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former contre les coupables et fit accepter leur médiation par le peuple et par le clergé. Voici la teneur de la sentence que les commissaires rendirent : — Romain, surnommé Nez-de-Cat ^ maieur de Saint-Quentin pendant la sédition , mérite un châtiment , car son devoir lui commandait de réprimer le désordre ; il ne pourra plus exercer d'emploi public et devra , avant la Toussaint, se rendre à Rome pour implorer l'absolution du pape ou de son grand -pénitencier. Les jurés sont déclarés inhabiles à remplir désormais leur office, à moins que le chapitre qu'ils ont laissé outrager ne permette qu'ils soient réélus. Pierre, fils de Jean Musart, et Besart , fils de Chocart , iront comme le maïeur cher-
ses troupes sont repoussées par les habitants. — d503. Achèvement de la reconstruction tle l'église paroissiale de Saint-Eloi au faubourg d'Isle. — 1504. Mort de Jean Lenglet, chanoine de Saint-Quentin, né dans celte ville. Il devint premiermédecin de Charles VIII. — 1507. Première rédaction de la coutume locale de Saint-Quentin. — 1509. Construction de l'hôtel-de-ville. — 1530. Achèvement des fortifications de Saint-Quentin commencées pendant le règne de Louis XI. — 1536. Tentatives infructueuses du prince de Nassau pour surprendre Saint-Quentin. — 1540. Passage de François P' et de Charles-Quint. — 1550. Fondation du béguinage des Bonnes-Dames d'Etreillers. — 1554. Jean Carpentier fonde celui de f^ille- Choïes. — 1557. Bataille de Saint-Quentin. La ville assiégée par les Espagnols et défendue par l'amiral de Coligny est prise d'assaut le 27 août. — 1559. Traité du Cateau-Cambrésis. Restitution de Saint-Quentin à la France. — 1562. Edit portant interdiction du culte calviniste dans la ville de Saint-Quentin. — 1567. Passage de Charles IX. — 1570. Fondation du béguinage àe Gibercourt. — 1576. Saint-Quentin reconnaît la Ligue. — 1578. Mort de Jean Hennuyer, né à Saint-Quentin en 1497. On sait qu'étant évêque de Lisieux il refusa d'exécuter l'ordre donné par Charles IX de massacrer les protestants de son diocèse. — 1579. Armand Crommelin , de Courtrai , introduit à Saint-Quentin la fabrication des batistes et des linons. — 1586. Fondation de l'hospice de Bournival.— 1588. Les habitants reconnaissaient l'autorité royale depuis plusieurs années lorsque Balagny entreprit de s'emparer de la ville pour y rétablir le pouvoir de la Ligue. Sa tentative échoua. — 1589. Saint- Quentin garde fidélité an roi de France , malgré les intrigues des Ligueurs; on frappe
cher leur pardon à Rome et devront rapporter la preuve qu'ils l'ont obtenu. Pour l'expiation du forfait dont la commune entière est solidaire , deux bourgeois feront le même voyage. Enfin, le jour de l'Assomption, le maïeur, les jurés, et tous ceux qui prirent part aux attentats commis , partiront du village de Rocourt , en chemise , nu-pieds , avec leurs caleçons seulement ( omnino midi prœter braccas , et camisiam et discalceati ) ; ils entreront ainsi dans Saint - Quentin et iront faire amende-honorable à tous les clercs de la collégiale.
Robert d'Aissonville et Oudart de Saint-Simon n'étaient pas exempts de reproches ; ils furent exilés pour un an de la ville et tenus de se rendre à Rome avant
dans cette ville des quarts d'écus portant les mots : Pro Christo et Rege. — d590. Passage d'Henri IV. — 1594. Ce prince revient à Saint-Quentin. — 1598. Désordres à l'occasion de l'établissement d'un impôt sur les toiles. — 16d0. Fondation du couvent des Capucins. — 4616. Tentatives infructueuses du duc de Longueville, l'un des principaux chefs des Mécontents , pour s'emparer de Saint-Quentin. — 1617. Les Mécontents parviennent à s'en rendre maîtres. Mort de Concini. Fin de la guerre civile. — 1621. Les calvinistes de Saint-Quentin sont désarmés. — 1635. Passage de Louis XIIL — 1636. La peste désole Saint-Quentin. — 1636. Mort de Claude de Lafons, né dans celte ville , annotateur des coutumes du Vermandois et auteur d'une histoire de Saint-Quentin. — 1646. Désordres dans celte ville à l'occasion d'ur> nouvel impôt sur la bourgeoisie qu'on appela taxe des aisés. — 1650. Mort de l'historien Claude Hémeré , né à Saint-Quentin , auteur de VAuçjusta P'iromanduorum illustrata. — 166S. Mort du peintre Michel Dorigny, né à Saint-Quenlin , gendre de Simon Vouet et son élève. — 1670, 4671, 1672. Passages de Louis XIV. — 1682. Établissement des Filles de la Croix. — 1684. Fondation de la commanderie de Garend , ordre de Saint-Lazare , dans le faubourg de Pontoilles. — 1685. Mort du célèbre bénédictin dom Luc d'Achéry, auteur du Spicilège, né à Saint- Quentin en 1609. — 1685. Etablissement des Filles de Saint-Finceiit. — 1697. Mort de Claude Bendier, né à Saint-Quentin, docteur de Sorbonne, auteur de la
la Toussaint pour se faire relever des censures qu'ils avaient encourues. Les bourgeois payèrent une amende de sept cents livres. Ce jugement, rendu à Paris dans l'église de Sainte - Geneviève - du - Mont , reçut la sanction de Phi lippe- Auguste ; et les maïeur, jurés et échevins restèrent tenus de prêter au chapitre, après leur élection , le serment dont la formule fut réglée ainsi qu'il suit : Nous f maïeur, jurés et échevins de la ville de Saint-Quentin, jurons, sur les saints évangiles posés sur cet autel , de défendre , protéger et conserver les personnes et biens des doyen, chanoines et membres de cette église. On prêtait ce serment au grand-autel de la collégiale devant le saint - sacrement et le chef de Saint-Quentin martyr.
