C. VAN WISSELINGH. CONTRIBUTION à LA
OÙ il est en rapport avec un autre tissu collenchymateux , entouré par les faisceaux vasculaires , qui forment un cercle presque fermé.
Dans de jeunes feuilles longues de 1,5 mm., il y avait à la face inférieure , entre l’épiderme et les futurs faisceaux vasculaires, dans lesquels les premiers vaisseaux commençaient à se former, environ 6 rangées (fig. 23) de petites cellules arrondies et à parois minces , de grandeur sensiblement’ égale. Entre les cellules on voyait partout des espaces intercellulaires (fig. 23 ï) , qui ne faisaient pas défaut non plus entre l’épiderme et la première couche cellulaire sous-épidermique. Ces espaces atteignent souvent des dimensions notables dans les couches externes, mais sont au contraire petits dans les couches les plus rapprochées des faisceaux vasculaires (fig. 23 v). Tandis que l’épiderme augmente le nombre de ses cellules exclusivement par voie de division radiale (fig. 23 c?,), dans le tissu sous-jacent il s’opère à l’origine des divisions radiales (fig. 23 d) et plus tard aussi des divisions tangentielles (fig. 24 d)^ surtout dans les deux couches cellulaires externes. L’épaississement collenchymateux débute entre l’épiderme et la première couche cellulaire sousépidermique , lorsque la feuille est devenue longue d’environ 4 mm. Quand elle a atteint une longueur de 1,5 cm., l’épaississement n’a encore fait que des progrès insignifiants. La plupart des divisions cellulaires ont alors eu lieu , de sorte qu’il y a déjà entre les faisceaux vasculaires et l’épiderme environ 10 rangées de cellules, presque autant qu’à l’état ndulte. Chez les feuilles longues de 3 cm. (fig. 24), l’épaississement collenchymateux s’est notablement étendu dans le sens de la largeur et de l’épaisseur. Il est le plus prononcé entre l’épiderme et la première couche cellulaire sous -épidermique ; en ce point il n’existe plus d’espaces intercellulaires. Entre les autres couches cellulaires collenchymateuses , dont les parois ne sont encore que peu épaissies , les interstices sont au contraire nombreux encore (fig. 24 ^) et présentent souvent de grandes dimensions. Le parenchyme, auquel le collenchyme passe par degrés, est
CONNAISSANCE DIT COLLENCHTME.
pourvu de petits espaces intercellulaires. Dans la première couche cellulaire sous-épidermique, nous voyons encore plusieurs cloisons tangentielles nouvellement formées (fig. 24 d) , qui ne tardent pas à s’épaissir à leur tour. Très rarement on observe encore une division dans des couches plus éloignées de la surface. A partir du moment où les feuilles sont parvenues à la longueur indiquée en dernier lieu, les parois des cellules augmentent rapidement d’épaisseur, de sorte que déjà chez les feuilles mesurant 5 cm. de long, la plupart des interstices, dans les trois couches cellulaires externes, ont disparu ou ont pris une forme arrondie.
Chez les feuilles qui ont atteint une longueur de 1,5 mm., le limbe n’est encore représenté que par une bande très étroite aux deux côtés de la nervure primaire. Dans la première couche sous-épidermique, à la face supérieure, les celllules sont le siège de divisions, qui au-dessus de la nervure primaire s’opèrent suivant la direction tangentielle et, dans l’expansion foliacée, suivant une direction perpendiculaire à l’épiderme. Ces divisions se continuent longtemps, de sorte que les unes et les autres se rencontrent encore fréquemment dans des feuilles longues de 1,5 cm. Chez celles-ci, en outre, on voit souvent aussi des divisions parallèles à l’épiderme dans la première couche cellulaire à la face supérieure de l’expansion foliacée. Quant à l’épiderme , il subit exclusivement des divisions perpendiculaires à son plan. L’épaississement collenchymateux se manifeste d’abord , lorsque la feuille a atteint une longueur de 3 mm., au-dessus de la nervure primaire , entre l’épiderme et la couche de cellules immédiatement sous-jacente; de là il s’étend ensuite le long de l’épiderme de l’expansion foliacée , où il n’acquiert quelque importance que chez des feuilles de 3 cm. de longueur. Quand les feuilles sont parvenues à la longueur de 5 cm., les cellules de la première couche sous-épidermique du limbe commencent à épaissir aussi un peu leurs autres parois , et ordinairement elles présentent en outre dans leur forme et leur contenu quelque différence avec les cellules sous-jacentes. Ces dernières,