TRADUCTION DE LA CHARTE COMMUNALE D'ABBEVILLE
l. Puisque les choses qui sont escrites se conservent mieux en la mémoire; Je Jeun, comte de Pontieu, fais sçavoirà tous présens et avenir, que mon ayeul le comte Guillaume de Talvas, ayant vendu la commune aux bourgeois d'Abbeville, à cause des injures et fascheries qu'ils recevoient fort souvent des puissans de sa terre : et que de cette veudition les mesnies bourgeois n'ayant aucun escrit autlientiquc : à l'instance desdits habilans, et du consentement de ma femme Beatrix, et de nion frère Gmj, et du conseil de mes hommes, je leur ay concédé la commune, et comme mes fidcllcs contre tous, ils la garderont à.i»erpétnité , selon les droits et coustumes d'Amiens, ou deCorbie, ou de Saint-Quentin, sauf le droit de la sainte Eglise, et le mien , et de mes héritiei-s, et de mes barons.
IL 11 est donc ordonné et confirmé par serment solemnel qu'un chacun observera la fidélité à son juré, et luy donnera ayde, force et conseil , selon que l'équité le rcquerera.
IIL II est aussi ordonné que si quelqu'un apparoit coupable de larcin , mon vicomte ou mes officiers prendront toutes les choses du larron (excepté ce qu'il aura dérobé, et ce qui sera redemandé par celuy qui pourra prouver que la chose dérobée Iny appartient.) Les autres choses du larron seront gardées pour mon usage ; et ce
Les privilèges concèdes aux liabitants d'Abbevillc servirent le développement de leur industrie et leurs rapports commerciaux. Dès le XIII. ' siècle, Abbevillc exportait de nombreux produits ; ses négociants avaient lié des relations avec les comptoirs anglais , espagnols , hollandais et belges. Les navires fournis par les chantiers d'Abbevillc furent long-temps renommés; on citait leur solidité et la rapidité de leur marche. Louis XI, en 1480, et M. de Ilambures, en 1583, firent construire deux vaisseaux de guerre à Abbeville pour protéger le commerce des côtes contre les Flamands et
larron sera premièrement jugé des eschevins, et souffrira la peine du pilory. Par après il sera baillé à mon vicomte et à mes officiers.
IV. Il est ordonné qu'aucnn ne présnme de détourner les marchands qui viennent à Abbeville dans la banlieue. Si quelqu'un le fait et qu'il ne se vciiille amender, si on le peut prendre ou ses biens , les mesmcs bourgeois feront justice tant «le sa personne que de ses moyens, comme d'un violateur de la commune.
V. Si entre juré et juré, ou entre juré et non juré, esloit quelque difTérenl de chose mobile, il faudra s'adresser à mon vicomie , ou au seigneur de la vicomte où demeurera celuy qui sera intéressé, sinon qu'il soit trouvé dans ma vicomte, car alors mon vicomie fera justice, tant de luy que des choses qui sont dans ma vicomte, excepté qu'il ne pourra prendre la personne du juré. Et quiconque sera condamné par sentence de mon vicomte ou du seigneur, si le condamné n'obéît au jugement, qu'il soit contraint par les eschevins d'exécuter ce qui a esté jugé.
VI. Mais s'il est question de chose immobile, qu'on ait recours au seigneur de la chose immobile , au nom duquel la chose eslpossédée, et la cause sera traittée à Abbeville, et si la chose a procédé usque ad radia, et jusques au duel, celte cause doit estre terminée en présence du vicomte de celuy à qui appartient la vicomte.
VII. Si le non juré a osté les choses du juré , et ne veut suivre ce que la justice aura ordonné, si on le peut prendre, ou ce qui luy appartient , ils le retiendront jusques à tant qu'il ayt fait audit juré ce que la justice aura dit.
VIII. Qui aura frappé quelqu'un par colère, ou avec le poing, ou avec la paume de la main, s'il ne sepeulpar quelque raison deffendredevant les eschevins, il p.iyera vingt sols à la commune.
