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C. K. HOFFMANN. CONTRIBUTION à l’hISTOIRE

être tous dissous dans le suc nucléaire, du moins on ne pouvait plus les distinguer ; la membrane nucléaire , encore nettement visible çà et là, était fortement ratatinée et plissée. Immédiatement autour du noyau, on trouve une couche de protoplasme finement granuleux, presque dépourvu de globules deutoplasmiques. A partir de là , en allant vers l’intérieur et vers les côtés , le nombre des globules de deutoplasme augmente graduellement, en même temps qu’ils deviennent plus gros, tandis que le protoplasme se raréfie de plus en plus et finit par faire entièrement place aux globules vitellins. Là où la zona radiata fait face au noyau, elle est notablement plus mince qu’ailleurs. D’après les observations de MM. Kupffer et Benecke (7), “l’œuf ovarien globuleux de Lacerta agilis perd sa grande vésicule germinative avant de pénétrer dans l’oviducte.” Très probablement il se formera ici, tout comme je l’ai montré chez les Poissons osseux (15), un fuseau nucléaire aux dépens d’une partie du contenu de la vésicule germinative.

Encore un mot au sujet du soi-disant épithélium interne de l’œuf des Reptiles. On sait que M. Clark (Emhrgologij of the Turtle, dans: L. Agassiz, Contributions to the natural history of the United States of America, Yol. II, Boston, 1857) a cherché à établir que dans l’œuf des Tortues , à la face interne de la zona radiata, il existerait encore une enveloppe spéciale, l’épithélium dit interne. M. Oegenbaur (1) a contesté l’existence d’une pareille couche épithéliale , aussi bien chez les Tortues que chez les Lézards-, les’ Serpents et les Crocodiles. Ensuite, M. Eimer (4) a de nouveau soutenu la réalité de cet épithélium interne ou membrane embryonnaire, réalité que, de son côté, M. Ludwig (3) a de nouveau niée. Pour moi, je dois me rallier •sans réserve à l’opinion de M. Gegenbaur et de M. Ludwig, que dans l’œuf non fécondé des Reptiles il n’existe pas de semblable membrane.

La zona radiata ne forme , dans l’œuf du Lacerta agilis , qu’une membrane très mince: je lui ai trouvé, en moyenne, une épaisseur de 0,012 mm. Selon toute probabilité, cette mem-

DU DÉVELOPPEMENT DES REPTILES

brane est une sécrétion de l’œuf lui-même et doit donc être considérée comme membrane vitelline. En faveur de cette interprétation plaide le fait que, vers l’extérieur, c’est-à-dire du côté de la granuleuse, la zona radiata est nettement limitée, tandis qu’en dedans ses -limites sont si peu tranchées qu’il est souvent impossible de dire où elle s’arrête et où commence le contenu de l’œuf.

Sur le processus de la segmentation, nous possédons deux communications , l’une de MM. Kupffer et Benecke (7), l’autre de M. Balfour (8). La première est beaucoup plus complète que la seconde. Yoici ce que MM. Kupfer et Benecke disent au sujet de cet acte : “La segmentation s’opère d’après le type de l’œuf d’Oiseau. Nous n’avons pas vu le premier noyau de segmentation, mais bien deux noyaux, aux deux côtés du premier sillon. Le sillon transversal coupe le premier à peu près au centre du disque. Ces deux sillons sont courts et ne s’étendent que sur une petite partie du diamètre du disque germinatif. Après eux , toute régularité cesse dans l’apparition des sillons ; il peut se former çà et là des sillons partiels sans la moindre relation avec ceux qui sont nés les premiers. On peut en dire autant des noyaux , de sorte qu’il n’est pas permis de regarder tous les noyaux qui apparaissent à l’intérieur du germe — ce mot étant pris dans son acception restreinte — comme des produits de la division du premier noyau de segmentation.”

“Lorsque le processus du fractionnement est plus avancé , le germe présente le même aspect — bien connu depuis les descriptions de Coste — que le germe de l’œuf de poule : de petites cellules de segmentation , polygonales-arrondies , occupent un champ central, tandis que de grands segments allongés , disposés radiairement, forment la périphérie. A la fin du sillonnement, toutes les cellules ont à peu près la même grandeur, et le disque germinatif conserve encore ses contours déterminés. Lorsqu’il a commencé à s’étendre, comme blastoderme, sur le vitellus, il se différencie en une aire centrale transparente et une

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