier volume de cet ouvrage parmi les chevaliers des croisades et au nombre des grands-officiers de la Couronne. On voit, au XIll« siècle, un Pierre de Chamblv épouser Agnès de Bourgogne, veuve de l'empereur Rodolphe de Hapsbourg. Jean François de Chambly bâtit en d687 le magnifique château de Bosmont dans le voisinage de Marie. Jacqueline Louise de Chamblj, fille du dernier Chambly, fut mariée au comte de la Tour-du-Pin de la Charce, colonel du régiment de Bourbon qi^'il commandait h la bataille de Lawfeld où il fut blessé. L'un de ses petits-fils est encore possesseur du château de Bosmont antique héritage des Chambly. — 1228. CoqimeDcement des constructions de l'église des Cordelière. — 1233. Les évèques de la pro? ince de Reims s'assemblent i Senlis i l'occasion de la saisie faite par St-Louis du temporel de Miles de Nanteuil , évèque de Beauvais. — 1235. Un second concile provincial s'assemble à Senlis pour régler les diCTérends existants entre l'archevêque et les habitants de Reims. — 1240. Nouveau concile provincial. On y règle que le vingtième des revenus de l'Eglise sera dévolu à la cour de Rome. — 1264. Dédicace

M gueux portant une besace ; afin , dit Carlier , de rëa- » liser le surnom de besaciers qu*on donne aux habi- » tans de Senlis. La compagnie de. Compiègne fesoit » marcher devant elle un dormeur qu*on menoU ; celle » de Pont-Sainte-Maxence étoit conduite par un homme » du lieu portant une marmite et une cuillère à pot , » parce qu'on donne le sobriquet de soupier aux ha- » bitans. La compagnie de Soissons avoit à sa tête » un homme dressé à contrefaire le bailleur c'est-à- » dire Vattitude d'un désœuvré. Le vacher de Chauny

de réglise de la collégiale de Saint- Maurice fondée par le roi St-Louis. — Vers 1270. Inslitution da bailliage de Senlis. — 1272. Donation de Philippe-le-Hardi à la collégiale de Saint- Maurice. — 1301. Philippe-le-Bel lient une assemblée au château de Senlis i Toccasion de ses démêlés avec Boniface VIII. — 1303. Philippele-Bel confirme la fondation du prieuré ou hôpital de Saint-Louis appelé aussi hôpital des BiUettes. — 1305. Un concile s'assemble à Senlis. — 4310. Nouveau concile provincial ; on y condamne neuf chevaliers du Temple ; ils sont brûlés vifs à Senlis. — 1315. Concile national à Senlis à Toccasion de la mort de Philippe-le- Bel. L'évèque deChâlons, Pierre deLatilly, y comparait. On l'accusait d'avoir empoisonné ce prince. — 1317. Nouveau concile provincial. — 4322. Charles-le- Bel signe des ordonnances à Senlis. — 4323. Le peste à Senlis. — 1326 - 1330 - 4344. Nouveaux conciles des évèques de la province de Reims. — De 1405 à 1443. On travaille aux fortifications de Senlis. •— 1417. Senlis se soumet i Jean-sans-Peur, duc de Bourgogne. — 4422. Henri V, roi d'Angleterre , séjourne au château de Senlis. — 4429. Senlis reconnaît l'autorité de Charles VII. — 1434. Les états s'assemblent à Senlis pour y traiter de la paix entre Charles VII et le doc de Bourgogne, Philippe le-Bon. — 1445. Les Anglais brûlent le monastère de Saint- Remy dont les bâtiments, plus tard rétablis , furent de nouveau ruinés pendant le siège de 1589. — 1466. Louis XI convoque le états à Senlis après les conférences de Péronne. — 1473. Ce prince signe à Sentis les lettres-patentes en faveur de Jeanne Hachette. — 14d0. La ville avait alors huit portes fortifiées. Elles portaient les noms d^Eguillère , Saint-Bieul , Saint-Sanctin , Bellon, de Meaus^ de Creily aux Anee, de Paris. » 1493. Passage d'Anne de Bretagne. — 1495. Reconstruction de rhôtel-de-ville. — 4498. Entrée de Louis XII. — 1499. La peste à Senlis. — 4515. Entrée de François l*^ Ce prince accorde deux foires franches aux habitanU. — 1523. Fondation du Collège. — 1543. Naissance i Senlis de Si-

» précédoit la compagnie de la ville ; on Tavoit choisi )) pour le nom singulier qu'il portoit ; on Tappeloit » Tout le Monde. La marche de la compagnie de Neuil- » Ij-Saint-Front étoit ouverte par un homme cfui fesoit » le fou et qui semoit du sable. »

L*usage de l'arquebuse ne tarda pas à faire abandonner remploi de Tare et de Tarbalète. On sait combien était grande , au moyen -âge, la réputation des archers picards ; Tarbalète , originaire d*Âsie , fut , dit -on, apportée en Europe par les chevaliers croisés; mais s'il faut en croire Guillaume de Poitou, on Vaurait employée à la bataille d'Hastings, antérieure de trente ans à la première croisade. L^arbalète lançait à de grandes distances de fortes flèches ou de