IX. Si quelqu'un a blessé un autre avec des armes, sa maison sera abattue, et sera
contre les Vnglais; et en 1490, la ville ciklretenait un vaisseau arme en guerre ; on l'appelait la petite trésnrièrc. Jean de Béthencourt qui , le premier, traça la route des Indes Occidentales, était né dans le voisinage d' Vbbeville; et ce fut un abbevillois, Jean de Biencourt, qui , dans les premières années du XVII/ siècle, fonda la ville de Québec. L'importance du commerce maritime d'Abbeville était si bien reconnue , que réchevinage fut long-temps dans l'usage d'offrir aux rois ou aux princes qui visitaient leur cité des navires d'argent du poids de douze à quinze marcs.
banny de la ville, et ne r'entrera en icelle sans la licence des eschevins. Et encore qu'il ayt leur permission il ne pourra r'entrer dans la ville qu'il n'ait exposé son poing à leur miséricorde, ou qu'il ne l'ait racheté des mesmeséchevinspar la somme de neuf livres; que s'il n'a point de maison, devant qu'il entre dans la ville il trouvera une maison de cent sols qui sera abattue par la commune. Et ce qui aura coutté, pour la guérison du blessé, soit entièrement restitué par celuy qui l'aura navré. Et si pour sa pauvreté il ne le peut payer, il exposera son poing à la miséricorde des eschevins.
X. Si un non juré a blessé un juré ou un non juré, s'il récuse de subir le jugement des eschevins, qu'il soit chassé de la ville et que sa faute soit punie par le jugement des eschevins.
XI. Quiconque aura injurié son juré de vilaines parolles, il pomra estrc convaincu par trois ou deux témoins, et s'il est convnicu . la peine luy sera ordonnée selon la q^iantité ou la qualité de l'injure.
XII. Quiconque en l'audience dira quelque chose malséante de la connnune , et convaincu par témoins, il sera mis à l'amende selon le jugement des eschevins.
XIII. Quiconque recevra en sa maison avec connaissance un ennemy de la comuHine, et luy soit participant en quelque chose, il sera fait ennemy de la ccmimune. El s'il n'a satisfait au jugement de la commune , tant sa maison que celle du juré qui aura fuy le jugement des eschevins sera abbatuë.
XIV. Quiconque en l'audience aura dit quelque chose contre les eschevins , qui appartienne à l'utilité de toute la ville , si par après il le nie, il pourra estre convaincu par le témoignage de deux ou trois témoins, et s'il est convaincu il sera mis à l'amende selon le ju;;rmrnl dos eschevins.
Le commerce des diaps florissait à Abbeville dès le XIV. * siècle. Il dut y prendre de grands développements puisque, en 1463, des commissaires de la Cour reçurent la mission spéciale d'aller examiner la qualité des teintures employées par les fabricants abbevillois. Le 17 juin 1493, jour où le roi Charles VIII fit son entrée solennelle dans Abbeville, les compagnons de l'enseigne des paveurs de draps , vêtus de pnleps de pourpre et portant des chapeaux blancs , dansèrent une ronde , au son des instruments , dans la cour du prieuré de Saint-Pierre. Chacun d'eux te-
XV. Si aucun a fait clameur de quelque paiiiculier pour quelque sujet, si la justice luy est offerte par le juge, et si neantinoins par après sans aulhorité du juge , il fait injure à son adversaire, estant appelé sur ce fait par les eschevins, et avant ouy sa response, ils en ordonneront ce que de raison.
XVI. Déplus il est ordonné que moy Jean, comte de Pontieu, ny mes héritiers, ny autres seigneurs des terres qui sont dans Abbeville, ne pourront exiger aucune redevance, et ne me croiront point, ny aucun des seigneurs, sans caution et obligation d'aller en jugement, si ce n'est de leur propre volonté, et que le tenement fut tel que le possesseur fut obligé de payer une certaine somme à son seigneur.
