‹ Archives historiques et ecclésiastiques de la Picardie et de l'ArtoisChapitre 8 sur 43 · NOTIONS HISTORIQUES SUR ABBEVILLE · texte numérisé non relu

NOTIONS HISTORIQUES SUR ABBEVILLE

yer89iK). CommeocemenU de la prospérité d'Abbevil le. Une eDceiote de murailles s'éléTe par Tordre de Ungoes-Capet pour protéger cette cité Daissaote. Àbbefille devient bientôt la résidence des eomtes de Montreail et de Ponthieu. — 4(MNI. Un grand nombre de chefaliers, venus de TOstrevant, du Boulonnais, du Poothieu et du pays d'Artois, se réunissent i Abbeville pour la première croisade. Godefroy de Bouillon les commande. — liOO. Gui , comte de Ponthieu, arme chevalier à Àbbeville le fils de Philippe I'^, roi de France, célèbre dans l'histoire sous le nom de Louis'Ie-Gros. — liOO. Fondation du prieuré de Saint-Pierre d'Àbbeville. — 1480. Guillaume de Tal vas, comte de Ponthieu, accorde à prix d'argent des privilèges aux bourgeois. — 445S. Jean, comte de Ponthieu, fait construire l'hôtel-Dieu d*Abbeville. — 44S4. l\ octroyé une charte de commune aux habitants. — 1209. Guillaume IIT, comte de Ponthieu , autorise le maïeur et les échevins à bâtir VÉekêvinagê ou hôtel-de-ville. — 4T79. Edouard I***, roi d'Angleterre , mari d'Ëléonore , héritière du Ponthieu, vient à Abbeville prendre possession de ce comté. Un de ses officiers jure, en son nom et en sa présence, de garder les coutumes et privilèges de la cité. — 42S3. On bat monnaie i Abbeville aux armes d'Angleterre et de Ponthieu. — 1301. Guillaume de Mâcon,évèque d'Amiens, fonde à Abbeville le monastère des Chartreux. — 4307. Douze chevaliers de l'ordre du Temple sont arrêtés i Abbeville par l'ordre de Philippe-le-Bel. On brûle trois d'entre eux, sur le marché au blé. Il reste encore quelques vestiges des bâtiments que ces chevaliers occupaient. — 1340. Le port d'Abbeville fournit au combat naval de l'Ëcluse douze bâtiments montés par quinze cents matelots. — 4345. Les Abbevillois secouent le joug d'fidouard m, roi d'Angleterre, et chassent de leurs murs la garnison anglaise. — i 345. L'armée

» à Oudenarde; en 1409, à ProTins; le 24 mai 1410, » à Montreail ; en 1418, à Arras; en 1454, à Amiens; » en 1456, à Rue; en 1508, à Douai. En 1590, » François Rumel , avocat , maïeur , auteur d'un corn- » mentaire fort estimé sur la coutume du Ponthieu , » abattit le geai à Âbbeyille; M. le comte de Saint- » Pol^ gouverneur de Picardie, Tabattit aussi en 1615. » Les che£s de la ville avoient tant de goût pour » l'arbalète que, de temps en temps, il y avoit dis- » pute pour la préséance sur la question de savoir

