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2) Ueber die Auskl. d. Intercell., dans Ber. d. d. bot. Gesellsch., Bd. III, Heft 7, p. 217 et suiv.
vis-à-vis de liode et de l’acide sulfurique légèrement dilué, ne constitue pas une preuve suffisante. En outre, l’analogie entre les revêtements et le protoplasma pariétal ne lui paraît pas très frappante. Le résultat auquel il arrive, c’est que, chez les plantes dont il a fait l’examen et parmi lesquelles figure entre autres le Lycopus europaeus, le revêtement doit être regardé comme la couche externe modifiée de la paroi cellulaire. Il indique aussi que le revêtement est soluble dans l’agent de macération de Schultze et par conséquent ne contient pas de cutine. Quoique M. Russow et M. Schenk s’éloignent beaucoup l’un de l’autre dans leurs conclusions, leurs observations s'accordent assez bien entre elles. À en juger par celles du second, il semble incertain toutefois que, dans l’écoree du Ligustrum vulgare et de l’Aucuba japonica, les espaces intercellulaires soient pourvus de revêtements particuliers. Pour la première de ces deux plantes, M. Schenk dit !}, en parlant du revêtement: ,Ue n’est pas une membrane plasmatique, maïs il se trouve en rapport génétique avec la lamelle moyenne, spécialement avec la plaque moyenne, dite aussi substance intercellulaire, à laquelle il ressemble de tout point, notamment par la manière de se comporter vis-à-vis des réactifs”; et un peu plus lom: ,les plaques moyennes sont en continuité directe avec les revêtements des espaces intercellulaires.” Pour l’Aucuba japonica, les observations de M. Schenk ont conduit aux mêmes conclusions. |
Après avoir pris connaissance des résultats si divergents dont il vient d’être donné un aperçu succint, j'ai voulu essayer de résoudre par la voie anatomique et microchimique la question de la nature des revêtements intercellulaires. À cet effet, j'ai eu recours à des réactifs plus nombreux et plus divers que ceux utilisés par mes devanciers. Si, jusqu'ici, on n’avait que parcimonieusement appliqué même les plus connues des réactions propres à différencier les parties lignifiées, subérifiées
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et cuticularisées des parois cellulaires, aucun usage quelconque n'avait encore été fait des réactifs exclusivement destinés à la découverte du protoplasma. En égard à l’état actuel de la question, je crois avoir obtenu, pour beaucoup de cas, une solution satisfaisante. Dans ce qui suit, on trouvera la description des résultats auxquels je suis parvenu.
Revêtements lignifiés.
A l’aide de l’iode et de l’acide sulfurique un peu étendu on réussit généralement sans peine à observer dans les espaces intercellulaires schizogènes, aérifères, des revêtements que le susdit réactif colore en jaune. Dans les tissus parenchymateux et collenchymateux j'ai vu de pareils revêtements en un grand nombre de cas, et cela dans les parties végétales les plus différentes, telles que racines, rhizomes, tiges, feuilles, graines, etc. La plupart de ces cas peuvent être passés ici sous silence, mais je traiterai avec d'autant plus de détails de quelques autres, où les revêtements s'étaient développés d’une manière particulièrement nette. Ils ont rapport aux revêtements rencontrés dans l’écorce de la tige chez Sambucus nigra, Ligustrum vulgare et Aucuba japonica, dans le parenchyme qui, chez la dernière de ces plantes, accompagne la nervure moyenne de la feuille, dans l’écorce du rhizome de la Convallaria majalis et dans l’écorce de la racine de la Menyanthes trifoliata.
