‹ Archives historiques et ecclésiastiques de la Picardie et l'ArtoisChapitre 137 sur 140 · NOTIONS HISTORIQUES SUR SAINT-OMER · texte numérisé non relu

NOTIONS HISTORIQUES SUR SAINT-OMER

Vers le milieu du VIP siècle. Adroald, l'uu des principaux officiers de Khlovigli II , bâtit le donjon de Sithieu. — 648. Fondation de l'abbaje de Saint-Bertin. (Voir pour ce monastère le I" volume, page 209.) — 667. Mort de St-Oiner. — 698. Mort de St-Bertin. — Vers 700. « Saint-Martin (S. Martini in Insula) troi- » sième cure de la ville , fut bâti vers 700 par Rigobert, abbé de Sithieu, à la sol- ') licitation de St-Bertin qui y fut enterré. » {Mamiscrits de M. de Hauteclocque.)

— Vers 795. Karle-le-Grand vient à Sithieu et visite l'abbaye de Saint-Bertin. — 845. Saint-Omer brûlé par les Normands. — 851. Second passage des Normands.

— 852-853. Les reliques des églises de Sainl-Omer sont transportées à Laon. — 861. Troisième passage des Normands. — 881. Les Normands reviennent à Saint- Omer et achèvent de ruiner la ville. — 891. Cinquième passage des Normands. L'abbaye de Saint-Bertin avait été fortifiée par l'abbé Foulques et fut sauvée de leurs profanations. — 902. La ville se relève de ses ruines. Baudouin-le-Chauve , comte de Flandre, fait bâtir une enceinte de murailles pour la protéger. — 4031. Incendie de Saint-Omer. — 1042. Erection de la paroisse du Saint-Sépulcre. Conmie Sainte- Aide gonde et Sainte-Manjuerite , l'église du Saint-Sépulcre fut surmontée d'une belle tour carrée et d'une flèche en pierres blanches. — 4053. Le comte Bandouin-le-Picux fortifie Sainl-Omer et y fait construire un château. (Voir la page 34 de ce volume. ) — 4070. Erection des paroisses de Sainic-Maryuerile et de

an

s'élaicnt-ils rendus à Saint-Omcr de tous les points du royaume. « Chacun jour on venoit pour le vcoir des )> marches de France comme des pays de Picardie. » Saint-Omer avait pris un air de fête. Les riches tapisseries d'Arras s'étalaient sur ses murs ; on avait dressé dans les carrefours des théâtres où de nombreux personnages célébraient par des allégories , comme on en fesait alors , l'union étroite des maisons de Bourgogne et d'Orléans. Bientôt le cortège parut. On y remarquait Philippe-le-Bon ; la duchesse de Bourgogne, étincelantc de pierreries, suivie des femmes de sa cour magnifiquement vêtues, portant des robes et chape rons enrichis de perles et de broderies; Charles d'Orléans et Dunois , son frère ; le comte de Vendôme ;

Saint-Martin. — 4071 . Le roi de France, Philippe I", s'empare de Saint-Omer au détriment du comte de Flandre, Robert-le-Frison. — 4081. Incendie de Saint- Omer. — 1099. Un concile s'assemble à Saint-Omer. Manassés, archevêque de Reims, et ses suffragants viennent y prendre part. — 4Jd9. Incendie de Saint- Omer. — 1127. Guillaume Cliton, comte de Flandre , concède aux habitants une charte communale. — 1128. Guillaume porte atteinte aux privilèges consacrés par cette charte; les habitants méconnaissent son autorité; le comte assiège la ville et exige d'elle une forte amende. — H28. Thierry d'Alsace, successeur de Guillaume Cliton, confirme les privilèges de la commune. — 1151. Incendie de Saint-Omer. Les flammes détruisent un grand nombre d'habitations, les églises de Saint-Berlin, de Saint-Denis , de Saint-Martin et AeSaint-Jean. Elles furent plus tard rétablies. — 1153. Mort de l'illustre Suger, abbé de Saint-Denis et ministre de Louis-le-Gros. 11 était né à Saint-Omer en 1082. — H64. Philippe d'Alsace , comte de Flandre , confirme la commune de Saint-Omer. — 1191. Le congrès d'Arras adjuge la ville de Saint-Omerà Louis,filsde Philippe-Auguste. — 1198. Baudouin IX, comte de Flandre, assiège Saint-Omer et s'en rend maître. — 1211 . Confirmation des privilèges de Saint-Omer par Louis , fils de Philippe-Auguste. — 1230. Le pape Grégoire IX excommunie les habitantsqui refusaient de rendre des marais et des eaux appartenant à l'abbaye de Saint-Bertin. — 1231. St- Louis vient «n Sainl-Omer et confirme ses privilèges. Blanche de Castille accompagne le roi. — 1233. Fondation dn couvent

