W. EINTHOVEN. QUELQUES REMARQUES, ETC
\\ArcMf fur Anatomie und Physiologie von His, Braune und Du Bois-Reymond, Anatom. Abtheil.^ 1882, p. 169”, le compte rendu des recherches de MM. Braune et Flügel sur le mécanisme de la pronation et de la supination. Je prends la liberté de faire remarquer ici, en passant, que ces observateurs n’ont pas eu une idée nette de la combinaison de la rotation . de l’humérus avec celle du radius autour du cubitus. Cela ressort surtout de ce qui est dit p. 172; „Z)ie rechtwinhlige BeugesteU lung im Elhogengelenke ivurde dem Arm gegeben^ um etwaige Botationen des Humérus auszuschliessen''. Comme si, lorsque l’avant-bras est fléchi à angle droit , l’humérus ne pouvait pas tourner sur lui-même, synergiquement avec la pronation ou la supination dans l’articulation du coude!
Plus loin, MM. Braune et Flügel disent bien qu’ils ont fixé le bras (encore attaché au cadavre) sur une table au moyen de vis, mais je doute fort que, même ainsi, ils aient complètement empêché la rotation de l’humérus autour de son axe longitudinal. Un bras détaché du cadavre, mais encore couvert des muscles et des téguments , ayant été fixé par moi dans un étau , j’ai vu, nonobstant cela, l’humérus se mouvoir quand je faisais exécuter aux os de l’avant-bras la pronation ou la supination. On ne peut rendre l’humérus absolument immobile qu’en serrant dans l’étau l’os lui-même, dépouillé des muscles.
Même en opérant ainsi, l’expérience de Lecomte , avec l’anneau autour du poignet, n’en réussit pas moins, comme l’ont trouvé également MM. Braune et Flügel. Il doit donc y avoir alors participation du cubitus' au mouvement. C’est effectivement ce qu’admettent MM. Braune et Flügel; mais leur ^Schlottern^' de l’articulation huméro-cubitale et leurs ^Hehelhewegungen'' du cubitus ne sont autre chose que l’expression imparfaite du „mouvement latéral” du cubitus (combiné avec des mouvements de flexion et d’extension dans l’articulation huméro-cubitale) , que M. Koster avait déjà décrit, beaucoup plus clairement, il y a deux ans.