Dans les cas spécifiés, les revêtements arrivent à un dévelloppement si prononcé que souvent, sur des préparations minces et à des grossissements un peu forts, on peut déjà les observer sans le secours de réactifs. Ils se présentent alors toujours comme des lamelles lisses, homogènes. Remarquons, à ce propos, que les espaces intercellulaires contiennent parfois des matières d'apparence plus ou moins granuleuse, ce qui à notamment lieu, à un degré plus ou moins marqué, chez le Ligustrum vulgare et la Sambucus nigra; ces matières
entravent l'examen des revêtements et pourraient induire à % supposer qu'ils ne possèdent pas une surface lisse. | Traités par l’iode et l’acide sulfurique légèrement dilué, — je recommande l'acide à 80%, — les revêtements (PL HE, fig. 1, 2 et 3 b) prennent d’abord une coloration jaune ou brune, tandis que les lamelles cellulosiques sont colorées en bleu. Nous pouvons alors observer que les revêtements ne passent pas insensiblement à la lamelle moyenne (m) qui existe entre les cellules; cette lamelle reste incolore. Chez la Ligustrum vulgare seulement, il arrive parfois que la lamelle moyenne se comporte vis-à-vis de l’iode et de l’acide sulfurique de la même manière que les revêtements, de sorte qu’il y a passage continu entre ces deux parties; en général, toutefois, même chez cette plante, cela n’est pas le cas. Chez la Sambucus nigra, la Convallaria majalis, V Aucuba japonica et le Ligustrum vulgare, on reconnaît que, dans des espaces intercellulaires différents, les revêtements ont parfois atteint un développement très inégal, ce qui est surtout visible à l’intensité de la coloration jaune. Lorsque l’acide sulfurique continue à agir, les revêtements perdent souvent leur surface lisse; assez fréquemment ils paraissent acquérir une consistance granuleuse, tandis que chez la Sambucus nigra se laisse très clairement distinguer la formation de plis (fig. 1 bd’). Dans quelques cas on aperçoit, entre le revêtement et la paroi cellulosique colorée en bleu et gonflée, une matière plus ou moins susceptible de gonflement, qui reste incolore et se continue avec ‘ Ja lamelle moyenne; ce phénomène est surtout bien apparent chez la Sambucus nigra , mais on peut l’observer quelquefois aussi chez l’Aucuba japonica et la Convallaria majalis; le Ligustrum vulgare et la Menyanthes trifoliata, au contraire , ne le montrent pas. La matière en question, qui probablement devra, de même que le revêtement, être rapportée à la lamelle moyenne, paraît éprouver parfois une gélification , et alors la paroi forme ordinairement des saillies à l’intérieur de l’espace intercellulaire; plus d’une fois j'ai rencontré celles-ci en abondance
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"a dans les tiges de la Sambucus nigra et de l’Aucuba japonica ; les revêtements se continuent sur ces protubérances, dont le gonflement les soulève et les plisse encore davantage (fig. 1 b”). Sous l’action prolongée de l’acide sulfurique j’ai ordinairement vu la couleur jaune perdre de son intensité et même, dans les revêtements faibles, s’effacer complètement. Chez la Sambucus nigra, beaucoup de revêtements se distinguent par une grande résistance à l’action de l'acide sulfurique concentré. Après l’addition du réactif, ils demeurent à l’état de membranes lisses, tandis que tout le tissu environnant se gonfle et devient invisible. À
Des observations qui précèdent, il ressort bien que, dans les cas indiqués, les espaces intercellulaires sont pourvus de revêtements particuliers, mais nullement que ceux-ci soient de nature protoplasmatique. Pour rechercher si les revêtements devraient être considérés comme des formations analogues à la cuticule, quelques préparations furent chauffées avec le-chlorate de potasse et l'acide nitrique, d’autres macérées avec l'acide chromique ou chauffées avec une solution de potasse caustique. Par aucun de ces moyens, toutefois, je ne réussis à démontrer la subérification ou la cuticularisation des revêtements. Lorsque les préparations étaient bouillies quelques instants avec une solution de potasse caustique, puis, après enlèvement de la potasse par l’eau distillée, soumises à l’action d’une
- solution d’iode, les revêtements devenaient nettement visibles sous la forme de pellicules colorées en jaune, tandis que les parois cellulosiques se coloraient en bleu. En ajoutant ensuite de l'acide sulfurique à 80%, j'obtenais des images microsco-
‘piques assez semblables à celles qui ont été décrites plus haut comme résultat du traitement exclusif par l’iode et l’acide
, sulfurique à 80%. Ces dernières observations me firent supposer
que les revêtements n'étaient pas subérifiés ou cuticularisés,
mais lignifiés. Le traitement par la phloroglucine et l’acide chlorhydrique, ou par le sulfate d’aniline et l’acide sulfurique étendu, appliqué à un grand nombre de coupes, vint confirmer
cette présomption. Chez l’Aucuba japonica, la Convallaria majalis et le Ligustrum vulgare, quelques revêtements prirent, sous l'influence de ces réactifs, une teinte rouge ou jaune distincte, tandis que chez la Sambucus nigra la réaction de la lignine se produisit même, quelquefois, avec une intensité assez grande,
D'après les résultats de ces observations, je crois pouvoir admettre que, dans les cas étudiés et dans beaucoup d’autres analogues, le revêtement n’est que la partie extérieure, touchant à l’espace intercellulaire, de la paroi des cellules, partie plus ou moins lignifiée et prenant par suite une coloration jaune ou brune en présence des réactifs iodés. En général, toutefois, la lignification est si faible que les meilleurs réactifs de la lignine ne suffisent pas à la mettre en évidence, et qu’elle peut seulement être présumée d’après la manière dont le revêtement se comporte, comme nous l’avons dit, sous l’action successive de la solution potassique chaude, de l’iode et de l’acide sulfurique légèrement dilué. Pour beaucoup de cas, où après le traitement par l’iode et l’acide sulfurique à 80% on. distingue entre le revêtement et la paroi cellulosique colorée en bleu une matière incolore, qui se continue régulièrement avec la lamelle moyenne intercellulaire, j'incline à regarder le revêtement comme le bord de la lamelle moyenne, tandis que, là où cette matière incolore ne s’observe pas, le revêtement représente probablement la lamelle moyenne tout entière.