XVII. Si quelqu'un m'a offencé de parole, ou bien un autre puissant ou impuissant, dans la ville où dans la banlieue, il se pourra purger dans la ville. Que s'il ne veut, ou ne le peut faire, il sera mis à l'amande selon le jugement des eschevins, s'il est convaincu.
X VIII. Il est ordonné que si quelqu'un dit qu'il est juré, et que la chose soit incertaine, il le pourra prouver par tesnioins.
XIX. Si quelque nouvelle question survient dedans ou dehors entre les jurez qui n'ait point esté jugée auparavant, elle sera terminée par le jugement des eschevins, et (le peur que ce qui sera jugé ne s'oublie, on en fera un escrit authentique.
XX. Il faut aussi sçavoir que celuy qui diffamera quelques eschevins de fausseté de jugement, s'il ne peut légitimement les convaincre, il sera tenu de payer h chacun d'iceux neuf livres et une obole d'or.
XXI. Si par cas fortuit ou par inimitié précédente , quelqu'un lue son juré, et qu'il soit convaincu du fait, sa maison et tout ce qui appartient à icelle sera abbatuë. Si les bourgeois peuvent trouver le mal-faicteur, qu'il fassent de luy plaine justice.
nait par la main une jeune fille de la rue d'Angouche. Les documents contemporains ajoutent que le roi s'était place au milieu de la ronde dansée par les pareurs de draps.
Abbeville est citée avec honneur dans les annales des premiers temps de l'imprimerie. Dès l'année 1486, des ateliers y étaient établis. La curieuse édition de la Cité de Dieu a de la célébrité. Lin psautier, trèsestimé des connaisseurs; la Somme rurale, de Boutiller; et le Trio7nphe des neuf Preux eurent à Ab-
Mais s'il eschappe de leurs mains, et l'an achevé s'il demande miséricorde deseschevins il faut qu'il exige premièrement la miséricorde des parens , et s'il ne les peut trouver, ayant requis pardon des eschevins, il pourra librement et paisiblement entrer dans la ville et y demeurer, et si ses ennemis par après s'eslevent contre luy les eschevins feront justice d'iceux conmie d'un meurtrier.
XXII. Il ne faut point oublier que si celuy qui n'est point juré ou un juré excite ma colère, ou de quelque puissant, contre la ville, s'il en est convaincu, ou qu'il ne se puisse purger, qu'il soit chassé d'Abbeville par le jugement des eschevins. Et si les hommes d'Abbeville ont souffert quelque dommage pour cela, que la maison du juré qui a provoqué à colère soit mise à bas, et n'entrera dans la ville jusques à ce qu'il ait restitué les dommages qu'il a causés.
XXIII. Si quelqu'un a acheté ou engagé quelque terre, ou quelques rentes, et qu'il les ail tenu an et jour, les voisins le voyant; si celuy qui reclamera l'a sçeu ou peu sçavoir, s'il ne la réclame en dedans l'an et le jour, que d'oresnavant il ne soit plus ouy.
XXIV. Il est ordonné que les bourgeois d'Abbeville ne pourront recevoir en leur commune aucun vavasseur, ou aucun ayant franc-fief en ma terre, si ce n'est de mon consentement et de son seigneur, qne si d'aventure il l'avait receu, et qu'ils eussent esté advertis de moy jusques à trois ans.
XXV. Depuis l'advertissement fait il pourra dans les quarante jours avec son bagage se retirer en la ville librement et paisiblement ; autrement je feray ma volonté tant de sa personne que des choses qui luy appartiennent , sans deffense des bourgeois. Mais les trois ans passez je ne le pourray reclamer, mais il ne retiendra ny commune ny fief, sinon de mon consentement , et du seigneur du fief : toutefois , sauf le droit du seigneur, il assignera le fief à qui il voudra.
bevillc de très-belles éditions, h des époques où rimpriinerie naissait à peine.