Tarchevcquc de Reims, grand -chancelier de France; l'archevêque de Narbonne ; les cvêques de Thérouanne et de Tournay ; le chancelier de Bourgogne; lord Cornwallis; les ambassadeurs de France; les chevaliers de la i'oison-d'Or et plusieurs gentilshommes anglais. Puis venaient Téchevinage; les Vierskaires; le maïeur et les échevins des Francs-Alleux ; les corps de métiers avec leurs bannières; les Rëcollets, les Chartreux, les frères du Tiers-Ordre de Saint-François et les Dominicains. La marche était fermée par le roi d'armes de la Toison-d'Or , les hérauts et trompettes , et par de nombreux archers portant la riche livrée de la maison de Bourgogne. Le peuple , groupé sur les places publiques, échelonné aux bords de l'Aa, suspendu aux

des liécnllets. — d247. Lettres de Robert F', comte d'Artois, pour \a clôture de la Grande-Mer appelée plus tard le Trou de la Mer ou la Maire. — 1254. St-Louis revient à Saint-Omer. — 1259. Ce prince accompagne à Saint-Omer Henri III, roi d'Angleterre. — 1269. Robert II , comte d'Artois , établit une foire à Saint- Omer. — 1269. Fondation de Vhôpil»\ Saint- Louis. — 1280. Construction de la chapelle de Notre-Dame-des- Miracles. — 1291. « Le comte de Flandre et les Gan- » tois s'en rapportent au jugement des Audomariens.» {Manuscrits de M. de Hautecloccfue.) — 1298. Jean de Sainte-Aldegonde fonde les Chartreux et fait construire l'église paroissiale de Saint-Quentin. — 1302. Philippe-le-Bel confirme les privilèges de Saint-Omer. — 1302. Simon Hanebart, échevin de Bergues , est roué vif à Saint-Omer. Il voulait livrer la ville au comte de Flandre. — 1306. « Saint-Omer abat les portes et les ponts desaeitadelle et détruit l'hôtel de Ma- » haut, comtesse d'Artois. » {Manuscrits de M. de Hauteclocque.) — 1322. Fondation du couvent des Dominicains. — 1324. Fondation du couvent des hospitalières du Soleil. — 1S26. Reconstruction de l'église de Saint-Berlin. — 1338. Les communiers de Sainl-Omer vont au siège de St- Valéry. — -1340. Vaincs tentatives des Anglais pour prendre Saint-Omer. — 1347. « Les cardinaux médiateurs entre >) les rois de France et d'Angleterre se retirent à Saint-Omer ainsi que les pauvres 1) Calaisiens chassés par Edouard. « {Manuscrits de M. de Hauteclocque.) — 1355. Le roi Jean vient à Sainl-Omer. — -1360. Saint-Omer envoie deux bourgeois en

fenêtres et aux arceaux des édifiées ou couronnant Icui sommet, montrait une vive allégresse et criait Noël! Philippe -le -Bon, Charles d'Orléans, Dunois, son frère; les prélats et les principaux seigneurs allèrent loger dans l'abbaye de Saint-Bcrtin. Jehan de Gribonèlc qui gouvernait alors ce monastère avait déployé beaucoup de magnificence pour recevoir dignement une aussi noble compagnie. Les beaux tapis de Flandres , les bahuts sculptés , les dressoirs surchargés de riche vaisselle, ce que les Hollandais exécutaient alors de plus somptueux pour les ameublements des princes, tout ce que les peintres flamands savaient placer de choses ingénieuses sur les panneaux, sur l'encadrement des portes ou aux lambris des plafonds, on le pou-