Les observations que j'ai faites sur le rhizome de la Convallariaæ majalis m'engagent à dire quelques mots touchant deux points spéciaux, dont le premier est relatif aux angles des espaces intercellulaires. Chez beaucoup de plantes ces angles sont plus ou moins arrondis, et parfois même ils font saillie dans l’espace intercellulaire. La lamelle moyenne paraît être élargie à l’endroit en question, et elle y a probablement subi une modification plus ou moins avancée. A l’aide de l’iode et de l’acide sulfurique légèrement dilué, on peut souvent provoquer aux angles un gonflement considérable, sans qu’il se produise de coloration en jaune ou en bleu. Dans les
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espaces intercellulaires de petite dimension et de forme triangulaire, les revêtements sont parfois, à raison de ce gonflement, entièrement refoulés sur eux-mêmes. Chez la Convallaria majalis, au voisinage de l’épiderme, on peut aussi observer ‘quelques-uns des phénomènes qui viennent d’être mentionnés; mais plus loin de l’épiderme, ainsi que dans la moelle, les angles des espaces intercellulaires présentent très généralement un autre phénomène, savoir l’existence de petits espaces intercellulaires accessoires, contenant de l’air (fig. 3 n). Ces petits espaces sont séparés des grands par de minces lamelles. Dans quelques angles on rencontre parfois plus d’une de ces lamelles, et par conséquent plus d’un espace intercellulaire accessoire; parfois, des lamelles tendues à travers l’espace intercellulaire se voient aussi à une plus grande distance de l’angle de cet espace. Toutes ces lamelles doivent sans doute être regardées comme des produits de dédoublement de la lamelle moyenne. Dans certains espaces intercellulaires elles représentent des parties du revêtement qui paraissent s'être détachées de la paroi; il est facile de s’en assurer après l’addition d’iode et d’acide sulfurique légèrement dilué. Un fait connu et que j'ai moi-même observé quelquefois, c’est que les espaces intercellulaires peuvent plus tard se remplir de l’une ou l’autre matière. Chez la Convallaria majalis, cela paraît avoir lieu fréquemment; à proximité de l’épiderme, les espaces intercellulaires sont souvent occupés en entier par des matières ayant un aspect homogène ou renfermant une substance granuleuse. Quelquefois, chez cette plante, les espaces intercellulaires accessoires paraissent seuls s'être remplis, et alors les grands espaces intercellulaires ressemblent, quant à leurs angles, à ceux qu’on voit abondamment dans tout le règne végétal; mais il arrive aussi que les grands méats soient remplis, tandis que les petits espaces accessoires continuent à ne renfermer que de l’air.
Le second point concerne les espaces intercellulaires situés au contact de l’épiderme. Ceux-ci possèdent souvent une forme
ovale et sont ordinairement pourvus d’un revêtement très distinct (fig. 4b), auquel il n’est pas rare de trouver une apparence granuleuse; dans plusieurs de ces espaces, le revêtement n'était fortement développé qu’au côté regardant l’épiderme; beaucoup s'étaient remplis, à ce qu’il semblait, de l’une ou l’autre matière. Par l’iode et l'acide sulfurique les revêtements étaient colorés en jaune ou en brun; avec la phloroglucine et l'acide chlorhydrique, et avec le sulfate d’aniline et l’acide sulfurique, ils donnaient les réactions connues de la lignine; à l’aide du chlorate de potasse et de l'acide nitrique, de l’acide chromique ou de la potasse caustique, on pouvait reconnaître qu’ils étaient plus ou moins subérifiés ou cuticularisés.- Dans le rhizome de la Convallaria majalis, au voisinage immédiat de l’épiderme, les revêtements sont donc sujets à éprouver tant la lignification, que la cuticularisation ou subérification.
Revêtements subérifiés ou cuticularisés.