Abbevillc éprouva toutes les vicissitudes de la guerre; elle reçut tour à tour dans ses murs les Anglais, les rois de France et les ducs de Bourgogne. La famine et la peste la désolèrent plusieurs fois ; mais la sollicitude des magistrats et l'aptitude des Abbevillois pour le commerce et pour l'industrie réparèrent toujours ces malheurs publics. L'étude de l'organisation municipale d' Abbevillc ; les statuts de ses corps de métiers ; les actes de son échevinage ; son corps d'arbalétriers ; sa
XXYI. Si à aucun des jurés , soit par droit de succession , ou par mariage , soit venu quelque franc-fief, il pourra tenir le franc-fief et la commune, sauf le droit et le service du seigneur. Mais si à un juré est arrivé un fief par achapt, par engagement, par permutation, ou par quelque autre moyeu , il ne pourra retenir le fief, ny la comuume, sinon de ma volonté et du seigneur du fief.
XXVII. Et s'il veut retenir l'un et l'autre, le seigneur pourra retenir son fief, sinon que le juré ayt donné son fief à quelqu'un, sauf le droit du seigneur, ou l'ail assigné par quelque autre moyen.
XXVIII. Les hommes de Port, et ceux qui demeurent plus avant, jusques aux termes de ma terre , de mesme les bourgeois d'Abbeville ne pourront recevoir en leur commune, excepté les hommes de Rue, sinon que cela se fasse de ma volonté. Sembiablementny les hommes de Tislreet plus outre autant quema terre estestenduë. Que si par ignorance ils ont receu aucun d'iceux, dans trois ans ces mesmes bourgeois seront appelez par moy et admonestez sur ce fait, et depuis mon admonition jusques à quarante jours, il pourra paisiblement avec ses meubles se retirer de la ville, mais après trois ans passez, je n'en pourray rien reclamer.
XXIX. De plus il est ordonné que si en présence de deux ou trois eschevins soit faitunconlractdevendition,d'achapt,de permutation, d'engagement, ou en quelque autre manière, par le témoignage d'iceux la cause sera raisonnée , sauf mon droit en ccluy qui aura esté convaincu. La mesme chose sera , si le papier public et authentique donné au maieur et aux eschevins ait esté produit aux eschevins qui n'apparoisscnt point.
XXX. Il ne faut pas passer sous silence que les mesmes bourgeois sont obligez (le me payer seulement trois assistances , à sçavoir cent livres de la monnoye de
garde bourgeoise et ses fêtes publiques fournissent le témoignage que les Abbevillois surent allier le patriotisme à Tintelligence et à l'activité. Nous donnerons ici quelques détails sur leurs compagnies d'arbalétriers si renommées, pendant le moyen-âge, en Picardie, en Artois et en Flandre.
La garde bourgeoise d'Vbbeville fut organisée en 1273 par les soins de Philippe-le-Hardi. Elle formait alors quatre corps distincts : les arbalétriers , les archers, les tireurs d'arquebuse et les carabiniers. Ils rendirent de grands services dans nos guerres... \ Ar-
Poulieu, pour faire mon fils chevalier, cent livres pour marier ma fille, el cent livres pour la rédemption de ma captnre.
XXXI. J'ai aussi concédé aux mesmes bourgeois d'avoir la banlieue paisible et libre , jusques à l'arbre de de Mautort , jusques à la tranchée du Mont de Caubert , jusques à la tranchée des nouveaux moulins, jusques aux Quatre Ciiesnes, jusques à l'ancienne demeure de Robert Fretel, et jusques à la croix de Hautaveine, en telle manière qu'au dedans de ces limites, on ne fera aucune munition ; j'adjouste que si entre moy et mes susdits bourgeois, quelque différent s'eslevoit qui ne peut estre terminé par cette escrit, qu'il soit terminé par la commune de Saint- Quentin, ou de Corbie, on d'Amiens. Et faut sçavoir qu'en chacun des chapitres susdits , mon droit doit estre gardé, et entièrement conservé.