ôlngcs pour le roi Je.in. — 4360. Passage de ce prince. 11 assiste à un tournoi. — 4382. Louis de Mâle, comte d'Artois, meurt à Saint-Omer. — 4383. Passage de Ciiarles VI. {Froissart.) — 4395. Le duc de Bourgogne , Pliilippe-le-Hardi, vient à Saint-Omer. — 4396. Charles VI repasse à Saint-Omer. — 4402. Saint-Omer donne cent nobles pour le mariage d'Antoine de Bourgogne. — 4406. Les Anglais brûlent les faubourgs. « Ils saccagent IcsDominiquains qui se racheptent en donnant le vin » que le duc de Bourgogne leur avoit envoyé. » {Mamiscrits de M. de flavtcchcque.) — 1408. Fondation de l'Iiôpital Suint-Jean. — 4443. Bulle du Saint-Siège pour les Frères du Tiers-Ordre de Saint-Omer. — 4433. Philippe-le-Bonelleduc de Bedfort viennent à Saint-Omer. — 4434. Fondation de la chapelle de Saint-Eloi dans le cimetière de Sninte-Aldeyonde. — 4 435. Ordonnance de Philippe-le-Bon pour la mairie des Francs- Alleux. — 4439. Mariage à Saiut-Omer de Charles-le- Tèmèraire et de Catherine de France. — 1440. Philippe-le-Bon tient un chapitre <le la Toison-d'Or à Saint-Omer. ( Voir le texte de ce chapitre et le 1"" volume, page 210.) — 1441. Achèvement de la reconstruction de la cathédrale. — 1450. Baniiissemeut de Jean de Wissocq qui avait tué le maître des hautes-œuvres. — 1459. Louis XI, encore dauphin, vient à Saint-Omer. — 4464. Nouveau chapitre de la Toison-d'Or. (Voir les détails au l" volume , page 244.) — 1463. Rédaction des statuts de la Maladrerie. — 4467. Sédition à Saint-Omer pour secouer le joug des Bourguignons. Cbarles-le-Téméraire fait exécuter les principaux coupables.

vait admirer dans les salles spacieuses où la cour de Philippc-le-Bon était d'ordinaire reçue. Jehan de Gribonèlc avait pris soin de mêler aux armoiries du monastère les armes de la maison de Bourgogne; leurs écussons entrelacés parsemaient les boiseries et les riches tentures.

Les fiançailles du duc d'Orléans et de mademoiselle de Clèves furent célébrées le 6 novembre dans le chœur de l'église de Saint-Bertin. On apporta le traité d'Arras avant la cérémonie. <( Là fut leu hault et » entendiblement , premier en latin puis en françois, » par maistre Jacques Trançon , archediacre de Bruxelles » en Brabant, présens les deux ducs, les archeves- » ques et evesques là assistans avec grand nombre de

