‹ Archives historiques et ecclésiastiques de la Picardie et l'ArtoisChapitre 138 sur 140 · NOTIONS HISTORIQUES SUR SENLIS · texte numérisé non relu

NOTIONS HISTORIQUES SUR SENLIS

Vers 549. Khildebeit I", chef des Frnnks , fait élever les premières constructions (le Senlis sur les débris de la elle romaine autrefois capitale des Silvanectes.

— Fin du VI'' siècle. Khiidebert , roi d'Austrasic, agrandit l'enceinte de Senlis et y renferme l'église construite sur le tombeau de St-Eieul. — 795. Karle-le-Grand vientà Senlis. Les chefs des Franks y avaient un palais où les rois de la troisième race aimèrent comme eux à résider. On l'appelait le Louvre ou Château Royal. Les détails qui s'y rapportent sont consignés à la page 44 de ce volume. — 795. Karlc-le-Grand fonde le monastère de Suint-Rcviy . — 830. Peppin, roi d'Aquitaine, s'empare de Senlis. — SCI. Karle-le-Chauve signe à Senlis plusieurs diplômes.— 862. Karle-le-Chauve reçoit à Senlis sa fille Judith , reine d'Angleterre. — 864. Peppin , roi d'Aquitaine , est enfermé par l'ordre de Karle dans le château de Senlis. — 865. Diplômes signés à Senlis par Karle-le-Chauve en faveur des abbayes de donne et de Saint-Germain d'Auxerre. — 870. Ilincmar, évêque de Laon , est emprisonné dans le château de Senlis par l'ordre de Karle.

— 873. Un concile national assemblé à Senlis dégrade du diaconat Karloman, fils de Karle , et le condamne à une prison perpétuelle dans l'abbaye de Corbie. Karle, son père , lui fait crever les yeux. — 946. Tentatives infructueuses de Louis d'Outre- Mer pour s'emparer de Senlis. — 990. Un concile assemblé à Senlis prononce l'excommunication de Charles de Lorraine, dernier rejeton du sang karlovingien. — 991. Charles est emprisonné dans le château de Senlis par l'ordre de Hugues Capet.

— Commencement duXP siècle. Fondation de la collégiale de Saint-Frambourg. {!" volume page 117.) — 1024. Dédicace de l'église paroissiale de Saint-Aignan ou Saint- Ananic. — 1028. Reconstruction de l'église de la collégiale de Saint- Rieul. — 1048. Henri I*""^ assemble un concile à Senlis j on y règle que Vie -sur- Aisne sera restitué à l'abbaye de Saint-Médard. — 1060. Fondation de l'abbaye de Saint- (Vincent. (!«' volume, page 231.) — 1132. Louis-Ie-Gros assemble un par-

du Roi à perte de leur sang et conservé la pureté des lys. lis portaient l'habit ëcarlate , les parements et collet de velours noir , boutonnières , brandebourgs et épaulettes d'or ; veste et culotte chamois , boutons de vermeil ; bas de soie blancs ; chapeau bordé d'or et plumet blanc.

Les premières arquebuses furent en usage dans le quatorzième siècle ; et beaucoup de villes , depuis lors , eurent une compagnie d'arquebusiers. Celle de Senlis se faisait précéder , lorsqu'elle était en marche , « par un

lement à Senlis. — 1141. Lettres de Louis-le-Jeune en faveur de la chapelle de Saint-Denis fondée par Louis-le-Gros. — 1143. Beconstruclion du monastère de Saint-Remy. — 1J73. Louis-le-Jeune concède une charte communale aux habitants. — 1177. Consiruclion de l'église de Saint-Framboury. — 1184. Isabelle de Hainaut, répudiée par Philippe-Auguste, vient habiter le château de Senlis. — 1213-1227. Episcopat de Guérin , chancelier de Philippe-Auguste. — 1219. Guillaume-le-Breton , auteur de la Philippide , est pourvu d'un canonicat de la cathédrale. — 1220. Fondation de la commanderie de Saint-Jean , ordre de Malte. — 1227. Episcopat d'Adam deChambly, l'un des exécuteurs testamentaires de la reine Blanche. Gautier de Chambly, l'un de ses successeurs, fut grand-aumônier de France en 1287. Les Chambly doivent être comptés au nombre des plus illustres maisons de Picardie. Nous les avons vus figurer dans le premier volume de cet ouvrage parmi les chevaliers des croisades et au nombre des grands-officiers de la Couronne. On voit, au XIIF siècle, un Pierre de Chambly épouser Agnès de Bourgogne, veuve de l'empereur Bodolphe de Hapsbourg. Jean François de Chambly bâtit en 1687 le magnifique château de Bosmont dans le voisinage de Marie. Jacqueline Louise de Chambly, fille du dernier Chambly, fut mariée au comte de la Tour-du-Pin de la Charce, colonel du régiment de Bourbon qa'il commandait à la bataille de Lawfeld où il fut blessé. L'un de ses petits-fils est encore possesseur du château de Bosmont antique héritage des Chambly. — 1228. Commencement des constructions de l'église des Cordeliers. — 1233. Les évêques de la province de Beims s'assemblent à Senlis à l'occasion de la saisie faite par St-Louis du temporel de Miles de Nanteuil , évêque de Béarnais. — 1235. Un second concile provincial s'assemble à Senlis pour régler les différends existants entre l'archevêque et les habitants de Beims. — 1240. Nouveau concile provincial. On y règle que le vingtième des revenus de l'Eglise sera dévolu à la cour de Borne. — 1264. Dédicace