XXXII. El afin que toutes ces choses demeurent fermes et inviolables, sous serment solemnel que j'ay fait et les bourgeois, avons promis l'un à l'autre de les observer: et pour plus grande confirmation, j'ay muny cet escrit de l'image de mon sceau. Cecy a esté fait dans l'audience publique du clergé, des barons, el des bourgeois, et confirmé à Abbeville, le cinquiesme des ides de juin mil cent quatre vingtquatre de l'incarnation de Noslre Seigneur. Les tesmoins sont : Hugues, abbé de Valoires ; Jean , abbé de Forestmontier ; Raoul de Vime ; Renier Descardoii ; Laurens de Sainte-Marie. Les chanoines qui y furent présens sont : maistre Gaufry d'Abbeville, chanoine de l'église d'Amiens; Hugues Baron; Giraut de Hallencourt; Gautier, doyen d'Abbeville : Gautier de iMainières ; Thomas de Rue ; et autres chanoines de S.-Vulfran. Les chevaliers sont Bernard de S. -Valéry ; Aleaume de Fontaines; Eustache, vicomte du Pont de S.-Remy; Godefroy son fils ; Girard d'Abbeville; Gautier Senoriat ; Engnerran , séneschal de Pontieu ; Guy , son frère ; Bauduin de
<lrcs, on 1377, sous les ordres du duc de Bourgogne; prèsd'Arras, en 1373; à V^aben , en 1412; à Saint- Riquier , en 1421 ; au Crotoy ; à Saint-Valcry ; au siège de Ganiaches; ces compagnies se signalèrent par une rare intrépidité. L'adresse des arbalétriers d'Abbeville était sans rivale dans la province. Voici ce qu'en rapporte une ancienne notice: « La compagnie élisoit » annuellement un capitaine et deux prévôts ; les jours )) les plus célèbres étoient ceux de la Saint-Charle- » magne , du mardi-gras et de la mi -carême. Le pre- » mier dimanche de mai se faisoit la montre de la )i compagnie de la jeunesse ; on tiroit ce jour-là le » geai; la ville distribuoit un prix. Les compagnies » des villes les plus célèbres de France étoient invitées » à ces fêtes qui duroient plusieurs jours. Non seu- » lement on tiroit le geai , mais même on s'exerçoit » aux joutes, à l'escrime, à l'épée et aux barres. Outre » ces jeux et ces exercices, il y avoit des chanteurs en
Dorcat; Guy de Mons; Gontier Patin estant maieur d'Àbbeville en ce temps, Herbert Loher, son clerc et notaire d'Abbeville. Les eschevins estoient Hugues Cholet ; Gautier Dieu-donné; Guy Barbafust; Hugues le Vers; Gontier Clarembault; et les autres eschevins : et mesmement tonte Abbeville en est tesmoin, d'autant que cela a esté fait en veuë et en l'audience de tout le peuple. Donné par la main d'Ingerran, mon notaire.
On conserve dans les archives de l'Hôtel de- faille l'original de cette charte. Il est en parchemin ; un grand sceau de cire verte, ayant des evipreintes sur les deuxcôtés, est placé au bas. Onyvoit le comte Jean; portant une cotte d'armes , il tient une lance au hout de laquelle se trouve une handerolle ; unbouclier est dans sa main gauche. Il aie heaume en tête, et la pointe de ses éperons est en forme de langue Je serpent. On lit sur le sceau : Si gilluni Joannis Comilis Ponlivii, Le contre-sceau porte Vevipreinte d'un cœvr.
» place, des ménétriers qui, tous les ans, alloient
)) apprendre de nouvelles chansons aux écoles tenues
» tantôt à Soissons , tantôt à Beauvais et finalement à
» Saint-Omer.
» La dextérité des arbalétriers abbevillois avoit une
» telle renommée qu'ils étoient invités de toute part.
» Le plus ancien geai abattu le fut en 1383 au bois
» de la ville. Ils allèrent tirer le geai à Bapaume ,
)) le lundi de la Pentecôte 1398; et quelques jours
» après à Douai; en 1401, à Avesncs en Hainault ; le
» 2 septembre 1404, à Bruyères en Laonnois; en 1406,