— d469. Conférences de Charles-le-Téméraire , de Maximilien d'Aiilriche et du comte de Warwick. — 1471. Chapitre de la Toison-d'Or. — 1474. On fondit celte année - là la cloche Julienne placée dans la grosse tour de la cathédrale. — 1475. — Trois cents frères mineurs se réunissent pendant les fêles de la Pentecôte dans le couvent des Récollets. — 1477. L'armée de Louis XI menace vSaint-Omer. Les habitants détruisent les faubourgs pour qu'elle ne puisse s'y loger. — 1477. Démolition des couvents des Récollets et des Dominicains. Ces derniers se retirent chez les religieux du Tiers-Ordre de St-François. L'historien Turpin fut profèsdans le monastère des Dominicains de Saint-Omer et il y mourut. — 1478. Démolition du couvent des Riches Clairisses appelées aussi Riches Claires ou Urbanistes. Elles s'étaient établies à Saint-Omer à la fin du XIII'^ siècle et firent plus tard reconstruire leur couvent placé sous le patronat du chapitre de la cathédrale. — 1479. Mort à Saint-Omer de Pierre Leprestre, abbé de Saint-Riquier, auteur du manuscrit qui a pour titre : Chroniques abrégées des rois de France. — 1485. Fondation du couvent des Filles de la Madeleine. — 1487. Les Français s'emparent de Saint- Omer sous le commandement du maréchal d'Esquerdes. — 1488. Tentatives infructueuses de quelques bourgeois pour enlever Saint-Omer à la France. Ils sont décapités. — 1489. Saint-Omer reconnaît l'autorité de Maximilien d'Autriche. -=• 1496. Achèvement de la reconstruction de la tourde l'église Saint-Martin. — 1499. Achèvement de la grande tour de la cathédrale. (Voir pour celle église l'exeellent

» chevaliers, escuvors, i;ens d'égliso, l)Ourgeois c\ ini- )> très officiers. » Le duc jura sur la Croix et les saints évangiles de respecter le traité. Dunois, son frère, fut requis de prêter le même serment. On dit qu'il parut hésiter u et délaya un petit ; » mais sur Tordre de Charles, Dunois s'exécuta. L'archevêque de Narbonne fit ensuite la cérémonie des fiançailles. « On « commença alors à mener grande joye et à faire » moult grans festes et esbatements. Les gens du duc » envoyèrent en plusieurs et divers lieux de ses pays )) de Coucy, Soissons et Valois pour avoir provision à » fournir les festes des noces. » Le mariage fut célébré huit jours après les fiançailles. Le lendemain les deux époux se rendirent dans l'église de Saint-Bertin.

travail de M. Quenson, inséré dans le I" volume, page 128.) — 1499. Le Magistrat de Saint-Omer fait étrangler et brûler une sorcière. — 1502. Dédicace de la nouvelle église des Rècollets. — 1508. Privilège accordé à l'abbaye de Saint Berlin de pouvoir élever deux couples de cygnes dans les eaux et garennes de la Meere. — 1509. Bédaction de la coutume du bailliage de Saint-Omer. — 1511. Dédicace de la nouvelle église des religieuses de Sainte-Catherine. — 1520. Entrée de Cbarles- Quint dans Saint-Omer, — 1520. Achèvement de la tour de Saint-Bertin. — 1522. Démolition de l'église paroissiale de Saint-Michel. Elle était située hors des murs. Celle qui la remplaça fut placée dans la ville et sons la même invocation. Sa dédicace eut lieu le 10 septembre 1526. — 1523. La peste à Saint-Omer. — 1523. Le Magistrat achète la maison des Béguines pour y placer les pestiférés. — 1531. Bédaction de la coutume de Saint-Omer. — 1533. Établissement des religieuses de Sainte-Marguerite. — 1539. Le chapitre de Saint-Omer permet à l'évêque de Thérouanne d'officier dans l'église de Sainte- Aide gonde. Placée sur le terrain lo plus élevé de la ville , cette église fut aussi surmontée d'une haute tour et d'une flèche de pierres blanches. — 1540. Bèglement de Charles-Quint pour la garenne des cygnes. — 1549. Passage de ce prince. Son fils Philippe II l'accompagne. — 1558. Fondation du séminaire ou collège de Saint-Bertin. — 1559. Erection de l'évêché de Saint-Omer. — 1559. Entrée à Saint-Omer du comte d'Egmont, gouverneur-général pour l'Espagne des pays de Flandre et d'Artois, — 15G5-1567,

