‹ Archives néerlandaises des sciences exactes et naturelles (volume 2)Chapitre 96 sur 141 · W. EINTHOVEN. QUELQUES REMARQUES SUR LE · texte numérisé non relu

W. EINTHOVEN. QUELQUES REMARQUES SUR LE

S’il est facile d’expliquer la rotation de la main par la disposition connue de quelques articulations simples, il est non moins aisé de montrer que l’avant-bras , — sans aucun changement dans la position du cubitus par rapport à l’humérus , — se raccourcit pendant la rotation de dehors en dedans, et s’allonge pendant la rotation de dedans en dehors. M. Lecomte a attiré l’attention sur le fait que c’est aussi avec le premier de ces mouvements que nous desserrons une vis et l’attirons à nous, avec le second, que nous la serrons et l’éloignons de nous.

Dans la fig. 3 , A B C D représente une coupe horizontale (position A) de l’avant-bras. Le cubitus est figuré par B D , \q radius par A (7, et l’humérus par AB^ de sorte que la longueur de l’avant-bras est indiquée par H K. Lorsque la main a exécuté une rotation de 180^, l’humérus a tourné de ^ .B en E F, Le cubitus a conservé sa position par rapport à l’humérus, — pour simplifier, nous les avons représentés perpendiculaires l’un à l’autre , — et s’est déplacé à.e B D en F C (on voit facilement, sur la figure, pourquoi C F -=z C A D B). Le radius s’est porté diQ A C E G (pour la construction de EG, nous avons, de E comme centre, avec A C pour rayon, décrit un arc de cercle , qui coupe B D en G) ^ de sorte que , après la rotation, l’avant-bras est représenté par EF CG^ et sa longueur , qui a diminué d’une quantité KL, à cause du croisement des deux os de l’avant-bras, par HL, Le raccourcissement est toutefois un peu moindre, parce que la tête du radius n’est pas perpendiculaire à l’axe de rotation (voir p. 292).

Pour celui qui lit les articles de M. Lecomte, il est évident que dans ses expériences l’humérus n’a jamais été immobile. Son explication du mécanisme de la pronation et de la supination est donc inexacte et je puis me dispenser de réfuter ses idées au sujet de l’action musculaire, idées qui s’éloignent tout à fait de la doctrine généralement admise. Fortuitement, toutefois, l’opinion

MÉCANISME DE l’aRTICüLATION DU COUDE.

de M. Lecomte concernant le muscle carré pronateur (suivant lui , un supinateur du cubitus) s’accorde avec une vue émise par des

muscle autour du cubitus ferait effectivement songer plutôt à la

que la situation occupée par le muscle est la seule qui puisse donner lieu à une pronation complète du radius.

Dans la fig. 4, qui doit représenter la coupe transversale de l’avant-bras , un peu en arrière des épiphyses des deux os fistuleux , C D indique le cubitus , E F \q radius. Supposons , provisoirement , que l’axe autour duquel tourne le radius passe exactement par le centre A de la coupe du cubitus. Après une demi-pronation, E F se trouve dans la position E^ jP*, et après une pronation entière, dans la position E^ F^. Remarquons que le muscle est d’abord étendu suivant K C H G ^ puis suivant KCG^^ et finalement de K en Il se raccourcit donc de H C K. La quantité du raccourcissement, multipliée par la force de la contraction, donne le travail exécuté. Si l’on désigne A H par r et la force avec laquelle le muscle se contracte par P, le travail exécuté est zzz P r n.

Ce résultat est entièrement d’accord avec celui que nous obtenons en décomposant la force. Soit G Lz=z G M est alors la composante dont il faut tenir compte. Désignons-la par p et l’angle EGA par «, et remarquons que a a dans toutes les positions la même grandeur, de sorte que p aussi conserve toujours une valeur égale. En désignant A G par a, le travail exécuté dans une pronation entière est — p a n. Mais on a

Nous avons fondé ces considérations et ce calcul sur la supposition que le radius E F tournait autour du centre A du cubitus CD (fig. 4). En réalité, cela n’est pas le cas. Le carré pro-

') Lehrhuch der Anatomie des Menschen von Hyrtl , 1881, p. 492.

anatomistes célèbres ’), et d’après laquelle l’enroulement de ce

fonction de supinateur. Je tâcherai donc de montrer brièvement

p:= P sin a et a = , donc p a n =z P r n.

^ sin a

nateur s’étend sur une hauteur déterminée, commençant aux

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