Bien que, dans les espaces intercellulaires, les revêtements lignifiés soient certainement les plus fréquents, il y a pourtant quelques, cas particuliers où la subérification ou cuticularisation paraît être la régle générale. C’est ainsi, par exemple, qu’au voisinage des stomates j'ai toujours rencontré des revêtements subérifiés ou cuticularisés, qui par l’ouverture de la fente étaient en rapport avec la cuticule, dont on pouvait les regarder comme la continuation. Dans le limbe de la feuille j'ai étudié différents cas de ces revêtements. Parfois, les deux cellules de bordure en sont seules pourvues, par exemple chez la Nymphaea odorata; plus fréquemment j'ai observé que les revêtements s’étendaient aussi sur les cellules contiguës, par exemple chez: Îlex aguifolium, Aucuba japonica (fig. 5 b), Ficus elastica, Aglaconema commutatum et Dieffenbachia picta; chez la . Musa sanguinea le revêtement se prolonge encore sur d’autres
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cellules, et chez l’Eucalyptus globulus (fig. 6 b) toutes les cellules qui entourent la cavité respiratoire sont munies d’un revête- ment assez épais. Remarquable, sous ce rapport, est le limbe foliaire de l'Helleborus viridis. La cuticule de la face inférieure pénètre à travers les ouvertures stomatiques dans la feuille, où elle se continue dans les espaces intercellulaires situés le long des cellules épidermiques, — et cela non-seulement à la face inférieure du limbe, mais aussi à la face supérieure, — tandis qu’elle ne s'étend que peu le long des cellules sousépidermiques. Dans les cas examinés, les revêtements étaient lisses et, sauf chez l’Eucalyptus globulus (fig. 6b), de faible épaisseur. Ils résistent à l’action de l’acide sulfurique concentré et à celle de l’acide chromique; de même que la cuticule, ils restent inattaqués, tandis que tous les autres tissus sont détruits. La subérification ou cuticularisation était aussi mise très nettement en évidence par le chlorate de potasse et l’acide nitrique (fig. à et 6): coloration en jaune, gonflement et fusion des revêtements, tous ces phénomènes s'observaient lors du chauffage prolongé. Les cas dont il vient d’être parlé suffisent pour démontrer l’existence de revêtements subérifiés ou cuticularisés au voisinage des stomates. Des cas analogues ont été mentionnés par M. de Bary (Vergleichende Anatomie, p. 79).
Dans les grands canaux aérifères des pétioles de la Nymphaea odorata et de la Nymphaea dentata nous trouvons des revêtements qui, de même que les précédents, peuvent être assimilés à | la cuticule. Ils offrent de la résistance à l’action de l’acide sulfurique concentré et à celle de l’acide chromique. Chauffés avec le chlorate de potasse et l'acide nitrique, ils se colorent en jaune et bientôt se fondent en nombreux petits globules (fig, 7 b). Il sont notablement plus minces que la cuticule. Ce n’est pas seulement par la possession de ces revêtements que les cellules contiguës au canal aérifère rappellent les cellules épidermiques, mais aussi par l'épaississement plus fort de celle de leurs parois qui est tournée vers le canal, épaississement qu’on peut aisément constater après le traitement par l’iode et l’acide
sulfurique un peu dilué (fig. 8). Pour les revêtements des conduits aérifères du Nuphar luteum, que M. Frank et M. de Bary regardent également comme des formations analogues à la cuticule, je n’ai pas réussi à obtenir la preuve d’une cuticularisation ou subérification. Je ne suis pas davantage parvenu à trouver des revêtements subérifiés ou cuticu- —larisés chez beaucoup d’autres plantes à grands espaces intercellulaires aérifères, savoir chez: Butomus umbellatus, Veronica Beccabunga, Nasturtium amphibium, Oenanthe Phellandriwm , Hottonia palustris, Musa sanguineæ, Dieffenbachia picta, Homalonema rubescens et Aglaeonema commutatum.
Revêtements qui ressemblent au.
protoplasma.