(( Et meiloit le duc Philippe sa nièce en la tenant » par le senestre bras. Et au droit costc cstoit sur le » derrière messire Jean , bastard de Saint-Pol , sei- » gneur de Hautbourdin , qui portoit la manche de la )) duchesse d'Orléans ; une dame portoit la robbc par » derrière qui moult estoit riche ; et après , un petit » plus derrière , suivoit le duc d'Orléans qui menoit )) la duchesse de Bourgogne accompagnée des plus » grands seigneurs comme des comtes d'Eu , de Ne- )) vers, d'Estampes, de Saint-Pol et de Dunois; et sy « avoit grand nombre de grans seigneurs, chevaliers » et escuyers, dames et damoiselles qui suivoient l'ar- » chevesque de Narbonne lequel chanta messe pour » iceluy jour. Avec lui estoient très-grande quantité » de gens d'église qui feirent la procession autour du )) chœur; et quant aux rois d'armes, héraulx et pour-

Fondation du collège fiançais appelé d'abord Collège ff^allon. Établissement des Jésuites. — 4570. Dédicace de leur église. — 1577-1578. Troubles à Sainl-Omer à l'occasion des dissentimenls existants entre les partisans de la maison d'Espagne et ceux du prince d'Orange. — 1581. Fondation du séminaire épiscopal. — 1583. Un synode s'assemble à Saint-Omer. — 1583. Le premier évêque d'Ypres est inhumé dans la chapelle des Sœurs-Noires de Saint-Omer. - Il y avait aussi des Sœurs-Grises , placées sous la direction des R. P. Récollels. — 1585. Fondation de la maison de charité des Bleuets réunie en 1702 à l'hôpital-général. — 1590. Fondation du couvent des Capucins. — 1591. Établissement des Clarisses de la réforme de Sle-Colelte , appelées aussi les Pauvres Claires. — 1594. Tentatives infructueuses des Français pour surprendre Saint-Omer. — 1594. Lettres-patentes de Philippe II, roi d'Espagne, portant confirmation du collège royal anglais. — 1610. Établissement d'une école dans le faubourg du Haut-Pont. — 1614. Achèvement de la chapelle de Sainte-Elisaheth. — 1615. Fondation de l'école du Jardin de Notre-Dame. — 1619. Fondation de la Maison des Apôtres où les vieillards étaient recueillis. — 1625. Établissement des Carmes. — 1626. «Le curé de » Saintc-Maryuerite csimK en pénitence par l'abbé de Saint-Bertin.» {Manuscrits

» suivans, trompettes, meiicstrlcrs et autres jouans de » divers instruments de musique , il y en avoit large- « ment. Estoient lesdits officiers d'armes vestus de leurs )i cottes d'armes oii l'on voyoit les blasons des sei- » gneurs à qui ils estoient , entre lesquels se trouvoit >) le roy d'armes de la jarretière d'Angleterre. )>

II y eut ensuite des joutes sur le grand-marclic. a Et 1) le soir, après soupper, en la grand'salle de Saint- » Bertin tout hault^ sur petits chevaux de six hcaul- » mes seuUement, on vit moult grand foison de lances » rompues et les faisoit moult bel veoir. » Peu de jours après on tint dans l'abbaye le chapitre de la Toisond'Or. Les chevaliers se rendirent d'abord dans le chœur de Saint-Bertin vêtus des manteaux et chaperons de l'Ordre , portant le collier d'or. Les armes de leurs maisons , leurs devises et leurs cris de guerre étaient

de M. de Hauteclocque.) Sainte-Marguerite était la seconde cure de Saint-Omer.

— d632. Achèvement des consliuclions de l'église des Ursulines. — 1635. La pest.e à Saint-Omer. — d638. Le maiéclial de Châlillon assiège Saint-Omer sans succès.