mon Goulart, ministre calviniste. Il publia de nombreux ouvrages de philosophie, de littérature et d'histoire. — i547. Entrée solennelle d*Henri II. — 4551. Établissement du présidial de Senlis. — i583. Procestions Blanches dans Senlis. L'autorité de la Ligne s*y établit. — 4589. Guillaume Bose , évéque de Senlis et fougueux ligueur, quitte la ville où ses jours ne sont plus en sûreté. Senlis secoue le joug de la Ligue. Siège de Senlis. Le duc d'Aumale commande les Ligueurs ; la place est défendue par le brave Lanoue. Senlis reconnaît Henri lY. — 4590. Ce prince vient dans cette ville. Pour reconnaître la fidélité des habitants et les dédommager de leurs sacrifices, il leur accorde une exemption de tailles pendant neuf ans et plusieurs autres privilèges. — Fin du XYI" siècle. Jean Mallet, échevin de Senlis en d590 , laisse un manuscrit qui a pour titre : Entrait en bref de ce qw 9*ett poêsé en la ville de Senlû et es environs d*icelle depuis 4400 jusqu'en 4594. Jean Yaultier, bourgeois de Senlis , écrivit vers la même époque les Histoires et discours d'une partie des choses faites et passées en ce royaume qui ont eu cours depuis le 43 mai 4588 jusqu^au i6juin 4598. Ces deux manuscrits font partie de la curieuse collection que M. Bernier a publiée en 4835. — 4594. Henri lY revient à Senlis. Il j courut la bague sur la place du pilori. — Yers4592. Construction de la grosse tour de réglise paroissiale de Saint-Pierre. — 4604. Dédicace de l'église paroissiale de Saint-Etienne. — 4602. Reconstruction de Tégliae paroissiale de Saint-Martin.

grosses balles; et chaque ville fortifiée était tenue d'avoir des arbalètes et des maîtres - arbalétriers chargés de la fabrication de ces armes et de pourvoir a leur entretien. Les arbalétriers d'Abbeville et de Soissons étaient cités pour leur adresse et rendirent de grands services dans les guerres de Picardie.

Les archers et les arbalétriers disparurent de nos armées lorsqu'on eut adopté l* arquebuse. Mais la jeunesse ne cessa pas d'exercer son adresse au tir de Tare et s'organisa dans beaucoup de villes en associations de Chevaliers de Saint - Sébastien ou Compagnies de VArc. L'abbé de St - Médard de Soissons était grand - maître de toutes ces confréries , et l'origine de cette dignité remontait à 825. Les reliques de St-

— 4609. Ëtablissemeot des Capucins, — 1614. Dédicace de leur église. — 1628. Dédicace de Téglise paroissiale de Sainte- Geneviève. — 1629. établissement des Filles de la Présentation de Tordre de Str Augustin. — 1631. Passage de Louis XIII et du cardinal de Bicheliea. — 4641. Établissement des Carmes déchaussés. Ils remplacèrent les religieux de rhdpîtal de Saint-Louis ou des BiUettes. — 1649. Entrée de Louis XIV. — 1689. Réunion au bailliage delà prévdté foraine de Sentis. — 1695. Ëtablissement des FiUes de la Croix. — 1700. Mort de Jean Desljons, dojen du chapitre de la cathédrale. Il a beaucoup écrit sur les doctrines et Thiitoire de TËglise. — 1703. M. de Saint-Leu , avocat du roi au présidial , publie les coutumes du bailliage de Sentis. — 1708. Mort de Claude Bourdelin , de Senlis, médecin , helléniste habile et savant mathématicien. — 1711. Démolition de l'église àe Saint-Hilaire, — 1745. Passage de Louis XY. — 1750. Réunion au bailliage de la prévdté de la ville. — 1766. Roujer, chantre de Téglisede Senlis, publie VEssai sur les antiquités^ Vhistoire ecclésiastique , civile et naturelle du diocèse de Sentis. •» 1775. Sédition occasionnée par la cherté des grains. — 1786. Mort de Charles Affortj, dojen du chapitre de Saint-Rieul , auteur du recueil qui a pour titre Colléetanea Sylvanectensia. On conserve dans la bibliothèque de Sentis ce précieux recueil où Ton trouve réunis les litres des abbajes ou couvents du diocèse et ce que les archives, des villes du Senlisb renfermaient autrefois de plus intéressant pour rhistoire locale.

Sebastien Turent cette année - là apportées de Rome à Soissons et attiraient un tel concours de visiteurs que l'abbé de Saint - Médard crut devoir établir une confrérie armée pour veiller sur ces saintes reliques. Une bulle du Saint-Siège confirma cette institution et régla que l'abbé en serait le grand -mattre. Depuis lors toutes les compagnies de l'arc reconnurent la suprématie de ce dernier ; et c'est avec les arcbers de Picardie que l'abbé de Saint-Médard combattit à Bouvines dans l'armée du roi Philippe - Auguste.

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ne s'accorde piis sur l'cpoquc précise i|<'|loii l'ctablisscment de la commune de Sois- Ssons s'accomplit. Les uns placent cette "époque en 1117; d'autres la reculent jusqu'en 1116. La charte des privilèges de Soissons que le roi Louis - le - Gros concéda portait la date de 1131; et plusieurs historiens ont pensé que cette date était celle à laquelle il convenait de rapporter ta constitution des bourgeois en commune. Gnibert de No-

gcnt, mort en 1124, ne nous dit rien de la commune de Soissons; et ceci appuie cette dernière assertion.

Les historiens ne s'accordent pas mieux sur les causes qui amenèrent l'institution communale dont nous nous occupons. Les uns affirment qu'elle fut l'œuvre d'une insurrection et que les bourgeois la jurèrent sans que le comte ou l'évèque pussent y mettre opposition. D'autres ont pensé que la commune fut volontairement octroyée par le comte Renaud dont les' vertus et la

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