Défense des principales prérogatives de la ville et de l'église royale de Saint - Quentin. — 1710. Etablissement du tribunal consulaire. — 4724. Edit pour l'établissement de la navigation de la Somme de Saint-Quentin à Amiens. — 4744. Mort de Jean Papillon , célèbre graveur sur bois , né à Saint-Quentin en 4661 . — 1744. Passage de Louis XV. — 4749. Réunion au bailliage du siège de la Prévôté. — 1758. Démolition de l'église de l'hôpital Saint- Jacques. — 1761. Mort du jésuite Charlevoix , né à Saint-Quentin en 1682 , célèbre par ses missions apostoliques et par ses voyages. — 1761. Etablissement de la société d'agriculture. — 1764. Naissance à Saint-Quentin du démagogue Caùis Gracchus Babeuf, mort sur l'échafaud en 1797. — 1768. Lettres de noblesse accordées en vertu de l'édit de 1767 à Henri Daniel Cottin , négociant à Saint-Quentin , pour honorer les talents dont il avait fait preuve dans les affaires commerciales. — 4772. Les habitants privés par l'édit de 1774 , sur l'érection en offices des fonctions municipales, du droit d'élire les magistrats de la ville sont rétablis dans leurs anciens privilèges par un arrêt du Conseil. — 4787. Etablissement d'une assemblée d'élection à Saint-Quentin. — 1788. Mort de Maurice Delatour, peintre de portrait, fondateur de l'école de dessin, né à Saint-Quentin en 1703. — 1789. Mort de Louis Hordret, né à Saint-Quentin. Jurisconsulte et historien , Louis Hordret publia en 1781 VHistoire ahrégée de la ville de Saint-Quentin et de ses franchises. — 1789. Réunion du bailliage de Saint- Quentin. Election des députés pour les étals-généraux.
La formation du corps de l'échevinage fut souvent modifiée depuis Tépoque où s'accomplit la réunion des ëchevins et des jurés. Avant 1670, le corps - de - ville se composait de vingt-cinq officiers. Il y avait le maïeur en exercice ; le dernier maïeur, qui restait dans l'éche • vinage pendant un an en qualité de premier - échevin ; onze jurés; douze échevins. Le 10 novembre 1670, Louis XIV réduisit le corps -de -ville à un maïeur et six échevins.
Le maïeur avait le commandement de la ville en l'absence du gouverneur ; dépositaire des clefs de la cité, il donnait ses ordres à huit sergents massiers et se faisait suivre d'un sergent hallebardier. Un brevet de 1617 lui accorda le droit d'avoir l'épée ; en 1746, un second brevet régla qu'il porterait , pendant le temps de sa charge, une croix frappée en or émaillé, ornée de fleurs de lis aux quatre angles et à deux faces ; l'une ayant l'empreinte des armes de la ville et pour légende Ludovico regnanti 1746, l'autre une épée , une clef en sautoir avec ces mots : Fidelitatis prœmiwm. Cette croix fut suspendue à un ruban couleur de feu broché d'un liseré d'or.
Saint-Quentin mérita , à toutes les époques de l'histoire , la légende Fidelitatis prœmium ; mais son respect pour l'autorité royale et le courage de ses habitants, lorsque l'ennemi assiégeait leurs remparts , se révélèrent surtout pendant le siège de 1557, l'un des plus célèbres de nos annales. On sait qu'après la funeste bataille de Saint- Laurent , plus communément appelée
bataille de Saint- Quentin^ les ['espagnols prirent la ville et la dévastèrent. Ce que les habitants avaient déployé de dévouement et d'intrépidité pour sauver leur cité de la domination étrangère peut difficilement se retracer ; et c'est pour consacrer le souvenir de leurs héroïques efforts que le poè'te Santeuil fit ces beaux vers qui furent gravés en lettres d'or au frontispice de l'hôtel-de-ville :