>» gueux portant une besace ; afin , dit Carlicr , de réa- >» iiser le surnom de besacicrs qu'on donne aux habi- » tans de Senlis. La compagnie de Compiègne fesoit » marcher devant elle un dormeur qu'on menoit ; celle •>•> de Pont-Sainte-Maxence étoit conduite par un homme » du lieu portant une marmite et une cuillère à pot , )> parce qu'on donne le sobriquet de soupier aux ha- » bilans. La compagnie de Soissons avoit à sa tête ■>•> un homme dressé à contrefaire le bailleur c'est-à- » dire l'attitude d'un désœuvré. Le vacher de Chauny

de l'église de la collégiale de Saint-Maurice fondée par le roi Sl-Louis. — Vers 4270. Inslidition du bailliage de Senlis. — 4272. Donation de Pliilippe-le-Hardi à la collégiale de Saint-Maurice. — 4304. Philippe-le-Bel tient une assemblée au château de Senlis à l'occasion de ses démêlés avec Boniface VIII. — 4303. Philippele-Bel con6rnie la fondation du prieuré ou hôpital de Saint-Louis appelé aussi hôpital des Billettes. — 4305. Un concile s'assemble à Senlis. — 4340. Nouveau concile provincial ; on y condamne neuf chevaliers du Temple ; ils sont brûlés vifs à Senlis. — 4345. Concile national à Senlis à l'occasion de la mort de Philippe-le- Bel. L'évêque de Châlons, Pierre de Latilly , y comparait. On l'accusait d'avoir empoisonné ce prince. — 4347. Nouveau concile provincial. — 4322. Charles-le- Bel signe des ordonnances à Senlis. — 4323. Le peste à Senlis. — 4326 - 4330 - 4344. Nouveaux conciles des évêques de la province de Reims. — De 4405 à 4443. On travaille aux fortifications de Senlis. — 4447. Senlis se soumet à Jean-sans-Peur, duc de Bourgogne. — 4422. Henri V, roi d'Angleterre , séjourne au château de Senlis. — 4429. Senlis reconnaît l'autorité de Charles VII. — 4434, Les états s'assemblent à Senlis pour y traiter de la paix entre Charles VII et le duc de Bourgogne, Philippe le-Bon. — 4445. Les Anglais brûlent le monastère de Saint-Bemy dont les bâtiments, plus tard rétablis , furent de nouveau ruinés pendant le siège de 4589. — 4466. Louis XI convoque le états à Senlis après les conférences de Péronne. — 4473. Ce prince signe à Senlis les lettres-patentes en faveur de Jeanne Hachette. — 4480. La ville avait alors huit portes fortifiées. Elles portaient les noms à'Eguillère , Saint-Rieul , Saint-Sanctin , Bellon, de Mcaux, de Creil, avs Anes , de Paris. — 4493. Passage d'Anne de Bretagne. — 4495. Reconstruction de l'hôtel-de-ville. — 4498. Entrée de Louis XII. — 4499. La peste à Senlis. — 4545. Entrée de François I" . Ce prince accorde deux foires franches aux habiUints. — 4523. Fondation du Collège. — 4543. Naissance à Senlis de Si-

» précédoit la compagnie de la ville ; on l'avoit choisi

M pour le nom singulier qu'il portoit ; on l'appeloit

» Tout le Monde. La marche de la compagnie de Neuil-

» ly-Saint-Front ëtoit ouverte par un homme qui fesoit

» le fou et qui semoit du sable. »

L'usage de l'arquebuse ne tarda pas à faire abandonner l'emploi de l'arc et de l'arbalète. On sait combien était grande , au moyen - âge , la réputation des archers picards; l'arbalète, originaire d'Asie, fut, dit -on, apportée en Europe par les chevaliers croisés ; mais s'il faut en croire Guillaume de Poitou , on l'aurait employée à la bataille d'Hastings, antérieure de trente ans à la première croisade. L'arbalète lançait à de grandes distances de fortes flèches ou de

