‹ Archives néerlandaises des sciences exactes et naturelles (volume 2)Chapitre 83 sur 141 · OH · texte numérisé non relu

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Température dans le tambour.

Durée de Tosmose; en heures.

Quantité de chlore qui a traversé la membrane ; exprimée en grammes.

Quantité de chlore qui doit traverser la mem^brane si les sels originels subsistent dans la solution; exprimée en grammes.

Quantité de chlore qui doit traverser la membrane s’il se forme du chlor. de potassium et les nitrates respectifs; exprimée en grammes.

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été ajouté en quantité précisément suffisante pour décomposer tout le chlorure.

La quantité de nitrate de potassium mêlée au chlorure de calcium dans l’expérience 61 suffisait seulement à décomposer 0,4009 gr. de ce dernier sel et à former 0,5390 gr. de chlorure de potassium; il devait rester alors 0,2537 gr. de chlorure de calcium , subsistant comme tel. En admettant que la transformation ait effectivement lieu de cette manière dans la solution, on trouve par le calcul, pour la quantité de chlore qui doit passer par la membrane, le chiffre 0,2360, qui figure dans le tableau. Les vitesses osmotiques connues des sels isolés et l’hypothèse qu’ils passent indépendamment l’un de l’autre à travers la membrane sont , ici encore , les bases du calcul.

Particulièrement remarquables sont les résultats des expériences faites avec le chlorure de magnésium et le nitrate de potassium. Dans l’expérience 62, de même que dans les deux suivantes (63 et 64), on avait ajouté autant de nitrate qu’il en fallait pour la transformation complète du chlorure de magnésium. Comme la vitesse osmotique du chlorure de magnésium est moindre que celle du chlorure de potassium, les chiffres du tableau indiquent que le premier de ces sels n’a été décomposé qu’en partie. Ce résultat singulier exigeait toutefois une confirmation ultérieure. La concentration de la solution fut donc, en premier lieu, réduite d'egnoitié; à cela près, tous les rapports, dans l’expérience 63, restèrent les mêmes. Le résultat est parfaitement conforme à celui de l’expérience 62: comme dans celle-ci, une partie seulement du chlorure a été décomposée. La même expérience fut répétée, sans amener de changement dans le résultat. Ensuite, dans trois expériences successives , on soumit à l’osmose un mélange de chlorure de magnésium (0,6509 gr.) avec un excès de nitrate de potassium (2,923 gr.). Cette fois, les résultats le montrent, tout le chlorure de magnésium fut transformé en chlorure de potassium , suivant l’équation : Mg (7^2 + 2 ÆTiY O3 = 2 iT (7^ + % ( O3), ;

les différences entre les résultats peuvent être regardées comme tombant dans les limites des erreurs d’observation.

256 J. E. ENKLAAR. SUR l’oSMOSE DES SELS CONSIDÉRÉE

Il est digne de remarque que le chlorure de magnésium et les sels de potassium présentent ici, de meme que dans les expériences dont le tableau II contient les résultats, une déviation à la règle. Si précédemment nous avons dû supposer la formation d’un sel double nMgCl^.mKCl^ les faits ‘ actuels plaident également en faveur de cette hypothèse. Il n’est pas improbable, en effet, qu’un pareil sel double sera décomposé moins facilement que chacun des sels constituants, pris séparément. Quelque chose d’analogue se rencontre chez la solution de chlorure de magnésium additionnée de sel ammoniac , dans laquelle la formation d’un sel double empêche même complètement la précipitation du magnésium par les carbonates alcalins.

Les résultats qui viennent d’être mentionnés prouvent que les hypothèses et les lois ci-dessus discutées font de l’osmose un excellent moyen de -pénétrer dans la constitution des solutions. Pour une pareille étude, il faudra toujours avoir recours aux propriétés physiques des solutions. On n’a pas , en effet , le droit de conclure que les sels qui se déposent à l’état solide, d’une solution qu’on évapore, préexistaient comme tels dans le liquide. L’évaporation et la cristallisation ne peuvent jamais nous apprendre, non plus, si le chlorure de sodium et le nitrate de potassium , ou le chlorure de calcium et le nitrate de potassium , se transforment respectivement en chlorure de potassium et nitrate de sodium, ou en chlorure de potassium et nitrate de calcium. L’osmose montre que ces transformations ont effectivement lieu dans la solution même.

L’influence que la masse exerce dans les actions chimiques est mise en évidence , d’une façon caractérisque , par l’osmose , dans les expériences sur le chlorure de magnésium et le nitrate de potassium.

Je n’ai expérimenté qu’avec des chlorures. La méthode se laisse toutefois appliquer aussi à d’autres sels. Elle pourra probablement jeter beaucoup de jour sur les remarquables phénomènes de dissociation dans les solutions , sur la fixation de molécules d’eau par les sels dans le liquide, et sur d’autres questions analogues, que la voie purement chimique ne permet pas de résoudre , ou qu’elle résout incomplètement.

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