— 1638. Consductiou des foitincations extérieures. — 1640. La guerre continue. Le conseil d'Artois se retire à Sainl-Omer. — 1647. Tentatives infructueuses du maréclial de Gassion pour surprendre Sainl-Omer. — 1653. Mort de l'historien Maihrancq, né à Saint-Omer en 1580, auteur de l'ouvrage quia pour titre £>e Morinis et Morinorum Relus ^ Sylvis, Paludibus , Oppidis. — 1655. Achèvement des constructions de l'église des Jésuites. — 1657. Le grand Coudé, don Juan d'Autriche et le duc d'York à Saint-Omer. — 1639. Paix des Pyrénées. La possession de Saint-Omer est laissée à l'Espagne. — 1075. Construction de l'oratoire de Xotrc-Dame -de-Bon- f^oyaije sur la petite place de Lysel. — 1677. Les Français s'emparent de Saint-Omer. — 1678. Paix de Kimègue. Elle consacre la réunion définitive de Saint-Omer à la couronne de France. — 1680. Passage de Louis XIV.

— 1680. Établissement des Frères des Ecoles Chrétiennes.— i680. Démolition du fort Saint-Michel. — 1683. Achèvement de l'église des Carmes. — 1696. Passage de Jacques II d'Angleterre. Le duc de Berwick et le maréchal de Boufflers l'accom-

placés an dessus des stalles qu'ils occupaient. Les blasons des chevaliers trépassés , depuis le dernier chapitre de rOrdre , se faisaient remarquer par un entourage de drap noir brodé d'argent. Bientôt les officiers d'armes allumèrent autant de cierges que l'Ordre comptait de chevaliers assis dans les stalles , morts ou absents. Le roi d'armes se plaça ensuite devant Philippele-Bon et s'agenouillant par trois fois il lui dit : « Monseigneur le duc de Bourgogne , de Lotrich , de w Brabant , de Lembourg et de Luxembourg ; comte » de Flandres, d' Artois et de Bourgogne; palatin de )> Hollande , de Zélande et de Namur ; marquis du » Saint-Empire ; seigneur de Frise , de Salins et de » Malines; chef et fondateur de la noble ordre de » la Toison-d'Or; allez à l'offrande. » Le duc prit le cierge et s'agenouilla sur un carreau de drap d'or ; tous les chevaliers présents remplirent ensuite le même

pagnent. — 1702. Fondation de l'hôpilal-général. — 1705. «L'évêque de Saint- » Orner veut empêcher l'abbé de Saint-Bertin de marcher en habits pontificaux à » la procession. « (Manuscrits de M. de Hauteclocque.) — 1717. Établissement des Petits-Pères. — 1719. Le chevalier Folard présente à Louis XV la carte topographique de Saint-Omer. — 1722. Démolition du yrand-pont de pierre. — 1734. Nouvelle rédaction de la coutume de Saint-Omer. — 1738. Fondation daBon Pasteur. — 1744. Passage de Louis XV. — 1748. Le savant Lebœuf vient à Saint- Omer pour y compulser les manuscrits de Saint-Bertin et de Clairmarais. — 1753. Construction du Pont- Ter t détruit à la fin du siècle dernier. — 1754. On répare le pont de Sainte-Cécile. — 1762. Les Jésuites wallons et anglais sont expulsés de Saint-Omer. — 1768. Edit pour l'organisation du collège français de Saint-Omer. — 1768. Passage du roi de Danemark. — 1769. Edit relatif au collège royal anglais. C'est dans ce collège que furent élevés le poëte Petterson, Burke, Lord Chaltam, père dePitt, et l'éloquent défenseur de l'Irlande O'Connell. — 1782. Ouverture de la porte actuelle de Lyzel. —1789. M. deChalabre, évêque de Saint-Omer, fait rebâtir la maison de charité du Tambour.

devoir, et ceux qui n'avaient pu venir à Saint - Orner firent l'offrande par procureur. Après quoi le roi d'armes alla se placer dans la stalle aux armes des Crëvecœur et prononça ces mots : « Je vais à l'offrande )) pour le bon chevalier Jacques de Crëvecœur dont » Dieu veuille avoir l'âme. » La même formalité s'accomplit pour quatre autres chevaliers morts comme Jacques de Grévecœur depuis le chapitre de 1433.