d'Kdonard III désole le Ponthien , mais tente sans succès de surprendre Abberille^ les boorgeois et les communiera repoussent l'aTant-garde ennemie avec la plus grande intrépidité. C'est alors que, moyennant cent pièces d*or, Gobin Agasse indique am Anglais découragés le célèbre gué de Blanque-Taque. — 4346. Philippe de Valois, poursuivant l'armée anglaise, arrivée Abbeville; il va loger avec les princes qui l'accompagnent dans le prieuré de Saint-Pierre. — 4346. Lettres de Philippe de Valois, datées de Fruges en Artois, par lesquelles il exempte de Parrière-ban les' habitants de la cité d* Abbeville pour reconnaître Icora bons et loyaux services. Ils avaient fourni à son armée cinquante arbalétriera et cinquante sergents, et envoyèrent deux cents hommes au secoura de Calais assiégé par Edouard III. — i350. Le roi Jean confirme les privilèges concédés aux habitants d* Abbeville. — 4360. Ce prince, revenant d'Angleterre, passe i Abbeville. Les habitants le reçoivent avec acclamation. — Ven 4369. Bingob , bourgeob d'Abbeville , excitait ses concitoyens i secouer le joug de l'Angleterre. Emprisonné et conduit au château de Douvres, Ringois fbt placé par les Anglais sur les hauts parapets de la forteresse qui dominait la mer. « Voulez-vous , lui dit-on alora , reconnaître pour maître le roi 9 Edouard ni? » — « Non, dit Ringois; je ne reconnais que Jean de Valois ! » Les Anglab le précipitèrent dans les flots. — 4369. Les habitants d'Abbeville s'affranchissent de la domination anglaise après un combat sanglant dans leura murs. Hugues de Châtillon, grand-maltre des arbalétriera, prend possession de la ville au nom de Charles-le-Sage. Ce prince anoblit le maîeor et [les échevins et règle que les armes de la cité porteront i PaTcnir des fleura de lis d'or et la devise FidelU, — 4393. Charles VI vient résider i Abbeville. « Pour le corps du roi loger — dit » Froissart — on ordonna l'abbaye de St.-Pierrequi est une grand'abbaye et gar-

» nie d'édiflces et de noira moines Le roi de France \k s'ébattoit et tenoit moult

w volootiere car en Abbeville et environ Abbeville a tant d'ébattemens et de plai-

» qui tireroit le geai le premier. La compagnie jouis- » soit des plus beaux privilèges. Charles VIII Texcmp- » ta de tout droit d'aides de quatre tonneaux de vin, )) pour les quatre fêtes qu'ils faisoient dans Tannée; )) ils jouissoient en outre d'un minot de sel et ils » avoient droit de recevoir du domaine de Ponthieu, » chaque dimanche, deux grandes cruches de vin, et » un écu sol sur la recette-générale de Picardie. »

n sances qti'eo ville ni en cité qui soit en France. Et y a dedans la ville d'Abbeville » un jardin très-bel, enclos environnement de la belle rivière de Somme ; et là deu dans ce clos se tenoit le roi de France monlt volontiers ; et le plus des joars y » soupoit ; et disoit à son frère d'Orléans et à son conseil que le séjour d'Abbeville » lui faisoit grand bien. » — 142i. Sor les instances de Jean-Sans-Peur , duc de Bourgogne, les Abbevillois permettent aux Anglais de traverser leur ville. Ces derniers, commandés par le roi Henri V,se dirigent sur Paris. «Bans Abbeville ce prince » fut honnorablement reçeu,par les ponrchats et diligence dudict duc de Bourgongne » et luy furent fais en icelle ville de moult beaux présens. Et avecques ce passèrent ') paisiblement toutes ses gens avecques ses chars et charrettes et autres bagues et » le lendemain après que tous les despens furent payés. » {Monstrehi.) — 1463. Réception solennelle faite à Louis XI par les habitants d'Abbeville. Ce prince conOrme tous leurs privilèges. — 1466. Entrée solennelle du duc de Bourgogne , Charles-le-Téméraire. — 1470. Prise d'Abbeville par les Bourguignons. — 1471. Lesétats des Pays- Bas s'assemblent dans cette ville. Charles-le-Téméraire les préside. — 1477. Abbeville reconnaît de nouveau la domination française. — 14$S. Commencements des constructions de réglise collégiale de Saint- Vulfran. — 1493. Entrée (le Charles VIII dans Abbeville. — 1500. André de Bambures , sénéchal du Poniliieu , fonde le monastère des Minimes. — 1506. Louis XII concède aux habitants douze francs- marchés. — 4514. Réception solennelle de Louis XII. Ce prince épouse à Abbeville la princesse Marie d'Angleterre, sœur d'Henri YIII. — 1527. Conférences tenues à Abbeville par François V^ et le cardinal Wolsey. — 1550. Entrée du roi Henri II. — 1562 Guerre civile entre les protestants et les catholiques abbevillois. — 1586. La famine désole Abbeville. — 1588. Ses habitants reconnaissent la Ligue. — 1591 . Le château construit à Abbeville en 1474, par Charles-le-Témélaire, est démantelé. •— 1594. Entrée d'Henri IV dans Abbeville. — 1596. Peste cruelle. Huit mille habitants meurent de ce fléau. — 1599. La peste désole de nouveau Abbeville. — 1620. Entrée de Louis XIII. — 1636. Richelieu vient A Abbeville el fait travailler aux fortifications. — 1637. Le 15 août, jour de TAssomptioo,

