W. EINTHOYEN. QUELQUES REMARQUES SUR LE
épiphyses et finissant à environ de décimètre au-dessus. »Tuste aux faces terminales des épiphyses , le radius tourne autour du centre de la tête du cubitus; mais, un peu plus haut, le centre de rotation se porte de plus en plus vers le côté et vers le haut. Les fig. 5, 6 et 7 représentent le mouvement du radius autour d’un centre situé respectivement à l’intérieur , à la périphérie et à l’extérieur du cubitus. Pour la commodité, le radius a été figuré par un cercle dans les fig. 6 et 7.
En ce qui concerne l’influence d’un pareil déplacement du centre de rotation , nous remarquerons que , lors d’une rotation de SBO"*, (théoriquement) le radius ne s’entoure d’aucune partie du muscle, tandis que le cubitus en reçoit un tour entier. Dans une semblable rotation , le travail total du muscle reste donc , — que le centre de rotation soit situé au centre du cubitus ou en dehors, — toujours le même. Mais, dans ce dernier cas, la composante de la force n’a plus la même valeur pour toutes les positions.
Dans la fig. 5, où le centre de rotation se trouve encore en dedans de la périphérie du cubitus, la composante, bien que variable, est toujours positive. Sa valeur est déterminée par les angles a, /L etc.
Dans la fig. 6, où le centre de rotation tombe juste swr la périphérie, il y a une position, — lorsque le contact du muscle avec le cubitus A se fait exactement au point de rotation 3/, — pour laquelle la composante est =0. Pour toutes les autres positions , elle est positive.
Dans la fig. 7, où le centre de rotation M est situé en dehors de la périphérie, nous trouvons deux positions et B^, — lorsque la portion rectiligne du muscle, ou bien son prolongement, passe par le centre de rotation, — pour lesquelles la composante est 0. Durant le trajet de B^ k B^, en passant par jB* et elle est positive, mais dans le trajet de à B^j par elle a une valeur négative.
Tant que la composante est positive, le muscle agit dans le sens de la pronation. Quand elle est nulle , le muscle ne peut
MÉCANISME DE l’aRTICÜLATION DU COUDE.
produire aucun mouvement. Et lorsqu’elle est négative, il fonctionne dans le sens de la supination. Tout cela résulte clairement des figures et m’a pas besoin d’être appuyé de plus de détails.
Nous devons observer en outre, que maintenant, dans certaines positions, le muscle s’enroule bien dûment, quoique dans une faible mesure , autour du radius. L’enroulement est représenté dans la fig. 5 par les angles K N et H P, dans
la fig. 6 par les angles G^ P* P, etc., dans la fig. 7 par les
angles G^ P* P, etc.
On peut encore se demander dans quelles conditions l’enroulement se fait autour du radius , au lieu de se faire autour du cubitus. C’est lorsque le radius, bien que tournant autour d’un axe, reste constamment au même côté du cubitus. La fig. 8
sert à éclaircir ce point. Le cercle A y représente le cubitus,
les cercles P, P% etc. le radius dans ses différentes positions.
Nous rencontrons ici de nouveau deux positions, P^ et P^, dans lesquelles la composante est = 0. La partie rectiligne du muscle, G^ D ou G^ ou bien son prolongement, passe alors aussi par le centre de rotation M. Pendant le trajet de P' à P^, par P, P* et P^ , la composante est positive, pendant le reste du parcours , négative.
Un mouvement de ce genre serait produit s’il y avait un carré pronateur situé plus près de la tête du radius que de la tête du cubitus.
Les considérations que je viens de présenter sur le mécanisme de la pronation et de la supination ont reçu un accueil favorable de M. le professeur Koster, mon maître respecté, qui a bien voulu m’aider aussi de ses précieux conseils pour la rédaction de cet article. Je lui en témoigne ici ma sincère reconnaissance.
Utrecht, juin 1882.
Oet article était écrit depuis longtemps , quand parut , dans