Le duc de Bourgogne déploya une rare magnificence dans cette solennité. Elle ne le cédait guère qu'aux richesses dont les moines de Saint-Bertin avaient paré le chœur de leur église et le grand -autel oii l'on voyait le chef de St - Berlin , précieux reliquaire en vermeil ëmaillé de pierreries, et la belle croix offerte à l'abbaye par Karle-le-Grand. Le rétable était d'or, enrichi de pierres précieuses. C'est sur ce rétable que Guillaume Fillâtre , évêque de Toul et de Tournay , devenu abbé du monastère , peignit peu d'années après la vie de St-Bertin avec une perfection telle que Rubens voulut l'acquérir offrant de la couvrir de pièces d'or.

Après le service religieux, le chapitre de l'Ordre s'assembla dans la grand'salle de l'abbaye pour procéder à la réception de cinq chevaliers. Les membres présents se placèrent autour d'une table recouverte de velours noir richement brodé, sur lequel se dessinaient les armes de l'Ordre et celles des ducs de Bourgogne. Une seconde table avait été disposée pour les quatre officiers de la Toison-d'Or. Là s'assirent le chancelier, maître Jean Germain , évêque de Châlons ; Petter

Brandelaiii , trésorier ; maître Martin d'Estinbergue , greffier, a notable clerc et moult bien stilé à mettre « par escrit en latin , en François et en allemand ; » et enfin le roi d'armes, Jehan, seigneur de Saint-Ilemy, natif d'Abbeville en Ponthieu.

Philippe-le-Con avait préparé toutes choses pour que l'un des colliers fût dévolu à Charles d'Orléans. L'évéque de Tournaj et maître Nicolas Roullin , chancelier de Bourgogne , allèrent , au préalable , s'assurer des dispositions du duc. Celui-ci répondit qu'il se tiendrait pour très-honoré de recevoir le collier de la Toison-d'Or et se rendit incontinent dans la salle ou le chapitre tenait séance. Là le sire de Lannoy le harangua en ces termes : « Monseigneur , vous voyez en » votre présence mon très-redoubté seigneur monseigneur » le duc de Bourgogne et messeigneurs ses frères de » la Toyson-d'Or qui ont ad visé et conclud en leur » chapitre que pour la très-haute renommée, vaillance » et preud'hommie qui est en vostre noble personne , » ils vous présenteroient le collier de l'Ordre , afin n que la très-fraternelle amour qui est entre vous et )) mon très-redoubté seigneur se puisse mieux entre- » tenir et persévérer. » Le duc d'Orléans s'inclina devant Philippe - le - Bon qui lui plaça le collier. « Puis le roi d'armes affubla le duc du mantel et du » chaperon des chevaliers. »

C'est pendant la réunion de ce chapitre que les députés de Bruges vinrent à Saint-Omer pour fléchir la colère de Philippe-lc-Bon qui ne pouvait pardonner

aux habitants d'avoir méconnu son autorité en 1437. Charles d'Orléans intercéda pour eux , et Philippc-le- Bon finit par promettre d'aller, comme ils l'en suppliaient, visiter leur ville en signe de pardon. Les historiens de Flandre donnent de curieux détails sur la réception faite à Philippe-le-Bon quand il se rendit à Bruges. Les magistrats et quatorze cents bourgeois allèrent nu - pieds et sans chaperons attendre le duc à une lieue de la ville. Le clergé les suivait avec la croix , les bannières et les saintes reliques de toutes les églises. Le vin coula dans les fontaines ; un opulent bourgeois fit tapisser les murs de son logis de feuilles d'or ; des feuilles d'argent recouvraient la toiture. L'expiation fut complète comme on le voit ; et Philippe-le-Bon ne put guère refuser, après ces marques de repentir, de rendre à sa bonne ville de Bruges son estime et son amitié.