La collégiale de Saint-Vulfraii d'Àbbeville est célèbre. Son portail fait Tadmiration des artistes. Il fut construit pendant le règne de Louis XII, par les soins du cardinal Georges d*Amboise. Des broderies et des pierres précieuses sont étalées sur les Tètements des saints dont les statues décorent ce beau portail ; on y voit un lion sur lequel le sculpteur a jeté un riche manteau que des fleurs de lis parsèment; il porte une b^nière oii les mêmes emblèmes sont reproduits. Les bas-reliefs des chapelles de Tédifice offrent de curieux détails; mais un travail de boiserie , placé sous le grand porche de Véglise, fixe surtout Tattention des connaisseurs; on y Toit les douze apôtres et les mystères de la Vierge. Les galeries à jour qui régnent autour de la nef sont très-remarcfuables. On lit cette inscription sur la principale porte :

VIEACB AULX H D M A I H 8 LA PORTE O'aMOUR KSTE.

A.U moyen -âge, celui que Ton accusait de vol et qui niait le crime devait jurer sur Tautel de St-Vul-

LoaisXIlI voue son royaonie à la Vierge, dans l'église des Minimes d*Abbeville. — 1038 et 1639. Louis XHI revient i Abbeville. — 1642. Les religieux de Tabbaje d'Espagne, ordre de Citeanx, se retirent i Abbeville et s'établissent au Paraclet. — 1646. Louis XIV, âgé de neuf ans, vient h Abbeville. Le cardinal Mazarin l'accompagne. — 1662. Les religieux de l'abbaye royale de Willancourt s'établissent h Abbeville. — 1665. Josse Van Robais, manufacturier de Middelbourg, arrive à Abbeville avec cinquante ouvriers hollandais, et y fonde une manufacture de draps devenue célèbre. — 1667. Un hollandais, Philippe Leclerc, établit à Abbeville la manufacture royale de Moquettes. — 1685. Charles Sanson , curé de St.-Georges , fonde la bibliothèque publique d'Abbeville. — 1689. Arrivée de Jacques II , roi d'Angleterre, détrôné et cherchant im asile en France. — 1766. Supplice du chevalier de Labarre sur la place du marché d'Abbeville.

fran qu'il n'était point coupable. Les ouvriers qu'occupaient les comtes de Ponthieu, dans les ateliers où se fabriquait leur monnaie, devaient prêter le même serment; et voici ce qu'on lisait sur une ancienne tapisserie de la collégiale :

le milieu du VII' siècle , Lydérik , ^ grand- forestier de Flandre , bâtit le château ^^d'Aire au confluent de la Madick et de ■la Laquette. Des constructions s'élevèrent Iplus tard dans le voisinage de ce château où Peppin, père de Karle-le-Grand^ aimait à résider. On l'appelait alors Palais de la Salle. « Ce prince » — dit l'historien Hennebert . — établit à A.ire une » école pour ses enfants et plusieurs princes de sa

1) famille, tels qu' Adeiard , abbé de Corbie; Valac, » son successeur ; Bernai re , moine très - distingué ; » Odvin , etc. De savants maîtres leur enseignèrent la » logique, la physique et les belles-lettres; Alcuiu, ou » Albin , fut président de ce lycée. On apprenoit aussi » a Aire Téquitation et le maniement des armes. *» Quelques chroniqueurs ont affirmé que Peppin et sa femme Berthe , ou Bertrade au grand pied ^ moururent à Aire et qu'ils y furent inhumés. On lit dans les annales de Saint-Bertin que leurs ossements ayant été découverts en 1241 , le clergé et les magistrats les portèrent en grande pompe dans la collégiale de Saint-Pierre. D'autres manuscrits ajoutent que les restes mortels de Peppin et de Berthe, transférés sous le

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