petits cônes dépourvus de boule et mobiles
3. cônes dépourvus de boule et immobiles, généralement placés à côté d’un cône ordinaire à boule et mobile, et formant avec lui ce qu’on a appelé des cônes jumeaux.
1. Cônes à boule. Ils sont composés d’un srgment externe, de la forme connue, en cône allongé, et d’un segment interne, auquel on distingue aisément au moins trois parties: a. la partie protoplasmique, contractile, assez faiblement réfringente, formant le prolongement direct de l'enveloppe protoplasmique du grain qui correspond au cône dans la couche granuleuse externe, et se continuant vers la périphérie, en une couche excessivement mince, sur : b. le gros corps ellipsoïdal-oblong, assez fortement réfringent, qui est connu sous le nom d’ellipsoïde optique; enfin, dans cet ellipsoïde, à la limite du segment externe: c. la gouttelette graisseuse connue, fortement réfringente, en forme de boule, à laquelle est emprunté le nom de cette espèce de cônes.
À l'égard de la forme et de la structure du segment externe, ainsi qu'à l’égard de l’ellipsoïde optique et de sa boule de graisse, nous pouvons renvoyer, sur tous les points essentiels, aux descriptions des observateurs antérieurs; mais la partie du segment interne qui a été nommée en premier lieu, la partie protoplasmique, demande une étude soignée, Pour abréger, cet élément protoplasmique sera désigné dans la suite, à raison de sa propriété principale, la contractilité, sous le nom, suggéré par M. Engelmann, de cono-myoïde.
Les cono-myoïdes de la rétine de grenouilles à l’obscurité sont en général des cordons minces et assez longs, qui s'étendent en ligne droite, du dedans au dehors, entre les segments
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internes et externes des bâtonnets, se continuent à leur extrémité extérieure par une expansion conique sur l’ellipsoïde optique, et se fixent à l’intérieur sur le grain à cône, situé sous la limitante externe. Dans une même rétine, en des points voisins, la forme de ces cordons n’est pas toujours identique : quelques-uns sont un peu plus longs et plus minces, d’autres plus courts et plus épais. On n’a pu y constater toutefois des différences de volume dépendant de la longueur, lorsque les autres dimensions des cônes étaient les mêmes. Souvent, et surtout chez les myoïdes modérément allongés, la partie qui confine à l’ellipsoïde est, sur une étendue variable, plus mince que le reste. Mesurés à partir de la membrane limitante externe, les myoïdes peuvent acquérir une longueur maximum de plus de 0,050 mm. En pareil cas, les segments externes des cônes font ordinairement saillie au-dessus des sommets des bâtonnets et touchent la face inférieure des cellules pigmentées. En général, toutefois, les cônes ne sont pas déplacés si loin vers l’extérieur, et la limite des segments internes et externes, aisément reconnaissable au globule fortement réfringent de l’ellipsoïde, se trouve environ au niveau du second tiers de la longueur des bâtonnets. Quelle que soit la longueur des myoïdes, les formes et les dimensions des ellipsoïdes et des segments externes des cônes n’éprouvent pas de modifications correspondantes, au moins pas de modifications qui puissent être constatées à simple vue, sans mésures micrométriques exactes.
Les tableaux suivants donnent un aperçu des dimensions des différentes parties de cônes à boule pris, les uns dans les portions centrales, les autres dans les portions périphériques de quelques rétines :
Cônes à boule d’une Rana esculenta ayant séjourné
48 heures dans l’obscurité et tuée à une température de 13° C. Longueur du tronc: 8 cm.