mon Goiilail, ministre calviniste. Il publia de nombreux ouvrages de philosophie, de littérature et d'histoire. — 1547. Entrée solennelle d'Henri II. — 4551. Établissement du présidial de Senlis. — 1583. Processions Blanches dans Senlis. L'autorité de la Ligue s'y établit. — 1589. Guillaume Rose, évêque de Senlis et fougueux ligueur, quitte la ville où ses jours ne sont plus en sûreté. Senlis secoue le joug de la Ligue. Siéiçe de Senlis. Le duc d'Aumale commande les Ligueurs ; la place est défendue par le brave Lanoue. Senlis reconnaît Henri IV. — 1590. Ce prince vient dans cette ville. Pour reconnaître la fidélité des habitants et les dédommager de leurs sacrifices, il leur accorde une exemption de tailles pendant neuf ans et plusieurs autres privilèges. — Fin du XVP siècle. Jean Mallet, échevin de Senlis en 1590 , laisse un manuscrit qui a pour titre : Extrait en bref de ce qui s'est passé en la ville de Senlis et es environs d'icelle depuis 4400 jusqu'en 4594. Jean Vaultier, bourgeois de Senlis, écrivit vers la même époque les Histoires et discours d'une partie des choses faites et passées en ce royaume qui ont eu cours depuis le 13 mai 16%S jusqu'au i6 juin 1598. Ces deux manuscrits font partie de la curieuse collection que M. Bernier a publiée en 1835. — 1591. Henri IV revient à Senlis. Il y courut la bague sur la place du pilori. — Vers 1592. Construction de la grosse tour de l'église paroissiale de Saint-Pierre. — 1601. Dédicace de l'église paroissiale de Saint-Ê tienne. — 1602. Reconstruction de l'église paroissiale de Saint-Martin.

grosses bîilles ; et chaque ville fortifiée étîiit tenue d'avoir des arbalètes et des maîtres - arbalétriers chargés de la fabrication de ces armes et de pourvoir à leur entretien. Les arbalétriers d'A.bbeville et de Soissons étaient cités pour leur adresse et rendirent de grands services dans les guerres de Picardie.

Les archers et les arbalétriers disparurent de nos armées lorsqu'on eut adopté l'arquebuse. Mais la jeunesse ne cessa pas d'exercer son adresse au tir de l'arc et s'organisa dans beaucoup de villes en associations de Chevaliers de Saint - Sébastien ou Compagnies de VArc. L'abbé de St - Médard de Soissons était grand - maître de toutes ces confréries , et l'origine de cette dignité remontait à 825. Les reliques de St-

— 4C09. Êlablissement des Capucins. — 1614. Dédicace de leur église. — 1628. Dédicace de réglise paroissiale de Sainte-Geneviève. — 1629. Établissement des Filles de la Présentation de l'ordre de St-Anguslin. — 1631. Passage de Louis XIII et du cardinal de Richelieu. — 1641. Établissement des Carmes déchaussés. Ils remplacèrent les religieux de l'hôpital de Saint-Louis ou des Billettes. — 1649. Entrée de Louis XIV. — 1689. Réunion au bailliage delà prévôté foraine de Senlis. — 1695. Établissement des Filles de la Croix. — 1700. Mort de Jean Deslyons, doyen du chapitre de la cathédrale. Il a beaucoup écrit sur les doctrines et l'histoire de l'Église. — 1703. M. de Sainl-Leu, avocat du roi au présidial , publie les coutumes du bailliage de Senlis. — 1708. Mort de Claude Bourdelin , de Senlis, médecin , helléniste habile et savant mathématicien. — 1711. Démolition de l'église de Saint-Hilaire. — 1745. Passage de Louis XV. — 1750. Réunion au bailliage de la prévôté de la ville. — 1766. Roujer, chantre de l'église de Senlis, publie VEssai sur les antiquités, l'histoire ecclésiastique , civile et naturelle du diocèse de Senlis.

— 1775. Sédition occasionnée par la cherté des grains. — 1786. Mort de Charles Afforty, doyen du chapitre de Saint-Rieul , auteur du recueil qui a pour titre Collectanea Sylvanectensia. On conserve dans la bibliothèque de Senlis ce précieux recueil où l'on trouve réunis les litres des abbayes ou couvents du diocèse et ce que les archives des villes du Senlisis renfermaient autrefois de plus intéressant pour l'histoire locale.

Sebastien fuient cette année - là apportées de Rome à Soissohs et attiraient un tel concours de visiteurs que l'abbé de Saint - Médard crut devoir établir une confrérie armée pour veiller sur ces saintes reliques. Une bulle du Saint-Siège confirma cette institution et régla que l'abbé en serait le grand - maître. Depuis lors toutes les compagnies de l'arc reconnurent la suprématie de ce dernier ; et c'est avec les archers de Picardie que Tabbé de Saint-Médard combattit à Bouvines dans l'armée du roi Philippe - \uguste.

N ne s'accorde pas sur l'époque précise oïl l'établissement de la commune de Sois- Isons s'accomplit. Les uns placent cette époque en 1 11 7 ; d'autres la reculent jusqu'en 1115. La charte des privilèges de Soissons que le roi Louis - le - Gros concéda portait la date de 1131; et plusieurs historiens ont pensé que cette date était celle à laquelle il convenait de rapporter la constitution des bourgeois en commune. Guibert de No-

gcnt, mort en 1124, ne nous ilit rien de la commune de Soissons ; et ceci appuie cette dernière assertion.

Les historiens ne s'accordent pas mieux sur les causes qui amenèrent l'institution communale dont nous nous occupons. Les uns affirment qu'elle fut l'œuvre d'une insurrection et que les bourgeois la jurèrent sans que le comte ou l'évéque pussent y mettre opposition. D'autres ont pensé que la commune fut volontairement octroyée par le comte Renaud dont les vertus et la

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