Ces temps sont loin de nous ! Le peuple alors se pliait à sa bonne comme à sa mauvaise fortune. 11 dansait sur les places publiques et criait Noël pour fêter la venue de ses maîtres, oubliant que la veille la guerre et ses fureurs avaient désolé son territoire , et pouvant se demander si le lendemain serait prospère. Car une seule bataille ou , à défaut , un seul assassinat changeait alors sa destinée et le rangeait sous une autre domination. Quelle époque que ce règne de Charles VI et que les commencements du règne de Charles VU! La trahison est partout; les étendards anglais flottent sur les remparts de nos villes; le roi

de France est abandonne de tous ; plus d'armée , plus de trésor; les Vrrnagnacs et les Bourguignons se disputent le royaume... Temps de douleurs et de honte oïl la France fut livrée à l'ennemi, où les factions déchirèrent la patrie , ne revenez jamais pour nous ! Lorsqu'en 1440 le peuple s'arrêtait devant les théâtres dressés dans les carrefours de Saint-Omer et y vit célébrer , par des allégories dans le goût du temps , l'union étroite des maisons de Bourgogne et d'Orléans, ce peuple , qui oublie si vite , se souvint - il qu'en 1407 Jean - sans - Peur, père du duc Philippe -le -Bon , faisait assassiner dans les rues de Paris le père de Charles d'Orléans ; et se remit-il en mémoire le meurtre vengeur du pont de Montereau ?

TO.MBliAU OIO ST-(>.Ml;r. UA^S L\ CATllKDUAJ.li

ouïs -LE-JEUNE concéda une charte communale à la ville de Senlis dans l'année 1173. Les articles de la charte de Compiègne sont textuellement reproduits dans ce document '. La seule différence à signaler s'applique aux redevances imposées aux habitants par la charte octroyée. La commune de Senlis paiera au roi deux cent quatre-vingts livres parisis ,

' ( Voir la tliarle de Coiiipiègne, page 2JS. )

soixante muids de mëteil et soixante muids de vin. Lorsque le roi séjournera à Senlis , les habitants devront fournir au château, à titre gratuit, l'ail, le sel, les pots et les ëcuelles [providebunt nobis in ollis , in soutellis j in alliis et sale,)

Ces redevances étaient considérables et devinrent si onéreuses qu'au XIV" siècle la ville de Senlis demanda à en être allégée , renonçant pour cela à son droit de commune. Un arrêt du parlement, rendu en 1319, accueillit le vœu des habitants. Ils furent déclarés quittes à l'avenir de toutes redevances ; mais on supprima le maïeur , les échevins , les jurés , le sceau communal , le coffre public , le beffroi et la cloche. Un prévôt royal gouv^erna la ville.

Peu d'années après, Charles-le-Bel remit les habitants en possession de quelques privilèges et leur rendit le beffroi '. Le roi Jean, Charles-le-Sage et plusieurs de leurs successeurs, voulant reconnaître la fidélité des habitants, ajoutèrent encore à ces privilèges. Les couleurs de la ville étaient d'abord le blanc et le rouge ;

' n Le prévôt sera tenu , sur la réquisition des habitants, de faire arrêter leurs » débiteurs ou les cautions , comme faisait autrefois le racVieur de Senlis.

» Le roi accorde aux habitants l'usage des cloches du beffroi ; mais ils ne s'en » serviront qu'avec l'agrément du prévôt.

» Le roi permet que les revenus de la ville soient employés au paiement d'an- )) ciennes rentes viagères.

» Le roi autorise son bailli à accorder aux habitants des droits pour un temps » déterminé ; mais le produit de ces droits devra servir à l'entretien des ponts, des » fontaines et des chemins. »

( Ordonnances des rois de France , tome XIL )

on leur substitua plus tard le roup;e et le jaune. Senlis eut pour armes de gueules au pal d'or, un lis pour écusson et pour devise :

Liliati Galliœ licyurn flores , ccelitus dcmissi.

Les arquebusiers de Senlis furent renommés par leur adresse et rendirent de grands services pendant le siège de 1589. Leur drapeau était d'azur aux armes de la ville avec cette inscription : Ils ont soutenu la gloire

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