Le Lycopus europaeus, la Veronica Beccabunga et le Nasturhum amphibium sont, d’après M. Russow, les plantes les plus propres à nous convaincre de la nature protoplasmatique des revêtements, surtout la première et spécialement sa racine. Pour moi, je n’ai réussi à trouver des revêtements ressemblant au protoplasma que chez le Lycopus europaeus. Après qu’une coupe transversale de la racine eut été traitée par l’iode et l’acide sulfurique légèrement dilué (80%), je pus, comme M. Russow, constater la ressemblance entre le protoplasma, généralement appliqué contre la paroi, de Vintérieur des cellules du parenchyme cortical, et la substance qui existe dans les espaces intercellulaires et y tapisse la face externe des cellules. L'un et l’autre présentaient une coloration jaune d'intensité à peu près égale et une consistance granuleuse, tandis qu’ils tranchaient nettement sur la paroi cellulaire, colorée en bleu et gonflée (fig, 9). Cette ressemblance, toutefois, pas plus que l’analogie des réactions vis-à-vis de différentes matières colorantes, ne nous donne le droit de regarder les deux substances comme identiques et de con-
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clure à la nature plasmatique de la seconde ; plusieurs substances, en effet, ont la propriété de se colorer de la même manière que le protoplasma en présence des réactifs iodés et de beaucoup de matières colorantes. De l’expérience suivante il ressort également combien peu les susdits moyens suffisent pour démontrer la nature protoplasmatique des revêtements. Lorsqu'on traite une coupe transversale de la racine, après l'avoir déposée dans une solution concentré de sucre de canne, par l’acide sulfurique concentré, on voit la paroi des cellules se gonfler et le protoplasma se colorer très distinctement en rouge, tandis que la matière tapissant les espaces intercellulaires reste complètement incolore. C’est là un résultat qui plaide fortement contre la nature protoplasmatique du revê-
tement. Je suis porté à croire que celui-ci représente un pro-
duit d’excrétion des cellules.
Conclusions.
Les résultats auxquels notre travail a conduit se laissent résumer dans les propositions suivantes :
1. Les espaces intercellulaires aérifères, schizogènes, sont en général pourvus de revêtements particuliers.
2. La nature protoplasmatique de ces revêtements n’est pas suffisamment prouvée.
3. Exception faite pour certaines matières encore peu connues, plus ou moins granuleuses, qui se rencontrent dans les espaces intercellulaires et peuvent parfois y tapisser assez uniformément le côté extérieur des cellules (Lycopus europaeus) , le revêtement doit être considéré comme la partie externe, touchant à l’espace intercellulaire, de la paroi des cellules.
4. Dans beaucoup de cas les revêtements subissent un faible degré de lignification, mais il y a aussi quelques cas particuliers où 1l s’opère une cuticularisation ou subérification, par exemple au voisinage des stomates et dans les grands canaux aérifères des Nymphaea.
En comparant ces propositions avec ce que d’autres observateurs ont écrit sur les revêtements des espaces intercellulaires, on sera frappé de la grande différence entre mes résultats et ceux de M. Russow, qui dit entre autres (p. 7 du Mémoire précité): ,S1 nous récapitulons tout ce qui a été communiqué au sujet des revêtements des espaces intercellulaires, il en ressort que nous n’avons pas affaire à des téguments cuticulaires, mais à des revêtements plasmatiques ordinairement très minces” etc. Mes résultats s’accordent avec la manière de voir de M. Schenck, suivant lequel on ne saurait attribuer aux revêtements la nature plasmatique , mais mon opinion diffère de la sienne quant à quelques points d'importance secondaire. C’est ainsi que, pour l’Auwcuba japonica et le Ligustrum vulgare, j'admets que dans les espaces intercellulaires du parenchyme cortical il existe des revêtements particuliers, ayant subi un faible degré de lignification. M. Schenck soutient, pour ces deux cas, que le revêtement et la plaque moyenne (Wüittelplatte) se continuent sans interruption l’un avec l’autre et se comportent de la même manière vis-à-vis des réactifs, d’où il s’ensuivrait plutôt que les espaces intercellulaires n'étaient pas pourvus de revêtements spéciaux. En ce qui concerne le revêtement observé par M. Russow chez le ZLycopus europaeus, M. Schenck croit devoir le regarder comme la couche externe, chimiquement modifiée, de la paroi cellulaire, tandis qu’il me paraît être plutôt un produit d’excrétion des cellules, et non un élément de la paroi. Finalement, je ferai remarquer que, pour le Ligustrum vulgare, il y a accord entre mes résultats et ceux obtenus par M. Gardiner, cet auteur ayant pu constater une lignification dans la partie externe, touchant à l’espace intercellulaire, de la paroi des cellules,
Epam, Mai 1886.
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EXPLICATION DES FIGURES
Toutes les figures sont dessinées au grossissement linéaire de 440 fois et représentent des coupes transversales: les fig. 4, 2, 3, 4, 8 et 9 des coupes préalablement traitées par l’iode et l'acide sulfurique à 80 ©/., les fig. 5, 6 et 7 des coupes chauffées avec le chlorate de potasse et l’acide nitrique. La signification des lettres est la suivante: b (b' et b”) revêtement," lamelle moyenne ,n espace intercellulaire accessoire, p protoplasma.
Fig. 4. Sambucus nigra, tige.